AFFINITÉS AVEC LES II1FP0CASTAKKFS
rapprochent et se soudent, mi-partie par des excavations qui se produisent dans le plancher du réceptacle; T qu’il y a dans chaque loge deux ovules qui, d'abord collatéraux, deviennent, l’un ascendant, et l’autre descendant.
En parlant précédemment des Hippocastanécs (page 130), j’ai dit que, quand on recherchait la position des sépales non plus par rapport à la bractée mère de la (leur, mais par rapport à la bractée mère de l’inflorcsccnee en grappe seorpioïde, on trouvait, pour le calice, que les sépales 3 et 5 sont antérieurs, que les sépales 1 et 2 sont latéraux, et que le sépale /i est |H)stérieur; pour la corolle , que le pétale , qui manque et qui alterne avec les sépales 3 et 5, est antérieur; que les pétales qui viennent ensuite et qui alternent, l’un avec les sépales 1 et 3, l’autre avec les sépales 2 et 5, sont latéraux, et enfin que les deux autres pétales sont postérieurs. Grecque j’ai dit des Hippocastanécs peut être réjiété des Koelreuteria, et démontre encore de la manière la plus évidente rnfiinité de ces plantes.
La seule différence que les inflorescences des Koelreuteria et îles Hippocaslanées présentent, c'est que dans les Hippocastanécs chaque fleur n'est accompagnée que d’une bractée latérale, qui est toujours fertile , tandis que dans les Koelreuteria chaque fleur est accompagnée de deux bractées latérales dont l’une est toujours stérile et l’autre fertile. Et de même que, dans les Hippocastanécs , la seule bractée latérale qui naît sur chaque axe floral est toujours antérieure par rapport à la bractée mère de l'inflorescence, de même dans les Koelreuteria, celle des deux bradées latérales qui est fertile est toujours antérieure par rapporta la bradée mère de l'inflorescence.
Dans les Koelreuteria comme dans les Hippocastanécs , la fleur, en s’épanouissant, ne se dérange point, et le côté où il manque un pétale est toujours latéral par rapport à la bractée mère de la fleur, et antérieur par rapport à la bradée mère de l'inflorescence générale. Dans les ( 'ardiosper* tnum il n’en est pas de même. Par suite d’une torsion du pédoncule, dont on suit facilement tous les degrés, le côté de la fleur où manque un pétale, de latéral qu'il était par rapport à la bradée mère de la fleur, devient supérieur. Il en résulte qu’au premier aspect l’irrégularité de lu fleur ne semble pas procéder de la même manière dans les Cardiospermvm ; mais en suivant pas à pas toutes les phases de développement, on reconnaît bientôt que l’irrégularité de la fleur se produit de la meme façon dans les Cardios/tertnum et les Koelreuteria , et que les deux plantes doivent être réunies dans un seul cl même ordre , puisqu'elles ne diffèrent entre elles que par un caractère de soudure, ce qui est tout à fuit secondaire-
ORDRE DES SAfINDACÉES.
CjirdlOAp^miian bal Ica cal» ont.
Fi*?. 1. Inflorescence du Curdiospcrmum halicacabum. À l’aisselle de la bractée mère, D, eût née une Heur, /I, qui est accompagnée de deux bractées secondaires latérales , b. Celles-ci, à leur tour, produisent chacune à leur aisselle une fleur, fl'.
Fig 2. Fleur au moment de l'apparition des pétales. Les sépales, s1 et s5, sont connés à leur base ; les autres, »', s3, «*, sont libres. Les pcUtles, pl, fl’, sont nés les premiers et tous les deux en mémo temps ; les pétales , prt, fl’\ sont nés ensnite et tous les deux aussi ensemble ; enfin le pclalo latéral, pl\ alterne avec les deux sépales connés, s5 et a5, apparaît à peine pour disparaître presque aussitôt.
Fig. 3. Quatre étamines seulement sont nées. Les doux étamines, et, superposées aux létales, p1, pt’, d’abord ; les doux étamines superposées aux sépales, et s*, ensuite. Les deux premières sont déjà tellement grosses qu’elles cachent les pétales.
Fig. S. Toutes les huit étamines, et, sont nées. Les deux étamines superposées aux |>éUilcs, Pf, pf’, d'abord ; les deux étamines superposées aux sépales s\ y’, ensuite; puis les trois étamines superposées aux sépales *3, *4, s5; et enfin l'étamine alterne avec les sépales a3, a*, qui sont connés.
Fig. 5. C’est la fig. 4 , vue de côté, pour montrer les pétales postérieurs, fl*' pf ; a3, a5, a2, a1 , sépales; et, étamines.
Fig. 6. Fleur au moment de l’apparition du pistil. Ce sont trois mamelons, cp, dont l’un ost superposé au double sépale, as,a\ et dont les deux autres sont alternes avec le sépale, a4; a’, a3, autres sépales ; cl , étamines.
Fig. 7. C’est la fig. 6, vue do côté, pour montrer les pétales postérieurs, pP, fl* , a3, a5, double sépale; a3, a4, autres sépales; et, étamines; cp, carpelles.
Fig. 8. Fleur plus âgée, vue de face: a3, a5, doublo sépale: a1, a3, a4, autres sépales . et, étamines ; cp, mamelons carpellaires au pied de chacun desquels se creuse une cavité, rudiment d’une loge.
Fig. 9. C’est la fig. 8, vue de côté, et dont on a coupé le calice, s : et, étamines ; fl ’ p?', pétales postérieurs.
Fig. 10. Pistil de la fig. 8, isolé et grossi.
Fig. 1 1 . Pistil au moinonl de l'apparition d’un ovule, ol , dans chaque loge ; cp, mamelons carpellaires.
Fig. 12. Le mémo pistil vu do face ; cp, mamelons carpellaires; ol, ovules.
Fig. 13. Coupe longitudinale do co pistil : cp, mamelons carpollair&s ; ol, ovules.
Fig. 1 4. Pistil au momont où les ovules se revêtent d'une enveloppe.
Fig. 13. Coupe longitudinale de co pistil : cp. mamelons carpellaires ; ol, ovules.
Fig. 16. Pistil au moment où les ovules, ol, se révèlent de deux enveloppes : uno des loges est déchirée sur le dos.
Fig. 17. Coupe longitudinale de co pistil : cp, styles : ol, ovules.
Fig. 18. Pislil plus âgé : une des logos est déchirée sur le dos ; ol, ovule.
Fig. 19. Cou|>e longitudinale de ce pistil : ol, ovule.
Fig. 20. Pistil au moment de l’anlhèse: oc, ovaire : cp, styles recouverts sur leur face interno de papilles sligmatiques.
EXPLICATION DES FIGURES. 155
Fig. 21. Coupe longitudinale de ce pistil : et, styles recouverts sur leur face interne do papilles stigmatiques : ov, ovaire ; «/, ovule.
Fig. 22. Ovule isolé et grossi : m, micropyle.
Fig. 23. Fleur au moment où le disque, d, commonce à paraître. On a coupé le calice, #; p*, p1, pétales; «I, étamines; cp, pistil.
Fig. 24. La même, dont on a coupé le calice, #. les étamines, et, et rabattu les pétales , p", p* ; ov , ovaire.
Fig. 25. La mémo fleur, vue do face : pP, pP \ pétales postérieurs ; p a, pétalo antérieur ; p*, pétale latéral ; d, disque ; gl , glandes qui se montrent sur le disquo au point ou s'insèrent les pétales, pP, p », cicatrices du calice ; et, cicatrices des étamines; or, cicatrices du pistil.
Fig. 26. Fleur au momonl où les ovules sont revêtus de deux enveloppes : ou, ovaire; et , cicatrices des étamines ; d, disquo ; yl, glandes ; pa, p1 , pétales ; a, cicatrices du calice.
