ORDRE DF, S ORCHIDÉES
Fig. 18. Apparition du pistil. Ce sont trois mamelons carpellaires, cp, superposés aux trois divisions, s1, *3, du périantlio externe : p, p, /, divisions du périanthe interne dont une, J, est le labelle ; et/, etn, premier verticille d'étamines dont une seule, eif , est fertile ; et°, second verticille d‘ étamines composé de deux étamines seulement et qui seront toutes deux stériles.
Fig. 19. Coupe longitudinale du bouton de la (ig. 18 : «3, périanthe externe ; l, labelle:
ei°, étamines superposées aux divisions du périanthe interna; t\f% étamine fertile; cp, mamelons carpellaires insérés sur le bord de la coupe réceplaculaire.
Fig, 20. Bouton plus âgé. Les divisions, s1, a2, *3, du périctnthe externe sont coupées ; le labelle, I, est rabattu : et", étamines superposées aux divisions, a1, a2, du périanthe externe et qui avorteront : et/, étamine fertile ; e/°, étamines superposées aux divisions, p, du périanthe interne et qui avorteront: op, mamelon carpellaire qui s'allonge et qui deviendra conné avec l'étamine fertile; cp', autres mamelons carpellaires qui avorteront.
Fig. 21. Le mémo bouton vu du coté de la bractée mère. Les divisions, s1, s2, «3, du périanthe externe sont coupées pour montrer le labelle, /, le dos de létaimne fertile, et/, sur lequel on remarque un repli transversal, et les deux autres divisions, p, du périanthe interne.
Fig. 22. Le même bouton vu du cété de l'axe. Les divisions, s1, s2, s3, du périanthe interne sont également coupées pour montrer le dos du labelle, /, et les deux autres divisions du périanthe interne.
Fig. 23. Pistil et androcée d'un bouton un peu plus âgé : op, mamelon carpellaire qui dovient conné avec l étamine fertile Btf ; cp\ mamelons carpellaires qui s'atrophient ; el°, étamines du deuxième verticille qui deviennent cohnées avec l étamine fertile Quant aux deux étamines, cin, du verticille externe elles ont complètement disparu, p, /, cicatrices du périanthe interne; s1, s2, s3, cicatrices du périanthe externe.
Fig. 24. C’est la fig. 24 vue du côté opposé : cU, étamine fertile sur le dos de laquelle on remarque un pli transversal : s3, p, cicatrices du périanthe.
Fig. 25. Coupe longitudinale du bouton dont le pistil et l androcée sont représentés dans la fig. 23 : s1, s3, divisions du périanthe externe; 1, labelle ; et/, étamine fertile; cp, mamelon carpellaire qui devient conné avec cette étamine.
Fig. 26. Sommet d'un bouton au moment où les placentas apparaissent sur les parois de la coupe réceplaculaire. Loa divisions, e2, «3, du périanthe externe sont coupées : /, labelle ; p, autres divisions du périanthe interne.
F»g. 27. Même sommet vu du côté opposé : s1, p, cicatrices des divisions du périanthe ; le labelle seul , I, est conservé ; il enveloppe l étamine fertile, et/, sur le dos de laquelle le repli transversal est très marqué.
Fig. 28. Même sommet vu latéralement : 1, labelle; et/, étamine fertile: a1, s1, p, cicatrices du périanthe.
Fig. 29. Coupe longitudinale du bouton dont les fig. 26. 27, 28 représentent l’extrémité : I, labelle ; cp, mamelon carpellaire qui est conné avec l étamine fertile, et/ ; cp', mamelons carpellaires qui sont avortés ; pl, placentas.
Fig. 30. Apparition d'un éperon, cp, à la base du labelie, I : p, autres divisions du périanthe interne ; s1, t2, cicatrices du périanthe externe
Fig, 31 . C est ie bouton de la fig. 30 vu de oété : I, labelle ; al», étamines du deuxième verticille réduites à l'état de mamelons ; cl/, étamine fertile.
