‹ Traite d'organogenie comparee de la fleurChapitre 4 sur 82 · KX PU CAT) OS DES FIGURES · texte numérisé non relu

KX PU CAT) OS DES FIGURES

EXPLICATION DES FIGURES

Aadrorv-immi lilrelnmn.

Fig. 1 . Inflorescence. B, bractée mère ; bf b , bractées secondaires latérales; a3, s 4. ts, sépales.

Fig. 2. Apparition de ta corolle. Ce sont cinq mamelons arrondis, p, alternes avec les sépales et qu’on prendrait, si I on n‘y faisait attention, pour des étamines, a2, a4, a5, sépales.

Fig. 3. Apparition de l'androcée. Ce sont cinq mamelons, elc, allongés dans lo sens du rayon, superposés aux pétales, p, et en même nombre, s2, «*, s:', sépales.

Fig. 4. La fleur est plus âgée. Les sépales #*, a4, a5, qui masquaient l'intérieur, ont été coupés; on n'aperçoit encore aucune trace du pistil, mais sur chaque bosse slaminale, elc, on voit poindre au sommet un petit mamelon arrondi, rudiment d une étamine. Chaque pétale, p, adhère, en quelque sorte, à la base do la bosse slaminale, eic, qui lui est superposée, en sorte qu’on serait porté à croire, au premier alx>rd, qije le pétale, p, se développe après la bosse slaminale, elc, et n'en est que le bourrelet inférieur.

Fig. 5. Apparition du pistil sous la forme de trois petits mamelons, cp, superposés aux sépales s1, a2. A cette époque, plusieurs étamines, et, sont nées sur chaque bosse staminale, fl*, du sommet à la base.

Fig. 6. Les trois petits mamelons du pistil ont grandi et sont réunis k leur base de manière à former un bourrelet circulaire continu surmonté de trois festons, cp. Chacun de ces trois festons est le rudiment d'une branche stigmatique. D'un autre côté, les étamines, cl, sont beaucoup plus nombreuses, et l'étamine supérieure qui s’est montrée la première dans chaque groupe, ete , commence k dessiner une anthère que les inférieures ne sont point encore, nées, p, pétales; s , sépales coupés.

Fig. 7. Toutes les étamines, et. sont nées: elles forment cinq groupes dans lesquels il est encore facile de remarquer que les plus Agées sont les plus rapprochées du pistil , et les plus jeunes les plus voisines des pétales, p. Le pistil forme une sorte de tourelle à trois angles arrondis, sur les parois internes de laquelle s'étendent du sommet k la basa trois placentas, pi. t3, s1, a*, s4, «*, sépales.

Fig. 8. Pistil plus âgé. ov, ovaire; «f, branches du style.

Fig. 9. Le même, déchiré sur le dos do manière à diviser en deux une branche du style. Les placentas, pi, se sont rapproches sur la ligne médiane, Ig , de façon à partager la cavité de l'ovaire en trois loges dans l’intérieur de chacune desquelles on aperçoit deux moitiés de placenta appartenant k des placentas différents.

Fig. 10. Un placenta entier isolé.

Fig. 1 1. Coupe transversale pour montrer comment les placentas, p/, en s'avançant dans l'intérieur de l’ovaire, tendent k sc réunir sur la ligne médiane et k partager la cavité d'abord unique en trois compartiments.

Fig. 12. Pistil entier d'une fleur plus développée, or, ovaire; fl, branches stylaires.

Fig. 13. Le mémo, déchiré sur le dos d'une loge. Ou aperçoit les placentas, dans l'angle interne de la loge Des ovules , ol, naissent ou grand nombre sur ces placentas k mihauteur ; d’autres, plus jeunes, apparaissent ensuite au-dessous cl au-dessus, en sorte que les ovules sont d'autant plus âgés, qu'ils sont plus rapprochés de cette hauteur moyenne.

Fig. 1 4. Un placenta entier isolé, ol, ovule; <(, branches stylaires: ck, crête d un placenta qui se soude aux crêtes des autres placentas.

Fig. 15. On a coupé longitudinalement un pistil de façon à lo diviser en deux parties symétriques, cl l’on a dessiné une de ses parties, ol, ovules naissant sur le placenta, p/; ck, crête de ce placenta ; p/r, placenta coupé longitudinalement daus son milieu ; al, branche stylaire entière: ate, branche stylniro coupée.

8 ORDRE DES HYPKRK INKKS.

Fi?. <6. Pistil plus A?é, déchiré sur le dos d'une de ses loges pour montrer les ovules, o/.

Hyperlrun perforant ni.

Fig. 47. Apparition de la corolle, p, dans I ’Hypericum perforalum

Fig. 4 8 Apparition de l'androcée sous forme de trois bosses. et€, dont deux sont superposées aux sépales, et une superposée à un pétale.

BrUhj* prollflra.

Fig. 19. Apparition do la corolle. On a coupé doux sépales, pour mieux faire voir les pétales, p, alternes avec les sépales: si l'on n’y prenait garde, comme ces pétales sont arrondis et assez gros, on croirait que ce sont des bosses staminales.

