DESIGNATION DU R\YON
Extrême d'après Fradenhoffer .\ . . .
Raie fr. ,
Ra,ieC.. ,.
Houge cùctrême de Newton, ... . . ^ Verre rouge de Fresnel. Maximum:
Verre rouge de Biot. Maximum. . . .
Limite du rouge -eê de Porangé
RaieD.. ,,,
Fkmme de Faloool satéi ..... . ^ . . .
Linntè de P orangé et du jaune, . . •. . Longueur d'endeatlribuable au blanc.
'Limite du jaune et du veH\ . . «
RaieE...!.... . ....
Limite du vert et du bleu
Raie F................
Limite du bleu et de V indigo. . . . . .
Limite de Pindigo et du violet
Raie G........... .
Fiolet extrême de Newton
Raie H......,.,
Extrême d'après Frauenhoffer
Longueur».
d'ondulation.Ji -en millionièmes de Riilltmètre.
. . . 6ji ... 55(r ..: 532 5^6
:.. 458 4îi9
Nombre de
vihrali'ops par
seconde^ en
billions ,
R étant égal à -7^7 est énorme, mais n^oublions pas que K
est la force fictive polir l'écart un. Les forces réelles sont bien moindres. Leur valeur maximum est Rg, s étant l'écart réel
DÉTERMINATION DE$ CONSTA|liTES DE L'OPTIQUE. 4^
maxipiuiii,, inconnu d'ailleurs, de la particule. Le i^aximum
de la vitesse dépend également de e et vaut 6-=r' Avec une
seule particule oscillante, K n'aurait qu'une valeur ex par^ tantx)n n'aurait quVo® couleur. La multiplicité des valeurs Je K ou T et la variété infinie des rayons^ de lumière tiennent à ce que les points vibrants sont innombrables, et A ce que le mouven[iein résultant est réductible à une foule de mouvements simples qui diffèrent par la durée.
On voit donc qtfen une seconde, les Vibrations dedurée moyenne s'élèvent à quelque chose comme 600 tri | lions : en un millionième de seconde elles atteignent encore 606 millions, et la remarqué faite daps \ine note du § 5 se trouve justifiée. Or on sait que l'impression visuelle exige, pour se former, un certain temps Variatle avec l'intensitéde la lumière : quoiqu'on n'ait pas sur ce temps de renseignements bien précis et qu'on saclie même qViJ est , dans oeiv tains cas, très^petit; cependant on peut affirmer qu'il est. incomparablement. supérieur à la durée d'uno vibration. Ainsi les impressions visuelles, et surtout les impressions actives et réfléchies, correspondent à un nombre considérable de vibrations et nullement à chaque vibration individuelle, et ce qu'elles nous apportent , c'est une moyenne eqtre les étais variés qui ont pu se succéder pendant là durée réclamée pour la formation de Timpression.
On a l'habitiide de repiésenler graphiqu^ement Pensembie ^es rayons élémentaires et là position^qu*occupent, au milieu d'eux, les raies. Mais on a le tort de demander cette représentation à ur» phénomène qui dénature leur mode de succession naturelle. L» vraie roélhode doit consister à prendre {]fig. 12) sur un axe LM> à partir d'une origine j des grandeurs proportionnelles au^ longueurs d'ondes. On obtient ainsi le spectre par excellence» et en le confrontant avec Its spectres qtie donnent les divprs prismes, on reconnaît qu'il n'en est aucun où cette action particulière du corps, qui constitue la. dispersion , n'ait fortement altéré les intervalles normaux.
\u2i\fi§. ' 12^ donne ce Spectre type ; au delà du' dernier rayon
rbiige (> = o^ooo'jSo) nous avons donné place à ces radiations calorifiques, invisibles pour Tœil honsain, dont MM. FizeauetFoU' cault ont poussé l'étude jusqu'^ la limite > = o,ooi 940. Si l'on songe que le maximum de chaleur est au delà du rouge, on coacevra sans peine que tes radiations calorifiques congénères des rayons. lumineux ne soient, ainsi que l'ont établi des travaux contemporains, qu^u ne faible portion de Tensemble complet .de$ chaleurs rayonnantes* L'absence d^ données numériques ne nou$ a pqint permis de figurer, au delà du violet, ces autres radia-^. tioos (*) qui, tout en cessant^galementd^impressionner l'œil, restent cepencLant capables d'agir chimiqueiîient sur certaines substances. Pour laisser aux rayoqs construits .toute la largeur de |a planche (260 millimètres), nou)s avons exclu l'origine qui serait à Sg™"', 2 à droite du violet. Alors il est échu au spectre lumineux seulement 64"*", 2. L'ôbJîque^OP donne, par ses ordonnées, les longueurs d'ondes des divers rayons , à raison de 4 millimètres pour le premier rayon violet. Pour que le tecteur puisse juger ^esaltérations produites dans les spectres* prismatique» ;; nous avons 'figuré au-dessus du spectre t}'pè un des specti^es de Frauenboffer réduit à la grandeur de 64'""'>2 ^ et nous donnons le tableau compai*atïf des'.distances qui séparent de l'extrémité violet les principaleâ raies,. dans le spectre type et dan$ le spectre altéré.