F*. 32. C’est toujours le même bouton, mais on a rabattu le labelle, I, pour montrer l’intérieur ; cp, mamelon carpellaire conné avec l étamine fertile, et' ; cp', mamelons carpellaires avortés; et”, étamines avortées ; p, cicatrices du périanthe.
Fig. 33. Coupe longitudinale du bouton dont une partie est représentée dans la fig. 32 :
EXPLICATION DES FIGURES. 660
/, Libelle; cp, mamelon carpellairo conné avec l'étamine fertile, elf \ cp', mamelons carpellaires avortes ; pl, placentas.
Fig. 34. Coupe longitudinale d’un bouton plus âgé : ep, éperon du labcllo, I: cp, mamelon carpellairo conné avec l'étamine fertile* etf, et formant le stigmate; cp’, mamelons carpellaires avortés ; pl, plarontas
Fig.'lo Coupe longitudinale d'un ovaire au ihomcnt où les ovules commencent à pallie sur les placentas, pl, qui sont dédoublés : -cp', mamelons carpellaires stériles; cl°, étamines avortées.
Fig. 36. Un placenta, pl , isolé et grossi.
Fig.. 37. Position do la fleur par rapporta la bractée mère, D ; cp, éperon du label le , s1, 'division du périanlhc externe. ’
Fig 38. Houton do la fig. 37 vu du côté de la bradée mère. La divisiou antérieure, x3, du pciinulho externe est coupée : /, labelle enveloppant à sa partie supérieure I ctamino fertile, il/; s1, si, autres divisions du périanlbe externe.
Fig. 39. Douton de laTig. 37 dont on a enlevé les deux divisions. •*, du périanlhe exlcrno pour montrer le labelle qui a un éperon, cp, à sa base : p, autres divisions du pcriantlie interne.
Fig 40. Lo même boulon vu do côté- On a coupe les divisions du périanlbe sauf le labelle, I, qui est éperonné à sa bas°, et qui embrasse et recouvre à sa partie supérieure l étamine fertile, et/.
Fig. il. Le même bouton vu également do côté; mais on a coupé lo labelle, / : cp, mamelon carpellairo conné avec I étamine fertile, tlf\ et", étamines avortées-; ep, éperon du labelle; s1, p, cicatrices des divisions du périanlhc.
Fig. 42. On a déchiré le labelle, I, jusqu'à sa base pour montrer les trois mamelons carpellaires dont doux, cp1, sont avortés et dont un seul, cp; a grandi, est devenu conné avec l'étamine fertile, et/, et forme le sligmalo.
ORDRE DES MUSACÉES.
Les observations dont je vais rendre compte ont été faites, pendant mon séjour à Madère en 1850, sur le Slrelitzia augusta et sur le Muta coccinca que l’on cultive dans presque tous les jardins comme plantes d'ornement. Elles ont été assez faciles à faire, et tons ceux qui v oudront s’assurer de leur exactitude pourront les répéter sur le Slrelitzia regina et sur le Musa I taradisiaca , qui fleurissent abondamment dans nos serres, et dont l’organisation diffère à peine des espèces qui' j’ai étudiées.
Inflorescence. L’inflorescence du Musa coccinea est un épi; chaque fleur naît à l’aisselle d’une bractée mère colorée d'uii beau ronge, et n’est puint accompagnée de bractée secondaire latérale. Celle du Slrelitzia augusta est plus compliquée; c’est une cyme uniparc scorpioïdé, en sorte que les fleurs et les bractées qui leur donnent naissance sont sur deux séries seulement.
Périanthe. Le périanlhe se compose de six divisions disposées primitivement sur deux rangs. Dans le M usa coccinea, des trois divisions externes, deux sont postérieures et une est antérieure. Elles apparaissent successivement, les deux postérieures d’abord, et l’antérieure ensuite. Des trois div isions internes l’une est postérieure, se montre la première, et est insérée sur le réceptacle un peu plus liant que les deux autres. Ces divisions tant internes qu’externes croissent rapidement. Les trois divisions externes deviennent connées avec les deux divisions internes antérieures, taudis que la division interne postérieure reste toujours complètement libre ; il en résulte une fleur en quelque sorte à deux lèvres, qui sont formées, la supérieure par une seule division, et l’inférieure par cinq divisions connées.
