OH DUE DES CAMPANULES
Le groupe des Campanules a été établi et nettement circonscrit par Adanson dans ms Familles des plantes. A.-L. de Jussieu l’adopta dans son Généra plantarum , et depuis lors il fut admis par tous les botanistes modernos. Seulement il subit le sort de presque tous les groupes formés à celte époque : il fut démembré ; on en retira le genre Lobclia, dont la fleur est irrégulière, pour en faire le type d’un ordre à part sous le nom de Lobéliacées, et dès lors le groupe des Campanules ne comprit plus que des plantes à fleurs régulières.
Inflorescence. Calice. L’inflorescence du Campanula rapunculus que j’ai pris pour sujet d’étude est une grappe. Chaque fleur liait à l’aisselle d’une bractée mère, et est accompagnée de deux bractées secondaires latérales. Le calice se compose de cinq sépales, qui naissent successivement dans l’ordre quinconcial. Deux sont antérieurs, ce sont les sépales \ et 3 ; deux sont latéraux, ce sont les sépales 4 et 5 ; un est postérieur, c’est le sépale 2. D’abord libres à l’origine, ils deviennent promptement eonnés, et forment un calice gamosépale.
Corolle. Cinq pétales constituent la corolle. Ils naissent tous à la fois sous l’aspect de petits mamelons, alternes avec les sépales. Primitivement libres, ils deviennent également eonnés, et il en résulte bientôt une corolle gamopétale, dont la préfloraison est eonvolutive.
Androcée. Les étamines sont au nombre de cinq, et n’adhèrent jamais à la corolle à quelque âge qu’on les examine. IA les alternent avec les pétales, et se composent chacune d’un filet et d’une anthère biloculaire inlrorsc, dont le dévelopjiemenl n’oflrc rien de particulier.
Pistil. Lorsque les pétales et les étamines sont nés, le réceptacle a déjà pris la forme d’une coupe, et c’est sur les bords de cette coupe réceptaculaire, un peu au-dessous des étamines, que l’on voit poindre trois bourrelets carpcllaires, dont deux sont antérieurs et un postérieur. D’abord libres entre eux , ces bourrelets deviennent promptement eonnés, et forment au-
EXPLICATION DES FIGURES
dessus du fond de la coupe réeeptaculaire comme un couvercle qui se rétrécit à son sommet en une sorte de cheminée, dont l’ouverture supérieure est à trois erénelures. La cavité réeeptaculaire ainsi recouverte est l'ovaire; cette sorte de cheminée qui la surmonte est le style, et les trois erénelures sont les stigmates. L’ovaire des Campanules se compose donc de deux parties de nature différente, l’une axile, la coupc réeeptaculaire, l’autre appendiculaire, formée parles trois bourrelets earpellaires devenus connés.
Pendant que la coupe réeeptaculaire se forme ainsi à sa partie supérieure au moyen de ces trois bourrelets earpellaires qui deviennent connés, on voit se produire au pied de chacun de ces trois bourrelets earpellaires, sur le fond de la coupe réeeptaculaire, une légère excavation, dont la profondeur augmente de plus en plus. Il en résulte comme trois puits qui sont les rudiments des loges de l’ovaire. Pour peu qu’on suive, en effet, la série des développements, on observe bientôt dans l’angle interne de chacune de ces loges un placenta qui grossit, se divise en deux à sa surface par un sillon, et se recouvre d’ovules anatropes.
EXPLICATION DES FIGURES
PLANCHB CXLIX.
Campanuta rapunrutua.
Fig. 4 . Position de la fleur par rapport à la bradée mère, B : b, bractées secondaire!
latérales. . ...
Fig. î. Apparition des pétales, p, alternes avec les sépales, s, dont trois sont coupés.
Fig. 3. Coupe longitudinale d'une flenr au moment où naissent les étamines, et, superposées aux sépales, i. Le réceptacle s'est creusé en forme de coupe : p, pétales.
Fig. t, Jeune pistil placé sur lee parois de la coupe réeeptaculaire, r : ep, mamelons car» pellaires ; pl, placentas.
Fig. 5. Pistil un pou plus âgé. On a déchiré une loge sur le dos pour montrer les placentas, p t.
Fig. 6. Coupe transversale do ce pistil : p (, placentas: ov, parois de l'ovaire.
Fig. 7. Pistil au moment où les ovules, ol, apparaissent sur les placentas. On a déchiré une loge sur le dos.
Fig. 8. Placenta Isolé et recouvert d'ovules.
ORDRE DES LOBÉLIACÉES.
Les Lobéliacées se distinguent nettement des Campanules, avec lesquelles un les confondait autrefois, par leur (leur irrégulière et leurs étamines réunies en tube par leurs anthères. J'en ai étudié l’organogénie florale dans le l.obelia syphililica et le Tupa ignescens, et mes observations ressemblent trop à celles que j’ai faites sur les Campanules (tour que j’entre dans beaucoup de détails. Je me bornerai donc à indiquer les faits principaux.
