CHAPITRE XIV. — POLARISATION PAR DIFFRACTION
indépendant de la couleur, ce qui esl contraire à Tobservation, et le centre des houppes serait situé sur Taxe géométrique de Toeil, tandis qu'il se trouve sur l'axe optique.
Les mêmes objections se présentent si Ton attribue les houppes à la difTusion qui proviendrait d'une transparence incomplète des milieux deTœil; on comprendrait ainsi l'existence d'un minimum de lumière bleue dans le plan de polarisation, mais on n'expliquerait pas la position du centre sur l'axe optique et l'étendue limitée du phénomène.
Les houppes occupent un champ d'environ 3® ou 4**> qui paraît correspondre très sensiblement à l'étendue de la tache jaune de la rétine (101); il semble ainsi qu'on doit en chercher l'explication dans la structure de cet organe. Il existe, eu effet, dans la tache jaune, au-dessous d'une couche nerveuse assez complexe qui provient de l'épanouissement du nerf optique, une couche de fibres colorées en jaune qui rayonnent à partir de la fovea centralis et dont l'épaisseur diminue rapidement.
La lumière doit traverser cette couche fibreuse avant d'atteindre les bâtonnets et les ^ônes, situés à la surface postérieure de la rétine, et qui sont les appareils de perception des impressions lumineuses.
D'après M. von Helmholtz (*), les fibres colorées de la tache jaune absorberaient, comme la tourmaline (319) et plusieurs cristaux colorés, la lumière bleue polarisée parallèlement à leur direction; l'absorption variable dans les autres azimuts rendrait compte également du maximum d'éclat de la houppe bleue perpendiculaire au plan de polarisation.
( •) Helmholtz, Optique physiologique, § 25.