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c'est le troisième biprisme

2,1, 2.3 et 3.1 ne diffèrent de 1.2, 3.2 et i.3 que par un Retournement qui met le premier prisme le dernier. Cela rend moins facile le calcul des angles de duplication qui peuvent d'ailleurs n'être plus rigoureusement les mêmes. Nous sommes convenus de ne pas considérer ces cas ingrats (§196).

Si les deux prismes conjugués n'étaient pas formés de la même substance, les combinaisons i.i, 2.2, 3.3 seraient parfaitement admissibles. Il vient d'être question {§ 200) de pareilles combinaisons, mais au lieu de prismes on associe, avons-nous dit, simplement des lames à faces parallèles. .

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§ 202. — Sur le moillenr appareil de polarisation.

Des spaths suffisamment épais sont incontestablement ce qu'il y a de mieux : T Image extraordinaire du polarisa teur est arrêtée par les diaphragmes. On a intérêt à éliminer également cette image dans un polarîscope, car sa présence diminue la sensibilité de l'œil et l'empêche de bien saisir l'azimut de plus grande obscurité. On y arrive (microscope d'Amici) en plaçant à la surface supérieure du spath oculaire, une plaque percée d'un petit trou; cette plaque possède dans son plan un petit mouvement de rotation qui lui permet de laisser passer tour à tour chaque faisceau. Mais on se contente ordinairement de prismes de Nîcol bien installés. L'appareil de Faraday pour Faction du magnétisme sur la lumière polarisée (§551) et l'appareil de recherches de M. Jamin (§ 398) sont ainsi termînés.par deux prismes de Nicol. On doit user d'une lumière vive, des rayons directs dji soleil par exemple, car alors, pour peu qu'on s'écarte de l'azimut d'extinction, il renaît une lumière si viv€, qu'on peut fixer cet azimut avec une extrême précision.

§ 203. — IMchroîsme. — Loupe dichroscopique.

Les polariscopes sont souvent appelés analyseurs. Pour comprendre, dès à présent, Tà-propos de cette dénomination, entrons dans quelques détails sur un curieux phénomène dont nous devons incessamment tirer parti.

Le dichroïsme observé à l'œil nu consiste dans une modification de la couleur transmise par certains cristaux avec la direction. Ainsi certains échantillons de zîrcon (cristal uniaxe) sont bruns dans le sens de l'axe et d'un gris bleuâtre dans le sens perpendiculaire à l'axe ^ ainsi les lames de tourmaline , quand elles n'éteignent pas l'un des rayons , présentent également deux teintes différentes suivant ces deux directions reciangnlaires. On sait aujourd'hui que ce phénomène est complexe et qu'il rentre dans un autre .dichroïsme, à savoir Tinégale coloration des faisceaux ordî-

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naire et extraordinaire* On ne doit voir en effet, dans la destruction du rayon ordinaire opérée par certaines tourmalines, qu'un {ah limite^ habituellement chaque rayon a ses couleurs favorisées et partant une teinte résultante spéciale. Cela posé, quand les circonstances laissent à Tétat de superposition les deux faisceaux ordinaire et extraordinaire, au lieu de percevoir leurs teintes propres, l'œil reçoit la couleur composée de ces deux teintes, c'est-à-dire avec le zircon en lames parallèles à l'axe, un gris bleuâtre. pans Taxe il n'y a plus de rayon extraordinaire, et l'on volt la teinte propre au rayon ordinaire, c'est-à-dire du brun. Pour se convaincre de la réalité de cette interprétation , il est plusieurs moyens : on peut tailler la substance en prismes, de manière à séparer les deux faisceaux qui apparaissent alors chacun avec leur teinte propre , à savoir le rayon ordinaire avec la teinte axiale et l'extraordinaire avec une teinte nouvelle (vert asperge) distincte delà teinte iransi^ersale complexe, et telle enfln que, mélangée à la teinte axiale, elle donne cette teinte transversale. Mais ou peut se contenter de recevoir ce pêle-mêle des deux rayons sur un spath dont la section principale soit parallèle à celle du cristal dichroïque, car alors chacun de ces rayons superposés passe en entier dans le spath, l'un comme ordinaire et l'autre comme extraordinaire, et il suffit, pour que leur séparation s'opère , que ce polariscope ait une épaisseur suffisante.

M. Haidiuger ramène le spath à la forme d'un parallélipipède rectongle, à l'aide de deux prismes de verre d'envi • ron 18 degrés (fig. 106, PL FI) y et adapte du côté de l'œil une loupe d'un foyer convenable ^ le tout est placé dans un tube dont les deux bases sont percées, la base objective d'un trou carré et la base oculaire d'un trou rond. On voit nettement, au travers de ce petit appareil qu'il nommée loupe dicfiroscopiçue, deux carrés juxtaposés. Si le corps dîcliroïque est placé contre le trou carré, on aura deux teintes

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distinctes quand ses faces siéront obliques sur l'axe; les deuic carrés auront au contraire la même teinte quand les faces seront lîormales à l'axe. On peut évidemment remplacer le spath dislande épais par un petit prisme biré« fringent d'un pouvoir angulaire convenable , dans lequel.Ia faible coloration soit également répartie entre les deux images.

§ 204. — Applications des prismes biréfringents imiazes. — Détermination du joigne d'un cristal. — I^** métiiode.

Ce problème comporte des solutions nombreuses et va* riées. Nous le résoudrons ici en nous donnant deux images distinctes et en* recourant, soit à leur polarisation, soit à leur position relative, ce qui suppose qu'on donnera au cristal .la forme d'un prisme, puisqu'à part quelques substances , ce n'est qu'ainsi qu'on obtient deux images séparées. Soit donc un prisme et ses deux images, Tarète du prisme a reçu, par rapport à Taxe du cristal, une orientation déterminée, celle du parallélisme par exemple. Il s'agit de discerner l'image ordinaire.

Supposons qu'on ait reçu le rayon, normalement à une face {fig* io7]| le dédoublement n'aura lieu qu'à la sortie. Si le cristal est positif, la vitesse ordinaire est plus grande, donc le rayon de ce nom sera le moins réfracté •, le contraire aura lieu et le rayon ordinaire sera jeté vers la partie épaisse si le cristal est négatif. Si au lieu de projeter ces images dUns la chambre obscure on fait intervenir Toeil, on sait que les théorèmes sont renversés , ainsi Toeil étant en O, ce n'est plus l'extraordinaire lE qui atteint la pupille. L'image extraordinaire est donnée par des rayons que l'on trouve aisément quand il s'agit d'un objet très-éloigné, puisqu'ils ont la direction OL parallèle à El et alors, avec un cristal positif, c'est l'image extraordinaire qui est rejetée vers le tranchant du prisme.

Cela posé, armons l'œil d'un prisme de Nicol dont la sectioil principale soit parallèle à celle du cristal étudié; l'i-

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