Fig. 27. La môme fleur, vue de face : ov, cicatrice do l'ovaire ; et, cicatrices des étamines ; d, disque ; gl, glandes ; p p, p p', pétales postérieurs : pn, pétale antérieur ; p1, pétale latéral ; s, cicatrice du calice.
Fig. 28. Fleur au moment de lanthèse : on a coupé les sépales, s, les pétales, p", p1 ; et, étamines ; d, disque ; gl, glandes ; ov, ovaire ; st, styles.
Fig. 29. Coupe longitudinale du bouton peu de temps avant l anthèse.
Fig 30. Pétale au moment do l'apparition des carpelles : il commonce à se creuser en écuelle.
Fig. 31 . Pétale un peu plus âgé : il s’est creusé, et l’on aperçoit au point de séparation do l’onglet et du limbo un bourrelet, p', premier rudiment du capuchon pétalolde qui double chaque pétale lors do l’anthèso.
Fig. 32. Pétale plus âgé encore : l'appendice, p\ qui avait t'apparenco d’un bourrelet dans la figure précédente, a pris en grandissant la formo d'uno lame qui double le pétale, et à sa base on remarque un second appendice, p", qui so dirige vers le bas.
Fig. 33. Pétale au moment de l anthèse : p, pétale primitif ; p', lame pétaloïdc, qui s'est développée ensuite au point de jonction du limbe et de l'onglet ; p'\ autro lame pétaloido, qui s'est développée sur la première et qui est flmbriée.
KotlrenierU panlllnlokle».
Fig. Inflorescence du h'oelreuteria puullinioide». A l'aisselle de la bractée mère, fi, est née une fleur, fl, accompagnée de deux bractées secondaires, dont l’une, 6, est fertile, tandis que l’autre, b', est stérile.
Fig. 2. Apparition des trois premiers sépales, a1, a2, a3.
Fjp. 3. Apparition simultanée des cinq pétales, p, alternes avec les sépales, a1, a*, a5, a1, r*.
Fig. i. Apparition du verticille d’étamines , r(“, superposé au calice : a*, a2, a*, a', a-'*, sépales ; p, pétales.
Fig. 5. Apparition de trois autres étamines , el°, dont deux sont superposées aux doux pétale? latéraux, p1, p1’, et dont la troisième est superposée au pétale postérieur, p p, alterne avec les sépales, a2, a1.
Fig. 6. C’est la fig. 5, vue do côté : a‘, a2, a1, a4, a5, sépales : pP, pr', pétales postérieurs, dont l’un, pPf , a une étamine superposée, tandis que l’autre, pP, n'en a pas.
onnnE de» sapihdacées.
Fig. 7. Fleur au moment de l’apparition du pistil : •*, «*, *3, s4, s6, sépales ; j pP/, pétales postérieurs ; et*, el°t étamines : cp, mamelons carpollaires superposés aux trois sépales ,
Fig. 8, 9r <0. <1. Pistils do plus en plus âgés. Dans la fig. 8, les mamelons carpella ires , cp, sont encore distincts ; mais on aperçoit au pied de chacun d'eux une petite excavation , rudiment d une loge. Dans la fig. 9, les mamelons carpellairea, cp, sont plus développés, mais sont encore distincts, et les excavations qu’on remarque à leur pied sont plus profondes. Dans la fig. 10, les mamelons carpellairea, cp, sont connée à la base, et à leurs |>oints de réunion , les placentas, pi, apparaissent, ot tendent à se réunir nu centre. Dans la lig. 1 1, les mamelons carpellaires , cp, ont grandi; les placentas, pl, se sont réunis au centre par leur base , et l’on a une sorte de botte triangulaire à trois compartiments.
Fig. 12. Pistil plus âgé. C’est une sorte de corbeille dont le bord offre trois crénelures, cp, et dont l'intérieur se partage en deux parties superposées : une partie inférieure, qui présente trois excavations , rudiments dos logos , ot une partie supérieure sur les parois internes de laquelle on remarque trois cordons très épais qui semblent n'être autre chose que la décurrence des cloisons qui séparent les trois compartiments inférieurs.
Fig. 13. Cou|>o longitudinale do co pistil : pl, placentas ; cp, carpelles.
Fig. I I. Pistil au moment do ( apparition dos ovules.
Fig. 15. Lo même pistil que dans la fig. 14, mais dont on a déchiré une loge sur le dos l>our montrer les deux ovules collatéraux, o/, qui existent dans chaque logo.
Fig. 46. Coupe longitudinale du pistil de la fig. 14 : pl, cloison placentaire; ol, ovule.
Fig. 17. Pistil plus âgé.
Fig. 18. Coupe longitudinale du pistil de lu fig. 17 : pl, cloisons placentaires; ol, ovule.
Fig. 1 9. Loge du pistil do la fig. 1 7, déchirée sur le dos, pour montrer les doux ovules, ol, naissant do chaque côté do la fente, f.
Fig. 20. Fleur, au moment où les ovules se revêtent de doux enveloppes : pP, pétales postérieurs sur lesquels il s est développé , à la base , au point do jonction du limbe et do l onglet, des appendices glanduliformes . p/', pétale latéral situé entre les sépales, s3, a5 ; il avorte toujours plus ou moins complètement ; #1, cicatrices des étamines; ov, ovaire.
Fig. 2 1 . Une logo du pistil de la flour de la fig. 20 , déchirée sur le dos, pour montrer les ovules, ol , qui se revêtent de deux envelop|)es.
Fig. 22. Une loge d’un pistil un peu plus âgé, déchirée sur lodos, pour montrer la len dance des ovules à devenir, l'un, olrf, descendant, et l’autre, ol*, ascendant.
ORDRE DES AMPÉLIDÉES.
Rangé par Adanson dans sa famille des Câpriers, non loin dos Réséda, le genre Vitis devint, dans le Gênera planlarum d’A .-L. de Jussieu, le type de l’ordre des Vignes (Vîtes) , et fut placé enlre les Azedaraelis et les Geraines. M. Lindlcy (V egetable Kingdom) conserva cet ordre, mais le mit dans son alliance des Rcrberalcs avec les Fumariacées, les Berbéridées, les Pittosporées, etc..., tandis que M. Brongniart, dans son Énumération des plantes , les groupe avec les Hippoeratéaeées , les Célaslrinées , les Pittosporées, etc., dans sa classe des Célaslroïdécs.
C’est la Vigne (Fiti-v vint fera) que j’ai prise pour sujet d’étude. Elle est tellement répandue et elle fleurit en si grande abondance, «pie l’on pourra toujours, quand on le voudra, vérifier mes observations. Elle présente , toutefois, un inconvénient dont je dois prévenir ceux qui seront tentés «le répéter ces recherches organogéniques. A aucune époque , on 11e trouve sur la même inflorescence des Heurs à tous les états de développement , en sorte qu'on est obligé d'attendre souvent très longtemps , un mois par exemple , pour trouver les diverses formes qu'affectent successivement les organes de la fleur depuis l’origine de cette fleur jusqu’il son entier épanouissement.
Inflorescence. Il y a déjà longtemps «pie Turpin a avancé, d'après des considérations purement organographiques, «pic l’inlloreseence de la Vigne, que l’on appelle vulgairement grappe , est terminale , et que si elle parait latérale et oppositi foliée , t'ela tient à ce que le rameau né à l’aisselle de la dernière feuille a usurpé sur l’axe principal «pii l’a produit et l’a forcé à s’incliner sur le côté. Ce que le raisonnement avait conduit Turpin à admettre, les observations organogéniques le démontrent d’une manière irréfragable. 11 suffit de suivre comparativement les phases diverses de développement par lesquelles lussent cette inflorescence et ce rameau usurpateur, pour voir «pie celle inflorescence termine primitivement l’axe principal, et «pi’elle est déjà fort avancée en âge que l’on aperçoit encore à peine les traces du rameau usurpateur. Mais si l’intloreseenre apparaît long-
ORDRE DES AMPÉLIDÉES.
temps avant le rameau usurpateur, celui-ci croît beaucoup plus rapidement, en sorte qu’à un certain moment il est plus développé que l’inflorescence, quoique plus jeune.
