‹ Traite d'organogenie comparee de la fleurChapitre 36 sur 82 · ORDRE DES PU VTOLACCÉES · texte numérisé non relu

ORDRE DES PU VTOLACCÉES

au nombre de eiiu|, naissent simultanément sur le réceptacle et se disposent dans le bouton en préfloraison quinconciale. Deux sont antérieurs , ce sont les sépales i et 3 ; deux sont latéraux , ce sont les sépales 4 et 5 ; et un est postérieur, c’est le sépale 2. Ils sont toujours libres jusqu'à la base et forment un calice dialysépale.

Corolle et androcée. Aussitôt après la naissance des sépales, on voit poindre cinq mamelons alternes sur le réceptacle ; ces cinq mamelons qu ’on pourrrait prendre d'abord pour des pétales ne tardent pas à se partager chacun en deux autres qui deviennent deux étamines. Dans le Phytolacca decandra, les choses en restent là, et l'andrœée ne se compose que d’un verticille alterne avec le calice, et dans lequel chaque étamine primitive s’est dédoublée. Dansle Phytolacca icosandra, un second verticille de mamelons se montre sur le réceptacle, alterne avec le premier, et par conséquent se superpose au calice, et ces nouveaux mamelons, se dédoublant tous à leur tour, produisent dix nouvelles étamines superposées par paire aux sépales. Mais il arrive quelquefois que les nouveaux mamelons du second verticille stamina! ne se dédoublent pas tous, qu’il y en a deux, par exemple, qui ne se dédoublent pas. Dans ce cas, on remarque toujours que ceux qui se dédoublent sont superposés aux sépales 1 , 2 et 3, et que ceux qui ne se dédoublent pas sont superposés aux sépales 4 et 5.

Quand il n’y a qu’un seul verticille d’étamines, comme dans le Phytolacca decandra , les étamines sont libres entre elles jusqu'à la base. Quand il y a deux verticilles, comme dans le Phytolacca icosandra , les étamines du verticille alterne avec le calice, et qui corres|>ond au verticille unique du Phytolacca decandra , sont aussi libres entre elles jusqu’à la base, mais celles du second verticille supcrjiosé au calice sontconnées à leur base et forment une sorte découpé autour du pistil. C’est là un fait extrêmement remarquable dont je n’ai jamais vu aucun autre exemple dans les autres plantes, où toutes les étamines de l’androcée, qu’elles forment un ou plusieurs verticilles, sont toujours libres ou connées, et qui tend à faire croire que les étamines, alternes avec les sépales dans les Phytolacca , représentent la corolle et ne sont que des [létales normalement transformés en étamines.

Pistil. Quand toutes les étaminessont nées, on voitpoindrc sur le réceptacle dix mamelons carpellaires, dont cinq sont alternes avec les sépales, et dont cinq sont superposés. Ces dix mamelons carpellaires, d’abord distincts, deviennent promptement connés à leur base, et l’on retnan pie eu meme temps une petite excavation au pied de chacun d’eux. Le pistil présente alors l’aspect d’une plate-forme circulaire dont le pourtour serait creusé de dix [leliles logettes. Si la plate-forme circulaire, qui n’est que

EXPLICATION IIES HCl IIKS.

l'extrémité il» réceptacle, se creusait mitant i|uc les inanielons caqicllaircs, l’aspect général du pistil resterait le même; mais il n'en est pas ainsi. Cette extrémité réceptaculaire s’arrête promptement dans sa croissance ; les logettes deviennent peu profondes ; mais leur pourtour extérieur formé par les dix mamelons carpollaircs connés grandit beaucoup, et il en résulte autour de l’extrémité réceptaculaire comme une sorte de palissade crénelée, d’autant plus haute que la (leur est plus âgée, et dont les crénelurcs correspondant aux mamelons carpellaircs primitifs deviendront les styles. A l’intérieur de cette palissade, on remarque comme des contre-forts qui ne sont que les cloisons qui séparaient primitivement les logettes, et qui, entraînées du côté extérieur par la palissade, ont leur bord libre non plus horizontal, mais incliné de la circonférence vers le centre. C’est dans chacune de ces logettes, dans son angle interne, c’est-à-dire sur le réceptacle, que naît un ovule dressé qui se recouvre de deux enveloppes et devient campulitro[ie. En grandissant, il presse sur la paroi extérieure de la logette, et la palissade pistillairc devient beaucoup plus étroite à son sommet qu’à sa base, qui offre à l'extérieur autant de bosses qu’il y a d’ovules ou de logettes ; ce qui avait fait considérer le pistil des Phylolaccées par quelques botanistes comme com|*osé de carpelles distincts.

