INFLORESCENCE, (ALICE, COROLLE
gcon foliacé comme une production secondaire, et l’axe sur lei|uel il se développe et qui porte les Heurs à son extrémité, comme l’axe principal.
Au-dessus de la première bractée , il en liait une troisième qui lui est siqierposée. Au-dessus de la deuxième , qui produit à son aisselle un bourgeon foliacé, il en liait une quatrième qui lui est également superposée. J’ai dit que la première bractée et la deuxième n’ont point de stipules ; la troisième et la quatrième , au contraire, en ont toujours chacune deux.
Après avoir ainsi produit deux bractées sans stipules, dont l’une est connéc avec lui, et dont l'autre donne naissance à son aisselle à lin bourgeon foliacé , et deux bractées avec stipules , l’axe floral se termine par une fleur. Mais ecs deux bractées stipulées, ainsi que leurs stipules, ne restent pas stériles. A l’aisselle de chacune d’elles , ainsi qu'à l’aisselle de chacune des stipules , on voit poindre bientôt un mamelon floral qui, à son tour, porte à droite et à gauche de la bractée ou de la stipule à l’aisselle de laquelle il est né , deux nouvelles bractées sans stipules qui sont fertiles ou stériles, et se termine par une fleur.
Il résulte de là qu’une inflorescence de Tilleul offre à un certain moment sept fleurs , l’une plus développée que les autres et qui termine l’axe principal, et six autres, toutes de même génération, (pii sont nées à l'aisselle des deux bradées stipulées et de leurs stipules , et que plus lard on en voit un plus grand nombre parce que ces six fleurs qui sont nées à l’aisselle des bractées stipulées et de leurs stipules sont accompagnées à leur tour chacune de deux nouvelles bractées qui sont stériles ou fertiles.
Mais il s’eu faut bien que toutes ces fleurs, cl même que toutes ces bractées et toutes ces stipules arrivent à l’état parfait. Toujours, chemin faisant, plusieurs de ces fleurs, comme plusieurs de ecs bractées et de leurs stipules, s’atrophient et disparaissent ; par suite souvent on ne reconnaît plus l’ordre dichotomique qui a présidé au développement de ces organes, et l'inflorescence parait tellement irrégulière, que MM. Wydler et Brunner n’ont même pas tenté de la déterminer.
Tous les botanistes descripteurs désignent l'inflorescence des Sparmannia comme une ombelle simple et terminale. Mais celte détermination n'est [K>in! exacte. L’axe principal de l’inflorescence, avant de se terminer par une fleur qui souvent avorte, donne naissance sur son pourtour à un grand nombre de bractées qui, rapprochées les unes des autres, semblent former un verticillc. Puis , à l'aisselle de chacune de ces bractées , on remarque non pas une fleur isolée, mais une grappe seorpioïde dont l'axe composé est très court , en sorte (pin l’ensemble de toutes ces grappes scorpioïdes partant à peu près de la même hauteur forme une sorte d'oui-
ORDRE DES TlUACÉES.
belle dont les fleurs centrales sont les pins âgées et les fleurs de la cirron férenee les plus jeunes. Imaginons <|ue, dans l'inflorescence du Marronnier d’Inde, ondes grappes seorpioïdes naissent également à l’aisselle des bractées, les axes de ces grappes, ainsi que l’axe principal de l'inflorescence, deviennent très courts , nous aurons exactement l’inflorescence des Sparmannia.
Calice. Le calice des Sparmaimia se compose de quatre sépales qui apparaissent par paires : deux sont, l’un antérieur, et l’autre postérieur, par rapport à la bractée-mère, et forment la première paire ; deux autres sont latéraux, et forment la seconde paire. Dans les Tilleuls, il y a cinq sépales qui apparaissent successivement dans l'ordre quineoneial : deux sont antérieurs, ce sont les sépales 1 et 3; deux sont latéraux , ce sont les sépales h et 5; et un est postérieur, e’est le sépale 2. Imaginons que dans le calice des Sparmaimia le sépale antérieur se dédouble en deux autres , dont l'un soit le sépale 1 et l’autre le sépale 3 , et nous aurons le calice des Tilleuls. C'est une nouvelle confirmation de la théorie que j'ai émise précédemment sur la formation des calices pentamères page 3).
