L*AIR
1. — Au baptistère de Latran (v* siècle), TAir est symbolisé par deux colombes affrontées, que sépare un vase plein de fruits^ car cet élément aide à leur croissance ; dans la mosaïque de la cathédrale d'Aoste (xi* s.), par un oiseau et dans une fresque de Raphaël, au Vatican, par la couleur bleue qui rappelle le firmament.
2. — Personnifié, c'est un homme vigoureux, en partie nu, avec deux ailes t pour exprimer la rapidité de son souffle ; sa tête plonge dans le ciel, éclairé par le soleil et la lune et est entouré d'un nimbe qui atteste sa puissance {Miniature du xiii* s., à Reims). A la Ragione de Padoue, c'est un roi couronné: AER REX.
3. — Ses attributs sont les ailes, les astres, \B.couronne, les /leurs qui se baignent dans son atmosphère pure, les nuages qui flottent, Voiseau qui vole en liberté au dessus-du sol, les vents qu'il dirige, les iieuïmuses, car il est le véhicule du son ; V index levé, pour mon" trer le ciel.
4. — Sur une tapisserie du xvi' siècle, représentant les quatre éléments, que j'ai vue à l'exposition archéologique de Milan, l'Air est personnifié dans Jupiter, qui trône au ciel, est accompagné de Vaigle, le plus noble des oiseaux et lance sa foudre dans l'espace.
5. — Les quatre Vents sont personnifiés, mais on ne voit que leur tête ou leur buste émergeant des nuages. Ils se nomment Aquilon, vent du nord ; Auster, vent du midi; Zéphir^ vent du soir ou de l'ouest ; EuruSy vent du malin ou de Test. On les reconnaît à deux ailes, « pennas ventorum » (Psalm. xvii, 11 ; cm, 3) ; au souffle qui sort de leur bouche, « ventum flantem » (Daniel, m, 50) ; àla corne