EXPLICATION DES FIGURES

niviua humilia.

Fig. 4 . Portion de la fleur par rapport à la bractée-mère, B , dans le Rivina humilie : b , b\ bractées secondaires latérales ; s*, sépales latéraux ; s**, sépale antérieur ; bp, sépale postérieur.

Fig. 2. Apparition successive des deux bractées secondaires latérales, 6, b1 .

Fig. 3. Apparition des deux premiers sépales dont l’un est antérieur et l'autre postérieur, $p : 6, b', bractées secondaires latérales.

Fig. 4. Apparition simultanée des quatre étamines, et , alternes avec les sépales, «*, s/%

Fig. 5. C’est la fig. 4 vue de profil. s/\ s;, sépales ; et, étamines.

Fig. 6. Apparition du pistil. C'est un bourrelet, cp, qui entoure, d'un côté, l'axo, ol, qui deviendra l’ovule.

Fig. 7. Fleur au moment où les bords de la feuille carpellairc, cp, se sont rapprochés et ne sont plus séparés que par une fente très étroite : et, étamines ; sa, sf, eP, sépales.

Fig. 8. Pistil isolé do la fleur représentée dans la fig. 7 : f: fente carpellaire ; sf, extrémité de la fouille carpellairc qui deviendra le style.

Fig. 9. Le même pistil déchiré sur le côté pour montrer l’ovule, ol : f, fente carpellairo ; «f, extrémité de la feuille carpellaire qui deviendra le stylo.

Fig. <0* Pistil au moment où l’ovule revêtu de ses deux enveloppes tend à devenir anatropo : f, fente carpellaire ; or, ovaire; sf, stylo.

ORDRE DES l’HVTOLAOl.ÉES.

Fig. 14. I JJ mémo pistil déchiré sur le rélé pour montror l'ovale, o! : ( , fente carpellaire ; «I, style ; on, ovaire.

Fig. 12. Pistil peu (le temps avant lanthèse : eu. ovaire; f, fente carpellaire; il, stylo; sg, stigmate

Kig. 13. Le môme pistil déchiré sur lo côté pour montror lovole, ol : ov, ovaire; f, fento carpellaire : si, stylo ; sg, stigmate.

Fig. 14. Pistil au moment de lanthèse : ov, ovaire; st, style: sg, stigmate.

Fig. 15. Ovule extrait du pistil de la fig. 14 : m, micropyle.

Petlvtrld alltacn.

Fîg 16. Apparition des doux bractées secondaires latérales, b, /», qui accompagnent la fleur : li. bractée-mère.

Fig. 17. Position des sépales par rapport à la bractée -mère, H. Il y en a doux antérieurs et doux postérieurs, sP\ b, b, bractées secondaires latérales.

Fig. 1 8. Fleur dans laquelle un sépale seul est né : c'est le sépale antérieur,*1, qui recouvrira tous les autres, b , b, bractées secondaires latérales.

Fig. 19. Fleur dans laquelle les deux sépales antérieurs, s1, *2, sont nés : b, b , bractées secondaires latérales.

Fig 20. Fleur dans laquelle les quatre sépales, s2, s3, **, sont nés : b, b, bradées secondaires latérales.

Fig 21 . Apparition de la première étamine, et : elle est antérieure et alterne avec les sépales, **, s2 : ss, **, sépales postérieurs; 6. b , bractées secondaires latérales.

Fig. 22. Fleur un peu plus Agée que dans la fig. 21 . Trois étamines sont nées; I étamine antérieure, et, d'abord : les deux étamines latérales, et', ensuite : on n'aperçoit encore aucune trace de l'étamine postérieure. **, s2, s3, s4, sépales.

Fig 23. Apparition du pistil sous la forme d'un bourrelot, cp , en forme de croissant, dont la convexité est tournée du côté do la bractée-mère. Toutes les étamines, et, et', et", sont nées, s1, *2, #*, *4r sépales.