Ces sépales croissent rapidement et sont bientôt comtés à leur base. Dans le bouton, qu'ils soient au nombre de quatre comme dans les Sparmaimia, ou qu’ils soient au nombre de cinq comme dans les Tilleuls, ils se disposent toujours en préfloraison valvaire.
Corolle. Les (létales sont en même nombre que les sépales et alternent avec eux. Ils naissent tous simultanément et se disposent dans le bouton en préfloraison contournée.
Amlrocée. Sur le pourtour du mamelon central se montrent, dans le Tilia platyphyllos, cinq grosses bosses superposées aux pétales ; parleur forme hémisphérique, par leurs grandes dimensions, elles se distinguent nettement de tout autre organe : ce sont comme autant de taupinières adossées au versant d’une montagne. Chacune de ces bosses est l’origine d'un faisceau d’étamines. Pour peu qu’on suive, en effet, avec attention leurs développements successifs, on les voit se déprimer, s’aplatir à leur sommet et prendre la forme d’une écaille peltéc adhérente dans presque toute sa surface. En même temps, sur le boni supérieur de cette écaille, on remarque un tubercule, puis trois, puis cinq, puis un plus grand nombre; en sorte qu'à un certain âge, l’écaille staminifère est comme frangée sur ses bonis, chaque frange étant d’autant moins longue qu’elle est plus rapprochée de la base de l'écaille ou de la circonférence de la fleur, ('.es franges, qui se développent ainsi sur le bord et tout à l’entour de l'écadle staminifère, sont les rudiments d'autant d’étamines.
ASbROCÊK , PISTIL.
Il arrive dans quelques cs|ièees , telles i|iio le Tilia amenai na, <|iie l;i frange terminale de leruille slaininifère , celle qui apparaît la première , au lieu de produire une étamine comme toutes les autres, se change en pétale; et comme le phénomène se produit sur chaque écaille, on observe à l’intérieur de l’androeée , autour de l’ovaire , cinq pétales superposés aux premiers et qui se disposent en préfloraison contournée.
Dans les Sjiarmaimia et les Corchorus , les hbsscs staminales primitives sont superposées aux sépales et alternent avec les pétales. C'est là déjà une différence fort remarquable. 11 y en a une autre. Chaque bosse ne s'aplatit pas pour former une écaille peltée qui ne se frange que sur ses bords; elle reste toujours pinson moins hémisphérique, et toute sa surface se couvre de mamelons stnminaux, en commençant toutefois du coté du centre de la fleur. On dirait le réceptacle flanqué d’écussons mamelonnés dont les mamelons sont d’autant plus petits qu'ils sont plus rapprochés des sépales. Dans les Sparmannia , le développement de ces mamelons secondaires, qui deviendront chacun une étamine, se fait avec beaucoup de régularité et de symétrie, et ceux qui sont tout à fait près des sépales, au lieu de produire des étamines, se transforment en filaments élégants qui entourent l'androeée. Dans les Corchorus , ce développement n’esl pas aussi régulier.
Pistil. Lorsque les bosses staminales du Tilleul commencent à se franger en étamines, le mamelon central de la fleur se déprime et prend l'aspect d'une plate-fbrme pentagonale dont les cinq angles alternent avec ces bosses. Sa couleur est de ce vert tendre qui caractérise les feuilles à leur naissance, tandis que tes groupes d'étamines sont d’un blanc mat qui prouve l’absence de toute matière verte dans leurs utriculcs. Les extrémités de ces angles se relèvent ensuite chacune eu un petit renflement hémisphérique qui n’est autre que le rudiment d’un stigmate. Ces cinq |>etits renflements ou mamelons sont d'abord très distincts et séparés les uns des autres; mais ils sont promptement soulevés et réunis par une membrane commune qui naît île tout le pourtour de la plate-forme. Le pistil , à cet état de développement , se montre comme une palissade crénelée. Celte membrane commune croît de plus en plus, et finit par former un sac effilé dont l’ouverture est bordée par les cinq mamelons sligmaliques primitifs.
En même temps que les parois de ce sac naissent et croissent , que se passe-t-il à l’intérieur ? An pied et en dedans de chaque mamelon stigmatique, alors que ces mamelons ne sont point encore réunis parla membrane slylaire , le réceptacle se creuse d'une petite fossette. Comme il y a cinq mamelons sligmaliques dans le Tilleul , il y a cinq fossettes , qui sont
OHIlllK DES TILUCÊKS.
séparées onlre elles par des cloisons très épaisses, ('es cinq fossettes deviennent de plus en plus profondes et constituent les cinq loges de l’ovaire.
