‹ Traite d'organogenie comparee de la fleurChapitre 77 sur 82 · ORDRE DES I RIDÉ ES · texte numérisé non relu

ORDRE DES I RIDÉ ES

Les Iris, qui sont le type de cet ordre, étaient placés par Adanson dans sa famille de Liliacées avec les A maryllis ; mais elles y formaient une section particulière. A.-L. de Jussieu les en sépara pour en faire un ordre à part, qu’il rangea toutefois A la suite des Amaryllidées, et depuis lors cet ordre a été adopté par tous tes botanistes.

Bien qu'ayant comme les Amaryllis un périanthe à six divisions colorées disposées sur deux rangs, un ovaire infère divisé en trois compartiments superposés aux divisions externes du périanthe, cependant les Iris n’ont que trois étamines, dont les anthères sont exlrorses et non introrses. De plus, le bouton y est toujours enveloppé par une bractée scarieuse, qui est opposée A la bractée mère, et par conséquent superposée A l’axe. Quelle est l’origine de cette bractée ? Est-elle simple, ou formée par la réunion de deux bractées connées ? A’ a-t-il primitivement six étamines, dont trois avorteraient ensuite, ou bien n’y en a-t-il jamais eu que trois ? Ce sont IA autant de questions qui se sont présentées A mon esprit, et qui m’ont fait entreprendre l’étude organogénique de ces fleurs. J’ai choisi le Gladiolus commuais comme exemple. C’est une plante qui croît en grande abondance partout, que l’on jieut se procurer facilement, et dont l’inflorescence, qui est en épi, permet de trouver souvent sur le même pied des boutons de tout âge.

Bradées. Chaque fleur de Gladiolus commuais naît A l’aisselle d'une bractée mère. Elle se présente d’abord sous l’aspect d’un petit mamelon celluleux, dont la surface est parfaitement unie. Bientôt deux petites bosses s’y rencontrent ; ces deux petites bosses sont placées en arrière, l’une à côté de l’autre ; elles ne se touchent jias d'abord, et sont complètement indépendantes l’une de l’autre, mais ceci ne dure pas longtemps ; elles deviennent promptement connées, et en se réunissant ainsi, elles produisent cette bractée prétendue simple, qui est superposée A l’axe principal, et entoure le bouton dans sa jeunesse.

ORDRE DES 1RIDÉES

Périanthe. Le périanthe sc compose de six divisions disposées sur deux rangs de trois chacun. Les trois divisions du rang externe apparaissent en premier lieu ; il y en a deux en arrière et une en avant. Les deux divisions qui sont postérieures apparaissent avant l'autre. Les trois divisions du rang interne se montrent ensuite, et tonies trois en même temps. Mais il m’a semblé qu’elles ne sont bien visibles que lorsque les étamines sont nées; ce qui porterait à croire qu’elles sont moins âgées quelles. Libres entre elles d’abord, toutes ces six divisions deviennent plus tard confiées et forment un périanthe, en apparence, unique à la base.

Androcée. On n’observe jamais, quelque jeune que soit le boulon qu’on examine, que trois étamines à l’androcéc. Comme je le disais tout à l’heure, il semblerait qu’elles apparaissent avant les divisions internes du périanthe. Kilos sont superposées aux divisions externes, et comme pour ces divisions, les deux étamines postérieures sont déjà très visibles, qu’on n’aperçoit encore aucune trace de la troisième. Complètement indépendantes du périanthe à l’origine, elles deviennent plus tard connues avec lui. Chacune d’elles se compose d’un filet et d’une anthère biloculaire, extrorse, dont la déhiscence a lieu par deux fentes longitudinales.