Celle inflorescence se com|iose, à l'origine, d’une série de bractées qui naissent sur l’axe principal et se recouvrent comme les feuilles d’un bourgeon. A l’aisselle de chacune de ces bractées naît une fleur qui est accompagnée de deux paires de bractées secondaires. Les deux bractées secondaires de la paire intérieure sont latérales ; les deux bractées secondaires de la paire supérieure sont l’une antérieure et l’autre postérieure. Toutes ces bradées secondaires sont fertiles, c’est-à-dire qu’à l'aisselle de chacune d’elles naît une fleur qui, à son tour, est accompagnée d’une ou île deux paires de bradées qui sont par conséquent des bractées de troisième génération. Quand il n’y a que deux de ces bractées de troisième génération , elles sont latérales; quand il y en a quatre, deux sont latérales, et sont les inférieures, et deux autres sont, l’une antérieure, et l’autre postérieure. Toutes ces bradées de troisième génération sont souvent à leur tour fertiles, cl ainsi de suite.
Calice. Les sépales sont an nombre de cinq ; ils naissent successivement dans l’ordre quineoncial , de façon que, quand il n’y a qu’une paire de bradées secondaires, les sépales 1 et 8 soient antérieurs, les sépales 4 et 5 latéraux et le sépale 2 postérieur. Ces sépales sont promptement comtés à leur base, et forment un sac à cinq dents, dont l'ouverture, très petite dans l’origine, devient de plus en plus large pour laisser sortir la corolle.
Corolle. Cinq pétales , libres entre eux , constituent la corolle. Ils sont alternes avec les sépales et naissent tous à la fois, comme dans la plupart des plantes. D’abord entièrement recouverts par le calice, ils le dépassent promptement et se disposent dans le boulon en préfloraison valvaire. A l’époque de l'épanouissement , ils sont tellement adhérents entre eux à leur partie supérieure, qu’ils ne peuvent s’étaler comme dans les autres plantes , et forment une calotte qui se détache par sa base du réceptacle et lomlie tout d’une pièce.
Atulroeée. L’amlroeéc se compose de cinq étamines superposées aux pétales et qui naissent toutes à la fois sur une sorte de plateau central qui n’est autre chose que l’extrémité aplatie du réceptacle. Jamais, à aucun âge, on n’aperçoit de traces d’étamines alternes. Pendant toute la durée de la croissance de la fleur, les étamines sont recouvertes par les pétales ; mais, au moment de l’anthèse, les fllels s'allongent beaucoup, cl ne pouvant plus être contenus dans la corolle, pressent sur sa partie supérieure de dedans en dehors et la forcent de se détacher par le bas, comme je viens de le dire.
EXPLICATION DES FIGURES
Pistil. Deux mamelons carpcllaires distincts tonnent à l’origine le pistil. L'un de ces mamelons est anterieur et l'autre postérieur. Tous deux ont d’abord l’aspect de bourrelets semi-lunaires dont les pointes se louchent de façon à circonscrire un espace elliptique. Plus tard ces mamelons car|>cllaires deviennent conncs à leur base, et il en résulte un sac d’autant plus grand que la fleur est plus âgée. Peu de temps avant l’anthèse, ce sac s’étrangle un jh‘u au-dessous de son ouverture ; la partie inférieure , c’est l’ovaire ; la partie étranglée, e’est le style; et l’ouverture du sac, dont les bords se gonflent et se couvrent de papilles, c’est le stigmate.
Mais tandis que le sac pislillairc change ainsi de forme à l’extérieur, d’autres modifications se produisent à l’intérieur. Ainsi , on remarque , lorsque le pistil a l'aspeet d’une corbeille, deux eordons charnus sur les parois internes : ces deux cordons sont les placentas ; ils alternent avec les mamelons pistil laircs primitifs. Au fur et à mesure que les bords de la corbeille s’élèvent, les cordons grandissent et deviennent des lames qui s’avancent l’une vers l’autre, se rencontrent, se soudent et partagent la cavité primitivement unique de la corbeille pislillairc devenue sae en deux compartiments on loges. C’est sur ces lames ou cloisons, dans l’angle interne de chaque compartiment, que naissent deux ovules, un sur chaque cloison. Ces ovules, du reste, se revêtent de deux enveloppes, deviennent anatropes et dressés de manière que leur micropylc soit extérieur et inférieur et leur raphé intérieur.
EXPLICATION DES FIGURES
Villa vlnlfen.
Fig. 1 cl 2. Jeunes vrilles dans le Yilitviniferu : ce sonl de jeunes inflorescences dans lesquelles les axes prennent un grand accroissement , et cela au détriment des (leurs qui devraient naître ii Faisselle des bractées et qui avortent. Dans la fig. t , l’axe principal, a, do l'inflorescence se méUtmorphoso en vrille ; Taxe secondaire, o\ né à Faisselle de l'écaille, ec, porto des bractées fertiles. Dans la fig. 2, au contraire , cet axe secondaire, so métamorphose en vrille comme l’axe principal, a, sur lequel il est né.
Fig. 3. A l’aisselle do la bractée mère, II, est née une fleur, fl, accompagnée de deux bractées secondaires latérales, b, qui produisent chacuno une autre Heur, fl' , à leur aisselle.
Fig. 4. Inflorescence plus âgée : fl, fleur née à Faisselle do la bractée mèro , B \ fl', Ileurs nées à Faisselle des bractées secondaires, b ; fl", fleurs nées à Faisselle des bractées tertiaires, b‘. bi’, bradée secondaire do même ordre quo les bractées, b, mais située plus haut sur l'axe et placée à angle droit avec elles ; celle bradée, bi’, se comporte commo ses congénères et produit à son aisselle une petite eyme biparc.
ORDRE DES AMPKLIDKES.
Fig. 5. Origine du calice. Les sépales, a1, •*, a5, a1, a5, naissent successivement dans l'ordre quinconcial cl sont lil>ros a la base.
Fig. 6. Apparition de la coroilo : ce sont cinq mamelons, p, alternes avec les sépales, s, qui sont déjà connés à leur hase.
Fig. 7. Apparition de Fandrocée. Lo milieu do la fleur forme une sorte de plateau plus élevé que les pétales et Rur lequel cinq mamelons staminaux, ci, superposés aux (létales, p, se montrent ; s, calice.
Fig. 8. Fleur vue do face au moment ou le pistil apparaît : p, pétale»; et, étamines; cp, mamelons carpel litres.
Fig. 9. Pistil isolé de la lig. 8.
Fig. 10. Pistil un (>eu plus âgé. Les mamelons carpcllaires, cp, sont connés et forment un sac, rudiment do l'ovaire. Un commence à apercevoir, sur les parois de ce sac, les placentas, pl.
Fig. 4 i . Bouton d'une fleur plus âgée.
Fig. 4 2. Le même, dont on a déchiré lo calice, s, (tour montrer la préfloraison valvaire des pétales , p.
Fig. 43. Coupe longitudinale, de ce bouton : s, calice: p, pétales; et, étamines ; cp, mamelons carpcllaires coupés ; p/, placentas.
Fig. 4 4. Bouton au moment do 1 apparition dos ovules dans l'ovaire et du disque au pied du pistil : s, calice ; p, pétales.
Fig. 15. C’est le lioulon de la fig . 14, dont on a coupé lo calice, s, les (létales, p, doux étamines, et' : et, étamines; oc, ovaire ; d, disque.
Fig 46. Coupe longitudinale du pistil de la flg. 15 : pl, placenta sur lequel sont nés deux ovules, ol.
Fig. 47. Pistil de la flg. 45, déchiré sur lo dos d'une de ses loges, pour montrer )os ovules, ol, sur les doux cloisons placontaires, pl, qui tendent il se rencontrer.