Si la partie centrale du réceptacle à laquelle viennent aboutir les cloisons s’élevait en même temps et autant que la membrane qui soulève et réunit les mamelons stigmatiques , l’intérieur du pistil serait partagé dans toute sa longueur en cinq compartiments. Mais il n’en est pas ainsi. La partie centrale du réceptacle , ce qui formera plus lard la partie avili' de l’ovaire , ne s’élève que fort peu , à |>eine de la hauteur qu’aura l’ovaire. Les cloisons qui tiennent d’un côté aux parois du sac, et de l'autre A celte partie axile, croissent comme ces deux parties , c’est-à-dire beaucoup du côté* du sac et peu du côté de la partie axile. Il en résulte qu'au lieu de rester toujours horizontal, leur bord supérieur, qui est libre, s’incline de plus en plus de l’extérieur vers l’intérieur. En se plaçant par la pensée dans la cavité du pistil , chaque loge offre l'aspect d’une de ces loges d’avanlscène de l’0|>éra, dont les entrefends incomplets sont d'autant moins élevés qu'ils sont plus rapprochés du centre. Cette inclinaison des Itords supérieurs des cloisons augmentant toujours, ces bords Unissent par devenir verticaux. Les cloisons de l'ovaire paraissent alors surmontées d'autant de lames (pii s’avancent de l'extérieur A l'intérieur, tendent A se réunir au centre et A diviser la cavité du style en cinq compartiments.
Il faut donc distinguer dans la cavité quinquéloculaire du pistil du Tilleul deux parties : la partie inférieure, qui a toujours été , dès l'origine, quinquéloculaire cl qui eorres|>ond A l’ovaire; la partie supérieure, qui a été uniloculaire d’abord , et qui n’est devenue quinquéloculaire que par le développement de ces lames formées par le bord supérieur des cloisons de l’ovaire, et qui, partant des parois , viennent se réunir et se souder au centre.
Dans les Sparmannia et les Corchorus , la structure du pistil est moins compliquée que dans le Tilleul. Les fossettes qui se forment au pied de chaque mamelon carpellaire ne se creusent pas, et dans un ovaire assez avancé on n’en aperçoit plus les traces. L’ovaire , couune le style, est dans l’origine uniloculaire, et s’il devient plus lard multiloculaire, cela tient au dévclop[iemont de ces lames ou contre-forts qui partent des parois et viennent se réunir au centre. En outre, dans les Sparmannia et dans les Corchorus , les feuilles carpellaires, toujours alternes avec les bosses staminales , sont superposées aux | (étales.
Quant an dévr!op|>cmcnt des ovules, il n’est pas non plus le même dans ces trois genres. Dans le Tilleul , il n’y en a que deux dans charpie
EXPLICATION DES Fltil'KKS.
lotie ; il* naissent dans l’angle interne, au point de connexion des lames, qui partagent la cavité slylaire, avec la partie axile du réceptacle , et sur ces lames mêmes. Chaque laine donne donc naissance à deux ovules , dont l'un descend dans une logo de l’ovaire-, et l’autre dans la loge contiguë. Ces ovules sont suspendus, et leur développement anatropique ayant lieu de liant en lias et de dehors en dedans , le raplté est extérieur. Dans les Sparmannia et les Curetions , il y a un grand nombre d’ovules qui naissent de chaque côté et dans toute la hauteur de ces lames qui partagent la cavité de l'ovaire et du style en autant de compartiments , et les développements analropiques de ces ovules , au lieu de sc faire de haut en bas et de dehors eu dedans , ont lieu horizontalement et de l’intérieur de la loge vers les cloisons , eu sorte que dans chaque loge les ovules sont dos à dos et ont leurs rnpliés contigus.
pans le Simrmannia af ricana , le style est surmonté d'une quantité innombrable de lanières sligmatiques dont le développaient est assez remarquable. Lorsqu’on suit, en effet, le sommet de ce style dans scs diverses phases d’évoluiion, on remarque que toute sa surface interne, qui offre l’aspect d'une coupe évasée , se recouvre de mamelons qui sont d’autant plus jeunes qu’ils sont plus éloignés de la circonférence. Chacun de ces mamelons grandit, et sc divise bientôt en deux autres qui se subdivisent à leur tour, et ainsi de suite.