Fig 20. Apparition do l’androcée qui se montre sous l’as|>cel d'un bourrelet circulaire formé par cinq bosses, rK. superposées aux pétales et légèrement réunies II leur hase II n'y a encore aucune trace du pistil.

Fig . * I . Fleur plus âgée dont on a coupé le calice, s\ cl la corolle, pr. On aperçoit au centre le pistil qui a la forme d'une citadelle surmontée de trois créneaux. La partie inférieure, oe, de cetto citadello, c'est l'ovaire, comme du resle dans les autres figures ; los créneaux, cp, sont les rudiments des branches du style. Le pied de ce pistil est entouré par l'androcée, sorte de hourrelet circulaire continu offrant à sa surface cinq bosses. clc, superposées aux pétales et au sommet desquelles des mamelons staminaux, et, sortent comme une éruption.

Fig. 22. Boulon plus avancé dont on a coupé les sépales pour montrer la préfioraison de la corolle.

Fig 23 . Le même dont on a enlevé en outre les pétales. Le pistil a changé d'aspect. C'est une espèce de long rêne partagé dans sa partie supérieure en trois branches stylaires et entouré, à sa base.de ce bourrelet androréen, dont toute la surface est recouverte d'étamines. On reconnaît encore, dans ce cercle continu d'étamines, les traces des cinq bosses primitives, et l'on voit très bien que ces étamines apparaissent du sommet à la base : car au sommet , elles ont déjà leurs anthères formées qu'à la base elles sont à peine visibles.

Eremanthe caijrlnum.

Fig. 24. Jeune fleur d' Eretnanlhe calgcinum dont on a enlevé le calice. Les étamines, cl, naissent par groupes sur des bosses, el<\ superposées aux pétales et en même nombre. On voit aussi très bien ici qu elles so montrent successivement sur ces bosses du sommet à la base. Le pistil ost une plate-forme circonscrite par une sorte de mur d'appui qui a cinq parties saillantes et cinq parties rentrantes: les parties rentrantes, p(, sont los rudiments des placentas; elles sont superposées aux groupes d’étamines.

Fig. 25 et 26. Pistils plus âgés; p I, placentas; cp, branches stylaires.

Elotfes enpllaa.

Fig. 27. Pistil d'une fleur de Elodet itgyptiaai , lorsque les trois glandes, gl, alternes avec les groupes staminaux et superposées aux carpelles, apparaissent

Fig. 28 Autre pistil au moment où les ovules commencent à poindre. On a déchiré ce pistil dans sa longueur de façon à partager une branche stylaire en doux , et l'on aperçoit les ovules, ol, peu nombreux, naître de chaquo côté du placenta, pi, sur une seule série. Ceux qui sont à mi-hauteur apparaissent les premiers, les autres naissent ensuite do chaque côté en gagnant le sommet et la base du placenta, tg, stigmate.

Fig. 29. Pistil encore plus âgé et fendu également sur le dos. Les placentas, p/, sc sont rapprochés sur la ligne médiane de l'ovaire et ont partagé sa cavité en trois loges. On aperçoit encore, dans le fond de la loge ouverte, la ligne de réunion, Ig. Les ovules, ol, sont sur deux séries; ils sont anatropes et dressés.

Fig. 30. Ovule isolé, m, micropyle; r, raphé: h, hile.

ORDRE DES TAMARISCINÉES.

Un cultive dans les jardins deux genres qui appartiennent à cet ordre, les Myricaria et les Tamariw. Je les ai étudiés tous deux dans plusieurs de leurs espèces ; ils présentent dans le développement de leur pistil et de leurs ovules des différences fort remarquables et dignes de tixer l’attention de tous les botanistes qui s'occupent des affinités des plantes.

I nflorescence. Calice. L’inllorescence de toutes les Tamariscinées est une grappe dans laquelle chaque fleur naît à l’aisselle d'une feuille plus ou moins modifiée. Quand la fleur est tétrainère, comme dans le Tamarix telrandra , il y a deux sépales qui naissent d'abord ; ce sont les deux sépales extérieurs : l’un est à droite, l’autre à gauche de la bractée mère. Les deux autres apparaissent ensuite en croix avec les premiers, et sont, l’un antérieur, et l’autre postérieur. Quand la fleur est pentamère, comme dans le Myricaria germanica, les sépales naissent successivement dans l’ordre de leur préfloraison quinconciale. Les deux premiers sont latéraux, le troisième et le cinquième sont antérieurs, et le quatrième postérieur. Du reste, ils sont et restent toujours libres jusqu’à la base.

II y a donc dans les Tamariscinées , comme dans les Millepertuis, deux sépales antérieurs ; mais tandis que dans les Millepertuis ce sont les sépales 1 et 3, dans les Tamariscinées ce sont les sépales 3 et 5. En outre, le. sépale 3 dans les Tamariscinées est beaucoup plus jeune que les sépales i et 2 et à peine plus âgé que les sépales 4 et 5, tandis que, dans les Millepertuis , il est à jieine plus jeune que les sépales 1 et 2 , et beaucoup plus âgé que les sépales 4 et 5. A quoi tiennent ces différences? A ce que dans les Millepertuis il y a deux bractées secondaires qui accompagnent chaque fleur, tandis qne dans les Tamariscinées il n’y en a aucune trace.

