‹ Traite d'organogenie comparee de la fleurChapitre 75 sur 82 · ORDRE DES VALÉRIANES · texte numérisé non relu

ORDRE DES VALÉRIANES

Fig. J 8. Fleur au moment où le bord du calice, ca, devient crénelé ; p*, p1, p p, corolle; ep, éperon ; ov, ovaire.

Fig. 19. Coupe longitudinale de celle fleur passant par le milieu de l'éperon, ep. L'étamine, et, est alors vue entière et de face : cl, cloison partageant le tube de la corolle en deux compartiments ; st, style; ca, calice; p*, p*, pP, corolle.

Fig. 30, 31 et 23. Ovules de différents âges : m, micropyle; h, bile.

Fig. 23. Coupe longitudinale de la fleur de la flg. 4 6 passant par le milieu de l’éperon, ep : P". P1* P**. corolle; et , étamine ; st, styles ol, ovule; ov, parois de l'ovaire.

Fig. 24. Partie inférieure d'une fleur peu de temps avant l'anlhèse : co, corolle ; ep, éperon; ca. calice ; ov, ovaire.

Fig. 25. Coupe longitudinale de cette partie inférieure : ov, parois de l'ovaire ; ol, ovule ; ca, calice; co, corolle; st, style; et, cloison; ep, éperon.

Fig. 26. Ovule isolé : m, micropyle; h, hile.

Fig. 27, 28, 29. Portions de calices d'âges différents.

Fig. 30. Extrémité d'un jeune style.

Fig. 31 . Coupe longitudinale de celte extrémité.

Fig. 31 et 32. Stigmates de plus en plus âgés.

Fig. 34. Diagramme : pa, p /, pP , corolle; cl, cloison partageant en deux le tube do cette corolle ; et, étamine ; ov, ovaire ; ol, ovule.

ORDRE DES DfPSACËES.

Adunson et A.-L. de Jussieu, l’un dans ses Familles des plantes, l’autre dans son (ienera PlanUmtm, placèrent les Dipsacus et les Scabiosa avec les Valeriana dans un seul et même groupe, mais dans deux sections différentes. Cetlo classification fut suivie jusqu’en 1823, époque à laquelle Confier, s’étant occupe spécialement des Dipsacus et des Scabiosa, èn fit sous le nom de Dipsaeées un ordre à part qui a été admis d'abord par Dccandolle et ensuite par tous les botanistes modernes.

Inflorescence. Calicule. I, 'inflorescence des Seabieuses et des Dipsacus est un capitule. Les fleurs naissent chacune à l’aisselle d’une bractée mère et ne sont jamais accompagnées de bractées secondaires latérales. Le calieulc se compose à l'origine de quatre mamelons «pii naissent à peu près en même temps. Il y en a un en avant, un autre en arrière et deux sur les côtés. Libres d’abord, ils deviennent promptement connés et forment une sorte de coupe crénelée qui entoure la base de la fleur.

Sur les bords «,1e cette coupe caliculaire qui grandissent et s’élèvent, on voit poindre quatre nouvelles crénelures alternes avec les premières, en sorte qu'à l'âge adulte, le calicule est octolobé.

Corolle. La corolle naît immédiatement après le calicule. L’extrémité de l’axe floral, qui était hémisphérique, s’aplatit, s'évase même, et c’cst sur les bords de la coupe réceptaculaire, qui résulte de cette espèce d’évasement, que les pétales se montrent. Ils sont au nombre de quatre et superposés aux quatre premières divisions du calicule. Il y en a par suite un en avant, un en arrière et deux sur les côtés. Ils apparaissent tous à la fois. Libres à l’origine, ils deviennent promptement connés et forment une corolle gamopétale dont les lobes sont inégaux. Dans le bouton, le pétale postérieur est recouvert par les deux latéraux qui, à leur tour, sont recouverts par le pétale antérieur.

Quelquefois, au lieu de quatre pétales, on en trouve cinq. La symétrie et

ORDRE DES D1PSACÉES.

la prélloraison sont les mêmes. Seulement, au lieu d’un pétale postérieur, on en a deux. Voilà toute la différence.

Calice. Le calice n'apparaît qu 'après la corolle. C’est là un fait fort singulier et qui ferait douter que ce calice des Dipsacus et des Scabiosa soit un véritable calice. Dans les Dipsacus , il se présente d’abord comme un bourrelet continu faisant le tour de l’axe floral, et les crénelures qu’on y rencontre dans un âge plus avancé ne se développent que plus tard. Dans les Scabiosa , au contraire, ce sont à l’origine des mamelons distincts qui deviennent ensuite connés. Cette différence tient probablement à ce que dans les Dipsacus , ces crénelures sont très nombreuses et prennent presque l'apparence de poils, tandis «pic dans les Scabiosa, elles ne sont qu’au nombre de cinq, et constituent ce que les botanistes appellent des arêtes.