EXPLICATION DES FIGURES
PLANCHE iy.
Tllta amrrlrana.
Fig. 1 . A l'aisselle de la feuille. F, accompagnée de ses deux stipules, *p, naît un bourgeon, Ixj, sur lequel apparaissent successivement deux écailles, 6, b', l'une à droite et Vautre à gauche de la feuille, F.
Fig. 2, 3, 4. Bourgeon, bg, de plus on plus âgé, dont on a coupé, à la base, les écailles, b, b pour montrer l'intérieur. bg\ jeune bourgeon qui nail à l'aisselle de l'écaille, b\ et qui n’est autre chose que le bourgeon foliacé qui accompagne l'inflorescence. f, bractée accompagnée de deux stipules, *p', et placée exactement sur la même verticale que l'écaille 6, ce qui prouve que cette bractée, ( , et cette écaille 6, sont nées sur le même axe. f bractée opposée à la bractée, f , et placée sur la même verticale que l'écaille, b'. Les deux stipules qui doivent accompagner la bractée, f\ no sont pas encore nées.
Fig. 5. Bourgeon, bg, revêtu de ses deux écailles, b , b'.
Fig. 6. Le mémo bourgeon, bgy dont on a déchiré les deux écailles, b, b', sur le côté pour faire voir l’intérieur, bg', jeune bourgeon né à l’aisselle de l'écaille b’ . f , bractée accompagnée de ses deux stipules, $p\ placée sur la même verticale que l'écaille b ; f autre bractée accompagnée de ses deux stipules, *p;\ placée sur la même verticale que I écaille b'.
ORDRE DES Tl Ll AGEES.
Fig. 7. Bourgeon, bg, très âgé. L’écaille, 6, est encore distincte de l'axe floral sur lequel elle est née, mais elle a beaucoup grandi. L'écaille, b', au contraire, est restée presque stationnaire et protège le bourgeon, bg', né à son aisselle, fl , est la fleur terminale
Fig. 8. C’est l’inflorescence vue de face, b, est la bractée à l’aisselle de laquelle est née l’inflorescence, et qui est connée avec elle par sa base, f , est la première bractée qui a apparu sur la même verticale que l'écaille, b ; elle est accompagnée de sos doux stipules, ap\ A l’aisselle de cette première bractée comme a l’aisselle des stipules, spr, se montre un axe floral terminé par une fleur et produisant sur ses côtés deux écailles, 6", b'", fertiles ou stériles. {' , est la seconde bradée qui a apparu sur la même verticale que l'écaille b'. Elle est aussi accompagnée de ses deux stipules ap". A l'aisselle de cette seconde bractée comme à l’aisselle de ses stipules, ap", se montre un axe floral terminé par une fleur, et produisant sur ses côtés deux écailles, b ", b'", fertiles ou stériles.
Fig. 9. Autre inflorescence plus âgée, f , est la première bradée qui a apparu sur la môme verticale que l’écaille, b. Elle s est arrêtée dans son développement, et bien qu’on aperçoive à son aisselle un axe floral accompagné de doux écailles, cet axe floral et ces deux écailles avorteront et disparaîtront complètement. Quant aux deux stipules, ap', qui accompagnaient cette première bractée, f , une seule a persisté mais est stérile, et l’autre a avorté. La bractée, f', opposée à la bractée, f , a disparu également, mais ses deux stipules, 8p"y ont persisté, se sont accrues, et ont donné naissance à leur aisselle à deux petites cymes triflores.
Fig. 10 Même inflorescence que dans la fig 9, mais plus âgée et vue de côté.
Fig. II. Apparition successive des sépales. a1, s3, sépales antérieurs; a*, sépales latéraux; s3, sépale postérieur, b , 6', bractées stériles ou fertiles qui accompagnent la Heur.
Fig. 12. Apparition simultanée des pétales, p. a\ s3, sépales antérieurs; a*, a5, sépales latéraux ; a3, sépale postérieur. - ,
Fig. 13. Les sépales sont enlevés; au-dessus des pétales, p, on voit so dessiner sur le réceptacle cinq bosses, etr , qui leur sont superposées.
