CHAPITRE XII
APPAREIL A LUMIÈRE SOLAIRE PARALLÈLE DE M. BeRTSChO).
M. JBeriêch trouve aux appareils de Woodu>art9 les
défauts que nous avons signales, et, pour les éviter, il a
(1) Une comparaison minutieuse a été faite par l'auteur de cet ouvrage entre l'appareil de Woodward de petite dimension (dont le condensateur n'avait pas plus de i pouces de diamètre) et l'appareil de M. Bertsch, dans le but de se convaincre si en réalité la lumière parallèle était à préférer à la lumière convergente dans l'éclairage du cliché à agrandir. Cette comparaison a fait voir que si l'objectif amplifiant de l'appareil Woodward est construit sur les bases que nous avons exposées en parlant de cet objectif, aucune différence dans les résultats ne peut être aperçue entre les images amplifiées fournies par les deux appareils.
L'appareil de M. Bertsch comparé, toujours avec un soin extrême et dans un grand nombre d'expériences, à l'appareil dyalitique dont le diamètre du condensateur n'avait pas moins de !20 pouces de diamètre, n'a pas donné de meilleurs résultats, au contraire, le temps considérable exigé par cet appareil (celui de 31. Bertsch) pour imprimer l'épreuve, tendant à amener un certain trouble dans l'image par suite des déplacements inévitables du sol et des pièces qui supportent les appareils. Mais pour faire ces expériences on s'est arrêté dès que l'image optique avait laissé une trace légère sur les surfaces photographiques, suffisante pour juger de la netteté de l'image, cl nous avons ainsi pu nous convaincre que la lumière convergente , convenablement employée, donnait d'aussi bons résultats que la lumière parallèle et possédait en outre l'avantage d'une intensité infiniment plus considérable.
Cette intensité, que M. Hertsch cherche à contester (Bareswill et Davanne. Chimie photographique) en disant que l'épaisseur des condensateurs absorbe une quantité très-grande de la lumière incidente ce qui ôte aux grands condensateurs le bénéfice que leur surface pourrait faire espérer, est telle qu'il faut a l'appareil de M. Bertsch 40 fois plus de temps pour imprimer une épreuve d'un cliché que l'appareil de Woodward dont le condensateur a
APPAREIL A LUMIERE SOLAIRE. ft|
construit un petit appareil dans lequel le condensateur est supprimé, le cliché étant traversé par les rayons solaires directs. La figure 87 représente l'appareil. Le miroir Jï reçoit deux
Fig. 87.
mouvements à l'aide d'un bouton D et d'une vis C de manière à amener les rayons du soleil S dans Taxe de l'instrument. Ce porte-lumière est fixé dans le volet d'une chambre bien obscureie. Le cliché, qui ne peut avoir plus de 8 cent, de coté, est fixé dans un cadre E et introduit dans une rainure 0. Les deux
t9 pouces de diamètre. La vérité est que l'intensité de la lumière donnée par les condensateurs est approximativement proportionnelle au carré de leurs diamètres, ce que la loi d'absorption dont nous avons parlé page 23, explique suffisamment.
Le peu d'intensité que donne l'appareil de M. Bcrtsch a engagé cet auteur ;i tirer du négatif à agrandir un petit positif par transparence, à agrandir ensuite ce dernier en un cliché dont on tirerait alors des épreuves positives nu châssis-presse. \ous parlerons tout-à-l'heure de cette méthode qui est peu peu pratique et qui surtout donne des épreuves infiniment moins nettes que la méthode d'agrandissement direct du négatif en positif sur papier.
En somme, l'appareil de M. Berlsch donne des épreuves d'une grande netteté, cela est certain, mais suivant nous cela est dû, non pas au parallélisme des rayons solaires qui éclairent le cliché, mais l'absence de toute aberration dans cet éclairage, aberration dont nous avons signalé les fâcheux effets en parlant de la théorie de l'appareil de Woodwaid.
9(i2 OPTIQUE PHOTOGRAPHIQUE.
lentilles aehromatisécs H et I pouvant se rapprocher ou s'éloigner du cliché à l'aide de la crémaillicre M, forment l'image sur un écran convenablement distant. Un diaphragme K termine l'instrument et est placé au foyer principal de l'objectif H ï, ce qui éloigne la lumière diffuse.
Ce diaphragme K, représenté séparément en K', porte une lame mobile percée de deux ouvertures m et n, la première ouverte, la seconde fermée par un verre jaune qui permet d'arrêter l'action photogénique de l'appareil au moment où on le désire.
L'appareil de M. BeritcH serait meilleur au point de vue mécanique, si le porte-miroir était séparé de l'appareil optique, • car le vent, le mouvement de la main font vibrer le miroir et par suite l'appareil optique, et détruisent souvent ainsi la netteté de l'image agrandie.