Fig. 18. Boulon au moment où les ovules se revêtent d'une enveloppe. On a coupé le calice, s, los pétales, p, deux étamines, et'; et, étamines; oc, ovaire; d, disque.
Fig. 19. Coupc longitudinale du pistil de la Gg. 18 : ol, ovules; pl, placenta.
Fig. 20. Pistil de la fig. 18, dont on a déchiré une loge sur le dos, pour montrer les placentas, pl, et les ovules,' ol.
Fig. 21. Pistil au moment où les ovules se revêtent de deux enveloppos : oc, ovaire ; cp, stigmates; d, disque; et', cicatrices des étamines; p', cicatrices des pétales.
Fig. 22. Coupe longitudinale du pistil de la fig. 21 : pl, placenta; ol, ovules.
Fig. 23. Pistil de la lig. 21, déchiré sur le dos d’une de ses loges, pour montrer les placentas, p!> et les ovules, ol.
Fig. 24. Bouton peu de temps avant l’épanouissement : s, calice; p, corolle.
Fig. 25. Coupe longitudinale do ce bouton : a, calice ; p, corolle; et, étaminos; d, disque ; or, ovaire; ol, ovule.
Fig. 26. Pistil isolé : oe, ovaire; d, disque; et', p'. a, cicatrices des étamines, des pétale et du calice.
Fig. 27, 28. Ovules à deux états de développement : m, micropylt; h, hile.
ORDRE DES H1PPOCRATÉACÉES.
Placé par Adanso» dans sa famille des Cistes, le genre Hipjxxratea en fut retire par A.-L. de Jussieu , pour être rangé d’abord, dans le Généra pkmtarum, à la suite des Érables comme genits hinc A reri luis , indè Malpigliiis affine, et pour devenir ensuite (.dnn. Mus., XVIII, Ù8Ô , le type d'un ordre distinct, qui, depuis lors, a été adopté par tous les botanistes.
Une seule plante de ce groupe, le Salaria virtdiflora, fleurit dans les serres du Muséum , et elle a fleuri en assez grande abondance celle année pour me fournir les nombreux échantillons que mes recherches exigent. C’est donc l'organogénie florale du Salaria viridiflora plutôt que celle des Hippoeratéacées que je vais donner. Je ferai seulement remarquer, d’une part , que les fleurs de toutes les Hippoeratéacées étant construites sur le même plan , il est plus que probable qu’elles ont le même mode de développement, et d’autre part, que , pour expliquer le fruit si singulier des Hippocralea. j’ai pu avoir recours aux herbiers dans lesquels les fleurs sont trop desséchées pour qu’on puisse reconnaître sûrement le mode d’apparition des divers organes, sépales, pétales, étamines et pistil , mais ne le sont pas trop pour suivre les modifications successives que subit le pistil après la fécondai ion.
Inflorescence . Ia?s fleurs du Salaria viridiflora sont en petits bouquets à l'aisselle des feuilles. Dans chacun de ecs petits bouquets il y a une fleur centrale, puis deux autres latérales plus jeunes, puis quatre autres encore plus jeunes, etc. En d’autres termes, l'axe principal de l’inflorescence, avant de se terminer par une fleur, produit sur scs côtés deux bractées qui donnent naissance chacune à leur aisselle à un axe secondaire. Celui-ci, à son tour, se termine par une fleur; mais auparavant il se comporte comme l’axe principal sur lequel il est né , c’est-à-dire qu'il produit sur ses côtés deux bractées, qui donnent naissance chacune, à leur aisselle, à un axe tertiaire, etc. J. 'inflorescence du Salaria ciridiflora procède donc par dichotomie et forme ce que les botanistes appellent une cyinc bipare.
ORDRE DES HIl'l’OCRATÉACÉES.
Calice. Les sépales sont au nombre de cinq ; ils naissent successivement et se dis|Kiscnt dans le boulon en préfloraison quineonriale. Deux sont anterieurs; ec sont les sépales 1 et 3; deux sont latéraux ; ee sont les sépales 4 et 5 ; le cinquième est postérieur, c’est le sépale né le deuxième, le sépale 2. Tous sont libres jusqu’à la base.
Corolle. Cinq pétales alternes avec les sépales constituent la corolle. Ils sont libres jusqu’à la base, et, chose singulière dont il n’y a qu’un ou deux exemples dans tout le règne végétal, ils apparaissent successivement comme les sépales et sont placés, le pétale 1 entre les sépales 1 et 3, le pétale 2 entre les sé|«les ft et 2 , le |iétalc 3 entre les sépales 3 et 5 , le pétale 4 entre les sépales 1 et 4, et le (létale 5 entre les sépales 2 et 5 : ils se disposent dans le bouton en prétloraison qiiinconciale.
Aiulrocée. L'ami rocée ne se compose que de trois étamines dont deux sont superposées aux (létales 1 el 2, et dont la troisième est supeiqioséc au sépale 5, el par conséquent alterne avec les | létales 3 et 5. Ces trois étamines naissent en même temps après les pétales et sont simples à tout âge. Leurs anthères sont exlrorses et ont chacune deux loges qui s’ouvrent par nue lente transversale ; leurs filets sont tantôt complètement libres à la base, et tantôt tellement élargis, qu'ils se louchent et semblent même comtés.
Un ne |ienl se rendra compte du petit nombre d'étamines dans l’androcéc des Ilippoeratéaeées et de leur position, alterne pour l’une et superposée (tour les deux autres, qu’en sc rappelant ec qui se passe dans les Cueurbila* eées. Dans les f.uffa , par exemple , on trouve, à tout âge, cinq étamines alternes; dans les Cueurbila , au contraire, on n’observe cinq étamines alternes que dans le jeune âge ; plus lard, quatre d’entre elles se réunissent deux à deux, et il en résulte deux doubles étamines, qui sont supciqiosces chacune à un (létale, el une étamine simple qui est alterne. Imaginons ipic cette fusion de quatre étamines en deux soit cougéniale et complète , en ce sens que chacune des deux (mires d’étamines qui se réunissent ne forme plus qu’une étamine , nous aurons les trois étamines des Ilippoeratéaeées placées comme je viens de le dire.
Pistil. Trois mamelons carpcllaires alternes avec les étamines constituent à l’origine le pistil. Ces trois mamelons sont promptement comtés à leur buse et forment une sorte de cheminée ayant l'aspect d’une pyramide triangulaire tronquée à son sommet. Celte sorte de cheminée, c’est le style. Dans nui intérieur, on remarque trois cloisons qui , parlant des parois , s’avancent vers le centre, s’y rencontrent, s'v soudent et partagent la cavité primitivement unique en autant de compartiments. D’un autre côté, le réceptacle sur lcipicl est placé ce style semble s'affaisser en trois |ioinls. Il
FRIIT, D1SQIE.
on résulte trois cavités qui deviennent de plus en plus profondes, et qui, correspondant aux compartiments du style, forment trois loges. C’est dans l'angle interne de ces loges produites, mi-partie par les puits creusés dans le sol réceplaeulaire, mi-partie par les cloisons qui, parlant des parois, se sont soudées au centre, que naissent les ovules. Ils sont nombreux, unalropes et horizontaux, et apparaissent du bas vers le haut.
Fruit. Après l'épanouissement de la Heur, l’ovaire, dans le Salacia viridiflora , devient un fruit charnu au milieu de la pul|ie duquel sont plongées les graines. Mais, dans les // ippocratea, il se produit sur le dos de chaque ear|)elle un pli transversal qui grandit rapidement et prend des dimensions énormes comparativement au reste de l’ovaire. Ce pli est creux à l’intérieur et sa cavité communique avec celle de la loge sur le dos do laquelle il est inséré. Pendant longtemps la cavité de ce pli reste vide; mais peu de temps avant la maturation , le cordon ombilical qui supporte chaque ovule s’allonge beaucoup et force cet ovule à sortir hors de la loge ovarienne et à pénétrer dans ce pli. Dans les deux genres que j’ai étudiés, c’est-à-dire dans le Salacia cl Vil ippocratea , les ovules sont nombreux et anatropes. Après la fécondation , ces ovules , dans la plupart des Hipi>ocratea , deviennent des graines ailées |>ar suite d’un développement membraneux du cordon ombilical; dans les Saf«c«« et dans YHippocratea grand ijlora l), rien de semblable n'a lieu ; il n’y a aucune apparence d’aile. Dans ces deux genres, du reste, la graine renferme sons ses téguments propres un embryon sans périsperme dont les cotylédons sont épais et charnus.
