‹ Traite d'organogenie comparee de la fleurChapitre 46 sur 82 · ORDRE DES PASSIFLORES · texte numérisé non relu

ORDRE DES PASSIFLORES

nelures. La coupe est le rudiment de l’ovaire; les trois crénelures, les rudiments des styles. Cette coupe s'approfondit de plus en plus, et l'on voit bientôt apparaître sur ses parois trois cordons qui s'étendent de la base au sommet et qui alternent avec les crénelnres. Ces trois cordons sont des placentas sur lesquels naissent un grand nombre d’ovules qui deviennent anatropes et se rcvôlent de deux enveloppes. Comme dans les Saxifrages, c’est sur le milieu de chaque placenta, à mi-liautcur, que commence l’éruption ovulaire, et elle gagne peu à peu les deux extrémités supérieure et inférieure. Pendant que ces phénomènes se passent dans l’ovaire, l’ouverture de la coupe se rétrécit peu à peu, et finit par être tellement petite, quelle devient invisible et que l’ovaire est alors entièrement clos. Les crénelures s’allongent et se terminent elles-mêmes à leur sommet en une sorte de boule qui se couvre de papilles et devient un stigmate. J’ai dit, à l’occasion des étamines , comment le pistil, qui était d’abord sur une plateforme réceptaculaire, est ensuite porté à l’extréinilé d’une longue colonne centrale que quelques botanistes ont désignée sous le nom de gynnphore.

Disque. Ce n’est que longtemps après que tous les organes principaux de la fleur, calice, corolle, androcéeet pistil, sont nés, lorsque déjà le réceptacle a pris la forme d’une coupe, que l’on voit poindre sur la paroi interne des bords deeette coupe plusieurscourotmcs d’appendices que les botanistes ont prises comme autant de nouvelles corolles. Ces couronnes d’appendices sont de l’ordre des organes que je désigne sous le nom général de disque, et qui ont pour caractère de naître sur le réceptacle postérieurement au pistil. Seulement, dans la plupart des plantes, ces organes sont glanduleux, comme on le voit si nettement dans les Escallonia, tandis que dans les Passiflores ils sont pétaloïdcs. Mais qu’est-cc à dire? n’ai-je déjà pas montré souvent, dans la série deees recherches, que la véritable nature d’un organe ne pouvait être déterminée comme on l’a fait jusqu’à présent, par ses fonctions, mais bien par son origine et ses connexions.

EXPLICATION DES FIGURES

PaMllon Loimodii.

Fig. I . Position de la fleur, fi, par rapport à la bractée mère. B, et aux deux bractée» latérales, b. On voit qu'un des sépales, le sépale î, est postérieur, et que le» sépales t et J sont antérieurs.

Fig. 2. Les sépales ne sont point encore né»; B, bractée mère; è, bradée» latérales

secondaires.

EXPLICATION DES HCl RES. 399

Fig. 3. Apparition du premier sépale, : B, bractée mère; 6, bractées latérales secondaires.

Fig. A. Les cinq sépales sont nés : seulement les sépales, a1, qui sont plus ègés que les deux autres, *\ a1, ont déjà leurs pointes.

Fig. A. Fleur au moment de l'apparition de la corolle. Les sépales ont tous uno pointe à leur extrémité supérieure si dorsale Ils sont tous rapprochés et se recouvrent en préfloraieou quinconciale.

Fig. 6. La même fleur que dans la flg. S, étalée pour montrer les cinq pétales, p, alternes

avec les sépales.

Fig, 7. Apparition des étamines, <1,- elles sont au nombre de cinq at alternent avec les pétales, p. Les sépales sont coupés, et l'on n'aperçoit que leurs cicatrices, sr.

Fig. *. Fleur eu moment de l'apparition des carpelles. On a coupé les trois sépales, sJ, «*, pour mon lier la grandeur relative daa sépales, i1, a1, des pétales, p, et des étamines, il.

Fig. 9. Apparition des mamelons carpellaires, cp ; ils sont au nombre de trois et superposés aux sépales 4, î, 3 ; il, élamines : elles sont encore sessiles, et l'on commonco à apercevoir le aillon qui portage l'anthère en deux loges ; p, pétales.

Fig. 1 0. Fleur plus âgée. Le pillil a pris la forme d'une cupule : les trois sépales, a *, a1, «\ sont coupée ; a1, a1, autres sépale* non coupés, p, pétales ; il, étamines.

Fig 4 4, La même fleur que dans la Rg. 1 0, mais on a coupé tous les sépales, t, et tous les pétales, p. et, étamines.

Fig. 43. Pistil isolé des fig, <0 et 41. Les mamelons carpellaires, a g, sont connus et forment uni cupule sur les parois de laquelle apparaissent lee placentas, pl.

Fig. 43. Pistil un peu plus âgé : ig, styles; ou, ovaire.

Fig, 4 4. Coupe longitudinale du pialil de la flg. 4 3 : »g, styles ; ou, ovaire ; pl, placentas.

Fig- 4 6. Fleur au moment où lea pétalea, se recouvrent et se disposent en préfloraison partie imbriquée et partie eonvolutive : p*, pétale externe; p1, pétalo interne; p1'1, pétale moitié externe et moitié interne ; a', cicatrices des sépales.

Fig. 4 6. Pistil avec une portion delandrocée delà fleur de la fig. 46 : ou, ovaire ;«j, styles.

Flg. 17. Coupe longitudinale du pietil do la fig. 16 : pl, placentas; sg, styles; or, ovaires.

Fig. 4 8. Androcée d'une fleur au moment où les étamines deviennent connées.

Fig. 4 9 . Coupe longitudinale du pistil au moment ou les ovules, o/, apparaissent : »/, stylos : 09, ovaire ; pl, placentas.

Fig. 20. Coupe longitudinale d'un pistil plus âgé : tous les ovules, ol, sont nés.

Fig. 24 . Quelques ovules isolés pour montrer leur structure.

Fig. 22. Coupe longitudinale do la fleur représenlécen partie dans la fig. 10, afin de montrer les insertions relatives du calice, », de la corolle, p, des étamines, et, et de l'ovaire, ov, qui est porté sur un gynophore, g.

Fig. 23. C'est la coupe longitudinale de la fig. 22, dont on a enlevé le pistil pour montrer qu’à la base des pétales, p, sur le bord supérieur et interne de la cupule réceplaculaire, apparaît une première collerette pétalolde, d, premiers rudiments du disque. », sépales.

Fig. 24. Coupe longitudinale de la fleur au moment où les ovules, ol, apparaissent sur les piacenlas;!a portion du réceptacle qui séparait randrocée,rf,de la corolle, p, s'est allongéo beaucoup, et les étamines se trouvent placées à une certaine hauteur sur la mémo colonne que le pistil. D’un autre côté, les bords de la cupulo réceplaculaire qui portent le calice, », et la corolle, p, se sont élevés, en sorte que cette cupule est beaucoup plus profonde.

Fig. 25. C’est la coupe longitudinale de la fig. 2 4, dont on a enlevé la colonnccontraloqui porto les étamines et le pistil, pour montrer que sur les bords de la cupule réceptaculaire, au-dessous do la première collerette pétalolde, d, il en naît une deuxième, d1. », calice ; p, corolle

Page 1