Dans le Tamarix telrandra le calice est manifestement composé de deux paires de sépales disposées en croix. Comme la fleur n’est point accompagnée de bractées latérales, la paire inférieure la première mie est alterne avec la bractée mère, et la paire supérieure, née plus lard, est au contraire superposée à cette bractée mère d’une part et à l'axe de l’autre. Imaginons •pie dans cette paire supérieure de sépales superposée à la bractée mère et

ORItRR I>KS TIMARISCINKP.S.

à l'axe, le sépale antérieur se dédouble en deux autres, dont l’un est un peu plus jeune que l’autre; le calice, de tétramère, deviendra |>en!ainère, et les deux sépales, résultat du dédoublement du sépale antérieur, seront les sépales 3 et 5. Ils seront beaucoup plus petits que les sépales latéraux de la première paire et seront à peine inégaux entre eux. Or c’est ce qui a lieu : dans les Tamariacinées pentamères le sépale 3 est à peine plus âgé que les deux autres sépales h et 5.

Dans les Millepertuis le calice est également compost’' de deux paires de sépales ; mais comme il y a une paire de bractées secondaires alternant avec la bractée mère, la première paire de sépales, qui alterne avec celle paire de bractées secondaires, est superposée à cette bractée mère d’une part et à l’axe de l’autre ; et comme, d'un autre côté, c’est toujours le sépale antérieur qui se dédouble, les deux sépales résultant de ce dédoublement, et qui sont les sépales 1 et 3, sont à peine inégaux entre eux et sont lteaucoup plus grands que les sépales h et 5 de la paire supérieure.

Corolle. Les pétales apparaissent ensuite et simultanément ; ils sont en même nombre que les sépales et alternent avec eux. Dans le bouton, leur prétloraison est contournée.

Androcée. Les étamines sont en même nombre que les pétales ou en nombre double : lorsqu'elles sont en même nombre, elles alternent et sont extrorses (ex. : Tamarix tetrandra) ; lorsqu'elles sont en nombre double , elles sont sur deux rangs et iulrorses (ex. : Myricaria germanicà). Le rang extérieur est superposé aux pétales et naît après l’autre, qui est alterne; aussi ses cinq étamines sont-elles toujours plus petites. Du reste, que les étamines soient en même nombre que les pétales ou en nombre double, vers la lin de leur accroissement, elles sont soulevées par une membrane qui les réunit et dont le boni libre est éehancré d’un nombre de dents variable selon les espèces.

Les botanistes descripteurs ont l’habitude de désigner sous le nom d'étamines soudées par leurs blets, filamenla in lubuliim membranacetm coalila , les étamines qui sont réunies à leur base, comme dans les Tamariseinées, par une membrane commune. Sans aucun doute, au point de vue théorique, on peut admettre que ce sont des étamines soudées ; mais celte soudure , on ne la voit jamais se produire , elle est congénitale ou plutôt contemporaine des parties qu’elle réunit. Voilà pourquoi j’emploie de préférence l’expression de comtés ( connaît ) , pour les organes ou les portions d’organes qui naissent ainsi réunis, réservant le mol soudés ( eoaliti ) pour les organes ou les portions d’organes qui naissent libres et qui se soudent ensuite. Ainsi, je dis que les anthères des Composées sont sondées, que les

amuiockk , risTiL.

filets des étamines des Balsamines sont soudés, parce que ces anthères comme ces filets sont d’abord libres, et que je les vois ensuite adhérer les uns aux autres et se souder, tandis que, dans les Tatnari. r, je dis que les fdets des étamines sont connés, parce que, à quelque époque que je les considère, les portions de ces lilcts qui sont réunies n’ont jamais été dis* tinelcs ; elles sont nées réunies.

Pistil. Peu de temps après l’apparition des étamines dans le Tamarix tetrandra , l’extrémité du réceptacle, qui était jusqu’alors hémisphérique, se déprime, s’équarrit et forme une sorte de plate-forme quadrangulaire dont les angles alternent avec les étamines. Puis les angles se relèvent et produisent quatre petits mamelons rudiments des branches stylaires. Ces quatre petits mamelons, d’abord complètement distincts, s’élargissent bientôt à leur base, prennent l’aspect de petites écailles qui sont ensuite soulevées par une membrane commune qui les réunit, et (pii semble sortir du plancher du réceptacle à la façon des décorations de théâtre.

Cette membrane commune continue à s’étendre et à s’élever ; elle s’ellile dans sa partie supérieure pour former le style et se gontle à sa partie inférieure pour former l’ovaire.

Presque aussitôt l'apparition des quatre petits mamelons , rudiments du pistil, il se forme au pied de chacun d’eux, dans le plancher du réceptacle, une [letile fossette. 11 en résulte qualre-petites loges séparées entre elles par des cloisons épaisses et charnues. Assez élevées près des paroisde l’ovaire, eescloisonsdiminuentde hauteur en se rapprochant du centre et ressemblent beaucoup à ces entrefends qui séparent les loges d’une salle de spectacle.

