ORDRE UES PASSIFLORES
Fig. 26. Coupe longitudinale d’une fleur au moment où tous les ovules, oly sont nés; la colonne, g, qui porte les étamines, et, et l’ovaire, ov, se sont encore allongés. De son côté, les bords de la cupule réceptaculaire qui portent lo calice, s, et la corolle, p', se sont élevés
davantage.
Fig. 27. C’est la coupe longitudinale de la fig. 26, dont on a enlevé la colonne qui porteles étamines et les pétales pour montrer que sur les bords de la cupule réceptaculaire, audessous des deux premières collerettes pétaloldes, déjà nées, d, d', il s’en est développé une troisième, d", dont la forme n’est pas la même.
Fig. 28. Coupe longitudinale d’une fleur lorsque tous les ovules, ol, ont revêtu leurs deux enveloppes:*, calice; p, corolle; g , colonne centrale qui supporte les étamines, et, et l’ovaire, op, et qui s’est encore allongé.
Fig. 20. C’est la coupe longitudinale de la fig. 28, dont on a enlevé la colonne qui porte les étamines et le pistil pour montrer que sur les bords de la cupule réceptaculaire, audessous des trois premières collorettos pétaloldes, d, d', d", il s’en est développé Uno quatrième, d/7. p, pétales; et, étamines.
Fig 30. Coupe longitudinale du bouton peu de temps avant l’anthèse. La colonne centrale, g, qui porte les étamines, et, et l’ovaire, op, est très allongée, et, 6tyle, dont les extrémités en boule, «g, se sont recouvertes de papilles stigmaliques.
Fig. 31. C’est la coupo longitudinale do la Üg. 30, dont on a enlevé la colonne qui porte les étamines et le pistil pour montrer qu’il est né une cinquième collerette pétaloïde, dir, sur la cupule réceptaculaire, au-dessous de quatre premières, d, d', d", d'", ensuite une sixième collerette pétaloïde, dv, au-dessous des cinq premières, non plus sur la cupule réceptaculaire, mais sur la base de la colonne centrale qui porte les étamines et le pistil. p, pétales ; et. étamines.
Fig. 32. Bouton peu de temps avant l’anthèse. On a coupé les sépales pour montrer la première collerette pétaloïde, d, l’androcée, et, et les styles, si, terminés chacun par une boule stigma tique, »g. r , cupule réceptaculaire sur les bords de laquelle étaient insérés, en «p, la corolle et le calice.
Fig. 33. Pistil do la lig. 32 : oe, ovaire; si, styles; tg, stigmates.
Fig. 31. Boulon sur lequel on remarque très bien la préfloraison quinconciale des sépales
ORDRE DES OMRELLIFÈRES.
Tous les genres d’Ombellifères se ressemblent tellement entre eux sous les rapports essentiels, que faire l’organogénie de l’un d'eux, c’est faire l’organogénie de tous. Et bien quej’aie observé les diverses phases du développement de la Heur dans cinq ou six genres, je ne citerai guère ici que YHeracleum barbatum, parce que dans celle plante les organes floraux, étant assez grands, sont plus faciles à observer.
Inflorescence. A part deux ou trois genres qui ont une ombelle simple, foutes les autres Oinbellifères ont pour inflorescence une ombelle composée accompagnée souvent à sa base d’un involucre. Mais qu’est-ce que cet involuere? Faut-il considérer ses diverses parties comme autant de folioles d’une feuille composée, ou bien, au contraire, comme autant de feuilles rudimentaires? La comparaison du mode de développement de cet invclucre avec le mode de développement de la feuille va me permettre de résoudre immédiatement cette question.