Pistil. Le pistil Ae& G ladiolus commuait se développe exactement comme celui des Amaryllidées. Après la naissance des étamines, le réceptacle s’est creusé en coupe, et c'est sur les bords de cette coupe, un peu au-dessous des étamines, qu'apparaissent trois mamelons carpellaires, qui deviennent connés, et forment au-dessous de celte coupe réceptaeuiaire un long tube, qui eût le style. D’un autre côté, sur les parois internes de cette coupc réceplaculaire on voit poindre trois cordons longitudinaux alternes avec les trois mamelons carpellaires, qui, s'aplatissant, s’allongent en lames et s'avancent les uns au-devant des autres, sc rencontrent, se soudent, et partagent ta coupe réceptaeuiaire en trois compartiments ou loges. C'est dans l’angle interne de ces compartiments que naissent les ovules ; ils sont anatropes, et se revêtent de deux enveloppes. Leur nombre est considérable, et ils sont placés sur deux séries et horizontaux, ceux d’une série tournant le dos à ceux de l’autre.

EXPLICATION DES FIGURES

t.ladlolQH communia.

Fig. 1 . Jeune inflorescence de Gladiolu» commuais. A l’aisselle de chaque bradée mère, B , naît une fleur, fl.

EXPLICATION DES FIGURES

Fig. 2. Très jeune Heur : fl, bractée mère; 6, 6, bractées' secondaires qui deviendront plus tard connées et formeront cette bractée double placée du cété opposé & la bractée mère, B.

Fig. 3. La même fleur vue du cété de la bractée mère, B, qui est coupée : b, b, bractées secondaires.

Fig. i. Fleur au moment où les deux bractées secondaires, 6.6, deviennent connées: fl, bractée mère. On commence à apercevoir les divisions externes, a, du périanthe.

Fig. S. La même fleur vue du côté de la bractée mère, B, qui est coupée : 6, 6, bractées secondaires.

Fig. 6. Apparition des deux étamines, et", superposées aux deux divisions postérieures, >p, du périanthe externe : 6, 6, bractées secondaires; fl, bractée mère, coupée.

Fig. 7. Apparition de la troisième étamine, et"1, superposée à la division antérieure, s", du périanthe externe : 6. 6, bractées secondaires ; et", étamines superposées aux divisions postérieures du périanthe externe.

Fig. 8. Apparition des trois divisions internes, p, du périanthe : s, divisions externes du périanthe; et, étamines.

Fig. 9. Fleur un peu plus êgée et vue du côté postérieur : p, division interne du périanthe ; a, division externe ; et, étamines.

Fig. 10. Fleur encore plus êgée et vue du côté postérieur ; p, division interne du périanthe; », division externe ; et, étamines ; 6, bractées secondaires devenues connées.

Fig. 11. La même fleur vue du côté antérieur : 6, extrémité des deux bractées secondaires devenues connées ; *, p, divisions du périanthe; al, étamines.

Fig. 11. Coupe longitudinale de cette fleur : r, coupe réceptaculaire; a, p, périanthe; et, étamines.

Fig. 13. Fleur au moment de l'apparition du pistil : 6, bractées secondaires connées; et, étamines.

Fig. 14. La même fleur vue du côté antérieur : 6, bractées secondaires connées ; a, p, périantbe ; et, étamines.

Fig. 15. Coupe longitudinale de celte fleur : », p, périanthe; cp, mamelons carpellaires superposés aux étamines, et,

Fig. 16. Coupe longitudinale d'une fleur au moment où les placentas, pi, sont déjà très prononcés, quoiqu'on n'aperçoive encore aucune trace d'ovules ; cp, mamelons carpellaires ; et, étamines.

Fig. 1 7. Sorte de diagramme de cette même fleur : », p, divisions du périanthe ; et, étamines ■ cp, mamelons carpellaires ; p/, placenta.

Fig. 18. Pistil au moment où les ovules, al, apparaissent. L’une des loges est déchirée sur le dos.

Fig. 19. Un placenta isolé de ce pistil.

Fig. 20. Coupe transversale de ce .pistil : pi, placentas qui s'avancent l'un vers l'autre ; ol, ovules.