Disque. La forme du disque varie beaucoup dans les Ilippocraléacécs. Dans le Salacia viridiflora, c’est une sorte de pyramide tronquée, à base pentagonale, au sein de laquelle sont creusées les loges de l’ovaire. Un style très court le surmonte et les étamines sont insérées à son pied sur le réceptacle. Dans Y H ippocratea cesticilla , c’est un bourrelet analogue au Iwurrolot que l’on met à la tète des [lelils enfants pour les enqiêcher de se blesser en tombant. Ce Itourrelel est complètement adhérent à l'ovaire et porte les étamines à son bord supérieur. Enfin, dans VII ippocratea grandiflora, c'est une coupe crénelée qui entoure l'androcée cl le pistil. Mais quelle que soit sa forme, ce bourrelet n’est jamais qu'un gonflement d’une
(1) Il y a dans I herbier de M. Delewert deux échantillons do colle plante. Ils onl été recueillis, l’un par Anderson à la Trinité, l'autre par Callays à Saint- Vincent. Tous doux aont étiquetés sous le nom d7/ippocraf«i graudiflornt mais sans indication d'auteur. J'ai fuit tontes les recherches possibles pour savoir si celle plante avail été déjà décrito, mais sans pouvoir y parvenir. On trouve bien dans le catalogue do Wallirh une espèce d 'ff ippocratea avec l'épithète de grandiflora; mais il me paraît peu protable que cette plante indienne soit la mémo que la plante américaine recueillie par Anderson ot (lullaya, d'autant plus que Wallicli lui-méme a fait suivre son nom d' Htppocra/ea grandiflora d'un point de doute
ORDRE DES HIPROCRÂTÉACÉES.
portion du réceptacle, et ce gonflement ne se produit que longtemps après l’apparition des autres organes de la fleur.
I.e nom de Fève de Carthagène a été donné, dans le voisinage des côtes de l'Amérique méridionale baignées par la mer des Antilles, à la graine d’un arbre appelé Habilla. Tous les botanistes ont prétendu jusqu’à présent que cet arbre est l’ H ippocratea scandens de Jacquin (H ippocralea obcordata , Lun.). Mais si l’on réfléchit que la graine de 17/ ippocralea scandens est aussi petite qu’une lentille et a une aile très longue, tandis que la graine de V H ippocralea grandiflora est de la grosseur d’une fève des marais et n'a point d’aile, on admettra avec moi que si cette Fève de Carthagène est la graine d’un Hippocralea , c’est assurément plutôt celle de Y II ippocralea grandiflora que celle de Y H ippocralea scandens.
EXPLICATION DES FIGURES
üalaela vlrUlllor».
Fig. t . Portion d'uni* jeune infloresconce du Salaria viridtflora. A l'aisselle d'une bractée mère , B , est née une fleur qui est encore enveloppée par les deux bractées secondaires latérales, fc, qui l'accompagnent.
Fig. 2. Portion d'une inflorescence beaucoup plus âgée. La fleur, fl, s'est dégagée des bractées secondaires latérales, b ; les sépales sont on préfloraison quinconcialc et disposés de façon que le sépale postérieur soit le sépale 2. Chaque bractée secondaire, l», est fertile.
Fig. 3. Fleur dont on a coupé le calice , *, pour montrer que les pétales , p , apparaissent successivement comme les sépales et so disposent aussi en préfloraison quinconcialc dans le bouton.
Fig. 4. Fleur au moment de l'apparition des étamines, el°, ela : deux de ces étamines, et°, sont superposées aux pétales, p\ p* ; la troisième, ela, est alterne avec les pétales, ps, p*.
Fig. 5. Fleur plus âgée. Le pistil , cp, a la forme d'un cône tronqué dont la base est déjà entourée par un disque charnu, d; rt° , étamines: ci°/, et"\ cicatrices d'étamines; p\ P3. P1» P4» P5» pétales.
Fig. 6. Pistil plus «âgé, isolé et vu de face : d, disque ; el, cicatrices d'étamines.
Fig. 7. C'est le pistil de la fig. 6, vu de côté : d. disque; ef, cicatrices d'étamines.
Fig. 8. Fleur, peu de temps avant l'anthèse. Le calice , «, et la corolle, p, sont coupés. Le disque, d, a son bord relevé, et, étamines; *1, style.
Fig. 9 Une logo du pistil de cette fleur, déchirée sur le dos, pour montrer le développement des ovules, ol, dont un apparaît d'abord, au-dessous de la fente, f , produite par le rapprochement des cloisons placentaires, pl, et dont les autres apj»araissenl ensuite sur ces cloisons de bas en haut, d, disque.
Fig. tO. Fleur épanouie.
EXPLICATION DES FIGURES, 165
Fig. 41. Coupe longitudinale de cette fleur épanouie : i, calice; p, corolle: d, disque; et, étamines ; «/, style ; ol, ovules.
Fig. 4 2. Ovule isolé : m micropyle: A, hile.
Fig. 4 3. Étamine.
Hlppocraira Rlrdtill.
Fig. 4 i. Bouton de Y Hippocrate» RiedelU : s, calice : p, corolle.
Fig. 45. On a coupé le calice, *, et la corolle, p, pour montrer les étamines, et, dont une, et', est également détachée en partie, d, disque; *1, style.
Fig. 16. Coupe longitudinale de la lig. 14 : calice; p, corolle; d, disque: oc, ovaire;
ol, ovules ; et, étamines : *1, style.
Fig. 47. Ovule isolé : m. micropyle; h, hile.
Fig. 4 8. Fleur, au moment ou le disque, d, commence à se montrer. Les étamines, et, sont encore sessiles , et le sommet du style, «/, ne les dépasse pas. p , cicatrices des pétales ; «, sépales.
Fig. 4 9. Graine ailée : rit, aile: k, point d'attache.
Fig. 20. Embryon : r, radicule.
Fig. 24. Coupe transversale de l’embryon : r, radicule; ci, cotylédons.
Hippocrates onu.
Fig. 22. Jeune pistil de 17/i'ppocratea ovata : ov, ovaire ; al, style; d, disque.
Fig. 23. Une loge de ce pistil, déchirée sur le dos, pour montrer les ovules, ol : ou, ovaire, il, style; d, disque.
Fig. 24. Coupe longitudinale do ce pistil : si , style ; ov. ovaire ; cd, ovules ; et, étamines ; d, disque.
Fig. 25. Fleur après lanthéso : p1, p2, p 3, p1, pr,t pétales : d, disque ; et, étamines : st , style; or, ovaire ; og, ailes qui se forment sur chaque loge.
Fig. 26. Coupe longitudinale de cette fleur ; s, calice ; p, corolle : d, disque ; et, etamines: ol, ovules ; og, ailes de l'ovaire ; st, style.
Fig. 27. Fleur plus âgée. Les ailes, og, de l'ovaire sont plus élevées et dépassent de beaucoup le style , st. et, étamine; d . disque ; p, cicatrices de la corolle; s, cicatrices du calice.
Fig. 28. Coupe longitudinale de la fleur de la lig. 27 : i, calice; p, corolle ; d, disque; ol, ovules; st, style; og, ailes des loges.
Fig. 29. Fleur presque passée à l'état de fruit : p, corolle ; d, disque; et, étamines flétries ; og, ailes de l’ovaire.
