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APPLICATIONS DES INTERFÉRENCES

Dans ce cas, le déplacement latéral des rayons est perpendiculaire au plan des faisceaux qui inlerfrrenl et ne modifie pas la position des franges.

M. Fizeau (*) avait mis, au contraire, le déplacement latéral à profit pour écarter d'abord les faisceaux, avant de leur faire subir des modifications différentes, et les rapprocher ensuite au moment où ils interfèrent, soit au moyen d'une lame unique B (,fig* i53)

Fig. i5j.

sur Tun des faisceaux, soit au moven de deux lames A et A' respecliveinenl sur le trajet des deux faisceaux.

Dans ce dernier cas, si l'angle des lames est -n — 2t et que les rayons fassent Tanj^le 3 avec leur plan bissecteur, les angles d'incidenee des rayons S et S' sont encore i\ -- i -k-Z et /2 = ^ — 2| ^t la diflerence de marche des faisceaux

Les variations de l'angle 3 permettent encore de transformer le système en un conij)ensateur. Il est vrai que la rotation de ce système modifie la dislance des faisceaux, parce que Tun des déplacements augmente pendant que l'autre diminue d'une quantité un peu (lifTérenle^ mais on peut toujours en éliminer l'influence dans les expériences.

Les lames V et A' sont habituellement collées à angle droit et ronstiluent ce qu'on appelle une hilnme. L'écart ou le rapprochement, suivant le sens d(» la propagation, des faisceaux (pii tra-

( » ) Fizeau, Comptes rendus des séances de l'Académie des ScienccSy t. WXIII, |j. 3')i : iS.'>i.

versent séparément les deux pièces il*une '

siiW/ — r) /

cos

va

ce qui donne 0,372 <? pour /i = i ,53.

On peut arriver à un écart beaucoup pli lames taillées en parallélépipèdes, ou rhom ginées pour un autre objet.

I/un des faisceauv S {^Jig. i54) tombe su

Fig. loi.

laces extrêmes A el B sont inclinées à 4^*^ er cl émerj^c en BR parallclemcnt à sa directi faisceau es! reçu de mémo sur un second rh au premier. Dans la région inlermédiaire, ccaux est é^ale à la loni^Mieur des rhonibcs c (Ui même dix cciitimùlrcs ; la seule difficul verre bien liomoiicne.

L'appareil peut, en oulre, servir de conip de faire tourner l'un des rliond)es aulonrd'u au ])lan des faisceaux. pc>ur introduire un re Taulre, sans modifier la direction des ravons

11 est clair ([ue deux svstèmes de miroirs et IV, remj)liiviient le même ol)jel, mais les < rendent cette disposition presque irréalisable

C) Mascaut, Journal de Physifjuc, t. III, p. 3i(>; i;

APPLICATIONS DES INTERFERENCES. 4î)7

Billet (') «1 fait usage d'un compensateur dont Tidée première

remonte à Arago. L'organe principal de cet appareil est une lame

prismati(pie A d'un angle très petit, d'un demi-degré environ,

•combinée avec une lame A' de même angle, tel qu'un morceau de

la première, disposée en sens contraire (y/^. i^S),

L'épaisseur totale de Tensemblc des lames pour un rayon S (|ui les traverse dans la partie commune est évidemment constante et é«;^ale à CD'-hCD ou e'-f-^'- Appelant jc la distance DO au sommet du prisme dont l'angle est a, on a

r, =1 (^' -r- ez=z c' -r- X tan g a.

L'un des faisceaux, interférents traverse ce système pendant que Taulre traverse une lame de verre à faces parallèles d'épaisseur e^ et de même nature. La différence de marche

A^j /^(t'' — ^2 -h .V tanga)

varie proportionnellement à la distance x, c'est-à-dire au déplacement d'une lame par rapport à l'autre. Une vis micrométrique permet de faire varier la distance x et une seule expérience donnera la constante de graduation /ilanga.

Billet (-) rendit cet appareil encore ])lus sensible en plongeant le compensateur tout entier ou seulement les pièces mobiles dans une cuve à faces parallèles renfermant un liquide dont l'indice de réfraction est //. La variation du relard optique qui correspond à un déplacement x' — or de la lame mobile est alors

(/i — fi){x — x) tangaizi n{x —- x) tangx,

el le rapport — - peut être très pelU.

C) Billet, Ann. de C/tim. et fie Pliys., ( .1 1, t. L\IV, p. '401; 186?. (») Billet, Comptes rendus des séances de i'Acad. des Sciences, i. L\> II, p. 1000; 18G8.

l^es compensateurs sont très utiles pa expérience des retards variables à volont plusieurs causes d^crreur quand on veut L de ces relards. La constante de Tapparcil lure. surtout (|uand on fait intervenir un 1 s'en ser>ir sans correction que pour des U celle de f;raduation.

Les lames devraient être à faces rigoure tion (llfiiciie à réaliser; il iaut donc, quan jours la même région, comme dans les < prismatiqurs, l'aire une graduation expérij tendue ilr réchelle.

Enfin la graduation n a une valeur défi gueur (fonde déterminée. Avec la lumière 1 le déplacement apparent de la frange cer achromatique, peut conduire à une estimât différence de marche, à cause des effets de d le phénomène (lî2î)).

302. lirfi'dctcurs interférentiels, — Fr utilisé h» déplacement des franges pour con iudicos dt? rt-lraclion n et // de rairhumi«le

La sul>>tlluti(>n de l'un de ces gaz à Ta longueur K douue une diflerence de mardi vallon a inouiré (|ue l'air sec est plus réfrinj a él('' le principe d'une iiiélliode générale pa à déterininei' les \arlatlons (pi'éprouve la v (le la lumière dans certains indieux.

Dans le pr<Mnler aj)paiell Intci férenllcl d esl nn<î fente (M'Ialr/'e S ( Ai.'. !.)()) placée au ohjecilf K (|nl >("rl <le colIlmatiMir. Les ra\(3i lient (le celle lentille se |)artai;ent en deux fai Si'paréiiHMîl. soll dans deux tiihes renfermant c soit I un à lalr llhre <'t l'autre dans un tube.

I)e> glaces à fac(^s |)arallèles ([ui ferment I

(') l'iiKSNj I.. ŒuK'rcs, i. II, p. -i>.

{') \nAGo, ŒuK'i'cs conipli'tcs, t. \, |>. 32 1

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