Inflorescence. Calice. L’inflorescence du Tupa ignescens est une grappe comme celle des Campanules. Chaque fleur naît à l’aisselle d’une bractée mère, et est accompagnée de deux bractées secondaires latérales. Le calice se compose également de cinq sépales, qui, fibres d’abord, deviennent promptement connés, et forment un calice gamosépale. Mais la situation de ces sépales est tout à fait exceptionnelle, car il y a un sépale antérieur, deux sépales latéraux et deux sépales postérieurs. Dans toute la série de mes études, je n’ai observé cette situation que dans les Logania et les Papilionacécs indigènes. Ces sépales apparaissent successivement dans l'ordre quinconcial : l'un des postérieurs d'abord, l’antérieur ensuite, puis l’autre postérieur, et enfin les deux latéraux. Cette position des sépales par rapport à la bractée mère s’observe dans toutes les Lobéliacées, et si parfois il semble qu’il n’en soit pas ainsi, cela tient à une torsion du pédoncule qui se produit peu de temps avant l'anthèse.
Corolle. Les pétales sont au nombre de cinq, et alternent avec les sépales. Ils naissent tous en même temps sous l’aspect de petits mamelons qui, primitivement isolés, deviennent eonnés assez tard, et forment une corolle gamopétale. Dans le bouton, ils se disposent en préfloraison valvaire.
Androcée. Cinq étamines alternes avec les pétales constituent l’androcée. Elles apparaissent également toutes à la fois, et restent toujours distinctes entre elles jusqu’à la base. Jamais elles ne sont adhérentes à la corolle, comme dans la plupart des plantes gamopétales. Elles se composent chacune d’un filet et d’une anthère biloculairc et introrse, dont le développe-
explication des figures. u 645
ment n’offre rien de particulier. Toutefois l’extrémité de leur connectif n’est pas le meme parlout. Sur les deux étamines postérieures superposées aux sépales 1 et S, on remarque à leur sommet un grand nombre de poils qui n’existent pas sur les trois autres, et qui se sont développés assez tard.
Pistil. Ce n'est qu’après l’apparition des sépales, des pétales et des étamines sur le bord de la coupe réeeplaculaire, qu’on voit le fond de celte coupe sc creuser comme de deux grands fossés, dont l’un est antérieur et l’autre postérieur. Ces deux grands fossés sont les rudiments des loges, leur profondeur alignante rapidement, et sur la paroi interne de chacun d’eux apparaît un grand placenta qui grossit rapidement et sc recouvre d’ovules analropes.
En même temps que ces sortes de fossés se creusent de plus en plus, on voit apparaître sur leur bord deux bourrelets qui sc touchent bientôt parleurs extrémités, deviennent eonnés, et finissent par former, au-dessus des deux loges, comme un couvercle, dont le milieu se relève en une sorte de tuyau, ouvert à sa partie supérieure par deux lèvres. Cette sorte de tuyau est le style, et les deux lèvres qui le terminent sont les stigmates; quant è l’ovaire, il est, d’après ce qui vient d’èlrc dit, composé de deux parties de nature différente : l’une inférieure, qui est axile, et l’autre supérieure, qui est appendiculaire.
EXPLICATION DES FIGURES
PLANCHE CXUX.
Tapa Urnturtn*.
Fig. 9. Position de ki (leur par rapport à la bractée mère, B, dans le Tupa ignexceus : b, bractées secondaires latérales.
Fig. 10. Apparition des pétales, p, alternes avec les sépales, s, dont deux sont coupés.
Fig 1 1 Apparition dos étamfnes, et, alternes avec les pélales, p, et superposées aux sépales, *, dont trois sont coupés.
Fig. 12 Apparition du pistil. Ce sont deux excavations, rudiments des loges, qui se produisent au fond de la coupe réeeplaculaire.
Fig. 13. Coupe longitudinale du boulon au moment où ces deux excavations se produisent : et. cloison qui sépare ces deux excavations ; et, étamines ; p, pétales; *, sépales. Fig. 1 4. Pistil un peu plus âgé. Deux mamelons carpellaires, cp, sont nés ; ils ont chacun la forme d’un croissant.
Fig. 15. Coupe longitudinale du bouton dont on a extrait ce pistil : cl, cloison qui sépare les doux loges de l’ovaire; et, étamines; p, pétales; *, sépales.
Fig. 16. Coupc longitudinale d’une lleur plus âgée ; et, étamines ; cp, mamelons carpellaires; Ig, loges.
Fig. 17. Boulon dont on a déchiré u no loge sur le dos pour montrer le placenta, pl : f , fonte carpollairo ; «p, cicatrico du calice et de la corolle ; et, étamines ; cp, mamelons carpellaires.
ORDRE DES LOBÉLIACÉES.
Fig. <8. Boulon plus ôgé dont une loge est déchirée sur le dos : pl, placenta; f, fente carpellaire; st, style; et, étamines; s, sépales; p, pétales.
Fig. 19. Style isolé.
Fig. 20. Une loge déchirée sur le dos dans un pistil au moment où les ovules, ol, apparaissent sur les placentas, p/.
Fig. 2 1 . Bouton peu de temps avant l'anthèse : t, calice ; p, corolle.
Fig. 22. Coupe longitudinale de ce bouton : s, calice ; p, corolle ; et, étamines ; ol, ovules.
Fig. 23. Une loge déchirée sur le dos dans un pistil où tous les ovules, ol, sont nés : et, étamines.
