LIVRE PREMIER. — NOTIONS GÉNÉRALES
mots sortent de Ja bouche sur un rayon de lumière. Généralement, on emploie un phylactère, écrit ou non : il se met plus ordinairement entre les mains, par exemple pour les prophètes et les apôtres récitant le Credo.
Le livre répond au même but, mais il signifie en outre X^prédication^ la doctrine, V enseignement. Kntre les mains d'un fondateur d'ordre, il représente la règle, et on en lit les premiers mots sur les pages ouvertes, ce qui se fait habituellement pour saint Benoît.
5. — La banderole donne l'interprétation des symboles, tels que, parmi les emblèmes de la Vierge, la fontaine et le jardin fermé : FONS ORTORVM, ORTvs coNGLysvs (vitr. du XVI* S. à la Ferté- Bernard.)
6. — Les noms sont souvent sous forme monogrammatique, afin d'abréger. Les monogrammes les plus fréquents sont ceux du Christ et de la Vierge. Us se composent de deux ou trois lettres. Quand il n'y en a que deux, c'est qu'on a pris l'initiale et la finale : ma pour Maria. Trois lettres supposent les deux premières et la finale : IHS pour Hsus, xps pour XPistus, Mm> pour mh'^'ïp. Un sigle indique toujours l'abréviation.
7. — Parfois, l'inscription est exclusivement composée d'initiales : on les sépare alors par un point. Le titre de la croix porte habituellement : i. n. r. i., qui signifie Jésus Nazarenus Rex Judeorum; de même la devise delà Compagnie de Jésus A. M. D. G. se traduit Ad Majorem Dei Gloriam,