Androcée. Quel que soit le nombre des lobes de la corolle, les étamines sont toujours au nombre de quatre. Elles apparaissent toutes en même temps et sont alternes avec les jiétales. Complètement indépendantes de la corolle d’abord, elles deviennent plus tard connées avec elle et semblent y être insérées. Rien du reste de particulier à signaler dans leur développement. Chacune d'elles se compose d’un filet et d’une anthère bhoculaire, introrse, dont la déhiscence s’opère par deux fentes longitudinales.

Pistil. Après la naissance de la corolle, du calice et des étamines, le réceptacle dans le Scabiosa succisa s’est creusé profondément et a pris la forme d’une coupe dont le fond est plus large que l’ouverture. Sur les bords de cette coupe deux bourrelets semi-lunaires ont apparu. L’un d’eux est antérieur et l’antre postérieur. Ne se toucliant d’abord que par leurs extrémités, ils deviennent promptement connés et forment une sorte de tube élargi à sa base et rétréci à son sommet, quelque chose d'analogue à un entonnoir renversé : celle sorte de tube c’est le style, et les deux lèvres qui bordent l’ouverture supérieure et se recouvrent de papilles sont les stigmates. D’un autre côté, au fur et à mesure que le style se développe, la coupe réceptaculaire devient plus profonde cl change de forme; elle était d’abord très évasée , son ouverture s’est tellement rétrécie qu’elle ressemble à une bouteille. Un ovule est né sur la paroi interne, presque à la partie supérieure, et cet ovule, en grandissant, s’est revêtu de son enveloppe et reste suspendu au sommet de la loge, en tournant son micropyle du côté postérieur et son replié du côté antérieur.

Dans le Dipsacus lacinialus, les choses se passent de même à deux différences près : la première, c’est qu'au lieu de deux bourrelets semilunaires, il n’y en a jamais qu’un pour constituer le style qui, dès lors, ressemble à un tube fendu sur le côté dans une grande partie de son éten-

EXPLICATION DES NOIRES. 631

duc ; la seconde, c'esl que l’ovule est tourné en sens contraire, e'est-à-diro que son micropyle est antérieur et son raphé extérieur.

EXPLICATION DES FIGURES

DIpMcué taclnlaiu*.

Fig. 4 ■ Capitule de Dipsacus laciniatu* au moment de l'apparition des premières bractées sur l’axe floral.

Fig. 2. Capitule plus âgé : 6, bractée mère.

Fig. 3. Apparition des quatre premières divisions du calicule, ca.

Fig. 4. Apparition à pou près simultanée des quatre pétales, p, superposés aux quatre premières divisions du calicule, ca.

Fig. 5. Apparition du calice, «, sous la forme d’un bourrelot continu placé entre le calicule, ca, et les pétales, p, qui sont devenus connés.

Fig. 6. Apparition de landrocée. Ce sont quatre mamelons slaminaux, et, alternes avec les divisions de la corolle, p : t, calice; eu, calicule.

Fig. 7. Fleur un peu plus âgée : et , étamines; p, corolle ; #, calice ; ca, calicule.

Fig. 8. Coupe longitudinale de cette fleur. Le réceptacle est à peine évasé : ca, calicule ; «, calice; p, corolle; et, étamines.

Fig. 9. Corolle, p, ot androcée, et, de la fleur précédonto, vus de face.

Fig. 4 0. Coupe longitudinale d'une fleur encore plus âgée. Le réceptacle est beaucoup plus évasé : et, étamines; p, corolle; $, calice ; ca, calicule.

Fig. 4 4. Fleur au moment où te pistil apparaît. Des dents nouvelles, ca', se montrent au calicule dans l'intervalle des anciennes, ca. Le bourrelet calicinal, s, commence à se créneler ; p, corolle.

Fig. 12. C'est la fleur de la fig. 4 4 dans laquelle on a enlevé une partie de la corolle, p, et de l androcée, et, pour montrer le bourrelet carpellaire, cp, qui a la forme d'un fer à cheval : ca, ca', calicule ; t, calice.

Fig. 4 3. Coupe longitudinale de la fig. 11 : ca, calicule; s, calice; p, corolle; et, étamines ; cp, bourrelet carpellaire.