Dans le Slrelitzia augusta, les trois divisions externes restent libres entre elles jusqu'à la base, et se disposent dans le boulon de façon qu’il y en a une extérieure, une intérieure et une moitié intérieure et moitié extérieure. Quant aux trois divisions internes, l’une d'elles est très petite' cl complètement indépendante des deux autres, qui se réunissent et forment celte sorte de fourreau qui enveloppe les étamines et le style.
OiDROCKE. PISTII..
Androcée. H y a deux vcrlicilles d’étamines à l’androcée dans le Musa coccinea. Celui qui apparaît le premier se compose de trois étamines superposées aux divisions externes du périanthe. Celui -qui apparaît le second ne se compose que de deux étamines superposées aux divisions internes antérieures. Jamais, à quelque âge qu’on examine une fleur, on ne trouve le moindre vestige d'étamines devant la division interne postérieure. Ce& étamines croissent rapidement, et se composent chacune d'un filet et d’une anthère biloculairc iulrorse, dont le développement ultérieur n'offre rien de particulier. Libres A l'origine, elles restent toujours libres jusqu'à leur base.
Dans te Strelilzia augusta, il n’y n jamais non plus que cinq étamines. Mais res étamines, libres à leur base, se soutient par l’extrémité de leur Connectif avec les deux divisions internes du périanthe qui les renferment, peu de temps avant l’épanouissement de la fleur. Kl c'est ici un véritable phénomène de soudure, puisque c'est la réunion intime de deux. parties priini • fixement distinctes.
Pistil. Lorsque les étamines sont liées, sur les bords du réceptacle qui s’est évasé apparaissent trois mamelons superposés aux divisions externes du périanthe. Ces trois mamelons grandissent, deviennent connés à leur base, et forment au-dessus de la coupe réceplaeulairc ufief sorte de cylindre ■creux, dont l’ouverture supérieure est bordée de trois lanières qui se recouvrent de papilles sligmaliques. Dans lé Musa coccinea , ces trois lanières stigmaliques sont assez larges, et restent toujours libres; dans le Strclilzia augusta, ces trois lanières stigmaliques s’allongent beaucoup et se soudent cuire elles, et avec les deux divisions internes du périanthe qui les renferme.
Pendant que ces transformations se produisent dans la partie supérieure, du pistil, on voit poindre sur les parois de la coupe réceplaeulairc trois cordons qui sont superposés aux divisions internes du périanthe. Ces trois cordons deviennent trois lames qui s'avancent vers l’intérieur, se rencontrent, se soudent et partagent la cavité, primitivement unique, en trois compartiments ou loges. C'est dans l'angle interne de chacune de ces loges < [uc naissent les ovules ; ils sont sur deux séries. Ce sont des ovules ana- Iropes qui se renflent autour de leur point d'attache ou hile, et forment une sorte de bourrelet qui a quelque analogie avec les arilles.
La fleur des Musacécs a donc à l’origine la même symétrie que celle des A mary Aidées, et en général de la plupart des Monoeotylédones, et si elle en est si différente plus tard, cela ne tient qu’à des inégalités de développement et d’adhérence entre ses diverses parties, et notamment à l’avortement de l’étamine postérieure.
OÎIDRK DES MES\CÉES.
MiiM coeclnc*.
Fig. I . Apparition des deux divisions postérieures, », du périanlhe externe dans le Mit 'a coccinea.
Fig. 2. Apparition de l’androcée : fi'*, étamines superposées aux divisions, », du périantlio externe; et°, étamines superposées aux divisions, p, p\ du périanlhe interne.
Fig. 3. Apparition du pis'il : p, p\ périanlhe interne ; », périanthe externe ; <•/, étamines.
Fig. 4. C’est le bouton de la fig. 3 dans lequel on a étalé les périanthes interne, p, p', et externe, s, pour montrer le pistil, tp : cl, étamines.