Fig. 30. Coupe longitudinale de cette fleur : *, calice; p, corolle; d, disque; st, style; og, ailes de l'ovaire ; ol, ovules.
Fig. 31. On a enlevé une loge de l'ovaire avec son aile et on en a détaché la partie supérieure pour montrer les ovules, ol.
Hlppocratra etftilellla.
Fig. 32 Disque, d, androcée, et , et pistil, ep, de YHippocrntea ceslicilla.
Fig. 33. Coupe longitudinale île la fleur, dont le disque, landrocée et le pistil sont représentés clans la lig. 32 : s, calice, p, corollp ; d, disque: et, étamines; ol. ovule; st, style.
ORDRE DES HIPPOCRATÉACÉKS.
Hlppocralta fcrandlllora.
Fig. 34 Fleur épanouie è'Ilippocralea grandiflora. Les pétales sont tris grands. Le disque a la Tonne d’une corbeille crénelée qui entoure la base des étamines et du pistil. Les étamines s insèrent sous l’ovaire, en dedans du disque, et les filets, quoique élargis à leur hase, ne se touchent pas.
Fig. 35. Disque, d, étamines, et, et pistil, ou, «g, de cette fleur.
Fig. 36. C’est la fig. 35, dont on a coupé le disque, d. ov, ovaire: tgy stigmates; et, étamines.
Fig. 37. C'est la flg. 34, dont on n'a laissé que le disque , d. p, cicatrices de la corolle; s, cicatrices du calice.
Fig. 38. Pistil de la fig. 34 isolé : ou, ovaire; al, style; sg, stigmates.
Fig. 39. Une loge de ce pistil déchirée sur le dos pour montrer les ovules, ol. or, ovaire ; sf, style; «y, stigmates
Fig. 40. Étamine vue sur le dos.
Fig. 41 . Étamine vue de face.
Fig. 42. Fruit. Chaquo aile est ouverte sur sa face interne.
Fig. 43. Une aile de ce fruit. On aperçoit, par la fente de déhiscence, les cordons ombilicaux des ovules, ol.
Fig. 44. Graine: /», hile; m, micropyle.
ORDRE DES CÉLASTR1NÉES
Adanson a divisé sa famille des Jujubiers en deux sections , d’après la présence uu l’absence, dans le fond du calice, d’un disque jaunâtre qui le tapisse entièrement. Il place dans la première section les Cela s tins à côté des Pal in rus et des Zisyplius, et dans la seconde les /i/iamnus. A.-L, de Jussieu , dans son Généra plantarum, a partagé son ordre des Nerpruns (, llliamni ) en quatre sections , dont les deux premières comprennent les Celaslrus et les autres genres dont les étamines sont alternes avec les pétales, et dont les deux dernières comprennent les Rliamnus et les autres genres dont les étamines sont superposées aux [«'talcs. R. Brown (Flind. V'oi/., 11,551) a proposé de former des deux premières sections d’A.-L. de Jussieu un groupe distinct sous le nom de Ctduslrinéex, et depuis lors ce groupe a été adopté par tous les Itolanislcs. 11 a même été, dans ces dernières années, subdivisé lui-même à son tour, comme on le verra à l’occasion des Slaphyleacées , par Barlling, dans ses Ordines naturales.
Inflorescence. Calice. L’inflorescence des Celastrus est une cymc biparc ; chaque fleur naît à l’aisselle d’une bractée mère et est accompagnée de deux bractées latérales fertiles. Elle est construite tantôt sur le type 4 et tantôt sur le type 5. Quand elle est construite sur le type 4 , les sépales apparaissent par paires ; la paire antéro-postérieure d’abord , ta paire latérale ensuite. Quand elle est construite sur le type 5, les sépales apparaissent successivement ; il y en a deux antérieurs, ce sont les sépales 1 et 3 ; deux latéraux, ce sont les sépales 4 et 5 ; et uu [voslérieur, c’est le sépale 2. Ces sépales, libres d'abord, deviennent plus lard comtés, et dans le bouton ils sont en pré floraison imbriquée, s'il n’y en a que quatre, et en prélloraison qnineonciale, s’il y en a cinq.
C orolle. les pétales sont en nn;mc nombre que les sépales. Ils naissent tous à la fois et sc disposent dans le bouton en prélloraison imbriquée comme dans le Rula graveolens , c'est-à-dire que quand la Heur est létranièrc, il y a un pétale extérieur, deux moitié intérieurs et moitié extérieurs
ORDRE DES CKLXSTRINÉES.
cl «ni intérieur, cl que, quand la Heur est pentamère, deux pétales sont l'un extérieur et l'autre intérieur, et trois pétales sont moitié intérieurs et moitié extérieurs. Line fois nés, ils s’accroissent continuellement sans interruption et recouvrent toujours l’androcée et le pistil.
Androcce. L’androcée ne se compose que d’un seul vcrticülo d'étamines alternes avec les pétales. Ce sont, à l’origine , quatre ou cinq mamelons, selon que la fleur est tétramère ou pentamère , qui grandissent rapidement et présentent dans leur forme et dans leur structure toutes les modifications que les étamines présentent en général. Les anthères sont inlrorses , bilocnlaires, et s’ouvrent par deux fentes longitudinales.
Pistil. Quatre mamelons alternes avec les étamines constituent, à l’origine, le pistil. Ces quatre mamelons, d’abord complètement distincts à leur base , deviennent promptement connés et forment un sac plus ou moins allongé, selon l’Age, et sur les parois internes duquel on remarque bientôt quatre placentas superposés aux étamines. Ces quatre placentas, en grandissant , se prolongent au delà de l’ouverture du sac , et forment quatre stigmates, en sorte que, dahs ces plantes comme dans les Crucifères , les stigmates sont placentaires. D'un autre côté, les placentas s’avancent connue autant de cloisons dans l'intérieur du sac pislillaire , s’y rencontrent , s’y soudent et partagent la cavité primitivement unique en autant de compartiments ou loges qui, par suite, sont superposées aux pétales. C’est à la base de chacun de ccs placentas , avant qu’ils se soient soudés entre eux, (pic naissent les ovules. Ils sont au nombre de deux , un de chaque côté ; en sorte que , lors de la division de la cavité ovarienne en quatre compartiments par quatre placentas qui se sont réunis vers le centre et soudés entre eux, chaque loge renferme deux ovules appartenant à deux placentas différents, l’un au placenta de droite et l’autre au placenta de gauche. Ces deux ovules se revêtent de deux enveloppes, deviennent anatropes et ascendants, et se tournent le dos de façon que leur mieropyle est inférieur et très rapproché du placenta.
Dans les Harlogia , il n’y a que deux placentas sur les panés internes do l'ovaire, et par suite il n’y a que deux loges. En outre, chaque placenta, au lieu de porter deux ovules à sa hase, l’un à droite et l’autre à gauche, n’en porte qu’un seul. Il en résulte que quand les placentas se sont soudés au centre de Lovai re et ont partagé sa cavité en deux loges, chacune de ces loges ne renferme qu’un seul ovule attaché non pas au-dessous de la ligne de soudure des deux placentas , niais sur l’un de ces placentas, de manière qu’on puisse reconnaître la place où l’autre ovule aurait dû naître sur l’autre placenta.
l'L'TTERLICKIA CÏHAClNTIIA.
Diuis le Maylenus, il y a (rois mamelons earpcllaires , el par suite trois placentas alternes; mais de ces trois placentas, deux sont stériles, et le troisième ne porto qu’un ovule ; il en résulte que , à l’époque de l’épanouissement de la lleur, l’ovaire olïre trois loges , dont deux sont villes et une est uni-ovuléc.
Disque. Le disque, dans les Celastrus , n’est autre chose qu’un gonflement du tissu de la partie du réceptacle qui est située entre les étamines et le pistil. Il n'apparaît qu’au moment où les placentas se prolongent au delà des bords du sac pistillaire , les dépassent el forment les rudiments des stigmates.