Fig. 1 4. Bouton au moment où l’ovule apparaît dans l'ovaire. Lo pétale antérieur, p", recouvre les deux latéraux, p/, qui recouvrent à leur tour le pétale postérieur, pr : s, calice ; ca, ca', caliculo.

Fig. 15. Coupe longitudinale de ce bouton : ca, calicule; *, calice; pa , pf, p/, corolle; et, étamines ; cp, bourrelet carpellaire, origine du style ; ol, ovule.

Fig. 1 6. C’est le bouton de la fig. 4 4 dans lequel on a enlevé la corolle et l androcée pour mieux montrer le bourrelet carpellaire, cp : ca, ca ', calicule ; s, calice.

Fig. 47. Boulon au moment où l’ovule devient anatrope : ca, ca’, calicule; i, calice; P*, ï*> P1» corolle.

Fig. 4 8. Coupe longitudinale de ce bouton : p a, pP, p1, corolle; », calice; ca, calicule; et, étamines ; st, style ; ov, parois de l'ovaire ; ot, ovule.

Fig. 4 9. C’est le bouton de la fig. 17 dont on a enlevé la corolle et landrocée : il, style ; 8, calice; ca, ca', calicule; f, fente carpellaire.

Fig. 20. Position de la fleur, (l, par rapport à la bractée mère, B.

ORDRK DES DIPKVCÉF.S.

Fig. 21. Coupe longitudinale d'un boulon peu do temps avant l'antlièse : pf, pf \ co-

rolle ; et, étamines; »t, stylo ; *, calice; ca, calicule ; o/,. ovule.

Fig. 22. Partie inférieure du boulon de la fig. 20. On a déchiré le calicule, ca , pour montrer l’ovaire infère, oc, surmonté de son calice, *.

Srahlo>a kqccImi.

Fig. 23. Apparition du calicule, cti\ dans le Scabloia succita.

Fig. 24. Apparition du calice, * : ca, calicule ; co, corolle.

Fig. 25. Fleur au moment de l'apparition fies doux bourrelets semi-lunaires, cp, qui sont les rudiments du pistil. On a coupé une partie de la corolle, p, pour les montrer : ca, calicule ; cl, étamines ; t, calice.

Fig. 26. Coupe longitudinale de cotte fleur : ca, calicule ; s, calice ; p, corolle ; et, étamines ; cp, mamelons carpellaircs ; ov, ovaire.

Fig. 27. Fleur plus âgée : ca, calicule ; *, calice ; p, corolle.

Fig. 28, La même dont on a déchiré une partio do la corolle, p, pour montrer le glvle, cp, surmonté de ses deux lèvres : ca, calicule; *, calice; p, corolle ; et, étamines.

Fig. 29. Coupe longitudinale do cette fleur ; ca, calicule; s, calice; p, corolle; st, style ; oc, parois de levains ; o/, ovule.

Fig. 30. Coupe longitudinale d’une fleur peu de temps avant l'anlhèse : ca, calicule; s, calice ; p, corolle; et, étamines; cp, style; oc, parois de l'ovaire; ol , ovule.

ORDRE DES RURIACEES.

Je n’ai étudié dans cet ordre que les plantes du groupe des Agpérulées. Toutes présentent ce singulier mode de développement du calice dont j’ai déjà parlé à l’occasion des Yalérianées, et qui bouleverse toutes nos idées sur l’ordre d'apparition des organes. I.a fleur étant considérée comme un bourgeon et ses diverses parties comme des feuilles modifiées, on doit s’attendre à ce que le calice, dans l’ordre des évolutions, apparaîtra avant la corolle, celle-ci avant les étamines, et les étamines avant le pistil. C’est, en effet, ce que j’ai observé dans la plupart des cas. Mais dans les Aspérulées, comme dans les Valérianées et dans les Composées , le calice n’apparaît bien certainement qu’après les pétales et les étamines. Qu'est-ce à dire ?Ce calice des botanistes ne serait-il point un véritable calice? C’est là une question qui trouvera sa place dans les considérations générales que je donnerai plus loin.

Inflorescence. Corolle. L'inflorescence des Rubin, des Galium et des Asperula procède toujours par dichotomie. Chaque fleur est toujours accompagnée de deux bractées secondaires latérales et fertiles. La corolle se compose à l’origine de quatre pétales qui apparaissent tous en même temps sur le mamelon floral. Il y en a deux antérieurs et deux postérieurs.

- Libres en naissant, ils deviennent plus tard connés à la base et forment une corolle rotaeée dont la préfloraison est vulvaire.