Fig. 3. l!outon à peine plus âgé. On a coupé une division, » , du périanlhe externe :
», autres divisions du périantlio externe ; p, divisions du périanlhe interne qui deviendront connécs avec les divisions du périantlio externe ; p*, division du périanthe interne qui restera libre; et, étamines.
Fig. G Boulon encore plus âgé. Les deux divisions postérieures du périanlhe externe, s, sont rabattues : p, pr, périanthe interne; et, étamines.
Fig. 7. Le même dont on a rabattu toutes les divisions du périanthe externe, s} cl interne, p, p' : et, étamines ; cp, mamelons carpellaircs.
Slrelltzla aujçnsio.
Fig. S. Jeune Oeur de Slretilsia augusta : s , divisions du périanthe externe ; p, divisions du périanthe interne qui deviendront connécs; p', division du périanlhe interne qui restera très petite; et, étamines; cp, mamelons carpellaires.
Fig. 9. Bouton plus âgé : ou, ovaire; », périanlhe externe.
Fig. 40. On a coupé dans ce boulon le périanthe •externe, », et l’on a étalé les divisions *» p, p', du périanthe interne pour montrer les étamines, et, et les mamelons carpellaires, cp, qui deviendront les branches stigmatiques du style.
Fig. H. C’ est le u éme bouton que dans la flg. 10, mais vu du côté opposé : », permnlho externe coupé; p, périanthe interne: et, étamines; cp, branches stigmatiques du style.
Fig. 12. Bouton plus âgé. Les divisions du périanlhe externe, », sont devenues connécs : on, ovaire.
Fig. 13. Le même bouton dont on a coupé le périanthe externe, », et une division, p'. du périanthe interne : p, autres divisions du périantlio interne: et, étamines: cp, branches stigmatiques du style.
Fig. 1 4. Les deux divisions, p, du périanthe interne deviennent données entre elles à leur base. Les étamines, et, ne sont pas encore soudées par leur extrémité supérieure avec ces deux divisions.
Fig. 15. Les étamines, et, commencent à se souder par leur extrémité supérieure avec les deux divisions, p, du périanlhe interne.
Fig. 16. Inflorescence générale.
Fig. 17. Bouton peu de temps avant lanlhèse : or, ovaire: », périanlhe externe.
Fig. 18. Périanthe interne, p, p', d une fleur épanouie : cicatrice du périanthe externe ,
cp, style.
EXPLICATION DES FIGURES. G73
. Fig. 4 9. Les deux divisions, p, du périanlhe interne écartées pour montrer les étamines, et, et le pistil, cp.
Fig. 20. Ces deux mêmes divisions, p, du périanthe interne écartées pour montrer que les étamines, et, sont soudées par leur extrémité supérieure avec les deux divisions/
Fig. 21. Périanthe interno jeune : p, p, divisions du périanthe interne qui deviennent tonnées : cp, style ; p', troisième division du périanlhe interne ; s, cicatrice du périanthe externe. - - * ”
F'g- 22. Les trois mamelons carpclbiires, cp, se soudant et formant lo stigmate.
Fig. 23. (loupe longitudinale d'une fleur épanouie: et, étamines; »i, style; p, les deux divisions du périanthe interne qui sont connées ; p', troisième division du périanlhe interne ; », périanthe externe ; or, parois de l'ovaire ; ol, ovules.
Fig. 24. Portion de placenta, p/, chargé d'ovules, ol.
Fig. 25. Ovule isolé: a, sorte d'arille.
Fig. 26. Lo môme ovule vu du coté de son point d'attache, h : m, micropyle; or, ardle.
Fig. 27. Coupe longitudinale de cet ovule : h, hile; m, micropyle; ar, arillo.
Fig. 28. Diagramme : b, bractée mère: », périanlhe externe; p, p', périanlhe interne; et, étamines ; ou, ovaire.
Fig. 29. Axe de l’inflorc?cence : b, cicatrices des bractées mères: p, cicatrices des fleurs.
Fig. 30, Coupe transversale d’une jeune inflorescence.
ORDRE DES Z1NGIBÉRACKES.
