LA POLARISATION ROTATOIRE ET LA CHIMIE
ment dès qu'oB les dépassera. Qu'enfin aux deux autres cas (c) et [d) écherra une variation continue de ce pouvoir, avec celte différence que dans le cas (d) qui réalise les pouvoirs rotaloires d*une série continue de combinaisons distinctes, la loi de ces pouvoirs et la courbe qui les résumera ne sauraient se prévoir et seront probablement très- compliquées. Tandis que dans le cas (^]oii Taltération des molécules reste la même et s'étend seulement à un nombre de plus en plus grand, le pouvoir rotâtoire devra croître proportionnellement au nombre des particules admises ainsi à la modification unique, en d'autres termes à la quantité du liquide surajouté. Ce qui assigne au phénomène pour courbe représentatrice une droite.
Quoique cet aperçu synthétique sur les particularités caractéristiques de ces divers cas puisse sembler suffisant, nous croyons utile d'y ajouter, au moins pour Tun des cas, le calcul en règle. Ainsi seront précisées les quantités simultanément variables qui servent d'abscisses et d'ordonnées aux courbes du phénomène.
Calcul du cas (c). Soit P, la portion du corps qui a contracté combinaison avec E tout entier, et P, =r P — P| celle qui n'est que dissoute. Prenons [a'] pour le pouvoir spécifique de cette dernière et représentons par [a ]i celui de la portion combinée. En continuant d'appeler E, L, a, S le poids du liquide, la longueur du tube, la rotation observée et la densité du liquide complexe, la rotation résultante a, somme des rotations dues à la combinaison P, -h E et à la partie libre P3 , aura pour expression symbolique
Soit y le rapport constant ^ caractéristique de la combinaison ,
on aura
et Ton pourra éliminer Pi, P^. Si de plus on met en évidence le
rapport ~ caractéristique de l'état plus 011 moins grand de dilution,
l'expression symbolique deviendra