C’est près de la ligne de jonction de ces cloisons avec les parois de l’ovaire, sur leur crête et sur leurs pans, (pic naissent les ovules. On en voit poindre d'abord quatre, un sur chaque crête ; puis chacun de ecs quatre est bientôt suivi de deux autres , l'un à sa droite et l’autre à sa gauche , audessous de lui, sur les côtés de la cloison ; puis de deux autres encore situés plus bas, et ainsi de suite : en sorte que les ovules semblent naître sur un placenta en forme de fer à cheval qui serait à califourchon sur la cloison et dont les deux branches descendraient le long de cette cloison dans deux loges contiguës, les plus âgés étant en haut et les plus jeunes en bas.

Ces fossettes creusées dans le plancher du réceptacle ne deviennent pas plus profondes au fur et à mesure que l’ovaire grandit ; aussi lorsque le pistil a atteint son complet développement, ces fossettes sont tellement petites comparativement aux autres organes qui les entourent, qu’elles sont en quelque sorte invisibles, et qu’il faut ne pas les perdre un instant de vue dans la série des développements, pour en reconnaître plus tard la trace.

ORÜHK neS taSariscinéss.

Les ovules qui sont nés sur les cloisons qui séparent ces fossettes grandissent, se revêtent de deux enveloppes et deviennent anatropes. Et comme dans leurs mouvements anatropiques ils dirigent leur inicropyle en haut et en dehors, lorsque leurs évolutions sont accomplies, ils sont ascendants et ont le micropylc extérieur et le rnphé intérieur.

Dans l’exposé (pic je viens de faire du développement du pistil du T amarix tetrandra , j’ai toujours admis qu’il y avait quatre styles et quatre placentas alternes ; mais il arrive souvent qu’il n’y a que trois styles et trois placentas : dans ce cas l’un des styles est antérieur et les deux autres postérieurs.

Le Myricnria germnnica ne présente jamais que trois placentas et trois stigmates, et, chose singulière, au premier abord, les stigmates sont siqierl>osés aux placentas et leur font suite, en sorte que l’un d’eux est postérieur et les deux autres antérieurs. A l’origine, le pistil commence comme dans I c'Tamarix tetrandra , c'est-à-dire qu’il se produit trois petits mamelons dont l’un est antérieur et les deux autres postérieurs. A la hase de chacun des mamelons ou observe également une petite fossette peu profonde , et ces trois mamelons , en Croissant, sont bientôt soulevés par une membrane circulaire commune qui sort du réceptacle, et qui forme comme une enceinte continue festonnée sur son bord supérieur libre par les trois mamelons primitifs; mais là s'arrête la ressemblance. Celte enceinte , en effet, en continuant de s’élever, s’évase légèrement à son sommet et s’étrangle eu dessous , de façon à fermer la cavité ovarienne ; le pistil ressemble alors à ces amphores antiques dont le ventre renflé est surmonté d’un col rétréci et d’nne ouverture évasée : les festons qui résultaient de la présence des mamelons pislillaires primitifs ont disparu, parce que les placentas qui alternaient avec eux ont grandi davantage, les ont dépassés, ont fait à leur tour saillie à l’extérieur, se sont recouverts de papilles sligmatiques, et forment de véritables stigmates.

D’un autre côté , en même temps (pie ce pistil grandit et subit toutes ces transformations, on aperçoit sur scs parais internes trois lignes saillantes assez épaisses qui s’étendent de la base au sommet. Ces trois lignes saillantes qui s’amincissent à leur partie supérieure sont les Irais placentas. Elles se couvrent peu à peu d'un grand nombre d'ovules (pii sont disposés sur plusieurs séries et dont l’évolution a lieu du bas vers le haut. Ces ovules se revêtent également de deux enveloppes ; ils dirigent à l’origine leur inicropyle vers le haut de la cavité de l’ovaire cil s’infléchissant vers l’extérieur, deviennent anatropes, et lorsque leurs évolutions sont accomplies, ils ont, comme dans le T amarix tetrandra, le inicropyle externe et le raplié interne.

KXPLICATIO* 1>K« Fir.UlKS

Quant aux poils qu’on observe sur les graines de toutes les Tamariscinées, ils se montrent sur la chalaze, lorsque l’ovule est devenu anatrope, et grandissent promptement.

EXPLICATION UES FIGURES

Tamarlx tttraudra.

Fig. 1. Position de la fleur par rapport à la Bractée mère dans le Tamaris tclrandra. Deux bourrelets, rudiments des sépales latéraux et extérieurs, apparaissent en premier lieu et simultanément, l’an à droite et l’autre à gauche de la bractée mère. Deux autres bourrelets se montrent ensuite en croix avec les premiers : lun est antérieur et caché par la fleur; l'autre, est postérieur.

Fig. 2. ha fleur de la fig. 4 , séparée de la bractée, grandie et grossie.

Fig. 3. Apparition des pétales, p, alternes avec les sépales, s, $' ,

Fig. 4. C’est la fig. 3, vue de face, p, pétale; «, sépale.

Fig. 5. Apparition de l’androcée sous la forme de quatre mamelons staminaux, et, alternes avec les pétales, p, et superposés aux sépales, s.

