‹ Traité d'optique physique (volume 5)Chapitre 18 sur 98 · ANOMALIES · texte numérisé non relu

ANOMALIES

du grand axe.

Rapport des axes.

il = 22°3o'

IO

2,414= cot2a°3o'

Nous ne continuons pas ce tableau , parce qu'on reconnaîtra sans peine que les valeurs de il et R correspondantes à deux valeurs de <p équidistantes de 90 degrés sont, les premières égales et de signe contraire, et les dernières égales et de même signe. Ainsi , pour <j> = i3o degrés, par exemple, on a

\j&fig. 195 représente le plan m (fi g. 193). En M, là où les chemins sont égaux, MX, MY figurent les axes des deux tourmalines : la verticale MA est la vibration résultante orientée dans l'azimut primitif, qui, compté à partir de MX conformément aux conditions du calcul (§*354) , vaut + a. En F au lieu du circulaire on a l'elliptique 2,4*4 *• à gaucbe de M, tout comme au delà de G on a des sinistrorsum.

§ 371. — Esquisse du cas général.

Si , le plan de polarisation primitif restant ou non perpendiculaire aux fentes, les axes des tourmalines cessaient d'être rectangulaires, la complication s'accroîtrait, puisqu'on sortirait du cas de génération des rayons elliptiques que nous avons exclusivement considéré dans la leçon précédente, pour entrer dans le cas vraiment général de la composition de deux rayons superposés et polarisés dans des azimuts différents. Le lecteur qui voudrait se satisfaire sur ce cas, qui n'est pas sans intérêt puisque nous voyons qu'il n'est pas irréalisable, verra sans peine que les deux équations fondamentales y sont les mêmes qu'au § 549, que l'élimination du temps s'y fait de la même manière et conduit à la même équation en xy> qu'enfin la seule différence consiste en ce que les coordonnées caractéristiques des points de l'ellipse décrite sont obliques et respectivement parallèles aux deux droites suivant lesquelles un plan perpendiculaire aux rayons coupe les plans des deux vibrations.

§ 372. — Expériences de vérification. — Fresnel. — MM. Fiieau et Foucault.

Pour reconnaître la constitution variable de ces rayons résultants , on pourrait avec Fresnel les isoler tour à tour

à l'aide d'un écran percé d'une fenle , mais il faudrait alors user d'une lumière simple, et le peu de vivacité du phénomène en compromettrait l'étude. Il vaut mieux recourir aux nouveaux moyens imaginés par MM. Fizeau et Foucault. Nous rappelons que leur méthode développée (§ 37) repose sur ce que , en un même point de l'espace situé derrière les fentes, les diverses couleurs qui constituent la lumière blanche offrent, à cause de la diversité de leurs longueurs d'onde, les divers états du phénomène (à savoir ici des séries d'elliptiques avec leurs recti lignes et leurs circulaires intercalés) qu'il faut aller chercher en divers points, quand on use de rayons simples; de sorte que si l'on soumet à l'action de prismes puissants le pinceau isolé par la fente étroite de Fresnel, et si, pour plus de commodité on échange encore, à l'aide d'une lentille, le spectre virtuel que les prismes donneraient dans ces conditions, contre un spectre réel \ on y trouve séparés , les systèmes binaires de rayons diversicolores avec l'état de polarisation qu'assigne à chaque système le quotient du commun retard par la longueur d'onde variable.

Quand la fente tombe par exemple sur le premier rayon circulaire de Tonde moyenne (fig. 193), prenons encore celle *D = omm, 000589 du rayon D, les rayons moins réfrangibles jusqu'au rouge extrême ont des ellipses dont le grand axe est vertical, tandis que les rayons qui le surpassent en réfrangibilité ont des ellipses dont le grand axe est horizontal. Le calcul des caractéristiques de ces rayons a la plus vive analogie avec celui du § 336, et n'en différerait même pas si nous n'avions pas alors tenu compte de la dispersion du quartz. Nous l'avons effectué et nous allons en donner ici le tableau , d'une part parce que ce cas est simple par excellence et fondamental, et de l'autre afin qu'en comparant ce nouveau tableau avec l'ancien on puisse se convaincre que la dispersion du quartz est venue exagérer encore les ellipticités dues à la diversité des longueurs d'onde.

Anomalie

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