Androcée. Les étamines se montrent aussi toutes A la fois après les pétales, avec lesquels elles alternent. Complètement indépendantes de la corolle d’abord, elles deviennent ensuite connées à leur base et sont insérées à sa gorge. I.eur développement n’offre du reste rien de particulier. Chacune d'elles se compose d’un filet et d’une anthère biloculaire, inlrorse, s’ouvrant par deux fentes longitudinales.

Calice. Ce n’est qu'après l’apparition de la corolle et des étamines que l’on voit poindre ce que les botanistes appellent le calice. C’est un bourrelet circulaire sur lequel on n’aperçoit jamais à aucun âge la moindre trace de crénehires.

OHDRK IIF.S ItCBHCKES.

Pistil. Déjà, lors de la naissance des étamines, l'extrémité du réceptacle s’était affaissée et la fleur avait l’aspect d’une coupe sur le bord de laquelle étaient insérés les pétales et les étamines. Cette coupe a beaucoup augmenté de profondeur, et sur sa paroi interne, au-dessous des étamines, deux bourrelets semi-circulaires ont apparu. Ces deux bourrelets, qui sont les rudiments du style , deviennent promptement connés et forment audessus de la coupe réccptaculaire une sorte d’entonnoir renversé dont l’ouverture supérieure est bordée de deux lèvres qui se recouvrent de papilles sligmatiques.

D’un autre côté, tandis que ces bourrelets semi-circulaires subissent ces diverses modifications successives, le fond delà coupe réeeplaculaire se transforme aussi ; la surface était d’abord parfaitement unie, elle est devenue inégale. On y remarque deux excavations qui deviennent de plus en plus profondes, et forment comme deux puits qui sont les loges de l’ovaire. Elles sont placées chacune au pied d’un des bourrelets semi-circulaires, et par conséquent l’une est antérieure et l’autre postérieure ; c’est dans leur angle interne que naissent les ovules. Ils sont solitaires dans chaque logé, ne se revêtent jamais que d’une seule enveloppe, et deviennent anatropes et dressés, en dirigeant leur micropyle en bas.

Dans les Rubia, les Galium, etc., le pistil se compose donc, évidemment d’une partie inférieure axile, l’ovaire, et d’une partie stq»érieure appendiculaire, le style. Il ne restera aucun doute à cet égard pour tous ceux qui voudront répéter mes observations.

Il est toujours bien entendu, d’un antre côté, que quand je dis que lo fond de la coupe réccptaculaire se creuse , je veux dire que les choses se passent comme s’il en était ainsi. Mais ce ne sont évidemment que des apparences : ce qu’il y a de vrai, c’est que le fond du réceptacle s’accroît inégalement ; les parties qui croissent moins étant entourées de toutes parts par les parties qui croissent davantage, il en résulte nécessairement entre ces diverses parties une différence de niveau, un ou plusieurs trous.

Disque. Lorsque l’ovule commence à apparaître dans chaque loge, on voit à la base du style deux bourrelets glandtdeux qui grossissent rapidement et constituent le disque. L’un de ces bourrelets est antérieur et l’autre postérieur. Ils sont donc superposés aux deux bourrelets demi-circulaires primitifs qui ont formé le style en devenant connés.

EXPLICATION DES FIGURES

Itnbla Unetorla.

Fig. 4 . Position de la fleur par rapport à la bractée mère, B, dans le Bubia linctoria : 6, bractées latérales secondaires ; p. pétale.

Fig. 2. Fleur isolée dans laquelle les pétales, p, sont seuls nés.

Fig. 3. Apparition des quatre étamines, et, alternes avec les pétales, p.

Fig. 4. Bouton un peu plus âgé dans lequel le calice n’est pas encore né : p, pétales; et, étamines.

Fig. 5. Coupe longitudinale de ce bouton : p, pétales ; et, étamines.

Fig. 6. Apparition du calice, s, comme un bourrelet au-dessus de l'insertion des pétales, p.

Fig. 7. Coupe longitudinale du bouton de la fig. 6 : *, bourrelet calicinal ; p, pétales ; et, étamines ; cp, mamelons carpellaires.

Fig. 8. Jeune pistil vu de face : cp, mamelons carpellaires: et, cicatrices des étamines : p, cicatrices des pétales.

Fig. 9. Boulon au moment do l'apparition des loges, I, à la base des mamelons carpellaires, cp, qui sont devenus connés : et, étamines ; p, pétales.

Fig. 10. On a coupé les pétales, p', et les étamines, et', et le calice pour mieux montrer les mamelons carpellaires, * p.

Fig. 4 1 . Pistil un peu plus âgé : ei', p', cicatrices des étamines et des pétales ; cp, mamelons carpellaires.

Fig. 4 2. Une loge de ce pistil déchirée sur le dos pour montrer que le seul ovule, ol, qui s'y développe est inséré à la base de la fente carpellaire, f.

