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p-he
r v-hi E ,1 E'\
iyS CHAPITRE \XI.
en régalant à a et changeant de membre les t'acieurs hoi-s de la parenthèse y on obtient l'équation
,P-^-E^r.. , r(v-hO[a].~-[a-]-lK ■ /JP L*J^L V JP
Or le premier membre pris en bloc est Texprçssion du pouvoir spécifique effectif [a] calculé sans préoccupation théorique. Le second est un binôme formé par des paramètres constants
[a], [a'].v associés à la variable - = /i; Téquation lie donc les
p I Y, Y deux variables a ■ ^ » -^« Comme elle les contient au premier
degré seulement, il en résulte qu'en construisant une courbe dont
les abscisses seront les coeflicients de dilution - = /i, et K*s ordonnées les pouvoirs spécifiques observés, si les choses se pas- . sent conformément au cas (c) , celte courbe sera bien une droite.
§ 563. — Courbes des [x] et des e.— Elles peuvent être
préférables.
Au lieu du coefficient -5 = ^ Qui exprime le rapport des poids
du corps inactif et du corps actif , on pourrait tout aussi bien
prendre pour abscisses le coefficient — =. = ^ , qui, analogue à s,
représente la proportion du corps inactif dans le mélange. On continuerait d'avoir les cinq cas et en correspondance avec eux autant de particularités des phénomènes rolatoires. Mais les correspondances à regard des cas (c) et (d) ne seraient plus les mêmes, car, ainsi que nous allons le voir, la ligne droite serait remplacée par une hyperbole équilatère, et, par une curieuse réciprocité, quand , dans le cas (</), la courbe des [a] et des n devra être une hyperbole équilatère, celle des [a] et des e sera une ligne droite. Or Thyperbole équilatère devant de fait apparaître fréquemment, ce dernier échange sera avantageux.
En représentant par D la parenthèse comprise dans Téqualion précédente , la droite relative au cas (c) devient
LA POLARISATION ROTATOIRK ET LA CHIMIE. iyg
d'où
et enfin
La droite des [a] et des n est donc bien remplacée par une hyperbole quand il s'agit des [«] et des e. Si maintenant on avait entre les [a] et les e Téquation
[a] = A4-Bé', la relation
donnerait
doù
la]=A-hB "
Or cette équation est celle d'une hyperbole équilatère dont les asymptotes sont parallèles , Tune aux ;i et à la distance A + B , l'autre aux [ a ] et à la distance — i . Notre deuxième échange est donc justifié (*). On prévoit, et ce n'en sera pas le moindre avantage, que les coefficients de la droite se prêtent à des généralités plus simples que ceux de Thyberbole équivalente.
§ 564.— Réalisation des divers cas.
Premier cas (a). Quand on n^introduit pas dans les expériences une extrême précision, on trouve que les sucres, les gommes, les camphres et les huiles essentielles, dissous dans des milieux inactifs tels que l'eau, l'alcool, l'éther et les huiles grasses, gardent
{^) Si la ligne droite répond à Thyperbole équilatère, d*autres courbe^ entre les [ac] et les «offrent la même correspondance. Cela a lieu par exemple quand la courbe des [a] et des e est elle-même une hyperbole équilatère telle que
[«i = ^-^;rTc'
comme le lecteur le reconnaîtra sans peine en y posant toujours
38o CHAPITRE \\1..
et leur |)Ouvoir spécifique [a] et leur mode de dispersion : et l'on est amené à cette conclusion, que dans ces cas tes molécules actives se répandent aans le menstrue comme dans un espace indifférent, sans que leur organisation rotatoire se soit ni altérée ni communiquée aux particules inaçtives.
Réalisation du cas (r). Comme une telle conclusion suppose un pouvoir rigoureusement invariable, que les moindres variations de [a] suffiraient pour jeter dans des cas moins simples, on conçoit que M. Biot, après avoir d'ailleurs rencontré d'une manière très-nelte les cas (c) et (c/), soit revenu sur ses anciennes observations pour y apporter plus de précision. Dans ce but, ayant fait choix d'un certain nombre de tubes dont les longueurs très-différentes étaient, par exemple, comme les nombres i , 2, 3 , • . . , il les remplissait de dissolutions d'un dosage tel, qu'en admettant l'inaltération du pouvoir rotatoire, elles dussent toutes produire les mêmes déviations. D'autres fois, quand la substance ne comportait pas des états de dilution aussi différents, il en formait tes dissolutions tes plus contrastantes possibles et les enfermait dans des tubes à obturateurs mobiles qui donnaient avec continuité toute une série de longueurs et permettaient de réaliser celles qui plaçaient, sur le trajet des rayons, une quantité constante de substance active. Cela fait , procédant comparativement, il amenait l'un des tubes à fournir soit l'extinction du rouge, soit la teinte sensible, et voyait si, substitués au premier, les autres tubes acceptaient les azimuts obtenus.
Dans ces conditions éminemment favorables, M. Biot a trouvé que, conformément à ce qu^il avait cru apercevoir dans d'anciennes expériences, le pouvoir rotatoire du sucré de canne dissous dans l'eau était sensiblement accru par la dilution. Il a vu qu'il en était de même des solutions alcooliques de l'essence de térébenthine; qu'en prenant pour menstrue l'huile d'olive (^), «lissolvant plus généreux que l'alcool, l'accroissement devenait plus marqué, que, pour le camphre, l'effet produit par la dilution était inverse et consistait dans une diminution du pouvoir 1*013toire: qu'assez faible dans les dissolutions alcooliques, ce décroissèment l'était davantage si l'on mettait en jeu un dissolvant plus
C^) C'était de Thuilo décolorée par une lunj^uc esposilion au soleil , car les muindrcs colorations nuisent à ces comparaisons délicates.