Lorsqu'on suit les phases diverses par lesquelles passe une feuille complète d'Heracleum barbatum sur l’extrémité d’une tige encore jeune, on observe d’abord sur un des côtés de cette tige un petit mamelon qui, en grandissant, l’embrasse de plus en plus, et finit par l’entourer et la recouvrir comme d’une sorte de bonnet phrygien. Le sommet de ce bonnet est l’origine du limbe; le reste, c’est l’origine de la gaine. Ce limbe s’allonge rapidement, et l’on voit bientôt nailre sur ses bords deux séries de mamelons, qui sontd’autant plus jeunes qu’ils se rapprochent davantage du sommet. Ces mamelons sont les premières ramifications de la feuille ; ils s’allongent à leur tour, et produisent de même sur leurs bords deux séries de nouveaux mamelons, qui sont les secondes ramifications de la feuille ; pour celles-ci comme jiour les premières, les plus jeunes sont au sommet. Ces secondes ramifications se ramifient à leur tour de la même façon, et ces ramifications successives s'accomplissent toujours d’après les mêmes lois.
Lorsque j’étais à Brest, en 18/|9, attendant mon départ pour Madère,
ORDRE DES OMBELUFÈRKS.
j’étudiai le développement des feuilles du Galega hybrida. Ce développement me présenta, à peu de chose près, ce que je viens d'indiquer dans VHeracIenm barbalum. Ce qui se montra d’abord, ce fut un petit mamelon qui s’allongea peu à peu, sans s’élargir beaucoup à sa base, et sur lequel j’observai bientôt deux séries de mamelons, rudiments des folioles latérales de la feuille. Ces folioles, sauf la foliole terminale qui était beaucoup plus développée que toutes les autres, allaient en diminuant de la base au sommet. M . Trécul, dans un Mémoire récent(l), n’admet pas que les choses se passent ainsi. Il croit que le premier mamelon que l'on aperçoit sur la tige n’est autre chose que le rachis, et que la foliole terminale suit la même loi de décroissance que les autres et se développe la dernière. J’ai vérifié depuis mes observations, et j'ai la conviction que M. Trécul est dans l’erreur. Le sillon qui divise dans sa longueur la foliole terminale et indique déjà la nervure médiane est depuis longtemps visible, que les dernières folioles terminales ne sont pas encore née».
Si l’on se rappelle que, dans l’inflorescence en grappe définie, la fleur terminale apparaît la première comme étant de première génération, et que les fleurs latérales, (pii sont toutes de seconde génération, apparaissent successivement de la base au sommet de l'axe sur lequel elles naissent, on sera frappé de l’analogie qui existe entre l’évolution de la feuille composée des Galega et l’évolution d’une grappe définie de Campanule, par exemple; et celte analogie deviendra encore plus manifeste si l’on réfléchit que dans les feuilles composées, dont le développement des folioles latérales a lieu aussi de la base au sommet, la foliole terminale avorte souvent, comme dans les grappes définies il est très rare que la fleur terminale arrive à l'état parfait.
La conséquence de ces deux observations et de quelques autres analogues, c’est qucles lobes des feuilles simples, comme les folioles des feuilles composées, suivent les mêmes lois d’évolution que les axes, c’est-à-dire que quand ils sont de génération différente, ils apparaissent dans l’ordre de leur génération, et quand ils sont de même génération, ils apparaissent de la base au sommot.
Cependant Mercklin a remarqué, depuis longtemps, quedans les feuilles composées des Roses, les folioles sont d’autant plus jeunes qu'elles sont situées plus bas sur le pétiole commun. J'ai moi-même (Comptes rendus de l’Académie des sciences, t. XXX.II, p. 93C) constaté ce fait dans les feuilles composées des Lupins (2). M. Trécul vient également de le confirmer et
(<) Comptes rendus de l'Institut, séance du 2 mai <853.
(2) J'ai ('paiement constaté dans ma Thèse sur les Malvacccs , subie le 27 août <852 (p. 26), quo les stpules so montrent, avant les lobes latéraux , dans les feuilles digitécs de la Mauvo, où les lobes apparaissent du sommet à la base.