Fig. 21. Extrémité grossie du style.
Fig. 25. Jeune inflorescence : B, bractée mère; b, bractées latérales.
Fig. 26. Une étamine peu de temps avant la déhiscence de ses loges.
Fig. 27. Jeune ovule.
ORDRE DES GOODÉN1ACÉES.
Bien que ressemblant beaucoup aux Lobéliacées, les Goodéniacées en diffèrent cependant au premier abord par deux caractères qui frappent les yeux immédiatement, et qui sont : la position de la fleur par rapport à la bradée mère et la présence autour du stigmate d’une sorte de cupule qui le recouvre presque complètement.
Dans les Goodéniacées, et en particulier dans le Goodenia ovala, la fleur, qui est pentamère, a toujours deux sépales en avant, deux sur les côtés, et un en arrière. Par suite la corolle, qui est bilabiée, a une lèvre supérieure composée de deux pétales, et une lèvre inférieure composée de (l'ois pétales. On a vu au contraire que dans les Lobéliacées la fleur a toujours un sépale en avant, deux sur les côtés, et deux en arrière, en sorte que la eorolle, qui est bilabiée, a une lèvre supérieure composée de trois pétales, et une lèvre inférieure composée de deux pétales.
Quant à cette cupule qui entoure l’extrémité du style, die ne se montre que très tard sous la forme d’un bourrelet qui grandit peu à peu. C’est quelque chose d’analogue aux appendices qu’on voit parfois apparaître sur le style à différentes hauteurs dans un grand nombre de plantes.
Le pistil n’a jamais que deux loges dans le Goodenia ovaia ; l’une est antérieure et l’autre postérieure. Toutes deux renferment un grand nombre d’ovules, et passent dans leur développement par toutes les phases que j’ai décrites à l’occasion du T upa ignescent dans l’ordre des Lobéliacées.
EXPLICATION DES FIGURES
PLANCHE CXLtX.
Cootfenla «vau.
Fig. 28, 29. Slyle à divers âges. Dans la fig. 28 on n'aperçoit encore aucune trace de ce bourrelet, k, qu'on remarque dans la fig. 29.
Fig. 30, 34, 32, 33. Extrémités du style de plus en plus âgées. Le bourrelet, grandit et finit par envelopper le sommet du style.
Fig. 34. Coupe longitudinale de la fig. 32.
Fig. 35. Coupe longitudinale de la fig. 33.
ORDRE DES L1L1ACËES.
Bien que la Heur de (ouïes les Lilîaeées soit construite sur le même plan, elle présente cependant trop de variété dans les détails pour que je n’aie pas (.tu necessaire de suivre I organogénie de plusieurs espèces, et d'exposer ici les observations (pie j’ai (ailes sur VAloe atro-virens, le Lilium candidum, le Ij>mandra longifolia et le Charlwoodta congesta.
Inflorescence. L'inflorescence de VAloe atro-virens est un épi. Chaque fleur naît a I aisselle d une bractée, mais elle il est jamais accompagnée d'une bradée secondaire latérale. L’inflorescence du Lilium candidum, au contraire, se compose d’une foule de petites rymes nniparcs scorpiojdes, naissant chacune à l’aisselle d’une bradée nicre. Enfin, l'inflorescence du Cliarltcondia congesta est un épi comme dans VAloe atro-virens ; mais chaque fleur est accompagnée d’une bradée secondaire stérile, qui est diamétralement opposée à la bractée mère.
Périanthe. Le périanlbe est double dans toutes les Liliacécs etsecom-. pose de six divisions, dont trois sont externes et trois internes ; mais tandis que dans le Lilium candidum elles sont libres entre elles jusqu’à la base, elles deviennent connées dans VAloe atro-virens. Les trois divisions du périanthe externe apparaissent successivement : une est antérieure c’est la dernière née ; deux sont postérieures. Les trois divisions du périanthe interne apparaissent aussi successivement : celle (pii alterne avec les divisions 1 et 2 du périanthe externe d'abord ; celle (pii alterne avec les divisions 2 et 3 ensuite, et enfin celle qui alterne avec les divisions 1 et 3.
Dans le Charlteoodia congesta, où la bractée latérale est opposée à la bradée mère, la fleur u’est pas tout à fait placée comme dans VAloe atrovirens. Deux divisions du périanthe externe sont antérieures et superposées à la bractée mère, et la troisième division est postérieure et superposée à la bractée secondaire.
Androcée. Il y a deux vcrticilles de trois étamines chacun à l'androcéc i l’un est superposé au périanthe externe, et apparaît le premier ; l’autre est
■ EXPLICATION DE 6 FIGüÜES. 6/19
superposé au périantlic interne. Dans le lAlium candidum ces étamines restent toujours libres jusqu'à leur base. Dans 1 '.4 /oeatro-m'ren, selles deviennent promptement connées avec le périanthe, (pii est tubuleux. Dans toutes les Liliaeées elles se composent chacune d’un filet et d'une anthère biloculaire, introrse, dont le développement n’offre rien de particulier.