Fig. 14. C est la fig. 13 plus âgée. Les cinq brsües superposées aux pétales sont mieux caractérisées et au sommet de chacune d’elles apparaît une étamine, et.
Fig. 15. État plus avancé de la fleur. sf, sépales coupés pour faire voir l'intérieur; p, pétales; ele, bosses staminales au sommet de chacune desquelles on aperçoit trois étamines, une grosse médiane qui est née la première, et deux autres plus petites plus bas, l une à droite et l'autre à gauche.
Fig. 16. Fleur au moment de l'apparition du pistil. Les sépales, a‘, sont coupés; les pétales, p, ont peu grandi. Sept étamines sont nées sur les bosses staminales, et forment comme une écaille frangée qui serait fixée au réceptacle par toute sa partie entière, et dont les franges seraient d’autant plus jeunes et plus petites quelles sont rapprochées davantage des pétales.
Fig. 17. Fleur un peu plus âgée que dans la fig. 16. Les mamelons du pistil, cp, ne sont plus distincts; ils sont connés à leur base, de façon à produire une sorte de bourrelet circulaire crénelé. II y a dans chaque groupe d’étamines neuf étamines au lieu de sept. L’étamine supérieure, rfa, tend à prendre la forme pétaloïde.
Fig. 18. Portion de l’androcée d une fleur plus développée. L'étamine supérieure, e/a, a l'aspect d'un jeune pétale; p, pétale; ar, cicatrice dos sépales.
Fig. 1 9. Portion do l’androcéo d'une fleur encore plus avancée, ets , étamine supérieure devenue pétale ; p, pétale.
Fig. 20. Fleur à l’époque de son épanouissement. Les sépales ont été enlevés: p, pétales; e/, groupes d'étamines alternes avec les pétales, p, parce qu elles résultent de la réunion de deux moitiés contiguës de deux groupes voisins superposés aux [létales ; r/a, étamine supérieure transformée en [létale.
EXPLICATION DES FIGCRES.
Fig. 21, 22, 23. Étals divers de développement du pistil.
Fig. 24. Coupe longitudinale du pistil de la fig. 23. pl, placentas.
Fig. 23. Pistil plus âgé.
Fig. 26. Le même, déchiré sur le dos. On voit les cloisons placentaires, p/, tendre à se réunir ; il existe en outre uno cavité, Ig, à la base de chaque carpello.
Fig. 27. Le mémo, déchiré sur lo dos pour montrer la loge, I, dans laquelle apparaissent les ovules, ol, et le rapprochement des cloisons placentaires, pl.
Fig. 28. Pistil plus âgé déchiré de la même façon sur le dos. Les ovules, ol, ont deux enveloppes et tendent à l'anatropie en dirigeant leur micropyle vers le fond de la loge.
Fig. 29. Coupe longitudinale du pistil de la fig. 28. On voit, en Ig, la fonte formée par les bords des cloisons placentaires qui se sont rapprochés ; en l , la cavité ou loge qui s’est creusée dans le réceptacle ; en ol, un ovule qui dirige son micropyle vers le fond de la loge.
Fig. 30. On a coupé le calico pour montrer la préiloraison contournée des pétales.
Fig. 31, 32. Étamine développée vue de face et sur le dos.
SparnuDula africain.
Fig. I et 2. Apparition des sépales. Dans la fig. 4, il n'y a quo les deux sépales antérieurs et postérieurs qui sont nés en premier lieu et simultanément; dans la fig. 2, les quatre sépales sont nés.
Fig. 3. État de la fleur au moment de l'apparition des pétales.
Fig. 4. C'est la ûeur représentée dans la fig. 3 dont on a écarté les sépales pour laisser voir les pétales, p.
Fig. 3. État de la fleur au moment de 1 apparition dos bosses sur lesquelles naîtront les étamines. Les sépales commencent à so recouvrir de ces poils qui rendent si difficile la dissection de celle plante.
Fig. 6. Même état de la fleur que dans la fig. 5. Seulement on a coupé les sépales, *% pour montrer les pétales, p, et les bosses starainales, et*.