NOM DESRAIES.
, Spectre type.
Spectre prismatique^
Distances
déa raies
homonymes.
mm
mm 10,1
mm.
it,8
ao,4
(*) Grâce aox travaux de M. E. Becquerel, et surtout à la, transformation des rayons inVi«ibles en rayons visibles opérée si heureusement-par M. Stolbes, ce^ déterminations soqt devenues non-seulement possibles, ^ais faciles.
DÉTERHIII9ATI0N DES CONSTAIKTES DE L'OPTIQUE. ^
Nous verrons que les réseaux engendreront des spectres qui peuvent ne pas différer sensiblement du spectre type. Ainsi avec un réseau au cinquantième de millimètre, en ramenant toujours à la longueur de 64'°"'» ^ la portion lumineuse du spectre, les écarts des raies n'atteignent pas dans le premier spectre o"",i. Dans le dixième spectre, ou, ce qui revient au même, dans le premier spectre d'un réseau au cinq-centième, l'écart maximum (il a lieu pour la raie E) n'est que de î""*,5 et peut même s^abaisser à o"™,8(*).
§ 26. — Une loi empirique de Newton.
Y a-t-il des rapports numériques simples entre les longueurs d'ondes caractéristiques des principaux rayons déficients, ou bien entre celles des rayons placés soit au milieu , soit à la limite des sept groupes formés par Newton dans le spectre? Quoique les travaux ne manquent pas sur cette matière intéressante, nous nous bornerons à citer la relation numérique que Newton a déduite, pour les huit -rayons délimitateurs des sept couleurs, de ses mesures sur les anneaux colorés (chapitre IV). Suivant ce célèbre physicien, les épaisseurs de la lame d*air génératrice des anneaux diversicolores, ou, ce qui est tout un, nos longueurs d'onde correspondantes seraient proportionnelles aux racines cubiques des
carrés des nombres i, ~> 7?» 79 0» "?' ■%» -> chers à l'acoustique. 9 6 4 3 5 16 2 *
Ce sont en efîet ceux de la gamme ordinaire dans laquelle on aurait remplacé ^ par ^ et -f P*** f- ' "" ^^ d'autres termes dans laquelle on aurait remplacé : 1" le ton mineur et le demi- ton majeur qui relient la note mi h ses deux voisines par un demi-ton majeur et un ton mineur; 2" le ton mineur et le demi-ton majeur qui relient la note si à ses voisines par un demi-ton majeur et un ton. mineur. Cette loi de Newton aurait bien plus ie valeur si les limites des' couleurs étaient à l'abri de toute contestation, et snr-
( ** ) A la rigueur la réfraction pourrait , à l'inslar des réseaux , donner des spectres presque identiques avecle spectre type; mais il faudrait que les indices tabulaires des divers rayons simples, indices qu'aucune loi connue ne régit, fussent réciproques avec leurs longueurs d'ondes. Nous laissons au lecteur le soin de vérifier cette assertion.
5g chapitre u.
tout »i Newton avait pu lui faire embrasser la totalité du spectre visible et n'en avait pas exclu deux régions extrêmes, dont Tune, la région rouge, n'est nullement négligeable sous le- double rapport de retendue et deTintensité. Quoi qu'il en soit, M. Biot lui adonné une importance historique bien rédle, en en usant, pour calculer les caractéristiques de ces rayons délimitateurs à l'aide dVne seule mesure opérée sur Tur d'eux, dans des travaux (polarisation circulaire) qui se sont appuyés sur la division newtonienne du spectre.
ARTICLE II