On a placé dans les Célaslrinées une (liante qui a tous les caractères extérieurs des Celastrus , au point que Linné en avait fait le Celastrus pyracantlius; cependant, analysée dans ses organes Moraux , elle présente avec les Celastrus et les Evonymus des différences fort importantes, el qui ont porte Endlicheràcn faire le type d’un genre auquel il adonné le nom de Putlerlickia , et assurément jamais création de genre n’a été mieux justifiée.
Comme le Celastrus scandens , le Putlerlickia pyracanllia a îles (leurs pentamères et des fleurs télramères sur le même pied. Dans les premières, la prélloraison du calice est quinconciale et celle de la corolle est imbriquée de façon qu’il y a un (létale extérieur, trois moitié intérieurs el moitié extérieurs, et un intérieur; dans les secondes, la prélloraison du calice est imbriquée en ce sens qu’il y a deux sépales externes et deux internes, cl celle de la corolle imbriquée en ce sens qu’il y a un pétale intérieur recouvert par ses deux voisins, qui sont à leur tour recouverts par un | létale extérieur. Mais la structure du pistil des Putlerlickia pyracanllia est très différente de toutes les autres (’élaslrinées. Ainsi, l’ovaire est à moitié infère, et les ovules naissent eu grand nombre sur chaque placenta ; ils sont sur deux séries, dont l’une est sur'un des côtés du placenta eldont l’autre est sur l’autre côté. Quand les placentas se sont réunis et soudés au centre de manière à partager la cavité ovarienne en autant de compartiments, chaque loge présente dans son angle interne deux rangées d’ovules appartenant à deux placentas différents. Les ovules se revêtent de deux enveloppes et deviennent ariatropes; ils sont horizontaux, el ceux d’une série tournent le dos à ceux de l’autre série. Les plus jeunes sont à la partie supérieure.
Les mamelons primitifs, rudiments du pistil, sont le plus souvent ail nombre de trois ; quelquefois cependant on en observe quatre. Comme daim les Celastrus , les stigmates sont formés par le prolongement des placentas, et le disque n’est autre chose que la partie libre du dos de l’ovaire qui se gonfle et se gorge de sucs.
OR1HIK DKS CLLASTMÎSKES.
KXPÜCATION DKS RGLRKS.
CeiMtrnii icanden».
Fig. I . Inflorescence du Cehislrus scandons : ii Faisselle rie la bradée mère, H, est née une Heur qui est accompagnée rie deux bractées latérales, b, qui produisent chacune à leur aisselle une autre Heur : celle-ci à son tour est accompagnée rie deux bractées latérales, h', fertiles.
Fig. 2. Fleur encore réduite à son calice. Les deux sépales latéraux, s1, sont nés après les sépales antérieur et postérieur, sn. V , ceux-ci apres les deux bradées latérales, b.
Fig. 3. Apparition «le la corolle : ce sont quatre mamelons, p, alternes avec les sépales. sf\ s1, b, bractées secondaires latérales.
Fig. 4. Apparition ries quatre étamines, et, alternes avec les pétales, p, et super|K>sées aux sépales, a'*, s/’.
Fig. 5. Apparition du pistil : ce sont quatre mamelons, cp , superposés aux pétales, p; cl, étamines; «c, cicatrices des sépales latéraux.
Fig. fi. Pistil au moment où les mamelons carpellaires , rp, forment une sorte rie bassin qttndrangulaire sur chacun ries côtés duquel on remarque un placenta, pl.
Fig. 7. Fleur dans laquelle les étamines, et, ont leurs anthères formées, mais sessiles : lo pistil a la Torme d'une tour quarirangulaire sur les parois internes de laquelle on remarque quatre placentas, p/, alternes avec les carpelles, cp : et, étamines; et', cicatrices d étamines; p. cicatrice dos pétales: cicatrice du calice.
Fig. 8. Pistil au moment de l'apparition du disque , d; les placentas, p/, dépassent déjà l'ouverture du sac pislillaire. et, cicatrices des étamines.
Fig. 9. Pistil au moment de l'apparition des ovules : et , cicatrices dos étamines , p, cicatrices do» («étales : *, cicatrice du calice; d, disque.
Fig. 10. (loupe longitudinale de ce pistil : on voit quo les placentas, p/, se prolongent au delà du sac pislillaire pour former les stigmates et que chacun d eux porte à sa base deux ovules . ot.
Fig. II. Le même pistil, déchiré sur le dos pour montrer les doux ovules, o/, qui existent dans chaque loge, et qui sont portés par rieux placentas différents qui tendent à se souder au centre du pistil.
Fig. 12, 13. Coupe transversale d'ovaires de plus en plus Agés. On voit que les placentas s avancent dans l'intérieur de la cavité ovarienne, et tendent à s’y souder et a partager la cavité primitivement unique en autant de compartiments ou loges.
Mayienns IHriroiln*.
Fig. 25. Coujhî transversale «le l’ovaire du Muytenus ilicifoliu* , pour montrer les trois placentas , pl, dont deux sont stériles , et dont un seul porte sur un de ses côtés un ovule, ot.
ORDRE DES STAPHYLÉACÉES.
('.'est Harding 1) qui a séparé 1rs Slapliylea des CHastrns, près desquels Adansou, A.-L. de Jussieu el R. Brown les avaient placés pour eu faire un ordre à part sous le nom de SUiphiflèacées. J’examinerai ailleurs si les caractères sur lesquels s’est appuyé Barlling sont assez importants pour établir cotte séparation , ainsi que l’admettent MM. Lindley et Bi'ougniart , el si cet ordre doit être conservé.
Inflorescence. Colice. L’inllorcseenee du Staphylea pinnala , qui fleurit chaque année en grande abondance partout, est une eyme bipare. Chaque fleur naît à l’aisselle d’une bractée mère et est accompagnée de deux bractées latérales fertiles. Les sépales sont au nombre de cinq ; ils naissent successivement , se disposent dans le bouton en prélloraison quinconeiale , et sont toujours libres jusqu’à 1a base. Deux sont antérieurs , ce sont les sépales 1 et 3 ; deux sont latéraux , ce sont les sépales 4 et 5 ; et le cinquième est postérieur, c’est le sépale 2.
Corolle. Cinq pétales constituent lu corolle ; ils naissent tous à la lois , et connue ils sont toujours très étroits, ils se recouvrent à peine dans le I ioù ton.
Androcée. Connue dans les Célaslrinées, l’androeée ne se compose que de cinq étamines rangées sur un seul vcrlieille el alternes avec les pétales. Les étamines naissent également toutes à la fois, se développent régulièrenient el ne présentent rien de particulier. Leurs anthères sont introrscs, biloculaires, et s’ouvrent par deux’ fentes longitudinales.
PMI. Le pistil , à l’origine , est formé tantôt par deux , tantôt par trois mamelons earpellaires. Quand il y en a deux seulement , l’un est antérieur el l’autre postérieur ; quand il y en a trois , deux sont antérieurs et l’autre |>ostérieur. Ces deux ou trois mamelons sont d’abord distincts , mais ils sont promptement ronnésà leur base, et il en résulte une corbeille dont le Imrd a trois crénolnres : celle corbeille, c’est le rudiment de l’ovaire; les
;i Bartling, Ord. mit 381.
ORDItK DES STAPHYLÉACÉES.
trois crénelmvs , n* sont les rudiments des styles. Eu effet , au fur et à mesure que la lleur avance eu âge , ces crénelurcs s'allongent beaucoup , deux ou trois fois plus que l’ovaire, et se couvrent à leur sommet de papilles stigmaliques ; la corbeille ovarienne , de son côté, s’évase de plus en plus et finit par former un sac. C’est sur les parois de ee sac que naissent deux ou trois cloisons alternes avec les crénelurcs. Ces deux ou trois cloisons s’avancent vers l’intérieur du sac, s’v rencontrent, s’y soudent et partagent la cavité primitive du sac en autant de compartiments.