Fig. 24. Androcée et pistil plus Agés que dans la fig. 23. Une des étamines est coupée pour montrer la fente carpellaire, f ; c'est Kétamine postérieure, cl", et, étamine antérieure : et', étamines latérales; cp, feuille carpellaire.

Fig. 25. Pistil encore plus Agé. L'ovaire, ou, se distingue du style, si. f, fente carpellaire.

Fig. 26. Lo même pistil coupé sur le côté pour montrer Kovulo, ol, inséré à la base do la fente carpellaire, f : ov, ovaire ; st, stylo.

Fig. 27. Le môme pistil déchiré sur lo dos : ol, ovule inséré à la base do la fonte earpellairc, / ; st, style.

Fig. 28. Pistil peu de temps avant Kanlhèse :ov, ovaire; si, stylo; f, fente carpellaire.

Fig 29. C'est le pistil delà fig. 28 déchiré sur le dos pour montrer i’ovulo, ol : st, stylo.

Fig. 30. Bouton avant lantbèse : B. bractée- mère ; ü, bradée secondaire latérale; **, sépales antérieurs; s'\ sépales postérieurs.

Fig. 3 1 . Bases du calice, s, et de l’androcéc, et, pour montrer que les étamines sont connécs avec les sépales.

PLANCHE LX1ÏI.

Phjiolarra Icosandra.

Fig. 1 . Extrémité d'un épi de Phytolacca icosandra : B, bractées à KaissoHe de chacune desquelles naît une fleur.

Fig. 2. Position do la fleur par rapport à la bractée-mère, 1). Il y a deux bractées secondaires latérales, b, b, et un des sépales, le sépale 2, est postérieur.

EXPLICATION DES FIGURES

Fig. 3. Fleur dans laquelle les trois premiers sépales, *3, seulement sont nés.

Fig. 4. Apparition des étamines, cl", alternes avec les séries, s', s2, *3, «4, *5, sous la forme de cinq mamelons.

Fig. 5. Fleur au moment où les cinq mamelons staminaux primitifs, ri*, se dédoublent chacun en deux autres : s1, a3, *3, a', sr’, sépales.

Fig. 6 . Androcée isolé de la fig. 5.

Fig. 7. Fleur à peine plus Agée que dans la fig. 5, mais vue de côté : s’2, i3, s4, sJ, sé-

pales; eJrt, étamines groupées par paires alternes avec les sépales.

Fig. 8. Apparition d’un second verlicille d'étamines, ei°, alterne avec le premier, fl", et composé également de dix étamines : s3, s3, s4, sépales.

Fig. 9. Fleur de même «Age que celle représentée dans la fig. 8, mais vue de face ; les étamines, cl9, superi>osées aux sépales, *',«*, s3, a4, *5, ne sont pas toutes dédoublées : ecHcs qui sont superposées aux sépales, «4, r\ sont restées simples, et par suite, le second verticille, dans cette fleur, n’a que huit étamines au lieu de dix.

Fig. 4 0. Apparition du pistil Co sont desmamolons carpellaires. cp, très distincts les uns des autres à l’origine et ranges sur un seul et même verlicille. et°, el'\ étamines ; a3, *3, s4, r\ sépales.

Fig. 41. Fleur plus âgée que dans la fig. 10. Les feuilles carpellaires, cp, ont l’aspect de petites feuilles. eln, na, étamines; a, calice.

Fig. 12. Les feuilles carpellaires, cp, sont connées entre elles et l’on aperçoit l’ouverture, f, de chacune des loges : et9, e r , cicatricos d’étamines; a, cicatrice du calice.

Fig. 4 3. Fleur au moment où les étamines du verlicille interne, etr, deviennent tonnées : cla, étamines coupées du verlicille externe; a, cicatrice du calice ; cp, pistil.

Fig. 1 4. Une des loges du pistil de la fig. 4 3 déchirée sur le dos pour montrer l’ovule, ol, naissant à la base de la fente rarpollaire, f.

Fig. 4 5. Coupe longitudinale du pistil de la fig. 43 : f, fente carpellaire ; ni, ovule.