Fig. 7. Fleur un peu plus âgée dont on a coupé également les sépales, 9„ pour laisser voir les organes intérieurs. Les pétales, p, sont à peine plus développés; mais à la partio supérieure des bosses staminales , etf, on commence à apercevoir quelques étamines, et.
Fig. 8. Fleur encore plus âgée. Les étamines, et, sont plus nombreuses sur les bosses staminales. et, et l’on voit très nettement que leur évolution a lieu de haut en bas. Les sépales, sont également coupés ; p, pétales.
Fig. 9. Apparition du pistil, cp. Du reste, s, sépales coupés; p, pétales; <*t% bosses staminales ; et, étamines 11 y a souvent, comme ici, six carpelles au lieu de cinq.
Fig. 10. Le pistil, cp, a la forme d’une corbeillo créneléo. Les bosses staminales , eU, sont presque entièrement recouvertes d'étamines, cl, dont les supérieures dessinent déjà leurs anthères , tandis que les inférieures sont à peine nées : s, sépales coupés ; p , pétales.
Fig 1 1 . Pistil do la fig. 11, vu de face; cp, mamelons carpellaires connés à leur base ; pl, placentas.
Fig. 12. Coupe longitudinale d une portion de ce pistil ; p/, placentas: cp , mamelons carpellaires.
Fig. 13. Pistil plus âgé.
Fig. 14. Coupe de ce pistil pour montrer que les placentas, pl, so gonflent et alternent avec les mamelons carpellaires, cp.
Fig. 15. Autre pistil encore plus âgé.
OBDRK DKS TILIACKKS.
Fig. 4 6. Portion d'une coupe longitudinale do ce pistil pour faire voir que las ovules, naissent do chaque côté du placenta, p/, de la base au sommet.
Fig. 47. Pistil plus Âgé, que l'on a partagé en deux dans sa longueur : les placentas, pl, en se gonflant, s'avancent vers le milieu de la cavité pistillaire et tendent à s'y souder. Les ovules, o/, n ont point encore d’enveloppe : mais il est facile de constater que les infé rieurs sont les plus gros et les plus âgés.
Fig. 4 8. Un placenta isolé avec ses ovules.
Fig. 4 9. Pistil très développé dont on a coupé toute une partie do manière à ne laisser que la cicatrice dos placentas, pfr ; p/, placentas restés entiers et recouverts de leurs ovules, o/, qui sont anatropes et horizontaux.
Fig. 20. Coupe transversale du pistil dont on a représenté un placenta dans la fig. 48: o/, ovules : p/, placentas. On voit très nettement comment les crêtes des placentas . on s’avançant vers le centre do la cavité pistillaire, s’v souderont plus lard, formeront une colonne centrale, et partageront la cavité d'abord unique en autant de compartiments ; et comment les ovules, bien que pariétuux à l'origine, seront attachés dans l’angle interne de ces compartiments ou loges.
Fig. 24. Coupe transversale du pistil représenté dans la fig. 4 9. Les placentas, p/, se touchent sans se souder encore; les ovules, o/, sont horizontaux et sur deux séries dans chaque logo; l une dos séries dépendant d'un placenta et l'autre du placenta voisin. Chaque ovule d une série tourne le dos à un ovule de l’autre série, c’est-à-dire que leurs raphés sont contigus.
Fig. 22. Sommet du style au moment où sa surface commence à se mamelonner. Les mamelons do la circonférence seuls sont déjà divisés en deux.
Fig. 23. Coupe longitudinale de la fig. 22. Les placentas no sont pas encore soudéé dans la partie supérieure du style , et I on voit très bien que le développement des mamelons sligmatiques a lieu de la circonférence au centre.
Fig. 24. Sommet du style plus âgé. Presque tous les mamelons stigmatiques se sont divisés en deux.
Fig. 25. Sommet du style peu do temps avant l'épanouissement de la fleur. Tous les mamelons stiginatiques se sont divisés et subdivisés.
Fig. 26. Rangée d ovules d'autant plus jeunes qu ils sont situés plus haut sur le placenta ; l'inférieur ayant deux enveloppes, celui qui est au-dessus non ayant qu une, et tous les autres n on ayant point.
Fig. 27, 28, 29, 30. Ovules à divers degrés de développement.
Fig. 31 . Groupe d'étamines vues de l'intérieur de la fleur. Les anthères sont introrses.