C’est à Madère également que j'ai étudié l'organogénie de la Heur de YAlpinia milans. Celte piaule \ est cultivée dans presque tous les jardins el y lleuril en grande abondance. Mais la structure de celle Heur esl si différente, eu apparence du moins, de celle des .1/ nsa et des Strelitzia, que je dois prévenir que ce n'est qu’après de longues et nombreuses recherches que je suis arrivé à voir licitement Ions les détails que je vais exposer, et à cire certain de ne pas m'être Ironqié.
Inflorescence. L'inflorescence se compose d’une suite de cymes uniparcs scorpioïdes disposées le long d’un axe commun; c’est donc une grappe de cymes uniparcs scorpioïdes. Chaque (leur est accompagnée, outre la bractée mère, d’une bractée secondaire latérale qui forme un sac ouvert par le côté, et à l’aisselle de laquelle naît une Heur de deuxième génération qui se comporte comme la fleur principale. -
Périanlhe. Le périanthe est double. L'externe a la forme d'un sac dont l'ouverture Iridenlée indique nettement que trois divisions entrent dans sa composition. L’interne se compose également de trois divisions, mais ces trois divisions sont libres jusqu’à la base à tout fige, et n’apparaissent pas toutes trois en même temps : l’une d’elles, celle qui aura l'étamine devant elle, apparaît en premier lieu ; les deux autres n’apparaissent qu’ensuite. Dans le bouton, ces trois dix isions internes se recouvrent de façon que celle qui est née la première recouvre les deux autres.
Androcée. Lorsque les divisions du périanthe interne sont nées, on voit poindre devant celle qui est née la première un gros mamelon rudiment de l’étamine fertile. Ce gros mamelon grandit en effet rapidement, l’n sillon longitudinal le partage en deux parties qui seront les deux loges de l'anthère. Deux autres mamelons superposés aux deux autres divisions du périanthe interne apparaissent ensuite. Ces deux mamelons deviennent promptement connés et forment un large staminode que les botanistes ont pris pour une division du périanthe interne, et qu’ils ont appelé carène ,
EXUUCaTION UES FIGURES.
parce qu'il embrasse dans ses replis l'étamine elle style. Son extrémité, souvent encore échancrée, indique son origine binaire. A quelque Age qu’on examine les fleurs (l’.4//>mia milans, on n'y remarque jamais les moindres vestiges d’étamines superposées aux divisions du périanthe externe.
Pistil. Lorsque l’élaminc et le slaminodc sont nés, on voit poindre sur le bord du réceptacle (pii s'est creusé en coupe, trois petits bourrelets qui deviennent promptement connés et forment une sorte de cheminée qui surmonte cette coupe réeeptaculaire. Celte sorte de cheminée, qui grandit rapidement pour constituer le style, s’évase à son extrémité et se recouvre de papilles stigmatiques. D’un autre côté, sur les parois de la coupe réceptaculairc apparaissent trois cordons superposés aux divisions du périanthe interne; ces trois cordons, en s’accroissant, deviennent trois lames qui s’avancent à l’intérieur, se rencontrent, se soudent et partagent la cavité primitivement unique en autant de compartiments ou loges. C’est dans l'angle interne de ces loges que naissent les ovules. Ils sont analropeset rangés sur deux séries, de façon que ceux d’une série tournent le dos à ceux de l’autre série.
Disque. Le disque, dans VA Iptnia milans, consiste en deux tubercules qui sont à 1a base du style, cl que quelques botanistes ont pris pour des organes avortés ; ils ne se montrent que quand le style est très allongé, et ils sont superposés aux deux lobes du slaminodc.
EXPLICATION DES FIGURES
Alpinlii milan»,
Fig. 1 . Apparition de la bradée secondaire, b, qui envelop|>e la Üeur,
Fig. 2. C'est la fig I vue de l'autre côté: b, bractée secondaire.
Fig. 3. Fleur au moment de l'apparition du sac formant le périanthe externe, s : b, bractée secondaire.
Fig. 4. Fleur un peu plus âgée : b , bractée secondaire; s, périanthe externe.
Fig. 5. La même dépouillée de la bractée latérale, b : *, périanthe externe: p, première division du périanthe interne.