Fig. 4 3. Coupe longitudinale du bouton dont on a extrait le pistil de la fig. 44 : p, pétales ; et, étamines ; s, bourrelet calicinal ; cp, mamelons carpellaires ; ol, ovules.

Fig. 4i. Bouton au moment où un disque apparaît à la base des styles : p, pétales; s, bourrelet calicinal.

Fig. I S. Coupe longitudinale de ce bouton : s, bourrelet calicinal ; p, pétales ; et, étamines ; cp, mamelons carpellaires ; ol, ovules.

Fig. 4 6. Style isolé pour montrer le disque, d, à la base des styles, cp : et’, p', cicatrices des étamines et des pétales.

Fig. 47. Une des loges du pistil du bouton de la fig. 4 4, déchirée sur le dos pour montrer l’ovule, ol, au-dessous do la fente carpellaire.

Fig. 4 8. Styles, et, et disque, d, un peu plus âgés.

Fig. 49. Coupe longitudinale d'un bouton : p, pétales; a, bourrelet calicinal ; et, étamines, d, disque; cp, styles ; ol, ovules.

Fig. 20. Pistil delà fieur dont la fig. 49 représente la coupe : cp, styles; d, disque; p, cicatrice de la corolle ; oc, ovaire.

Fig. 24 . Fleur peu de temps avant l'épanouissement : p, pétales ; oc, ovaire.

Fig. 22. Coupe longitudinale de celte fleur : p, pétales ; et, étamines ; <1, styles ; d, disque ; oc, ovaire; ol, ovules.

Fig- 23. Une loge de l'ovaire, oc, déchirée sur le dos pour montrer l’ovule, ol.

ORDRE DES COMPOSÉES

L’ordre des Composées, si nombreux en genres et en espèees, est un des plus intéressants et des plus curieux à étudier au point de vue de l'organogcnie florale, car c'csl par ce moyen seul qu'on peut résoudre une foule de questions que les botanistes se sont posées depuis longtemps sans pouvoir y répondre. Qu'est-ce, en effet, que le calice si singulier qu’on appelle une aigrette? Y a-t-il primitivement plusieurs loges à l'ovaire, comme le croyait Cassini, cl par suite doit-on rapprocher ces plantes des Yalérianées? Ces anthères adhérentes entre elles, qui caractérisent cet ordre, oril-clles été libres à l’origine et se sont-elles soudées ensuite ? Les corolles ligotées des Laitues et des Chicorées ressemblent-elles complètement aux corolles ligulécs des Heurs qui, sont à la circonférence dans les Radiées ?

Pour résoudre ces questions, j’ai suivi, dans tontes les phases de leur développement, trois fleurs radiées, le Cosmos bipinnatu, Y 11 eliopsis seabra et le Calemlula offxcinalis , une (leur scmi-flosculeusc, Y 11 ieracium umbcllatum, et enfin une plante, YAmbrosia marttima, dans laquelle les fleurs femelles séparées des fleurs milles sont enveloppées dans une sorte d’involuerc épineux d’une nature toute spéciale. Pour peu qu’on ail l'habitude de disséquer sous la loupe montée avec une lentille de deux lignes de foyer, on peut facilement voir et par suite vérifier tout ce que je vais dire.

Inflorescence. L’inflorescence des Composées est un capitule ; les fleurs sont scssiles sur un axe qui s’est aplati et a pris la forme d’un disque. Les plus jeunes sont au centre et les plus âgées sont à la circonférence. Dans le Cosmos bipinnata, il y a une bractée mère â la base de chaque fleur ; dan9 le Calemlula offxcinalis, il n’y en a point la moindre Irace à aucun âge. Toutes les fleurs d’un même épi ne se ressemblent que dans les Chicoracées et dans lesCarduacées ; dans les Radiées deTourncforl, cellesdu centre sont très différentes dé celles de la circonférence, et comme les premières sont ligulées comme toutes les fleurs des Chicoraeées, et que les secondes sont tubuleuses comme toutes les fleurs des Carduaeées, je me suis surtout occupé de l’organogénie de la fleur des Radiées.

COROLLE, CALICE, AXDROCÉE.