Fig. 32, 33, 34, 36. Étamines vues de face et a divers états de développement.
Fig. 35. Étamine de la fig. 34 vue sur le dos.
Fig. 37. Étamine de la fig. 36 vue sur le dos.
Fig. 38 Coupe longitudinale de cette étamine.
ORDRE DES MALVACEES.
L’ordre des .Malvacées a été l’objet d'un travail d’organogénie fort étendu publié par M. Duchartre dans les Anna/es îles sciences naturelles , 3* série , vol. [V, p. 123; niais comme ses observations sont en contradiction avec les miennes sur presque tous les points, je nie bornerai à les mentionner au fur et à mesure que j’exposerai les phases diverses de développement de chaque organe.
Inflorescence. Les Malva sylvestris présentent l’inllorescence la plus compliquée qu’on puisse observer dans les Malvaeées. A l’aisselle de chacune des feuilles supérieures qui sont toutes accompagnées de stipules , on remarque d'abord une Heur ; puis de choque côté de cette fleur, c’est-àdire à l’aisselle des stipules , apparaissent d'un côté un Iwurgeon et de l’autre une grappe seorpioïde.
Imaginons que ce bourgeon foliacé et celle grappe seorpioïde n'existent pas et que la tleur primitive reste seule à l'aisselle de chaque feuille, nous aurons l'inflorescence axillaire des Abelmoschus moscheutos. Imaginons erilin que les feuilles qui donnent chacune une fleur à leur aisselle, au lieu de conserver plus ou moins leur caractère foliacé , se métamorphosent en bractées, nous aurons la grap|ie des Allliœa rvsea.
Calicule. la* caliculc est toujours formé par des bractées munies de leurs stipules. Ainsi dans le Malnpe tri/Ula , le calicule est à trois divisions, dont l'une est postérieure et représente la bradée, et dont les deux autres sont antérieures et représentent scs deux stipules ; dans le Kilaibelia vitifolia, le calice est à six divisions qui sont formées par deux bradées opposées accompagnées chacune de leurs stipules ; dans le Pavonia liaslala, il y a cinq divisions au calicule: ce sont , comme dans le Kilaibelia vitifulia, deux bractées ojrposées avec leurs stipules. Mais deux bradées avec leurs stipules font six divisions et non pas cinq. Que se passe-t-il donc? Les feuilles de la Garance semblent grou|>érs par verticilles de quatre , cinq ou six, et les botanistes descripteurs, qui se contentent des apparences, donnent à ces feuilles l’épithète de verlicillées. Mais lorsqu’on les étudie anatomiquement et orgauogéniquemeut , ou s’aperçoit que chacun de ces prétendus
(III II K K Mis .VALVAOfchS.
vcrlicilles n'est formé que par deux feuilles aecom|>agnées de leurs stipules. Seulement, tandis que le plus souvent ees stipules restent distinctes entre elles, dans quelques cas deux stipules voisines, bien qu'appartenant à deux feuilles différentes, deviennent comices et n'en forment plus qu'une. Si le phénomène se produit des deux côtés de la lige, au lieu de quatre stipules on n’en a plus que deux , et le vertieille est à quatre divisions ; si le phénomène n’a lieu que d'un seul côté, au lieu de quatre stipules on n’en compte plus que trois, et le vertieille est à cinq divisions. Or, ce qui se passe pour les feuilles dans la Garance se passe dans les Pavonia haslala pour les divisions du calieule. Les deux stipules qui sont du côté de l’axe deviennent connées entre elles et ne forment qu'un lobe, tandis que les deux autres, qui sont superposées à la bractée mère, restent distinctes et forment , avec les deux bractées qu'elles accompagnent et qui sont latérales , les quatre autres lobes. Celte formation du calieule quinquéiide par deux bractées accompagnées de leurs stipules, dont deux sont connées, explique comment dans quelques (leurs de Pavonia haslala on observe quelquefois des calicules à six divisions, les deux stipules superposées à l'axe, au lieu d’être connées, restant libres. Dans Y Hibiscus syriacus , il y a dix divisions au calieule : deux divisions opposées naissent d'abord , ce sont les deux lolies médians de deux bractées opposées ; puis quatre divisions latérales appa missent à peu près en même temps , ce sont les stipules de ees bractées opposées ; et enfin , entre chaque stipule et chaque lobe médian , on voit poindre une nouvelle division , ce sont les lobes latéraux.