Fig. 6. Apparition de» deux autres divisions, p\ du périanthe interne : p, première division du périanthe interne ; », périanthe exlernc.
Fig. 7. Fleur dans laquelle l'étamine fertilo seule est née : p, j /, périanthe interne ; et, étamine. Le périanthe externe, *, est coupé.
Fig. 8. Coupe longitudinale de cette Heur : I», bractée secondaire: s. périanthe externe: p, p', périanthe interne;**, étamine fertile.
Fig. 9. Fleur un peu plus âgée et dans laquelle les deux divisions, p', du (lériantbc interne sont rabattues pour montrer les deux staminodes, ets.
ORME DES 7JNCIBÉRACÉES.
Fig. 4 0. Coupe longitudinale de cette (leur : b, bractée secondaire; a, périanlhe externe ; p, p', périanthe interne ; et, étamine ; ets, slaminodes.
Fig. 4 1 . Fleur dans laquelle le style, q> , apparaît : ci, étamine ; et s , slainincdes ; P, p', périanthe interne.
Fig. 12. Coupe longitudinale do celte fleur : 6, bractée secondaire ; *, périanthe externe ; p, p', périanthe inlcrno; ci, étamine ; ri*, staminodes; cp, stylo; oe, cavité ovarienne.
Fig. .13. Bouton au moment où les deux staminodes deviennent comtés : b, cicatrice de la bractée secondaire; a, périanthe externe; p, une division du périanthe interne; et, étamine.
Fig. 4 4. Le mémo boulon dont on a coupé le périanthe externe, * : p, p', périanthe interne.
Fig. 4 5. Lo même bouton dont on a en outre écarté les divisions, p', du périanlhe interne pour montrer l'étamine fertile, cl, et les deux slaminodes, ets, devenus comtés
Fig. 16. Coupe longitudinale du même boulon : b, bractée secondaire; or, parois do lovairo infère ; a, périanlhe externe; p, p\ périanthe interne; cf, étamine; ets , slaminodes; cp, style; lgh cavité dé l'ovaire.
Fig. 47. Bouton au moment do l'apparition du disque: b, bractée secondaire ; *. périanthe externe.
Fig. 4 8. Portion du même bouton. On a étalé lo périanlho interne, p, p', pour montrer f étamine, et, les slaminodes connés , ets, le style, cp, et les deux tubercules du disque, d.
Fig. 4 9. Bouton peu de temps avant l'anlhèse : b, bractée secondaire formant un sac fendu sur le côté.
Fig. 20. Le même boulon dépouillé de sa bractée secondaire, b : p, périanlhe externe.
Fig. 21. Périanlhe oxlerno, s, isolé : or, ovaire.
Fig. 22. Fleur à peu près épanouie : or, ovaire; f, périanlhe externe; p, p', périanlho interne; et, étamine; ets, slaminodes; si, style.
Fig. 23. La même fleur vue d’un autre côté : ets, slaminodes; p, p', périanlhe interne ; s, périanthe externe ; or, ovaire.
Fig. 24. La même dont on a coupé le périanthe externe, s, ot le staminode, ets : p, p1, périanthe interne ; et, étamine ; st, style.
Fig. 25. La même dont on a coupé en outre, lo périanthe interne, p, pf : or, ovaire ; et .étamine; st, style; d, tubercules du disque.
Fig. 26. Fleur épanouie : or, ovaire; s, périanlhe externe; p, p', périanthe interne ; ets, staminodes; et, étamine.
Fig. 27. Pistil de cette fleur : ov, ovaire ; st, style ; d, tubercules du disque.
Fig. 28. Coupe longitudinale do celto fleur : ov, ovaire ; ol, ovule ; a, périanthe externe ; p', périanlhe interne; et, étamine; cls, slaminodes; st, style; d, tubercules du disque.
Fig. 29. Coupe transversale de l'ovaire : ol, ovules, p/, placentas.
Fig. 30. Un des tubercules du disque.
Fig. 34. Ovule.
