Ciel clair, Soleil à Go" et 90° d'azimut
iO. Carton blanc horizontal, jour d'hiver sombre. 0,018 0,068
il. Velours noir éclairé comme au n" i 0,0049 o,oi35
12. Carton blanc, sur lequel on lit facilement 0,00027 o,ooojj
703. Mesure optique des températures, — La température d'un corps est définie soit par Téclat intrinsèque relatif à nnc couleur déterminée ou à Tensemble des radiations, soit par 1« rapport de deux systèmes de radiations simples ou composées, soit par la longueur d'onde qui correspond au maximum de chaleur ou de lumière, soit enfin par la teinte de la lumière totale. On doit remarquer cependant que les échelles établies sur ces méthodes ne peuvent être appliquées à deux corps différents qof s'ils ont les mêmes pouvoirs émissifs ou des pouvoirs proportionnels pour toutes les longueurs d'onde. Pouillet (*) a donné ainsi une échelle de teintes, par comparaison avec un pyromètre à air. qui permet d'évaluer la température des fours industriels, maisct genre d'observations est sujet à beaucoup d'erreurs.
MM. Mesuré et Nouel déterminent la longueur d'onde relative au maximum d'intensité en observant la lumière au travers d'une
(') Leonhard Weber, Centralblatt fiir Elektrotechnikf t. X, p. 760; li (') Pouillet, Comptes rendus des séances de l' Académie des Sciencts,\*^^
p. -jS.'i; 1830.
PHOTOMÉTRIE. 249
î de quartz perpendiculaire à l'axe et placée entre deux ni- ^uand on fait varier l'angle de l'analyseur aveclepolariseur e sens du pouvoir rotatoire, on trouve, pour chaque tempé- , un minimum d'intensité et une teinte sensible particu- |ui varie d'une épreuve à l'autre; elle paraît en général d'un citron et passe du rouge au vert. La rotation de l'analyseur pondant à cette teinte varie un peu moins rapidement que péralure et une échelle de graduation permet d'obtenir des )ts utiles dans l'industrie.
mesures directes de rayonnement comportent plus de pré- . Une plaque d'alun ou une couche d'eau, par exemple, abit la plus grande partie des radiations obscures. Les actions es sur une pile thermo-électrique par un faisceau de lu- , avant et après l'interposition des absorbants, déterminent 30rt de l'énergie totale à l'énergie des vibrations lumineuses, me auge de 6^" d'épaisseur pleine d'eau, ce rapport est enégal à 3 pour le rayonnement solaire d'après Desains (*); les conditions analogues, M. Violle (^) a trouvé un nombre de 5 pour le platine en fusion.
nme la loi de variation est plus rapide pour les radiations euses, il en résulterait que la température moyenne de la e du Soleil, supposée assimilable au platine liquide, n'est ; beaucoup supérieure à celle que l'on peut réaliser dans le toire; elle serait comprise entre 2000** et Sooo**. itefois, l'emploi de celte méthode ne conviendrait pas aux ratures notablement plus basses, parce que l'énergie des ions obscures est alors de beaucoup prédominante. Crova (') mesure au spectrophotomèlre les rapports V et I tensités de deux radiations particulières, dont les longueurs e sont X = 01^,676 et X' = 01^,523, aux intensités corresmles d'une lampe modérateur. Si le rayonnement varie suia même loi pour les différentes sources, le quotient de ces rts peut être considéré comme une mesure optique de la
. Desains et E. Branly, Comptes rendus des séances de l'Académie des
*Sf t. LXIX, p. II 33; 1S69.
. Violle, Ibid., t. LXXXVIII, p. 171; 1879.
. Crova, Ibid,, t. LXXXVII, p. 979; 1878.
T-To
Platine au rouge. .
u au blanc. .
— io5
Lampe modérateur.
Bougie stéarique . .
25o CHAPITRE XVI.
température. En représentant par 1 000 la température de lalam sur cette échelle particulière, on obtient ainsi :
Températures optiques.
Gaz (bec Argand).. 1873 -f- i:
Lumière Drummond. 1806 -+- 2$
Arc électrique 3o6o -r- 5(5
Lumière solaire .... 4o49 ~ 7^
Ces nombres indiquent bien la gradation des sources, mais ils j suffisent pas pour déterminer la température. Si Ton admet, ( effet, la loi de M. Violle (690), en appelant T et To les tempén turcs de la source et de la lampe, on en déduit
A' Ao/p-^qry-'^o A' Ao . ,T T
Le coefficient A est lui-même une fonction de la longueur d'ooA particulière à chaque corps et le rapport des coefficients AelA n'est pas nécessairement le même pour toutes les sources, àinoini qu'elles n'aient exactement les mêmes pouvoirs émissifs. Les valeurs calculées pour la différence de température T — T©, quand
on remplace le facteur -.- .? parTunilc, paraissent manifcslcmcDi
A Aq
trop faibles et montrent que rhjpolhèse serait inexacte.
Il est plus correct, comme l'a proposé M. Violle, de porter ui même corps, comme une masse de platine, aux différentes lempé ratures qu'il s'agit d'évaluer et de mesurer Tintensité de la luraièn émise, pour une couleur déterminée, par comparaison avec un» source arbitraire. La loi des intensités est alors bien définie.
M. Le Chatelier observe ainsi la lumière que laisse passerai verre rouge. Pour les corps dont le pouvoir émissif est maximao comme le charbon ou le fer oxydé, et pour ceux qui soo situés dans une enceinte à la même température, Tintensité d ces radiations peut se représenter par une exponentielle plo simple (690). Cette formule paraît exactement conforme auxol servations faites sur le fer oxydé entre 700° et 1800® et pcnD< de constituer un excellent pyromètre optique.
PUOTOMETRIR.