Pistil. Lorsque toutes les étamines sont nées, on voit poindre sur le fond du réceptacle, qui a pris l’aspect d’une plate-forme, trois mamelons superposés aux divisions du périaudie externe. Ces trois mamelons, qui sont les rudiments du pistil, deviennent promptement ronnés entre eux, et forment un sac très allongé, qui se gnnlle en ovaire à sa base, s’effile en stvle dans sa partie moyenne, et s’évase à son sommet en une coii|)e à trois crénelures, (pii se recouvre de papilles stigmatiques.
Tandis (pie la forme externe du pistil se modifie ainsi, on voit apparaître sur les parois du sac ovarien trois cordons, qui s’étendent du sommet à la base, et qui sont superposés uux divisions du périanthe interne. Ces trois cordons, en grandissant, donnent des lames qui s’avancent vers le centre du sac et le partagent en trois compartiments on loges.
C’est dans l'angle interne de chacun de ces trois compartiments qu'apparaissent les ovules; 41s sont sur deux séries, et se montrent successivement de la base au sommet. Ils se revêtent chacun de deux enveloppes, et deviennent analropes, ceux d’une série tournant le. dos à ceux de l’autre série.
EXPLICATION DES FIGURES
Al or itro vlrrni.
Fig- I . Posilion de la fleur par rapport à la bractée mère, B : a1, division externe du périanthe néo la première.
Fig. 2. Bouton dans lequel le périanthe externe , «3, i‘( seul est né.
Fig. 3. Le mémo boulon vu de face : s1, *3, f3, périanthe externe.
Fig. 4. Apparition de la division postérieure, j ><\ du périanthe interne. Elle alterne avec les divisions *l, «3, du périanthe externe.
Fig 5. Apparition des deux autres divisions, p", du périanthe interne, placées à droite et à gauche do la division antérieure, a3, du périanthe externe.
Fig: 6. Apparition des trois étamines, superposées aux trois divisions, «*, a3, du
périanthe externe : p. division du périanthe interne.
Fig. 7. Apparition des trois étamines, el°, superposées aux trois divisions, p, du périanthe interne : eia, étamines superposées aux trois divisions, s1, «3, s3, du périanthe externe. Fig. 8. Apparition du pistil Ce sont trois mamelons, cp, superposés aux divisions, s1, s3, «3, du périanthe externe : p, périanthe interne; ela , rt°i étamines.
Fig. 9. Pistil do la flg. 8, isolé et grossi : cp, mamelons carpellaires; /</, loges creusées à leur pied ; p/, placentas.
650 ORDRE DES LILIACÉRS.
Fig. <0 et H . Pistil de plus en plus âgé : cp, mamelons carpellaires ; Ig , loges ; pi, placentas.
Fig. 4 2. Bouton dans lequel les divisions, «*, s2, s3, du périanthe externe et celles du périanthe interne, p, sont connces.
Fig. 43. Le môme bouton dont on a enlevé le périanthe et coupé trois étamines pour montrer le pistil, cp : ela, ei°, étamines.
Fig. 14. Coupe longitudinale du pistil, cp, déco bouton : pi, placenta.
Fig. 4 5. Bouton un peu plus âgé que celui représenté dans la tig. 12 et vu du côté antérieur : t1, »*, a3, périanthe externe; p, périanthe interne.
Fig. 16. Le même bouton dont on a coupé le périanthe, «p, et trois étamines, et?', et0' : cp, pistil ; et", et°, étamines.
Fig. 4 7. Coupe longitudinale du pistil de la 6g. 46 : cp, parois du pistil; p/, placenta.
Fig. 4 8. Pistil au momonl où les ovules, o/, apparaissent. On a déchiré une loge sur le dos pour les montrer.
Fig. 19. Coupe longitudinale de ce pistil : ot, ovules; p/, placentas.
Fig. 20. Bouton dans lequel on a pris le pistil représenté dans la fig. 18 : a', sa, a3, périanthe externe; p, périanthe interne : br, bourrelet qui se forme sur le pédoncule à la base de la fleur.
Fig. 2t . Bouton beaucoup plus âgé : s2, a3, périanthe externe ; p, périanthe interne ;
br, bourrelet pédonculaire.
Fig. 22. Coupe transversale d'un jeune pistil : p/, placenta sur le milieu duquel on remarque un sillon, fr : f , fente très large résultant du rapprochement de deux placentas.
Fig. 23. Coupe transversale d’un pistil plus âgé : Ig , loges; f , fente. résultant du rapprochement de deux placentas ; f', sillon qui a partagé chaque placenta en doux parties.
Fig. 24. Bouton au moment où les ovules se revêtent de leurs deux enveloppes. On a coupé le périanthe, *p : eta, et°, étamines.
Fig. 25. Pistil de ce bouton : ov, ovaire; cp, style.
Fig. 26. Une loge de ce pistil déchirée sur le dos pour montrer les deux rangées d’ovules, ' ol, placées l'une à droite et l’autre à gauche de la fente, f, résultant du rapprochement de deux placentas.
Fig. 27. Coupe longitudinale d’une loge d’un pistil à peine plus âgé : ol, ovules.
Llllani candidat».
Fig. 28. Fleur naissante de Lilium candidum : B, bractée mère; b , bractée secondaire latérale.