Ovules. Les ovules naissent sur ees cloisons dans l’angle interne des loges qu’elles forment en se soudant. Ils sont sur deux séries et d’autant plus âgés qu’ils sont pins rapprochés du fond de la loge. Ils soid anatropes et revêtus de deux enveloppes. Ils sont horizontaux , et ceux d’une série tournent le dos à ceux de l’autre série.
Disque. Lorsque le pistil a la forme d’une corbeille et que les placentas commencent à se montrer alternes avec les crénelurcs , le réceptacle , de conique qu’il était, prend la forme d’une coupe peu évasée dont les bonis portent les sépales , les pétales et les étamines , et dans toute la partie qui sépare ces trois organes du pistil, il se gonfle, devient charnu et forme un disque.
EXPLICATION DES FIGURES
surhriu iriroittu.
Fig. ti. Inflorescence du Slaphylen tr ifoliala. L'axe principal s'est terminé par une fleur qui est coupée ; mais à l'aisselle (les deux bractées latérales qui accompagnaient celte fleur, il s'est développé deux autros fleurs accompagnées elles-mémea chacune de deux bractées latérales fertiles.
Fig. 15. Jeune pistil au moment oit le disque , d , se montre ; cp, mamelons carpellaires primitifs ; el, étamines.
Fig. 1 6. Pistil plus Agé : cp , mamelons carpellaires primitifs qui deviendront les styles ;
d, disque: et, étamine : et', cicatrices d’étamines ; p, cicatrices des pétales.
Fig. 17. Coupe longitudinale de ce pistil. On n'aperenit encore aucune trace d'ovules sur les cloisons placentaires, pl ; cp, styles.
Fig. 4 8. Pistil au moment de l apparition des ovules, ni. Los cloisons placentaires, pl, sont rapprochées, mais no sont pas encore soudées. •
Fig. 19. Coupe longitudinale de la fleur, d'où le pistil de la flg. 1 8 a été oxtrait : of, ovules ; pl, placentas; d, disque: et, étamine.
Fig. 20. Pistil |dus Agé que dans la flg. 18. Le sommet des styles se recouvre de papilles stigmatiques : il y a six ovules au lieu do quatre dans chaque loge, et les cloisons placentaires sont soudées dans leur partie inférieure.
Fig. 21. Autre pistil !>eaucoup plus âgé. Les cloisons placentaires, j>/ , sont soudées jusqu'au delà des ovules, o/, qui sa sont revêtus de deux enveloppes ot tendent vers l'anatropio.
Fig. 22. Pistil au moment de l’épanouissement de la fleur : oe, ovaire; si, style; sg , stigmates.
Sia pli) Ica ptnnata.
Fig. 23. Pistil du Slnphylra pinnaln au moment de l'antlièse.
Fig. 24. Coupe longitudinale de ce pistil : ol, ovules.
ORDRE DES PITTOSPORKES.
I.i “s Piltospmves sont des pituites de la Nouvelle-Hollande que R. Brown a retirées des Rliamnées avee lestptelles on les avait eonfondnes avant lui pour en faire un ordre à part (. Fliitileis Voy., Il, 5Ù2 ). Deeandolle , dans son Prodromus, conserva ce groupe et l'intercala entre les Polygalécs et les Frankéniaeées. Kndlieher, dans son Généra plunUmnn, met les Pitto- S)iorées en tète de sa classe des Frangulacécs, immédiatement avant les Staphyléacécs , taudis qu’elles sont à la fin de la classe des Célastroïdées, immédiatement a[Hvs les Slaphyléaeées, dans V Énumération des plantes de M. Brougniarl. Knltii M. Lindley, dans sou I eyetable Kingdom , les range dans son alliance des Bcrbcrales entre les Ampélidées et les Olacinées.
Plusieurs genres de cet ordre lleurissenl au Muséum. Je citerai les Pittosporum , les Billardiera , les SoUyn , les Rursaria; mais It's PiUosporum ont des fleurs «pii s'épanouissent toutes presque en même temps, de sorte qu’on ne |ieut faire leur organogénie florale qu’en les étudiant chaque jour pendant six semaines, quelquefois même davantage, pour suivre toutes leurs phases de développement. Les Sollya , au contraire , fleurissent presque toute l’année , et par suite on trouve sur le même individu des Heurs à toute époque et à tous les étals de développement. Aussi est-ce sur le Sollya fnsiformis qu’ont été faites tontes les observations que je vais exposer.
Inflorescence. L’inflorescence du Sollya [usiformis se conqiose d’une fleur de première génération qui termine l’axe principal, et de deux Heurs de seconde génération qui naissent à l’aisselle de bractées portées par l'extrémité de cet axe principal. La fleur de première génération apparaît et s’épanouit la première ; les autres, étant toutes deux de même génération, sont d’autant plus jeunes qu’elles sont plus rapprochées «le celte fleur terminale.
Galice. Les sépales sont au nombre de cinq dans la fleur terminale comme dans les autres ; ils naissent successivement tlans l'ordre quincon-
COROLLK , A.\I>ROl>.K , PtSTIt.
fini ; et comme il y a toujours deux bractées latérales secondaires i|iii accompagnent chaque lleur de seconde génération, les sépales 1 et A sont antérieurs, les sépales 4 et 5 sont latéraux, et le sépale 2 est postérieur; ils unissent libres et restent tels.
Corolle. Cinq pétales alternes avec les sépales constituent la corolle. Ils naissent tous en même temps, et une lois nés ils continuent de croître sans interruption, en sorte qu’ils recouvrent les étamines et le pistil à tout âge. Dans le bouton, ils sont disposés en préfloraison quiucoucialc.
Androcée. L'androcée ne se compose que d’un vertieille d’étamines alternes avec les pétales. Comme la fleur est régulière , ces étamines sont au nombre de cinq et apparaissent toutes à la lois Leurs anthères se forment complètement avant qu’on aperçoive la moindre trace des filets ; elles sont introrscs , biloculaircs , et s’ouvrent par deux lentes longitudinales.
Pistil. Lorsque les étamines sont nées et qu'un sillon longitudinal indique déjà la division de chacune des anthères en deux loges, on aperçoit au rentre de la fleur deux bourrelets ayant l’aspect de deux croissants qui se touchent par leurs pointes el qui circonscrivent un espace elliptique. Ces deux bourrelets sont les rudiments du pistil. Ils deviennent promptement eonnés à leur base et forment un sac d’autant plus allonge qu'il est plus Agé. Ce sac, dont le diamètre est le même à l’origine dans toute sa hauteur, change bientôt d'aspect. Il s’étrangle un peu près de son sommet, pour se gonfler immédiatement au-dessusilc cet étranglement, de manière à simuler le goulot d’une bouteille , et après s’être ainsi renflé, il va en diminuant insensiblement de grosseur jusqu’à sou extrémité supérieure, où se trouve une petite ouverture bordée de deux lèvres stigmaliques, qui ne sont en quelque sorte que les deux bourrelets primitifs qui ont été soulevés par la membrane continue du sac.
En même temps que ce sac grandit et change ainsi d'aspect à l’extérieur, on remarque à l’intérieur, sur les parois, deux placentas qui s’étendent d’une extrémité à l’autre du sac et qui alternent avec les lèvres stigmaliques. Ces placentas s’épaississent , mais ne s’avancent jamais en lames vers l’intérieur, de façon que la cavité du sac est toujours uniloculaire. C’est sur ees placentas que naissent les ovules ; ils sont sur deux séries , l’une à droite et l’autre à gauche du placenta, dont la ligne médiane reste toujours s,érilc et plus ou moins lisse. Os ovules sont très nombreux et empilés les uns sur les autres ; ils sont analropcs , et leurs mouvements anatropiqnes se font dans un plan horizontal de dedans en dehors, eu sorte que leur fa plié est interne et leur micropyle externe.