Fig. 4 6. Fleur peu de temps avant lanthèso ; *, cicatrice du calice : et", cicatrices des étamines externes ; el°, étamines du verlicille interne; si, style.

Fig. 4 7. Coupe longitudinale de cette fleur : », calice ; ei9, étamines externes; et°, étamines internes ; ov, ovaire ; ol, ovule ; *g, styles.

Fig. 4 8. Fleur épanouie.

Fig. 49. Uvule de celte fleur ; h, hile; m, micropyle.

Phjmlarca dffandra.

Fig. Ï0. Fleur de PMylaJacea decandnt peu de temps avant l’an thèse ; on a coupé les sépales, », et les étamines, eln.

Fig. 21 . Coupe longitudinale d une portion du pistil de la fig. 20 pour montrer l’ovule, ol, et la fente carpellaire, f , qui est alors très étroite.

Fig. 22. taupe longitudinale d'une fleur plus Agée : k, calice ; et, étamines; ol , ovule.

Fig. 23. Une loge du pistil de la fig 22 déchirée sur le dos pour montrer l’ovule, ol, et la fente carpellaire, f

ORDRE DES CHÉNOPODÉES.

Les plantes de eet ordre , dont M. Moquin-Tandon a donné récemment une monographie complète, se ressemblent tellement entre elles dans leur structure llorale essentielle, qu’en connaître une, c'est les connaître toutes. Aussi vais-je me borner à n'expliquer complètement que l’histoire organogénique d’une seule espèce , les Suœda f rulicosa , sauf à faire ressortir de temps en temps les légères différences qu’on observe dans les autres. Celte histoire, toutefois , sera suivie de celle des Microtea may/nirensis , que j'ai étudiés avec soin, et qui doivent , sans nul doute, être retirés des Phytolaccées, où M. R. Brown les a placés, pour être rangés dans IesChénol iodées dont ils ont tous les principaux caractères.

Sl.F.D.1 FIUTICOSA.

Inflorescence. Corolle. L’inflorescence du Suæda [rulicosa et de la plupart des Chénopodées procède par dichotomie. Chaque fleur, née à l’aisselle d’une bractée-mère , est acccompaguée de deux bractées secondaires latérales qui produisent à leur tour, chacune :1 leur aisselle , une autre fleur. Quelquefois l'une des deux bractées latérales est stérile et l’autre fertile. Au lieu d’une ryme bipare , on a alors une cyme unipare scorpioïde i ex. : Teloxis aristata). Le calice se compose de cinq sépales qui naissent successivement , restent libres jusqu'à la base et se disposent dans le boulon en préfloraison quinconcialc. Deux sont antérieurs , ce sont les sépales 1 et 3 ; deux sont latéraux , ce sont les sépales b et 5 ; un est postérieur, c’est le sépale 5. Ces sépales, une fois nés, continuent de croître sans interruption comme dans les autres plantes , et recouvrent toujours les étamines et le pistil. Ils persistent même après la floraison , et dans les Illitnm virgatum ils deviennent charnus et enveloppent le fruit de ce que les botanistes appellent une indusic. Dans les Salsola il se développe , à nn certain âge, sur le dos de chaque sépale, un pli transversal qui

8UÆDA FHITICOSA, MICROTF.A MAYPl'RENSIS. 309

grandi! beaucoup apres l’anthèse, cl forme avec les plis des aulres sépales une sorle d’aile membraneuse et horizontale.

Corolle et androcée. Jamais je n’ai aperçu la moindre trace de pétales dans toutes les Chénopodéos que j’ai étudiées. Immédiatement après les sépales , j’ai toujours vu naître les étamines. Elles sont au nombre de cinq , comme' les sépales, et leur sont superposées; leur apparition sur le réceptacle est simultanée ; elles croissent rapidement, mais ne présentent rien de particulier dans le développement de leurs anthères, qui sont introrses, biloculaires et s’ouvrent par deux fentes longitudinales.