Corolle. Dans toutes les Composées, c’est la corolle qui apparaît d’abord. Si l’on examine par exemple un jeune capitule d'Artichaut, on remarquera, après avoir enlevé les bractées qui constituent l’involuere, un grand nombre de petits tubercules rangés eii spirale, et d'autant plus petits qu’ils sont plus rapprochés du centre Les plus intérieurs auront encore leur sommet parfaitement hémisphérique, et ne présenteront encore aucune trace d’organe à leur surface, tandis que les extérieurs auront leur sommet déprimé en une coupe [æu profonde sur les bords de laquelle seront cinq crénekires, origine des pétales. Libres d’abord entre elles, ces cinq crénelurcs deviennent promptement connécs et forment un tube très allongé découpé à son extrémité en cinq dents, c’est-à-dire une corolle tubuleuse quinquédentée.

Si au lieu d'un capitule d'Arliclumt, on avait observé un jeune capitule de Pissenlit, on eût remarqué les mêmes choses à une seule différence près. Les cinq crénelurcs de la coupe primitive ne deviennent pas connées entre elles toutes à la même hauteur. Ainsi le pétale antérieur est déjà conné depuis longtemps avec les pétales latéraux, et ceux-ci avec les pétales postérieurs, que ces pétales postérieurs sont encore libres entre eux. Il résidle de là que la corolle du Pissenlit forme un tube fendu assez bas sur un de ses côtés.

Enfin, si l’on suit les phases diverses par lesquelles passe le capiluled’une Radiée, du Cosmos bipinnata , par exemple, on remarque que la corolle des fleurs du centre, c’est-à-dire des tlcurons, se développe exactement comme la corolle des fleurs de l’Artichaut, mais que la corolle des fleurs delà circonférence ne se développe pas comme celle des fleurs de Pissenlit, bien que portant comme cette dernière le nom de corolle ligulée. Je viens de dire, en effet, que daus le Pissenlit, tous les pétales s’accroissent également, et que si la corolle est irrégulière, cela tient à une inégalité dans les adhérences ; aussi la languette qui termine celte corolle portc-t-elle cinq dents. Dans les fleurs de la circonférence du Cosmos bipinnata, tous les pétales ne s’accroissent pas également ; il y en a deux qui avortent peu de temps après leur naissance, et alors la languette qui termine la corolle n'étant plus formée que de trois pétales, ne présente plus que trois dents au sommet. Ces deux pétales qui avortent sont les deux postérieurs.

Calice. Le calice n’apparait qu’après la corolle sous la forme d’un bourrelet circulaire qui entoure la base de cette corolle, et sur lequel apparaissent des crénelurcs en nombre variable selon les espèces. Cassini avait donc parfaitement raison de dire que le calice des Composées ne ressemble pas au calice de la plupart des autres plantes.

Androcée. Les étamines sont toujours au nombre de cinq dans lesCom-

ORDRE DES COMPOSÉES

posées. Elles apparaissent toutes à la fois et alternent avec les pétales. Complètement indépendantes de la corolle à l'origine, elles deviennent plus tard connées avec elle et sont insérées à sa surface. Elles se composent chacune d’un filet et d'une anthère biloculaire, introrse et s’ouvrant par deux fentes longitudinales. Quelque temps avant l’anthèse, les anthères, qui sont d'abord libres, se soudent entre elles, leur filets restant distincts, et forment un tube à travers lequel passe le style.

Pistil . Au fur et à mesure que la corolle et les étamines se développent, la coupe réceptaculairc sur le bord de laquelle elles sont nées devient de plus en plus profonde, et sur sa paroi interne, au-dessous des étamines, on voit poindre deux bourrelets semi-lunaires qui se touchent par leurs extrémités. Ces deux bourrelets semi-lunaires sont les rudiments du style; ils deviennent promptement connés et forment au-dessus de la coupe réeeptaculaire une sorte de tuyau de cheminée dont l’ouverture supérieure est bordée de deux appendices qui sont les branches sligmaliques du style. D’un autre côté, pendant que ce style s’allonge ainsi , on voit poindre au fond de la coupe réceptaculairc qui est l’ovaire, un mamelon qui se recouvre d’une enveloppe, et devient un ovule analrope, dressé, ayant son micropyle infère.

Disque. Dans le Calendula o/pcinalis, on voit naître à la base du style, longtemps après l'apparition de l'ovule dans l'ovaire , cinq mamelons alternes avec les étamines. Ces cinq mamelons, qui deviennent eonnés entre eux et forment une coupe crénelée dont le tissu est glanduleux, constituent ce que les botanistes appellent le disque.