Fig. 6. Fleur plus Agée. Le pistil est né et forme déjà une enceinte continue quadrangulaire dont les angles , cp, un peu plus relevés, alternent avec les étamines , et dont les côtés, superposés à ces étamines et rentrant un peu dans l’intérieur, indiquent les placentas, p/.

Fig. 7. Pistil d’une fleur encore plus Agée. Indépendamment de l'enceinte continue et quadrangulaire de la fig. 6, avec ses angles relevés, cp, et ses côtés placentaires, p/, rentrants, on aperçoit, à la base de chaque angle relevé, une petite fossette, Ig, rudiment d’une loge qui ne se développa pas davantage.

Fig. 8 Pistil au moment où les o\ulcs commencent à naître. Il n’y a ici, comme du reste cela a lieu très souvent, que trois styles au lieu de quatre.

Fig. 9. Coupe longitudinale de la fig. 8. La loge, Ig, creusée au pied de chaque angle relevé de l’enceinte pistillaire primitive, n'est pas devenue plus profonde. Mais sur la partie placentaire rentrante, />/, et qui, dans la fig. 7, formait une sorte de cloison entre deux fossettes voisines, on voit trois ovules, ol, dont le médian est plus âgé que les deux autres.

Fig. 10. Un placenta de la fig. 9, séparé cl grossi, ol, ovules.

Fig. Il, 42 et 13. Placenta de fleurs de plus en plus âgées, pour montrer que les ovules, ol, apparaissent successivement du sommet à la base de chaque côté de l'ovule médian, ol", et que dans leurs mouvements ana tropiques ils dirigent leur mjcropyle du côté extérieur.

Fig. 4 4. Pistil peu de temps avant ( épanouissement de la fleur. Il s'est produit audessous des styles une sorte de bourrelet annulaire, ba ; la partie interne de cos styles commence a se recouvrir de papilles sligmatiqucs.

Fig. 1 5. C'est, A peu de chose près, le pistil de la lig. 1 i. déchiré sur le dos pour montrer la disposition des ovules, ol.

Fig. 16, 17, 18. Ovules à divers âges.

Fig. 19. Fleur épanouie.

OH DHL DfcS TAMAIUMI.NKKS.

Fig. 20. Coupe longitudinale do cette fleur, et, étamines; sg, stigmates; ol, ovules ; p, pétale ; *, sépale ; etc, membrane qui réunit la base des étamines.

Fig. 21 . Stigmate 6 trois branches isolé et grossi.

Fig. 22. Portion do l'androcée peu de temps avant l'épanouissement pour montrer la réunion des étamines à leur base et la situation extrorse des an ibères.

Mjrtcarlft germante*.

Fig. 23. Apparition dos trois premiers sépales, a1,**, a3, dans une fleur do Myricarin germanica.

Fig. 24. Apparition de la corolle, p. Les cinq sépales sont tous nés.

Fig. 25. Apparition du premier verticille d'étamines, et", alternes avec les pétales, p.

Fig. 26. Apparition du deuxième verticille d'étamines, etv , superposées aux pétales, p. — a', s2, a3, a\ sépales; et", étamines alternes.

Fig. 27. Apparition du pistil. Ce sont trois mamelons, cp, séparés, p, pétales; et", étamines alternes; et°, étamines superposées aux pétales.

Fig. 28. Préfloraison contournée de la corolle.

Fig. 29. Jeune pistil avant que les trois bourrolets qui le constituent so soient réunis en une enceinte continue comme dans la fig. 30.

Fig. 30, 31, 32. Pistils de plus en plus Agés. On voit les placentas, p/, naître, grossir et faire saillie à F extérieur pour former les stigmates, s g.

Fig. 33. Coupe longitudinale du pistil , représenté dans la flg. 32 pour montrer les placentas, pf.

Fig. 34. Fleur dont le pistil est un peu moins âgé que le pistil de la fig. 32, pour faire voir la disposition et les grandeurs relatives des divers organes sexuels. Les sépales et les pétales sont coupés. Les étamines, et° , superposées aux pétales, sont encore à l’état de mamelons, que les étamines alternes, et", commencent déjà a dessiner leur anthère

Fig. 35. Placenta sur lequel les ovules, ol , commencent à so montrer de la base au sommet .

Fig. 36. Pistil peu de temps avant l'épanouissement.

Fig. 37. Placenta du pistil de la fig. 36. Les ovules, ol, qui sont nés de la base au sommet, ont deux enveloppes et dirigent dans leurs mouvements anatropiques leur micropyle en haut et vers l'extérieur.

Fig. 38. Un ovule isolé.

Fig. 39. Androcée et pistil d'une fleur au moment de I épanouissement. Les étamines sont inlrorses et réunies à leur baso par une membrane commune.

ORDRE DES CISTINÉES.

L’ordre dcsCislinccs, comme l'ordre des Tamariscinées , ne comprend qu'un petit nombre de genres dont deux au moins, les Cistm et les Ilelianthemum, sont cultivés dans tous les jardins de botanique. C’est sur plusieurs espèces de ces deux genres que mes observations ont été laites, et comme ces (liantes fleurissent presque toute l’année, on pourra toujours, quelle que soit la saison, vérifier l’exactitude des faits que je vais exposer.