ORDRE DES COMMÉLYNÉES.

Doux gonros principaux constituent cet ordre, ce sont les T radescantia et les Commehjnn. Je les ai étudiés tous deux dans plusieurs de leurs espèces, et j’ai remarqué dans toutes que les étamines superposées aux divisions du périunllic interne apparaissent avant les étamines superposées aux divisions du périanthe externe. C’est là un fait fort singulier et tout à fait exceptionnel, cardans toutes les autres monoeolylédonées comme dans toutes les dicolylédonécs, lorsque les étamines sont sur deux verticilles, c’est toujours le vcrticille super|M>sé au périanthe externe qui apparait avant l’autre.

Inflorescence. L’inflorescence est une eyme unipare seorpioïde. Les fleurs sont rangées sur deux séries ainsi que les bractées à l'aisselle desquelles elles sont nées.

Périanthe. Il y a deux périanthes dans toutes les Commélynées. L’un, l’externe, se compose de trois divisions vertes comme des sépales et libres jusqu'à leur base. Ces trois divisions ne se montrent que successivement sur le réceptacle, et celle qui apparait la dernière m'a paru antérieure, c’est-à-dire super|>osée à la bractée mère. L’autre périanthe, l’interne, se compose de trois divisions colorées comme des pétales et libres aussi ■usqu'à la base Ces trois divisions alternent avec les divisions du périantbe externe et apparaissent toutes trois à la fois. Dans le bouton, il y en a une intérieure, une moitié intérieure et moitié extérieure, cl une extérieure.

Androcée. Les étamines sont au nombre de six et disposées sur deux rangs qui sont superposés l’un au périantbe externe et l’autre au périanthe interne. Les étamines de chaque verticüle apparaissent toutes à la fois ; mais chose digne de remarque, ce sont, comme je l’ai déjà dit, les étamines superposées aux divisions du périanthe interne qui naissent avant les autres. Une fois toutes nées, ces étamines grandissent rapidement et se composent toutes, dans les T radescantia , d'un filet et d’une anthère biloeulaire introrse dont la déhiscence s'opère par deux fentes longitudinales. On

EXPLICATION UKS KK.L’UKS.

remarque en outre sur ce filet un grand nombre de poils formés d’utriculcs placés bout à bout et se développant peu de temps avant l'anthèse. Dans les Commelyna , trois étamines seulement portent des anthères; les trois autres sont stériles. ,

Pistil. Lorsque les étamines sont nées, on voit poindre sur le réceptacle trois mamelons earpellaires, superposés aux divisions du périanthe externe. Ces trois mamelons earpellaires deviennent promptement connés et forment un sac qui se gonfle en ovaire à sa base et s’effile en style à son sommet. D'un autre côté, sur les parois internes de ce sac, on remarque trois cordons qui s’étendent dans toute sa longueur. Ces trois cordons s’aplatissent et se transforment en trois lames qui s’avancent vers l’intérieur, s’y rencontrent, s’y soudent et partagent la cavité primitivement libre de l’ovaire en trois compartiments ou loges. C'est dans l'angle interne de chacune de ces loges que naissent deux ovules. D’abord collatéraux, ces ovules se placent ensuite l’un au-dessus de l’autre en se revêtant de deux enveloppes.

EXPLICATION DES FIGURES

TridesraDtlâ vlrglnlaoa.

Fig. 1. Jeune cyme unipare de Tradescanlia virginiana.

Fig. 2. Mamelon floral sur lequel aucun organe ne s’est encore développé.

Fig. 3. Boulon dans lequel les divisions du périanlhe externe s1, a2, s1 sont nés.

Fig. 4. Apparition des divisions du périanthe interne p, alternes avec les divisions du périanlhe externe, s.

Fig. 5. Apparition des étamines, et°, superposées aux divisions du périanlhe externe, p : s, divisions du périanthe externe.