ORDRE DES CANNÉES
La fleur des Canna a pendant longtemps embarrassé les Botanistes. La multiplicité des pétales, leurs formes et leurs grandeurs diverses, l’androcée représenté par une seule étamine uniloculaire ressemblant davantage à une moitié d'étamine qu'à une étamine entière, le style, le stigmate aplati et presque |iélaloïdc, tout concourait à masquer lu véritable symétrie de celle fleur, et partant scs véritables affinités. M. Lesliboudois est le premier que je sache, qui ait reconnu (pic ees prétendus pétales sont pour la plupart des slaininodcs, c’est-à-dire des étamines transformées et devenues pétaloïdes; mais il s’est trompé en croyant qu’il y a deux vcrticilles à l’androcée; l'organogénie, ainsi qu'on va le voir, montre qu’il n’v en a qu’un seul, et que si le nombre des stamiuodes est plus considérable qu’il ne devrait l’être, cela tient à ce qu'il y a quelques dédoublements.
Inflorescence. L’inflorescence des Canna se compose de petites cymcs tmiparcs scorpioïdes réduites le plus ordinairement à deux fleurs, et naissant à l’aisselle de bractées le long d’un axe commun. Chaipie (leur, par suite, est accompagnée d’une bractée secondaire latérale.
Périanthe. Le périantlic est double et comprend six divisions dont trois sont externes et trois internes. Les trois divisions externes apparaissent successivement sur le réceptacle. Celle qui naît la première est sur le côté opposé à la bractée secondaire latérale et fertile. Celle qui naît ensuite est placée du côté de cette bractée secondaire latérale et fertile, mais lin peu en arrière; enfin la troisième est antérieure. Ces trois divisions restent toujours libres jusqu’à leur base, à quelque âge qu’on les considère, et dans le Itoulon ils se recouvrent dans l'ordre de leur naissance, c'est-à-dire «pie la première née recouvre les deux autres, la deuxième née est recouverte d’un. côté par la première née et recouvre de l'autre côté la troisième, (pii est complètement intérieure.
Les trois divisions internes alternent avec les trois divisions externes ; elles apparaissent toutes en même temps, et une fois nées, elles continuent
(JIlUKt DKS CASSÉES.
<le croître sans interruption on sorte r|n'elles recouvrent toujours les organes internes. Mais elles ne croissent pas toutes également. Celle qui est presque superposée à la bractée latérale secondaire se développe beaucoup moins que les deux autres. En préfloraison elle est tout à lait intérieure et recouverte d’un coté par la division antérieure qui est mi-partie intérieure et mi -partie extérieure, et de l’autre côté par la troisième division qui est extérieure.
Àndrocée. Peu de temps après la naissance des divisions internes du périanthe, le réceptacle se creuse dans sa partie centrale et forme une sorte de coupe autour de laquelle on remarque un bourrelet annulaire ; ce bourrelcl annulaire est l’origine de l’androcée. Pour peu en effet qu’on suive un peu plus loin le développement de la fleur, on voit bientôt poindre sur ce bourrelet annulaire quelquefois trois mamelons internes, le plus souvent quatre ou cinq. Lorsqu'il n’y en a que trois, ils sont superposés aux trois divisions internes du périanthe; lorsqu ‘il y en a quatre ou cinq, cela tient à ce qu'il y a un phénomène de dédoublement, et que vis-à-vis deux des divisions internes du périanthe,' au lieu d’un mamelon il s’en est développé deux.
Ces mamelons grandissent rapidement. Les deux qui sont superposés à la division interne la plus petite du périanthe, se transforment en deux staminodes ressemblant tout à fait à des pétales ; les deux autres, qui sont superposés à la division interne du périanthe qui recouvre les autres en préfloraison, deviennent l'un une étamine avec une seule loge à l'anthère, et l’autre un stamiuode pétaloïde ; enfin, le mamelon qui est su;»erposé à la division interne du périanthe qui est mi-partie recouverte et mi-partie recouvrante, se transforme en un grand pétale.