Inflorescence. Calice. Le calice des Cistus se compose de cinq sépales qui naissent successivement, se disposent en préfloraison quinconciale et restent toujours libres jusqu’à la base. La Heur est terminale et accompagnée de deux bradées latérales opposées. Si l’on cherche la position des sépales par rapi>ort à ces bradées, on remarque que les sépales 1 et 2 alternent avec elles, tandis que les sépales 3 et 5, d’une part, et le sépale 4, de l’autre, leur sont superposés. Le calice des Cistus peut donc être considéré comme composé de deux paires de sépales dont l’inférieure alterne avec la dernière paire de bradées, et dont la supérieure , en croix avec l’inférieure , a un sépale dédoublé en deux autres qui forment les sépales 3 et 5. Par suite, le sépale 3, étant le résultat d’un dédoublement de la paire supérieure de sépales, doit être à peine plus grand que les sépales siqiérieurs et beaucoup plus petit que les sépales inférieurs 1 et 2. C’est en effet ce qui a lieu.

Dans les Ilelianthemum, la fleur est souvent oppositifoliéc et l’infloresccnee est une evme uniparc scorpioïde. Les sépales, au lieu d’être égaux comme dans les Cistus au moment de l'épanouissement de la fleur, sont très inégaux. Il y en a deux petits, ce sont les sépales 1 et 2; et trois grands, ce sont les sépales 3, 4 et 5. Si l'on recherche la position des sépales par nqqiort à la bradée mère , on remarque qu’après avoir produit une bractée secondaire latérale, l'axe floral donne naissance d’abord à deux sépales, dont l’un est antérieur et l'autre postérieur, et qui, originairement plus grands que les autres, comme les premiers nés, deviennent promptement plus étroits et plus petits; puis à trois autres, dont un est diamétralement opposé à la bradée secondaire latérale et dont deux lui sont superposés. Cette bractée secondaire latérale produit à son tour dans son aisselle un axe floral qui semble n’ètrc que la continuation du premier, parce que

Ilium K IIKS CISTINKKS.

1» llenr qui (erinine celui-ci se courbe et est alors presque oppositifoliéc. Voilà pourquoi, si l’on examine la position île ces sépales par rapport à lu bradée opposée à l'axe de la (leur que l’on considère, on observe que les sépales 1 et 2 alternent avee cette bractée, que le sépale 4 lui est diamétralement opposé, et que les sépales 3 et 5 lui sont superposes. Dans l'hypothèse de deux paires de sépales formant le calice , c’est dans la paire supérieure qu’un sépale se dédouble , et le sépale qui se dédouble esl superposé à la dernière bractée. Du reste, dans les Helianlhemum , comme dans les Cistus , le calice est toujours polyphylle.

Corolle. La corolle est composée de cinq pétales libres qui naissent siinultanérnent ; mais, chose singulière, tandis que dans les Cistus ils sont, comme dansla plupart des fleurs, alternes avec les sépales, dans les Helianlhemum ils sont placés ainsi : un devant le sépale 4 et deux devant chacun des sépales 3 et 5. Il y a donc, en considérant le côté de la (leur superposé à la dernière bractée comme le côté antérieur, quatre | létales antérieurs superposés par paire aux deux sépales antérieurs 3 et 5, et un pétale postérieur superposé au sépale postérieur 4. Cette disposition des pétales esl bien remarquable : elle a beaucoup embarrassé les botanistes, qui voyaient bien que ces pétales n’étaient point alternes, mais qui ne pouvaient préciser exactement leur situation, qu’on ne peut bien déterminer, du reste, qu’en remontant à leur origine.

Les pétales grandissent jicu d’abord et se laissent dépasser de beaucoup par les autres organes, et notamment par les étamines ; mais, peu de temps avant l’épanouissement, ils regagnent ce qu’ils avaient perdu et se disposent dans le boulon en préfloraison contournée.

Androcée. Les pétales ont déjà pris la texture pélaloïdc lorsque la partie inférieure du mamelon central se gonfle dans tout son pourtour et forme un bourrelet circulaire autour de ce mamelon. La surface de ce bourrelet est d’abord lisse et unie comme le reste du corps ; mais bientôt sur son bord sujiérieur cinq étamines apparaissent : ce sont cinq petites proéminences assez écartées lesunes des autres et ressemblant àdes taupinières. Plus tard et sur un cercle moins élevé, cinq autres étamines se montrent; elles ont la même forme que les premières et alternent avec elles. Plus lard et plus bas encore, chacune des étamines de ce second cercle est accompagnée de deux autres, l'une à sa droite et l’autre à sa gauche; puis d'un plus grand nombre qui naissent de plus en plus bas, jusqu'à ce que le bourrelet circulaire en soit complètement couvert et que les étamines semblent en nombre indéfini.

D’après ce mode d’apparition des étamines , ne pcul-on pas en conclure que l’androcée des Cistus ne se compose que de deux vertieilles : l’un ,

IUSTI1..

superposé :mx sépales, dans lequel les étamines restent simples et sont les plus intérieures; l'autre, superposé aux pétales, dans lequel les étamines sont groupées en einq faisceaux : les étamines dans chaque faisceau apparaissant du haut en bas.