Fig. 29. Apparition de la première division, s1, du périanthe externe opposée à la bractée secondaire latérale, 6 : B, bractée mère.
Fig. 30. Apparition de la deuxième division, *3, du périanthe externe : autre division
du périanthe externe ; 6, bractée secondaire latérale ; B, bractée mère.
Fig. 34. Toutes les trois divisions, i‘, t3, s3, du périanthe externe sont nées : b, bractée secondaire latérale . B , bractée mère.
Fig. 32. C’est la fleur de la 6g. 31, vue de face : B, bractée mère ; b, bractée secondaire latérale ; «*, s2, a3, divisions du périanthe externe.
Fig. 33. Doux des divisions du périanthe interne, p, sont nées : t3, périanthe
externe; b, bractée secondaire latérale ; H, bractée mère.
Fig. 3i. Toutes les trois divisions du périanthe interne, p, sont nées ; **, t’, »3, périanthe externe ; b, bractée secondaire latérale ; 8, bractée mère.
Fig 35. Apparition des trois étamines, et", superposées aux trois divisions, i*, «*, du périanthe externe : p, périanthe interne ; 6, bractée secondaire latérale.
Fig. 30. Apparition des trois étamines, et», superposées aux trois divisions du périanthe
EXPLICATION UES FIGURES . 651
interne, p : «l«, étamines superposées aux trois divisions, «*, s3, du périanthe externe i 6, bractée secondaire latérale.
Fig. 37. Jeune pistil : ep, mamelons carpellaires ; pi, placentas.
Fig. 38. Pistil très âgé : ov, parois do l'ovaire ; et, ovules naissant de chaque côté de la fente, f, produite par le rapprochement des placentas; tg, stigmates.
Fig. 39. Coupe longitudinale do ce pistil ; u(, ovules ; sg, stigmates.
Fig. 10. Quelques ovules isolés et grossis.
tnMBSra lonftfttlla.
Fig il et 13. Jeune pistil de Lomaadra longifolia : cp, mamelons carpellaires insérés sur les eètés du sommet du réceptacle, a.
Chsrlwoodla eontnu.
Fig. 13. Jeune fleur de Charhcoodia congesla : B, bractée mère; 6, bractée secondaire. Fig. 11. La même fleur vue de face. La bractée mère, B, et la bractée secondaire, ti, sont écartées pour montrer les trois divisions du périanthe externe.
OKDRË DES ASPARAG1NÉKS.
J’ai étudié dans ccl ordre les deux genres principaux, Asparagus et Asphodelus, et chacun d’eux m'a offert quelques particularités digues d iuléi cL Jeciterai, entre autres, la présence d’une sorte d arillc dans les Asphodelus, et l’origine de ces pédoncules verdiltrcs dans l'Asperge, que les botanistes prenaient autrefois pour des feuilles.
Inflorescence. L'inflorescence de VAsphodelus creticus est facile à définir. C’est comme dans le Lilium candidum une grappe de ovines uniparcs scorpioïdes, ou, en d'autres termes, ce sont de petites cymes uniparcs seorpioïdes, naissant chacune à l’aisselle d’une bractée mère le long d un axe commun. Chaque axe floral, avant de se terminer par une fleur, porte une bractée secondaire latérale et- fertile. L’inflorescence de 1 Asperge n est pas plus compliquée : c’est une suite de cymes bipares ; màis comme il arrive souvent que quelques fleurs avortent complètement, et que les pédoncules qui devaient les porter s'allongent beaucoup, deviennent verts, et remplissent les fonctions de feuilles, cette suite de cymes bij tares n est pas toujours visible à l’état adulte, et par suite on conçoit que ceux qui n ont pas suivi l’organogénie de celte inflorescence n’aient pu la reconnaître et aient considéré comme des feuilles tous ces filaments verts, qui ne sont que des pédoncules stériles. A la base de l’inflorescence, les bractées mères existent toujours; mais au sommet on n’en aperçoit souvent plus aucune trace, même dans le plus jeune âge.
Périanthe. Le périanthe est double dans les Asparaginées, comme dans les Liliacées, et se compose de six divisions, dont trois sont externes et trois internes. Les trois divisions externes sont placées de telle façon qu’il y en a une antérieure et deux postérieures ; elles apparaissent successivement dans f A sphodelus creticus ; celle qui est opposée à la bractée secondaire latérale d’abord, et celle qui est antérieure en dernier lieu. Les trois internes alternent avec les trois externes, et apparaissent toutes trois en même temps. Dans V Asparagus amarus l'ordre d’apparition n’est pas tout à
ANDROCÉE, PISTIL.
fait le même pour les trois divisions externes : c'est la division postérieure la plus rapprochée de la feuille mère de l'inflorescence générale qui se montre en premier lieu; la division antérieure, qui serait superposée à la bractée mère si elle existait, se montre ensuite.
Androcé.e. Les étamines sont au nombre de six dans les Asphodèles et les Asperges, et disposées sur deux verlieillcs. I.’un de ces vcrticilles alterne avec le périanthe interne, et l’autre lui est superposé. Celui-ci apparaît après celui-là; mais, dans chaque verticillc, toutes les étamines se montrent en même temps. Elles croissent rapidement, deviennent connées par leur base avec les divisions du périanthe, et se composent chacune d’un filet et d’une anthère biloculairc inlrorse.