Fig. 6. Apparition des étamines, et", superposées aux divisions du périanlhe externe, s : et°, étamines nées précédemment et superposées aux divisions du périanlhe interne, p.

Fig. 7. Bouton au moment où un sillon longitudinal commence à partager en deux loges l’anthère des étamines superposées aux divisions du périanlhe interne, p : eta, étamines superposées aux divisions du périanlhe externe qu'on a enlevées.

Fig. 8. Apparition du pistil, cp : rt", el°, étamines ; s, divisions du périanthe externe.

Fig. 9. Bouton plus âgé. On a coupédeux divisions du périanthe externe, un pétale, p', et deux étamines, et' : *, divisions du périanthe externe ; p, divisions du périanthe interne ; ela, el°, étamines ; cp, pistil.

Fig. 10. Coupe longitudinale du pistil do la flg. 9.

Fig. 1 1 . Coupe longitudinale d'un pistil un peu plus âgé.

Fig. 12. Bouton au moment où les ovules apparaissent : p, divisions du périanthe interne ; et a, et°, étamines.

Fig. 13. Coupe longitudinale d'un pistil do la fig. 12 : or, parois do l'ovaire; ol, ovule.

ORDRE DES COHMÉLYRÉE8,

Fig. 1 4. Pistil de la fig. <2, isolé On a déchiré une loge sur le dos pour montrer les deux ovules, ol, qui sont, à cette époque, collatéraux.

Fig. 1 5. Bouton au moment où les poils apparaissent sur les filets des étamines, et ; ov, ovaire ; st, style.

Fig. 16. Pistil do ce boulon, isolé. On a déchiré une loge sur le dos pour montrer les ovulos, o/.

Fig. 17. Bouton au moment où les ovules se revêtent de leur première enveloppe.

Fig. 18. Le même bouton dont on a enlevé le périanlhe externe, é, pour montrer la préfloraison du périanthe interne, p.

Fig. 19. Ovaire de ce bouton. On a déchiré une loge sur le dos pour montrer les ovules, ol.

Fig. 20. Ovule plus âgé et revêtu de ses deux enveloppes.

Fig. 21. Pistil d’un bouton peu do temps avant l’anthèse : ov, ovaire; si, style, sg, stigmato.

Fig. 22. Loge de ce pistil, déchirée sur le dos pour montrer les ovales, ol , qui sont devenus superposés.

Fig. 23. Un de ces ovules isolé : m, micropyle.

Fig. 24, Fleur épanouie.

Fig. 25. Coupo longitudinale de cette fleur : s, périanthe externe; p, périanthe interne ; et, étamines ; ov, ovaire ; ol, ovule.

Fig. 26. Stigmate.

Fig. 27. Le même stigmate, mais grossi.

Fig. 28. Étamine vue de face peu do temps avant sa déhiscence.

Fig. 29. La même étamine vue sur le dos.

Fig. 30. Étamine dont les loges sont ouvertes.

Fig. 31. Filet grossi d'une étamine.

Fig. 32. Ovule vu do côté : m, micropyle.

Fig. 33. Ovule vu du côté de son point d'attache ou hile, h

ORDRE DES ORCHIDÉES

Les Orchidées, bien que 1res nombreuses, ont cependant presque toutes la même organisation générale, et suivent à peu près les mêmes phases dans la série de leur développement. Aussi vais-je me borner à exposer l’organogénie florale du Callanlhe veratrifolia, qui fleurit abondamment dans les serres, et sur lequel les observations sont assez faciles à faire.

/ nftorescence. L'inflorescence du Callanlhe veratri folia est Un épi. Chaque fleur naît à l’aisselle d’une bractée mère, et n'est jamais accompagnée de bractées secondaires latérales. Comme dans presque tous les épis, les fleurs sont très nombreuses, et d'autant plus jeunes, qu’elles sont plus élevées sur l’axe principal de l’inflorescence. On comprend dès lors qu’il est facile de trouver sur le même épi, s’il est convenablement choisi, des boutons de tout âge.