Dans les Helianlhcmum Icruplidn staminale ne se fait pas avec la même netteté et la même régularité que dans les Cistus. On voit très bien encore qu’elle commence au sommet du bourrelet qui entoure le pistil, et qu’elle gagne peu à peu jusqu’à la base ; mais on ne |mmiI ni compter le nombre des étamines qui apparaissent les premières , ni déterminer exactement leur situation.

Pistil. Avant que tontes les étamines soient nées, l’extrémité centrale du réceptacle se déprime et produit une plate-forme pentagonale dont les angles siqierposés aux pétales se relèvent ensuite et donnent naissance à cinq petits mamelons, rudiments du pistil. Ces einq petits mamelons, d’abord parfaitement distincts , ne tardent pas à être réunis par une membrane commune qui sort du réceptacle et qui les soulève. Le pistil, à cette époque, a l'aspect d’une corbeille festonnée sur ses bonis. Cette corbeille grandit, s’évase davantage, et prend l’aspect d’un tube dont l’extérieur présente cinq crénelures qui correspondent aux einq mamelons primitifs ; puis ec tube lui-même change de forme ; il se gonfle à sa base pour constituer l’ovaire, s’effile dans sa partie moyenne en un long style, et s'épanouit à son sommet eu un stigmate globuleux.

Lorsque le pistil a encore la forme d’une corbeille , on aperçoit sur ses parois cinq bosses alternes avec les cinq mamelons pistillaires primitifs et qui s’étendent de la base au sommet. Ces cinq bosses sont les rudiments «les placentas. Plus la corbeille pistillairc s’évase , plus ces placentas s’allongent , et lorsque le pistil a acquis sa forme définitive, et se divise en ovaire, en style et en stigmate, ces placentas forment des cordons qui s’étendent de la base au sommet ; très gros dans l’ovaire , dans la partie qui donne naissance aux ovules, ils s’amincissent beaucoup dans le style; ’et, chose singulière dont j'ai cependant déjà montré un exemple dans le Myricaria germanica, ils dépassent le sommet du style, s’y étalent, se recouvrent «le papilles stigmaliques, et forment les stigmates.

Les placentas, bien qu’ils s'avancent souvent beaucoup dans l’intérieur de l’ovaire, ne se soudent jamais entre eux et ne partagent jamais en plusieurs loges la cavité d’abord unique de cet ovaire. Les ovules naissent, comme dans les Myricaria germanica , sur plusieurs séries, de la base au sommet, en sorte qu’ils sont d’autant plus {jeunes qu'on les examine pies

iiiiiiiti: ms f.isi inus.

haut. Ils sont dressas cl | h nies sur de lonjrs fimieules; ils sont orlliolix)|ies, et par conséquent ont le mlcropyle supérieur.

Le nombre des placentas alternes avec les carpelles n’est pas toujours de cinq comme dans les Çislus populifolius. Il varie beaucoup ; j’en ai Compte jusqu’à huit dans le Cistus laurifolius.

Le développement dit pistil est absolument le même dans les Hélianthèmes (pie dans les Cistes, A cette seule différence près, qu'il n'y a jamais dans les Hélianthèmes (pie trois mamelons primitifs et trois placentas alternes ; et lorsqu’on recherche la position de ees trois mamelons primitifs par rapport aux sépales, on trouve qu'ils sont su|>er|Hisés aux trois sépales intérieurs.

EXPLICATION DES FIOl HES.

PLANCHB III.

CUtU* popullfolliu.

Fig. 1,2 Apparition successive des sépales, •*, t2, *3, a4, a*. Dans la fig. 1, il n’y a encore que les trois premiers, a1, a2, a3.

Fig. 3. Apparition simultanée des cinq pétales, p, alternes avec les sépales Fig. 4. Un bourrelet circulaire s’est produit autour de Taxe, au-dessus des pétale*, p, et cinq étamines, et*, alternes avec ces pétales, se sont montrées sur la face supérieure de ce bourrelet.

Fig. 5. C'est la fig. 4, vue de face, et*, étamines.

Fig. 6. Cinq autres étamines, et*, alternes avec les premières ot superposées aux pétales, p, sont nées, et sont un peu plus extérieures.

Fig. 7. Apparition des cinq carpelles, cp, superposés aux pétales. A ce moment, dix autres étamines, ei°\ sont nées sur l’androcée, alternes avec les dix premières, et forment un verticille un peu plus extérieur.

Fig. 8. Portion de la fig. 7, grossie.

Fig. 9. Pistil de la fig. 7, isolé et grossi.

Fig. 10. Portion d'une fleur un peu plus âgée que celle de la fig. 7. De nouvelles étamines sont nées, et l'on voit très nettement que leur évolution a lieu du haut vers le bas.

Fig. 1 1. Pistil plus âgé. Les loges, 1, commencent à se dessiner au pied des carpelles, cp. Fig. 12. Coupe d’un pistil encore plus âgé. pi, placentas; cp, carpelles.

