‹ Traité d'inconographie chrétienneChapitre 252 sur 272 · LIVRE NEUVIÈME. — LA SOCIÉTÉ · texte numérisé non relu

LIVRE NEUVIÈME. — LA SOCIÉTÉ

2. — Le tribimal est, d'ordinaire, une estrade garnie d'un siège.

3. — Le juge, souvent le souverain, y est assis, seul ou assisté d'un ou plusieurs conseillers. 11 fait un geste, soit pour condamner, soit pour faire exécuter la sentence.

4. — L'accusé se tient debout devant le juge : il est escorté de soldats j qui l'ont lié pour qu'il ne soit pas tenté de s'évader.

5. — L'accusateur fait au jugeTénuoiérationde ses griefs : il les accentue par un geste, souvent de colère.

6. — Le greffier prend acte de Taccusation et de la sentence portée : il est assiSyk un degré inférieur du tribunal. Souvent, il lit lui-même la sentence.

7. — Le bourreau est presque toujours un soldat : il a en main un glaive ou des instruments de torture.

8. — Le condamné est jeté en prison et chargé de fers; il a les mains emprisonnées de menottes et les pieds de ceps ou entraves ; il est pendu, décapité, mutilé ou obligé de boire du poison dans une coupe. Dans ce dernier cas, on le figure debout \ pour la décollation, on \ agenouille.

0. — Ttjpe iconographique. Fig. 196. Jugementd'un saint, ivoire do Tournai, XIV* s.

Page 1