‹ Traité d'optique physique (volume 2)Chapitre 34 sur 95 · II. la · texte numérisé non relu

II. la

Dans la réflexion du rayon naturel sur un biréfringent, ima^;!nons la vibration tournante dans une quelconque de ses positions, et résolvon'^-la en ses deux composantes. Tune située dans le plan d'incidence, et Tautre normale à ce pian. La réflexion de Tune aussi l)ien que de l*autre se fera sous Tinfluence combinée des ondes ordinaire et extraordinaire, et comme l'ellipsoïde auquel cette dernière est subordonnée se présente obliquement, chacune fournira deux vibrations réfléchies c, cr,, c, c,, à savoir c^c^ comprises dans le plan d'incidence, et r, c\ normales à ce plan. En d'autres termes, on aura deux vibrations résultantes C, C obliques aux azimuts princii>aux. Pour que la vibration réfléchie fût exclusivement normale au plan d'incidence, il faudrait que, vu V incohérence de C, C, s'éteignissent et tout C et la composante c, de C. Or on conçoit qu'une incidence capable de tant de choses n'existe pas. Pour avoir un phénomène analogue à celui des moaoréfringcnts, l'extinction de C suffît visiblement, et, à ce point de vue, l'angle de polarisation sera celui qui donne un réfléchi constitué par une vibration unique qui ne soit plus nécessairement normale au plan d^ incidence.

Pour trouver les intensités des ondes réfléchie et réfractée on a deux sortes d'équations : Tune, issue -du principe des forces vives, exige des évaluations de volume et se forme aisément, parce que ces volumes sont des prismes droits dont les hauteurs sont les normales aux ondes; les autres, empruntées au principe de Fresnel, peuvent au contraire se compliquer, et se compliquent en effet sitôt que, par le choix du plan d^incidence ou par la position de Taxe, les vibrations réfraclœ et réfléchie deviennent obliques sur le plan d'incidence et cessent d^aligner leurs composantes parallèles ù la face du cristal dans le même sens que la composante de la vibration incidente. En pareil cas, Téquation

( 1 -h x ) cos i = y cx)5 r

devient insuffisante pour assurer V insépara bilieé, Neumann y a pourvu en étendant le principe de Fresnel, et cette extension consistait naturellement à écrire que les composantes de ces trois mouvements, prises suivant deux axes rectangulaires, sont individuellement en équilibre.

C^est au point de vue créé par la deuxième définition que se sont placés les observateurs qui ont étudié la polarisatibn par ré-

POLARISATION PAR RÉFLEXION CRISTALLINE. l^()

flexion chez les biréfringents; et l*on conçoit cette préférence, car le phénomène ainsi envisagé présente deux particularités facilement accessibles aux mesures : l'une est Tangle de polarisation; Tautre, connue sous le nom de déviation du pian de polarisation, est Tangle de la vibration réfléchie avec la normale au plan d'in-

cidence, il a pour tangente -^* Mac-€ullagh et Neumann ont donné

les valeurs théoriques de ces deux quantités, et ont fait Tobjct d*une double confrontation entre les faits et leur théorie. Bornons^ nous à dire que dans Tair, même avec le spath, la déviation reste inférieure à 4 degrés, et que, quoique rencontrée d'abord par Brewster, elle n'a été reconnue que plus tard par Seebeck dans des expériences d'une précision supérieure. Ajoutons enfin que dès qu'on plonge le cristal dans l'huile de cassia(/i = i ,62), la déviation, d'une partj n'a plus de limites et peut atteindre go degrés, et que, de l'autre^ elle est accompagnée de vives colorations qui trahissent une dispersion d'un nouveau genre.

l8o CHAPITRE XVI.

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