‹ Traité d'inconographie chrétienneChapitre 78 sur 272 · LA LUNE · texte numérisé non relu

LA LUNE

1. — La lune est Tastre de la nuit, qui fut créé au quatrième jour.

2. — Comme le soleil, elle aune triple forme : disque^ croissant^ personne.

Le disqueest uni, blanc ou cendré, carsalumière est toute d'emprunt : on y ajoute habituellement une face humaine. Il ne rayonne jamais et, au xiii^ siècle, il est tenu par un ange.

Le croissant, motivé par les phases de la lune, se met verticalement^ excepté en blason où il est tantôt montant et tantôt renversé. Souvent, il se combine avec le disque dont il forme un des côtés.

PersonniQée, la lune rappelle la Diane antique, à cette différence près qu'elle est ordinairement âgée : sa tête est coiffée d'un croissant, qu'elle tient aussi à la main, ou bien une torche; elle est en buste ou debout sur un char traîné par deux génisses.

3. — On la voit, en regard du soleil, à gauche, dans les trois scènes de la création, do la crucifixion et de la majesté.

4. — Elle symbolise la Vierge : « Pulchraut luna » {Cant. Cant.^ VI, 9), l'Ancien Testament ; la Synagogue, à cause de ses changements perpétuels ; la royauté, le mahométisme, l'empire Turc.

5— Elle est l'attribut de la nuit, de S. Willbrord, évêque d'Utrecht, de la bienheureuse Julienne du Mont Cornillon et de la Sainte Vierge : « Luna sub pedibus ejus » {Apoc^xw; 1).

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