Périanthe. Le périanthe est double dans le Callanlhe veratrifolia comme dans toutes les Orchidées. L’extérieur se compose de trois divisions, dont deux sont postérieures, et dont une est antérieure. Les deux premières apparaissent d’abord, l’autre n’apparait qu’en suite. L’évolution a donc lieu d’arrière en avant pour le périanthe externe. Le périanthe interne se compose également de trois divisions, qui alternent avec les trois divisions du périanthe externe. Deux de ccs divisions se montrent en premier lieu ; ce sont les deux divisions antérieures. La troisième division, qui prendra une forme toute spéciale, et qu’on apj»elle pour cette raison labelle, ne se montre qu’ensuile : elle est postérieure ; l’évolution a donc lieu d’avant en arrière pour le périanthe interne.

Ces divisions du périanthe interne et externe croissent rapidement, et se montrent dans le bouton en préfloraison imbriquée, le labelle étant toujours la division la plus intérieure. Les trois divisions du périanthe externe et les deux divisions antérieures du périanthe interne restent toujours libres jusqu’à la base. Le labelle, au contraire, devient promptement conné avec les étamines et les autres organes intérieurs de la fleur, et tandis que sa partie supérieure sc découpe, la partie inférieure se prolonge en éperon.

A ndrocée. L’androeée du Callanlhe veratrifolia se compose de deux vcrticiHes, qui comprennent, l’un trois étamines superposées aux trois di-

666 0HDHE UES IIHCHIDP.ES.

visions <lu périanthe externe, l’antre deux étamines superposées aux deux divisions antérieures du périanthe interne. A aucune époque je n'ai aperçu la moindre trace d'étamine devant le labellc.

Les trois étamines superposées aux divisions du périanthe externe, bien que nées avant celles qui sont superposées aux deux divisions du périanthe interne, n'apparaissent pas toutes à la fois. L’étamine superposée à la division antérieure du périanthe externe se montre avant les deux autres. Elle seule accomplira toutes les phases d’un développement régulier, et deviendra fertile, les deux antres s’arrêteront bientôt, et dans la lleur épanouie se présenteront sous l’aspect de petits tubercules.

Les deux étamines superposées aux divisions antérieures du périanthe interne avortent presque aussitôt leur naissance, et l’on n'en trouve plus le moindre vestige lors de l’anlhèse.

Pistil. Lorsque les deux verlicilles de l’androeéc sont nés, le fond du réceptacle s'évase, cl sur les bords de l’excavation qui en résulte on v oit poindre trois mamelons superposés aux divisions du périanthe externe. Ces trois mamelons sont les rudiments du pistil. Ils s’allongent, deviennent connés entre eux, et avec l’androeéc d’une part et le labellc de l'autre; ces trois mamelons carpellaires, toutefois, ne se développent pas également. Le mamelon superposé à l’étamine fertile s’accroît beaucoup plus (pic les deux autres, et donne naissance à un stigmate nettement caractérisé- Les deux autres mamelons, au contraire, s'atrophient, et à peine en observe-t-on les vestiges sur cette espèce d’enceinte continue formée, au-dessus de la cavité creusée dans le réceptacle, parle labellc, l’androeéc et le style devenus connés.

A mesure que ces modifications se produisent dans l'androcée et la partie supérieure du pistil, l’excavation qui s'est produite sur le fond du réceptacle devient de plus en plus profonde, et l’on remarque bientôt sur ses parois trois doubles cordons qui alternent avec les trois mamelons car|»ellaires. Ces trois doubles cordons, qui s’étendent depuis le fond de la coupe réceptaculaire jusque sur ses bords sont les placentas. Ils se recouvrent promptement d’ovules très petits et anatropes.