Pistil. Lorsque les étamines sont nées, on voit poindre sur le réceptacle, qui a pris l’aspect d’une plate-forme triangulaire, trois mamelons superposés aux divisions externes du périanthe. Ces trois mamelons sont les rudiments du pistil. Ils deviennent promptement connés, et forment un sac qui se renfle en ovaire à sa base, s'effile en style à sa partie moyenne, et se divise à son sommet en trois lanières qui se recouvrent de papilles stiginaliqucs.
Pendant que ces modifications se produisent dans la forme externe du pistil, on remarque sur les parois internes du sac ovarien trois cordons, qui s'étendent de la base au sommet, et qui sont superposés aux divisions internes du périanthe Ces cordons, en grandissant, deviennent trois lames, qui s’avançant vers l’intérieur, se rencontrent, se soudent, et partagent la cavité, d’abord unique, de l’ovaire en trois compartiments ou loges.
C'est dans l’angle interne de ces loges qu’apparaissent deux ovules. Primitivement collatéraux dans VAsparagus amarus, ils deviennent bientôt l’un ascendant et l’autre descendant. Ils se revêtent successivement de deux enveloppes, et tournent à l’anatropic. Dans 1 ' A sphodelus creticus, ils restent toujours collatéraux, et ont leurmicropyle inférieur et externe. On remarque en outre dans celte plante une sorte de membrane qui part du placenta et recouvre plus ou moins l’ovule à la façon d’un arillc.
EXPLICATION DES FIGURES
AHpbodrla* creilcu».
Fig. 4 . Jeune inflorescence û'Asphodelus creticus : B , bractées mères à l'aisselle de chacune desquelles naît une fleur, fl, qui porte elle-même une bractée secondaire latérale, b.
OlfDRK DES ASP A RAGI N K KS .
Fig. 2. Position de la fleur, par rapport à la bractée mère, B : «3, divisions du pé-
rianlhe externe; 6, bractée secondaire latérale à l'aisselle de laquelle naît une fleur, /T.
Fig- 3. Inflorescence un peu plus âgée que dans la flg. 2 et vue du côté de la bractée mère, B, qu’on a rabattue : s1, s1, divisions du périanlhe externe ; b, bractée secon-
daire latérale à l'aisselle de laquelle est née une fleur, fl', qui porte elle-même une bractée tertiaire latérale, b'.
Fig. 4. Apparition des divisions du périanlhe interne, p, alternes avec les divisions du périanlhe externe, a*, a3.
Fig. B. Apparition des trois étamines, et-, superposées aux divisions du périanthe externe, a1, a*, s3 : p, périanthe interne.
Fig. 6. Apparition des trois étamines, el°, superposées aux divisions du périanthe interne, p ; et", étamines superposées aux divisions du périanthe externe, **, a3.
Fig. 7. Bouton du même âge que dans la fig B, mais vu de face : et", ei°, étamines; s', **, s3, périanthe externe; p, périanthe interne.
Fig. 8* Apparition du pistil. Ce 6ont trois bourrelets carpellaires, cp, superposés aux divisions du périanlhe externe, s5, s3 : p, périanthe interne.
Fig. 9. Pistil isolé : cp, bourrelets carpellaires.
Fig. 40, 4 4, 42, 4 3, et 4 4. Pistils de plus en plus âgés : cp, bourrelets carpellaires lais* sant chacun entre eux et l'axe une cavité, rudiment d’une loge, Ig ; ol, ovules.
Fig. 4 5. Pistil do la fig. 1 4 dont on a coupé un bourrelot carpellaire, cp, pour montrer les
ovules, ol, insérés sur l'extrémité rcceptaculaire.
Fig. 4 6. Pistil au moment où les ovules se revêtent de leur enveloppe.
Fig. 4 7. Le môme pistil dont on a déchiré une loge sur le dos pour montrer les ovules, ol.
Fig. 4 8. Le môme pistil coupé dans sa longueur : ol, ovule.
Fig. 4 9. Loge d'un pistil au moment où Varillo, nr, apparaît. On a enlevé toute la paroi externe de la loge pour montrer les ovules, ol : p/, placentas.
Fig. 4 9 [bit). Coupe longitudinale d une loge d’un pistil plus âgé : p/, placenta; ar, Drille ; ol, ovule.
Fig. 4 9 (ter). Loge du même pistil déchirée sur le dos pour montrer les ovules, ol, leurs arilles, ar, et les placentas, pl.
Aspararu* amiral.
Flg. 20. Jeune inflorescence d 'Asparagus amante. À Vaisselle de la bractée mère, B, est né l’axe, B, qui se terminera en pointe comme dans la fig. 20 (bi'i), ou portera d autres bractées et d'autres fleurs comme dans la fig. 24, selon les circonstances. A la droite et è la gauche de cet axe, B, il y a une fleur, fl, dont les deux divisions, s*, du périanthe externe sont déjà nées.
Fig. 20 [bis). Jeune inflorescence dans laquelle l'axe, r, né à Vaisselle de la bractée mère, b, se termine en pointe verte. A gauche do cette pointe verte, r, est une fleur, fl ; à droite, il y a une pointe verte de deuxième génération, r'.
