‹ Traité d'inconographie chrétienneChapitre 58 sur 272 · LES PATRONS · texte numérisé non relu

LES PATRONS

1. — Le patron est un protecteur céleste, ange ou saint, dont on porte le nom ou sous les auspices duquel on place sa vie ou quelque action mémorable.

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2. — 11 est toujours de plus grande taille que son client, pou** attester sa supériorité. On le figure debout ou assis, recevant les hommages qui lui sont adressés ou présentant ses protégés à Dieu, à la Vierge, à un saint en particulier.

3. — Les patrons sont de deux sortes, suivant qu'ils sont attachés à un individu ou à une collectivité.

Dans ce dernier cas, ils protègent des royaumes, des villes, des corporations, une famille. Outre leurs attributs ordinaires qui permettent de les reconnaître^ ils en ont encore trois qui leur sont propres : le drapeau^ la ville ^ le manteau.

Le drapeau ou étendard flotte, fixé à une longue hampe ;il est aux couleurs du saint(rouge pour unmartyr,etc.)ou à celles de la ville, du royaume, dont on y voit Técusson. Cet attribut est très fréquent en Italie.

La ville est exprimée par une représentation aussi fidèle que possible, c'est-à-dire enceinte de murailles, renfermant des églises et des maisons* Le protecteur la tient à la main.

Le manteau est propre à la Vierge, qui abrite les divers états de la société (Notre-Dame de Bon-Secours, à Nancy, xv* s.) ou les membres d'une confrérie. On le donne aussi à sainte Ursule, mais seulement pour les vierges qui furent les compagnes de son martyre.

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