Les divisions du calieule, quel que soit leur nombre, sont tantôt libres jusqu'à la base ex. : Hibiscus Irionurn), tantôt plus ou moins connées ex.: Lavatera nlbia)\ mais qu’elles soient libres ou connées, toutes ont commencé |«r être de petits mamelons entièrement distincts ; ce n'est que quelque temps après leur apparition que ces divisions , lorsqu’elles doivent être connées, sont soulevées par une membrane continue. Ce ne sont donc point, comme le veut JL Schleiden, des |>arlies libres qui se soudent, ni comme le croit JL Duehartrc, un bourrelet d'abord uni qui se festonne ensuite. Les parties libres «pii se montrent les premières restent toujours libres et les parties soudées naissent soudées ; voilà pourquoi j’ai adopté le mot conné ( connatus ) de préférence au mot soudé ' coalitus).
Calice. Le calice est formé de cinq sépales qui sont toujours unis de façon à produire un calice quinquéiide (ex. : iMvalcra ) , ou quinquédenté (ex. : Lagtmaria i , ou même parfois à peu près entier (ex. : Gossi/pium ). L’observation que j'ai faite relativement aux divisions connées du calicule doit être répétée ici ; les parties libres apparaissent d'abord cl les
COROLLE, ANDROCÉE. 31
parties eonnées ensuite, et chose remarquable qu'on peut observer très bien dans les Malvacées sans calieule, ces divers sépales, qui plus lard seront soulevés par une membrane commune et dont la prélloraison sera valvaire , naissent dans l'.ordre quiuconcial. Quand il n’y a que cinq divisions au calieule (ex. : Pavonia liastata), les cinq sépales alternent avec les cinq divisions ; quand il y en a six, comme dans le Kitaibelia vitifolia, quatre sont alternes cl un est sufierposé ; et ce sépale su|icr[iosé est toujours placé devant le lobe médian de la bractée calieulairc la moins âgée.
Corolle. lorsque les sépales sont tous nés, mais ne sont point encore réunis, le centre de la fleur, qui formait un cône, se déprime à son extrémité, se creuse et offre l’aspect d’un volcan au sommet duquel se trouverait un cratère plus ou moins profond. Le pourtour de ce volcan est d’abord complètement uni ; mais bientôt on voit se produire à sa base cinq petits mamelons alternes avec les sépales : ce sont les (létales. Quand le calice est tubuleux, ces |iétal(>s, étant pressés, prennent (>eu d’accroissement à l’origine et sont peu visibles ; delà probablement l’erreur de M. Ducbartre, qui a avancé que les (létales ne se développent qu’après les étamines. Mais, quand le calice n’est point tubuleux, les pétales s’a|ierçoivcnt très bien par des yeux exercés, et il est manifeste qu’ils naissent avant les étamines.
tics pétales restent souvent sans s’accroître sensiblement pendant quelque temps, et ne recommencent à s’allonger que lorsque les étamines sont déjà formées. M. Ducharlrc avance que ce temps d’arrêt dans le développement des (létales n’a lieu que dans les Malvacées à étamines très nombreuses, et qu’il ne se présente point dans les Malvacées qui n’ont qu’un petit nombre d'étamines ; c’est encore là une généralisation que des observations faites sur un (dus grand nombre de plantes m'ont démontrée erronée. Ces (létales, dans le liouton , se disposent en préfloraison contournée.
A ndrocée. J’ai dit que le réceptacle d’abord conique se déprimait , se creusait de plus en plus à sa partie supérieure, et offrait alors l'aspect d'un petit volcan, dont le cratère serait très large. C’est au pied de ce volcan que naissent les pétales ; c’est sur son pourtour que naissent les étamines (ex. : Lavaient olbia). On voit d’abord dix sillons s’étendre du sommet à la base et partager toute la surface en dix portions égales superposées deux par deux aux pédales (cinq des sillons étant alternes et cinq autres superposés à ces pétales). Pour mieux faire comprendre ma pensée, supposons une montagne volcanique laliourée dans son pourtour du haut en bas et divisée par dix sillons en dix ados.
Chacun de ces ados produit une série d'étamines dont la (dus âgée est sur le bord supérieur du cratère et dont la plus jeune est au pied du