Fig. 21 . Inflorescence un pou plus âgée. A Vaisselle de la bractée mère, 6, ost né d’abord Taxe, r, qui s* est prolongé en pointe verte ; mais de chaquo côté de cet axe, r, il y a une fleur, fl ; puis de chaque côté de cette fleur, fl, il y a deux pointes vertes, rn ; puis à côté de chacune de ces pointes vertes, r", il y a une pointe verte, r"'.
Fig. 22. Inflorescence dans laquelle toutes les fleurs, r, r', r", r'", se transforment en pointes vertes : b, bractée mère.
Fig. 23. Extrémité d’une inflorescence.
Fig. 24. La même extrémité dont un a enlevé la bradée, B : B, axe principal de l’inflorescence ; (J, fleur de deuxième génération née de l’axo, B ; /!', fleur de troisième génération, provenant de la fleur, /I.
EXPLICATION DES HGl'HKS.
Fig. 25 Autre extrémité dont on a enlevé une bractée mère, H, et abaissé une autre bractée, 6 ; R, axe principal de l'inflorescence de chaque côté duquel se trouve une fleur; r, axe qui est né à l'aisselle de la bractée, 6, et qui se termine en pointo verte comme tous les axes qui l’accompagnent.
Fig. 26. Fleur au moment de l'apparition des trois étamines, et", superposées aux divisions du périantho externe, s, et alternes avec les divisions du périanlho interne, p.
Fig. 27. Apparition des trois étamines, et0, superposées aux divisions du périanlhe interne, p : rt*, étamines superposées aux divisions du périanlhe externe, «.
Fig. 2S. Apparition du pistil. Ce sont trois mamelons carpellaires, cp, superposés aux di*visions du périanthe externe, s : eta , «T, étamines ; p, périanlhe interne.
Fig. 29, 30 et 34 . Pistil de plus en plus âgé : cp, mamelons carpellairos devenus connés ; Ig, loges.
Fig. 32. Loge d'un ovaire déchiré sur le dos pour montrer les deux ovules, dont l’un, o/a, devient ascendant, et dont l’autre, otJ , devient descendant.
Fig. 33. Coupe longitudinale d’un bouton au moment où les ovules deviennent l'un ascendant et l'autre descendant : s, périanthe externe ; p, périanlhe interne ; eta, el°t étamines ; ie, point d'insertion des étamines; i°, point d'insertion du périanthe; o/, ovule.
Fig 34. Coupe longitudinale d’un bouton peu de temps avant l anthèso : *, périanthe externe; p, périanthe interne ; et0, et*, étamines; *g, stigmates; o/, ovule; i° , insertion des étamines i°, insertion du périanlhe.
Fig. 35. Pistil de ce bouton : ov, ovaire; si, style; tg , stigmates.
Fig. 36. üne loge de ce pistil déchirée sur le dos pour montrer les ovules superposés, ol *», oK
ORDRE DES AMARYLLIDÉES.
La principale différence qui existe entre les Ainaryllidées cl les Liliacécs, c’est que dans les Liliacécs l’ovaire est supère, tandis que dans les Amaryllidées il est infère ; flans les unes et les autres, en effet, le périanllic se compose de six divisions colorées et disposées sur deux vertieilles; l’androcéc, de six étamines superposées à ces six divisions; le pistil, d'un style et d’un ovaire à trois loges superposées aux divisions externes du périanlhe. Aussi retrouve-t-on dans les Amaryllidées presque toutes les modifications de structure, de mode de végétation que l’on observe dans les Lilincées. Pour n’en citer qu’un exemple, les Agave ne rappellent-ils pas à tous égards les Aloe. Je me suis par suite borné à faire l'organogénie de 1 ' Alslrœmeria versicolor qui fleurit en abondance dans tons les jardins, et dont les fleurs sont assez grandes, même à l’origine, pour que l’étude de leurs phases successives de développement ne présente aucune difficulté.
Inflorescence. Périantlie. L’inlloreseenee de VA Islrœmcria versicolor , que j'ai (iris pour sujet d’étude, est en cyme unipare hélicoide. Chaque fleur est accompagnée d'une bractée secondaire latérale et fertile. Le périantlie se eomposede deux vertieilles de trois divisions chacun. Les trois divisions du vertieille externe apparaissent d’abord et successivement, Elles sont placées : la première du côté opposé à la bradée secondaire latérale; la deuxième du côté de cette bractée latérale, mais un peu en arrière ; la troisième est superposée à la bradée mère. Les trois divisions internes apparaissent ensuite et alternent avec les trois divisions externes. Elles naissent toutes à la fois. Toutes ces divisions, tant externes qu'internes, bien que libres entre elles à l’origine deviennent connées à leur base, et dans le bouton, se disposent en préfloraison imbriquée, c’est-à-dire que le vertieille externe recouvre l’interne, et que dans chaque vertieille il y a une division externe, une interne et une moitié interne et moitié externe.