Pistil. Peu après la naissance des étamines on voit poindre le pistil. Ce sont trois mamelons carpellaires, distincts d’abord, mais qui deviennent promptement eonnés et enveloppent comme d’une cupule :\ trois crénelures le sommet du réceptacle. Plus la fleur avance en âge, plus les bords de celte cupule se relèvent , en sorte qu’à un certain moment le pistil a la forme d’un sac dont l’ouverture est bordée de trois festons : le sac se gonfle à sa partie inférieure pour former l'ovaire , et se rétrécit un peu au-dessous de son ouverture en un style très court. Les trois crénelures qui entouraient l'ouverture de ce sac se ramifient et deviennent trois stigmates branches qui surmontent ce style. Si l'on déchire l’ovaire qui est uniloculaire par suite de ce mode de développement, on remarque à l’intérieur le sommet du réceptacle qui s’est revêtu de deux enveloppes et s’est transformé en un ovule anatropc dressé dont le inicropylé est inférieur.

Le plus souvent, dans les Chénopodées, le pistil est ainsi composé primitivement de trois mamelons superposés aux sépales i, 2 et 3; par conséquent, il y a trois stigmates dont deux sont antérieurs et un postérieur ; mais il arrive fréquemment aussi que le pistil ne se compose à l’origino que de deux mamelons, et, dans ce cas, l’un de ces mamelons est antérieur et alterne avec les sépales 1 et 3 , et l'autre est postérieur et superposé au sépale 2.

Dans les Suœda fruticosa , les trois mamelons carpellaires primitifs apparaissent simultanément sur le réceptacle. Dans les Delà maritima , ils ne se montrent que successivement , celui qui est superposé au sépale 1 d’abord ; celui qui est superposé au sépale 2 ensuite, et celui qui est superposé au sépale 3 en dernier lieu. D’un autre côté, dans les Suœda fruticosa l’ovaire est toujours supère ; dans les Delà maritima, au contraire, l’ovaire, d'abord supère , devient infère par suite d’un développement inégal des trois portions du réceptacle qui supportent, la première les sépales et les étamines , la deuxième les parois de l’ovaire, et la troisième l’ovule.

ORDRE DES CHÉNOPODÉKS.

KICROTEA MAYPURENSIS.

Corolle et androcce. 11 n’y a jamais la moindre trace de corolle dans les Microiea maypurensis , comme du reste dans toutes les Chénopodécs. Les étamines, hypogynes à l'origine, deviennent périgyncs, parce que la portion du réceptacle qui les supporte s’élève plus (pie la |K)rtiou du réceptacle qui supporte le pistil, et (pie, par suite, au lieu de conserver la forme d’un cône plus ou moins surbaissé , ce réceptacle prend celle d’une coupe plus ou moins évasée. Elles sont en nombre variable ; rarement on n’en compte que cinq, et alors elles sont superposées chacune à un sépale; le plus souvent il y en a huit par suite de dédoublement , et alors six sont superposées par paire à chacun des sépales 1 , 2 et 3 , et deux superposées chacune à l’un des sépales 4 et 5 ; quand il y en a plus de cinq et moins de huit , c’est que les étamines superposées aux sépales 1 , 2 et 3 ne sont pas toutes dédoublées en deux autres. Quel que soit leur nombre, ces étamines sont toujours libres entre elles à leur base, et leurs anthères sont introrscs, biloculaircs , et s’ouvrent , lors de la déhiscence , par deux fentes longitudinales.

Pistil. Le pistil des Microiea maypurensis ressemble complètement au pistil des Chénopodécs. A l’origine, ce sont deux mamelons carpellaires dont l’un est superposé au sépale 2, et dont l’autre est alterne avec les sépales i et 3. Ces deux mamelons carpellaires deviennent promptement connés à leur base et forment un sac dont l’ouverture, de moins en moins large, est bordée de deux styles très courts qui se divisent chacun en trois branches strgmaliques. Au fond de ce sac, on trouve l’extrémité du réceptacle ipii se revêt de deux enveloppes et devient un ov ule anatrope dont le inicropyle est en bas; dans son mouvement anatropique il se dirige vers le sépale latéral.

EXPLICATION DES FIGURES

PLANCHE LXVt.

Br ta marliliua.

Fig. 1, Extrémité d'un axe florifère. A l'aisselle de chaque bractée, B, naît une (leur, fl, accompagnée de deux bractées secondaires fertiles.

Fig. 2. Position de la fleur par rapport à la bractec-mèrc, U : **, sépale postérieur; *4, un des sépales latéraux ; h. bractées secondaires latérales produisant chacune à leur aisselle une autre fleur.