Fig. 13. Fleur dans laquelle le pistil a 1 aspect d’une corbeille à cinq crénelures, et dont les parois internes sont parcourues par cinq placentas alternes, pl. De nombreuses étamines Sont nées du sommet ù la base sur le bourrelet nndrocéen.

Fig. 14. Piatil plus âgé. pl, placentas; cp, carpelles.

Fig. 15. Coupe de ce pistil, p/, placentas; cp, carpelles.

Fig. 16. Pistil au moment de l’apparition des ovules.

Fig. 17. Pistil plus âgé dont on a coupé le style et le stigmate pour montrer par une section transversale comment les placentas, pl, partant des parois, s’avancent vers l’intérieur sous forme de cloisons, tendent à se réunir au centre et à partager la cavité en autant de compartiments. On a en outre déchiré sur le dos, à la partie inférieure, une de ces loges pour montrer l’apparition des ovales, ol. sur les placentas, apparition qui »e produit du bas vers le haut.

EXPLICATION DES FIGURES. 19

Fig. 18, 19. Placentas isolés et de plus en plus âgés. L'ordre d'apparition des ovules, de la base au sommet , est manifeste.

Fig. 20. Pistil , peu do temps avant l'épanouissement de la (leur. Les placentas ont fait saillie au dehors, et constituent les stigmates, xg.

Fig. 21. Coupc transversale do l'ovaire de ce pistil pour montrer comment les placentas, p/, tendent à se réunir au centre.

Ilrllanthrmiun talnrr.

Fig. 22. Ovule développé isolé do Y Helianthemum nilgarc .

Fig. 23. Jeune grappe scorpioïdo. m , micropyle.

Fig. 24. Apparition de la corolle. Un des pétales e?l superposé au sépale, Les quatre autres sont superposés par paires aux sépales, s3 et a4, comme on le voit dans la Hg. 25.

Fig. 25. Apparition du pistil, cp. Les étamines, et, naissent du sommet à la base comme dans les Cistes, mais avec moins d'ordre.

Fig. 26. Jeune pistil, isolé et grossi.

Fig. 27. Pistil plus âgé , formant déjà une sorte de corbeille à trois crénelurçs, cp, sur les parois internes de laquelle on aperçoit trois placentas, p/.

Fig. 28. Pistil beaucoup plus âgé. Les placentas font déjà saillie à l'extérieur pour constituer les stigmates, *y.

Fig. 29. Lo même, déchiré sur le dos entre deux placentas, pl. On n'aperçoit encore aucune trace d'ovules à leur surface.

Fig. 30. Autre pistil plus âgé, déchiré également sur le dos pour montrer l'apparition successive des ovules, o/, do la base au sommet.

Fig. 31, 32, 33. Placentas isolés de pi>tils do plus en plus âgés.

Fig. 34. Pistil dont on a représenté un placenta isolé dans la fig. 33.

Fig. 35. Stigmato isolé et grossi do ce pistil.

Fig. 36. Étamine.

ORDRE DES T1LIACÉES.

L’inflorescence «lu Tilleul a clé dans ces derniers temps l'objet de discussions approfondies entre MM. Wvdleret Brunner: celui-ci prétendant que le groupe de fleurs est la prolongation de l’axe principal, et que le bourgeon foliacé qu’on aperçoit à sa base n’en est qu’une production latérale; celui-là soutenant , au contraire , que c’est le Iwurgeon foliacé qui est la prolongation de l’axe prinri|Nd, et que le groupe de fleurs n’est que d’ordre secondaire.

L’élude des diverses phases par lesquelles passent successivement ces organes depuis leur origine résout complètement cette question débattue, et donne en outre la signification de toutes ces petites braetéoles qui accompagnent les fleurs de chaque groupe cl la raison de l'irrégularité qu’on remarque dans l'arrangement de ces fleurs elles-mêmes.

Les bourgeons du Tilleul entrouvrent leurs écailles dès les premiers jours du printemps et s’allongent en scions couverts de feuilles distiques. Sur ces scions, tantôt il liait des fleurs , tantôt il n'en liait |ioinl , et nui ne sait à quoi lient celte différence. On ne peut même pas reconnaître à l'extérieur les bourgeons qui produiront des scions fertiles, comme on peut le faire dans les Pommiers, où les fleurs, étant déjà nées dans le bourgeon , modifient la forme de ce bourgeon et le distinguent des autres qui sont stériles.

A l'aisselle de chacune des feuilles du scion florifère, on voit poindre un mamelon, rudiment de l’axe floral; puis, sur ce mamelon apparaît la bradée qui est plus tard connéc avec l’inflorescence. Cette bradée est tantôt à droite et tantôt à gauche de la feuille mère. Car, ainsi que l’a remarqué M. Brunner, celte bractée est toujours située du côté supérieur du scion supposé horizontal. A quelque âge qu'on l’examine, elle n’est jamais accompagnée de stipules.

En face de cette première bradée apparaît ensuite une écaille qui est également sans stipules, et qui produit à son aisselle un mamelon, origine d’un bourgeon foliacé. M. Brunner a donc raison de considérer ce bour-

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