Androcée. Les étamines sont aussi sur deux rangs superposés, l’un au vertieille externe du périantlie, l’autre au vertieille interne; les étamines
EXPLICATION UES FIGURES
do chaque rang apparaissent toutes trois en même temps, niais le rang externe se montre avant le rang interne. Ces étamines grandissent rapidement et dépassent d'abord de beaucoup les divisions du périanthe. On croirait alors, si l’on n’avait suivi leur développement, quelles sont nées longtemps avant ces divisions. Complètement indépendantes, à l'origine, de ce périanthe, elles deviennent plus lard eonnées avec lui, et les botanistes descripteurs disent qu elles s’insèrent sur scs parois. Elles se composent chacune d’un fdet et d'une anthère biloculaire, introrse et s’ouvrant par deirx fentes longitudinales.
Pistil. Lorsque le périanthe et les étamines sont nés, on voit le réceptacle se creuser et former une sorte de coupe qui devient de plus en plus profonde. C'est sur les bords île cette coupe, au-dessous de ('insertion des étamines, que se montrent trois bourrelets earpellaires, origine du style. Ces trois bourrelets, en effet, sont superposés aux trois divisions externes du périanthe ; ils croissent rapidement, deviennent connés entre eux, et forment au-dessus de la coupe réceptaculaire une sorte de tube très allongé, le style, dont l’ouverture supérieure se recouvre de papilles stigmatiques. D’un antre côté, pendant qu’ils s’allongent ainsi, on observe sur les parois de la coupe réceptaculaire trois cordons qui s'étendent du sommet à la hase. Ces trois cordons deviennent des lames qui s’avancent à la rencontre les unes des autres, se louchent, se soudent et partagent le fond de la coupe en trois compartiments ou loges. C’est dans l’angle interne de chacune de ces loges que naissent les ovules ; ils sont sur deux séries. Les premiers qui apparaissent sont à mi-hauteur, et les plus jeunes sont aux deux extrémités, supérieure et inférieure. Ils sont tous anatropes et horizontaux, de façon que ceux d’une série tournent le dos à ceux de l’autre série. Ils se revêtent ehaeun de deux enveloppes.
Le pistil des Amanllidées se compose donc de deux parties : l’une, axile, formée par la coupe réceptaculaire ; l’autre, appendiculaire, formée par les trois bourrelets earpellaires devenus connés. La première est l’ovaire qui est infère, la seconde est le style.
EXPLICATION DES FIGURES
PLANCHE CXXXVtlI.
AHInrmtrla ïmlcolor.
Fig. ît. Très jeune inflorescence d'X Itlrameria vcrsicolor : B . bractée mère; b, bractée secondaire.
ORDRE DES AMAR YI.LIDÉKS.
Fig. 22. Inflorescence nn peu plus âgée : B, bractée mère : fl, fleur sur laquelle les trois divisions externes, », du périanlhe sont nées : b, bractée secondaire à l'aisselle de laquelle naît une autre fleur, fl'.
Fig. 23. Inflorescence encore plus âgée : B, bractée mère à l'aisselle de laquelle est née la fleur, fl : b, bractée secondaire à l'aisselle de laquelle est née la fleur, fl'; b, bractée tertiaire à l’aisselle de laquelle nattra une troisième fleur.
Fig 24. Bouton très jeune. Les divisions externes, s, du périanlhe sont seules nées.
Fig. 25. Bouton un peu plus âgé. Le sommet du réceptacle s’est évasé : », divisions externes du périanlhe
Fig. 26. Apparition des divisions internes, p, du périantbe : », divisions externes.
Fig. 27. Apparition des trois étamines, et*, superposées aux divisions externes, », du périanlhe : p, divisions internes.
Fig. 28. Apparition des trois étamines, et°, superposées aux divisions internes, p, du périanthe : et*, étamines superposées aux divisions externes, *
Fig 29. Portion d’une coupe longitudinale d'un bouton au moment où les placentas, pi, apparaissent alternes avec les mamelons carpellaires, cp, sur les parois de la coupe réceptaculaire : et*, et°, étamines.
Fig. 30. Coupe longitudinale d’un bouton plus âgé : cp, un des mamelons carpellaires; pi, placentas; et*, étamines ; a, p, périanthe.
Fig. 34. Un placenta commençant à produire des ovules, oi.
Fig. 32. Un ovaire déchiré sur le dos d'une de ses loges pour montrer quo les loges sont formées par le rapprochement dus placentas, pi, et que les ovules, oi, sont plus jeunes en haut et en bas.
Fig. 33. Partie supérieure du pistil, cp : «F, cicatrices des étamines; #', p', cicatrices des divisions du périanlhe.
Fig. 3 4. Coupe longitudinale d’un bouton dans lequel les ovules, oi, ont déjà revêtu leurs deux enveloppes : et, étamines; s, p, divisions du périanthe
Fig. 35. Un placenta, pi, isolé de ce bouton : oi, ovules.
Fig. 36. Ovules d’une loge. On voit qu’ils sont placés de chaque côté de la fente, f, résultant du rapprochement des placentas, et qu’ils se tournent le dos.
Fig. 37. Coupe transversale de l’ovaire : pi, placentas ; oi, ovules; od, parois de l’ovaire.
Fig. 38. Coupe longitudinale d'un bouton encore plus âgé : et, étamines; cp, styles; oi, ovules ; on, parois de l’ovaire; pi, placentas.