Fig. 3. Apparition de cinq étamines, cl, superposées aux sépales. a3, **, *\

EXPLICATION DES KICl'HES. Mi

Fig. 4. Apparition du premier mamelon carpellaire, cp, superposé au sépale, a‘ : *'J, a3, a4, a5, autres sépales ; el, étamines.

Fig. 5. Pistil dans lequel les trois mamelons carpollaires , ep, cp', cp", sont nés , mais ne sont point connés.

Fig. 6. Pistil dans lequel les trois mamelons carpellaires , cp, cp', cp", sont connés et entourent l'extrémité réceptaculaire devenue un ovule, o/.

Fig. 7. Pistil au moment où l’ovule revêt ses deux enveloppes et commence son mouvement anatropique. Les trois mamelons carpellaires, ag, ag', ag", qui correspondent aux mamelons carpellaires, cp, cp', cp", des autres fig. 5 et 6, se recouvrent sur leur face interne de papilles stigmaliques : et, cicatrices d’étamines ; », cicatrices des sépales.

Fig. 8. Coupe longitudinale du pistil de la fîg. 7 : ag, »g', branches stigmatiques dont l'une est coupée ; ol, ovule.

Fig. 9. Pistil au moment de lanthèse : ag, ag', ag", stigmates.

Fig. 10. Coupe longitudinale de la fleur lorsque le pistil est à l'état où il est représente dans la fig. 6. A cet âge, le pistil est encore supère : s, sépales; et, étamines; cp, mamelon carpellaire premier né et coupé; ol, ovule.

Fig. 1 I . Coupe longitudinale d'un boulon beaucoup plus avancé ; l'ovaire est déjà infère et les étamines, et, deviennent périgvnes : a, sépales ; cp, mamelon carpellaire premier né ; ol, ovule.

Fig. 12. Coupc longitudinale d'un bouton au moment de son épanouissement ; l'ovaire est tout à fait infère et les étamines, et, complètement périgynes : ag, grand stigmate ; ol, ovule.

Fig. 13 et 1 4. Portion de la fîg. 11 dans laquelle on a enlevé le pistil et coupé le sommet des sépales et des étamines pour montrer comment les étamines deviennent de plus en plus périgynes.

Fig. 15 et 16. Ovule à divers âges : h, hile; tn, micropyle.

Uteroifi raaypiireDsU.

Fig. 17. Position delà fleur par rapport à la bractée-mère, dans le Microlea maypurensia : b, b , bractées secondaires latérales el stériles ; a2, sépale postérieur ; a4, a1, sépales latéraux.

Fig. 18. Apparition des étamines, et. Ce sont cinq mamelons superposés aux sépales; le mamelon superposé au sépale, a1, est plus large que les mamelons superposés aux sépales latéraux, a4, a\ et se partage plus tard en deux étamines.

Fig. 19. Apparition du pistil. Ce sont deux mamelons carpellaires, cp, dont l’un est superposé au sépalo postérieur, a3, et dont l'autre alterne avec les sépales antérieurs, a',*3. Le mamelon staminal superposé au sépale, a3, s est dédoublé en deux autres, et, mamelon staminal superposé au sépale latéral. s5; a4, autre sépale latéral.

Fig. 20. Pistil isolé. Les deux mamelons carpellaires, cp, ne sont point encore connés.

Fig. 21 . Pistil vu de face au moment où les mamelons carpellaires, cp, deviennent connés.

Fig. 22. Fleur jeune dont on a écarté les sépales, a1, a3, a3, a4, a\ pour montrer l'intérieur : et, étamines; cp. pistil qui forme une cupule dont le centre est occupé par l'ovule, d.

Fig. 23. Pistil plus âgé que dans la fîg. 22. On voit l'ovule, ol, entre les deux mamelons carpellaires, cp, réunis en un sac à leur hase.

Fig. 24. Pistil dans lequel le sac résultant de la réunion dos mamelons carpellaires est tellement grand, qu’on n'aperçoit plus l'ovule qu’il contient.

Fig 25. Pistil au moment où les styles so bifurquent : cl, clamines.

Fig 20. Pistil peu de temps avant lanthèse.

Fig 27. Fleur épanouie.

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