Dans VAmbrosia maritima, les Heurs mâles seules sont en capitule. Les fleurs femelles sont isolées et enfermées dans une sorte de sac épineux. Chacune d’elles ne se compose à l’état parfait que d’un pistil, et il est impossible d’y reconnaître la moindre trace de calice et de corolle. Cependant il n’en a pas été toujours ainsi. Lorsqu'on suit pas à pas les évolutions de cette fleur femelle, on remarque (pie le mamelon floral s’évase d'abord et forme une coupe assez élégante, et que c’est sur la paroi interne de cette coupe, un peu au-dessous de ses bonis qui restent libres, que naissent les deux bourrelets carpellnires. La base du style est donc entourée, à un certain âge, d'une collerette qui représente évidemment la corolle. Quant au calice, il n’en existe jamais la moindre trace.

Dans une note qu’il vient de publier, M. Clos cherche â démontrer que le sac épineux qui enveloppe la fleur femelle de l’/«o xnnthium n’est point formé par deux bractées devenues connées. Un coup d’œil sur le développement de cc sac lui en eut appris plus que tous les raisonnements auxquels il se livra.

EXPLICATION DES FILTRES

Uleiduia ofïlelnall*.

Fig. 4 . Jeune capitule de Calendula offlcinolis entouré do son involucre, i.

Fig. 2. Capitule plus âgé. On a enlevé une partie de l'involucre pour montrer les fleurs, fl.

Ifrllop*!* «cabra (Fleur négulUre).

Fig. 3. Fleur d Heltoptis scabra, dans laquelle les pétales sont nés : b, bractée mère à l’aisselle de laquelle est née la fleur, fl.

Fig. 4 . Fleur dans laquelle les pétales sont nés. U y on a deux on arrière, pP, deux sur les côtés, p /, et un en avant, p" : b, bractée mère.

Fig. 5. Apparition du calice, * : po , p1, p a, corolle.

Fig 6. A[>parition des étamines, et : a, calice; p, corolle.

Fig. 7. Coupe longitudinale de la fleur do la fig. 6 : s, calice; p, corolle; al, étamines; ov, coupe réceptaculaire qui deviendra l’ovaire.

Fig. 8. Fleur au moment de l’apparition des bourrelets carpollaires : s, calice; p, corolle.

Fig. 9 . C’est la fleur précédente vue de face. On a écarté les pétales, p, pour montrer les étamines, et, et les bourrelets carpollaires, cp.

Fig. 10. Coupe longitudinale de la fleur de la fig. 8 : a, calice; p, corolle ; al, étamines; oc, cavité réceptaculaire devenant l’ovaire.

Fig. 1 1. Coupe longitudinale d’une fleur plus âgée : s, calice; p, corolle: et, étamines ; cp, bourrelets carpellaires devenant cannés pour former le style; ov, cavité réceptaculaire.

Fig. 12, Fleur au moment où l’ovule se revêt de son enveloppe : b, bracléo mère; ov, ovaire ; a, calice ; p, corolle.

Fig. 43. Coupe longitudinale de cette fleur : a, calice; ou, parois de l’ovaire; ol , ovule; p, corolle ; et, étamines ; d, disque.

Fig. 14. Bouton peu de temps avant l’anlhèse : 6, bractée mère; ov, ovaire; p, corolle; a, calice.

Fig. 15. Coupe longitudinale de co bouton : ou, parois do l’ovairo ; ol, ovule ; a, calice; p, corolle ; d, disque.

Fig. 16. Fleur épanouie : ou, ovaire; p, corolle; et, étamines dont les anthères sont soudées.

Fig. 17. C loupe longitudinale de* cett© fleur : ou, parois de l’ovaire; ol, ovule ; p corolle ; et, étamines ; al, stylo; cp, branches sligmatiques du style.

Kig, 18 Androcéo de la fleur de la fig. 1 5, isolé et grossi.

Fig. 19. Ovulo : m, micropyle; h, hile.

Fig. 20, 21 et 22. Disque à divers âges.

Hcllopai* «cabra (Fleur liguUc).

Fig. 23. Jeune fleur au moment de l’apparition des pétales, p*, p1, pP.

Fig 24. Apparition du bourrelet calicinal, a : p, corolle.

ORDRE DES COMPOSÉES

Fig 25. Apparition du pistil. Des cinq pétales, p*, p7, p*1, deux, pP, sont beaucoup plus petits que les autres ot tendent à avorter : », bourrelet calicinal.

Fig. 26. Fleur un peu plus Agée : pn, p7, pétales qui se développeront et formeront la languette Iridentée; p*\ pétales qui avorteront; et, étamines ; », bourrelet calicinal.

Fig. 27. Coupe longitudinale do celle fleur : p", p 7, pP, corolle ; et, étamines; s, bourrelet calicinal ; ov, parois de l’ovaire : cp, rudiments du style.

Fig. 28. Fleur dans laquelle l'ovaire est né : *, bourrelet calicinal; p1, pétales latéraux qui se touchent sans se souder, les pétales postérieurs qui étaient entre eux ayant avorté.