La fleur des Orchidées est donc construite, comme les Amaryllidées, sur le type trois ; son périanthe est double ; ses étamines sont disposées sur deux verlicilles, et les mamelons carpellaires sont au nombre de trois, superposés aux divisions du périanthe externe. Mais tandis que dans les Amaryllidées tontes les diverses parties se développent régulièrement, dans les Orchidées cinq étamines avortent sur six, et des trois mamelons earpcllaires un seul s’allonge en style.

EXPLICATION DES FIGURES

EXPLICATION DES FIGURES

Callanthe veratrlfolla.

Fig. I . Extrémité d’une jeune inflorescence de CalUmthe veratri folia.

Fig. 2. Apparition des deux premières divisions, s1, s2, du périanthe externe : 6, bractée mère.

Fig. 3. Bouton à peine plus âgé que dans la flg. 2, mais vu du côté de l'axe : 6, bractée mère ; s', s2, divisions externes du périanthe.

Fig. 4. Apparition des deux divisions antérieures, p, du périanthe interne : a‘, s2, «3, périanthe externe : 6, bractée mère.

Fig. 5. Apparition de la division postérieure, I, du périanthe interne : s1, s2, s3, périanthe externe; />, divisions antérieures du périanthe interne.

Fig. 6. Apparition de l'étamine fertile, elf, opposée au labeile et superposée à la division antérieure, s3, du périanthe externe : s1, s2, autres divisons de ce périanlho externe; p, divisions du périanthe interne.

Fig. 7. Bouton au moment de l'apparition de deux autres étamines superposées aux divisions, **, s2, du périanlho externe et complétant avec IVlamine fertile le premier verticille de l’androcée.

.Fig. 8. Le même bouton vu du côté de la bractéo mère : s1, s2, s3, périanthe externe ; p, périanthe interne.

Fig. 9. Le mémo boulon vu du même côté que dans la fig. 8, mais dans lequel on a coupé les divisions du périanthe exlerno, s\ s2, sJ : p, périanthe interne; #//, étamine fertile vue par le dos.

Fig 10. Toujours le même bouton, mais vu comme dans la fig 7, c’est-à-dire du côté postérieur. On a coupé également les divisions du périanlho externe, et l'on voit en avant le labelie, l, qui cache en partie 1 étamine fertile, eU.

Fig. 1 1 . Bouton de la fig 7, étalé pour montrer les diverses parties : s1, #2, «*, périanthe externe; p, p, /, périanthe interne, l étant le labeile : eU, eia, premier verticille de trois étamines dont une seule est fertile.

Fig. 12. Bouton au moment de l'apparition du second verticille d'étamines superposé au périanthe interne. Ce boulon est vu du côté de l’axe et montre par suite deux divisions, s1, s2, du périanthe externe.

Fig. 13. Le même bouton vu du côté de la bractée mère : s2, a3, divisions du périanthe

externe.

Fig. 1 4. Le boulon de la fig 13 dont on a coupé les divisions, s1, s2, s3, du périanthe externe pour montrer les divisions du périanthe interne, p, et le dos de l'étamine fertile, elf.

Fig. 15. Bouton de la fig 1 i dans lequel on a coupé les divisions, a2, *3, du périanthe externe pour montrer le labeile, /, et le ta mine fertile, eü, qu'il cache en partie, et les deux autres divisions du périanthe interne, p.

Fig. 16. Le même bouton dans lequel toutes les parties sont étalées : a2, a3., périanthe

externe, p, p, /, périahlhe interne; elf, ela, premier verticille d'étamines; et°, second verticille d'étamines.

Fig. 17. Coupe longitudinale de ce môme bouton pour montrer que le réceptacle s’est évasé : »2, divisions du périanthe externe ; p, divisions du périanthe interne ; ela, éta-

mine superposée à une division du périanthe externe: elf, étamine fertile; et°, étamine superposée à une division du périanthe interne.

Page 1