Fig. 20. Coupc longitudinale de celte fleur: ot), parois do l’ovaire ; ai, ovule; d , disque; st, style: cp, branches stigmatiques du style; p. corolle.

Fig. 50. Bouton pou de temps avant l’anthèso : ov, ovaire; p1, pétales latéraux rapprochés, mais non réunis.

Fig. 3t. Coupe longitudinale de ce bouton : ot», parois de l'ovaire: ol, ovule; d, disque; st, style; cp, branches stigmatiques du style; p, corolle.

Illeraclani umbel islam.

Fig. 32. Jeune fleur d'/ficmciwm umbellatum , vue de face : p, corolle; et, étamines.

Fig. 33 ot 34. Fleur de plus en plus âgée. On voit quo les pétales postérieurs, p'\ no sont pas connés entre eux aussi haut qu’ils le sont avec les autres, et qu’il en résulte une fente, f : p", p7, autres pétales ; », calice.

Ontaurra Jaffa.

Fig. 35, 36 et 37. Bouton de Centaurea Jacea à divers âges, pour montrer que la corolle, p, devient tubuleuse comme les fleurs du centre de YUeiiopsis scabra : », calice.

Ambrosta marltlma.

Fig. 24. Jeune inflorescence d’.-lmbrosïu rrniritima : fl, fleur née à l aisselle de la bractée mère, B; fl', fleurs de deuxième génération nées à l’aisselle des bractées secondaires, 6.

Fig. 25. Fleur isolée : î, involucre.

Fig. 26. C’est la fleur de la fig. 25 dont on a déchiré l’involucre, i.

Fig. 27. Fleur au moment où le pistil apparatl. Elle est enveloppée de son involucre, i : p, bourrelet corollin.

Fig. 28. C’est la même fleur débarrassée de son involucre pour montrer les deux mamelons carpellaires, cp, qui constitueront le style et les branches stigmatiques du style : p, bourrelet corollin .

Fig. 29. Fleur plus âgée : p, bourrelet corollin ; cp, mamelons carpellaires.

Fig. 30. Coupe longitudinale de cette fleur : oü, parois de l’ovaire; ol, ovule; p, bourrelet corollin ; cp, mamelons carpellaires.

Fig. 31. Fleur au moment où l’ovule devient anatrope et se revêt de son enveloppe. Elle est enveloppée dans son involucre.

Fig. 32. Fleur débarrassée de son involucre : ov, ovaire; p, bourrelet corollin ; cp, branches stigmatiques du style.

Fig. 33. Fleur au moment de l’épanouissement. Elle est enveloppée de son involucre, i, et l’on aperçoit seulement les branches stigmatiques, cp, du style.

Fig. 34. La même débarrassée de son involucre : or, ovaire; p, bourrelet corollin; si, style.

Fig- 35. Coupe longitudinale de la fleur de la Gg. 3i : ou, parois de l'ovaire ; ol, ovule ; p, bourrelet corollin ; tl, style.

EXPLICATION DBS FIGURES.

Clrhorluin InirbtH.

Fig. 22. Boulon de Cichorium Intybus dans lequel la corolle, p, seule esl née.

Fig. 23. Boulon pins âgé dans lequel la corolle, p, lo calice, s, et les étamines, et, sont nés.

Fig. 24. Boulon dans lequel le pistil est né. Tous les pétales, p, sont encore libres Le calice a toujours la forme d'un bourrelet.

Kig. 25. Coupe longitudinale du boulon de la fig. 24 : s, Itourrelel calicinal ; p, corolle; et, étamines ; cp, pistil.

Fig. 26. Boulon au moment où l'ovule apparaît Les pétales, p, sont unis entre eux, sauf d'un seul côté en f : «/bourrelet calicinal.

Fig. 27. Coupe longitudinale de ce bouton : a, bourrelet calicinal; p, corolle; et, étaminos; st, style: or, ovaire; ol, ovule.

Fig. 28. Bouton plus âgé : f , fente de la corolle qui descend jusqu'à l'ovaire : s, bourrelet calicinal.

Fig. 29. Coupe longitudinale de ce bouton : ou, ovaire; ol, ovule ; «, bourrelet calicinal ; p, corolle fendue d’un côté jusqu'en x ; et, étamines qui ne sont pas encore connées avec la corolle ; st, style.

Fig. 30. Coupe longitudinale d’un bouton peu de temps avant l'anllicse : or, ovaire ; », bourrelet calicinal ; p, corolle fendue d'un côté jusqu’en x; et, étamines connées avec la corolle; st, style.

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