Pistil. Au-dessous de ces mamelons staminaux, mais toujours sur les oorus de cette coiqie formée par l’excavation du réceptacle, on remarque trois autres mamelons superposés aux trois divisions externes du périanthe. Ces trois mamelons sont les rudiments du pistil ; ils n'ont pas la forme de tubercules que présentent d'abord les mamelons staminaux; ils ressemblent davantage à de jeunes feuilles. Libres à l’origine, ils deviennent promptement connés, et forment comme une sorte de cheminée, qui surmonte la cavité creusée dans le réceptacle. Celte sorte de cheminée c’est le style qui s'aplatit beaucoup à son sommet; la cavité creusée dans le réceptacle, c’est l’ovaire qui est infère Nul doute, par conséquent, pour quiconque a suivi les phases de ce développement, que le pistil des Canna est compose de deux parties, l’une axile, l'ovaire; l’autre appendiculaire, le style,
A mesure que le style grandit, on voit poindre sur les parois de la
KM'LICATIOK DE» FIGURES
fi 79
coupe rccrplaeulaire qu'il recouvre, I rois cordons superposés aux divisions internes du périanlhe, et qui s’étendent depuis le fond jusque sur les bonis. Ges cordons deviennent des lames qui s’avancent vers l'intérieur, s’y rencontrent, s’y soudent et partagent la cavité primitivement unique de l’ovaire en trois compartiments ou loges. C’est dans l'angle interne de ces loges qu’apparaissent les ovules. Ils sont sur deux séries et disposés de façon qu’ils se tourncul le dos; les plus jeunes sont en bas et les plus âgés en liant.
EXPLICATION DES FIGURES
Canna Indien. >
Fig. I. Jeune inflorescence de funna indica. A l'aisselle do chaque bradée mère, B, natt une fleur, fl, qui est accompagnée d'une bradée secondaire latérale fertile, b, c’est-â dira produisant une nouvelle fleur, fl1.
Fig. 2. Fleur, fl, accompagnée de la bradée mère, B, et de la bractée secondairo latérale, qui a produit à son aisselle une fleur de seconde génération, fl! .
Fig. 3. Apparition successive des trois divisions externes, a', aa, s\ du périanlhe : //, bradée mère; b, bradée secondaire latérale à l'aisselle de laquelle est née la fleur, fl1. Fig. 4. Apparition simultanée des trois divisions internes, p, du périanlhe : a1, aa, a3, divisions externes du périanlhe.
Fig. 5. Le môme bouton que dans la fig. 4, mais vu de profil ; p, divisions internes, et a*, s3, divisions externes du périanlhe.
Fig. 6. Apparition do l’androcée. Ce sont cinq mamelons qui sont superposés, deux, et, à la division inle ne, p, du périanlhe; deux, et', à la division interne, p\ et un à la division interne, yn : a1, aa, a*, divisions externes du périanlhe.
Fig. 7. Boulon à peu près de mémo ôgo. Les deux mamelons, fl', de l'androcée se sont confondus en un seul : cl\ et ", autres mamelon? ondrotéens; p, p', y", divisions internes du périanlhe ; *■, »a, a3, divisions externes.
Fig. 8. Bouton plus âgé : a1, s2, a1, divisions externes du périanlhe; y, p", divisions internes ; et, ci ', cl", mamelons androcéens.
Fig 9. Le môme boulon dont les divisions externes, a1, *a, a3, du périanlhe et les divisions internes, p, y\ y", sont écartées pour montrer l'androcée, cl, ri\ etn.
Fig. 1 0. Bouton plus âgé que dans la fig. 9. Les divisions oxternes, a1, a3, s3, du périanlhe sont coupées : p, y', p", divisions internes ; cl, et', et ", parties de l'androcée qui commencent à devenir connées entre cllos.
Fig. H et 12. C'est le bouton de la fig. 10 qui a été coupé dans sa longueur en deux moitiés, qui sont repré entées 1 une par la fig. 1 1 et l'autre par la fig. <2 : a', aa, a3, divisions externes du périanlhe; p, y', p", divisions internes du périanlhe; et, et*, cl", androoce. Le récoptacto s'est creusé en coupe.
Fig. 4 3. Bouton dans lequel les diverses parties de l androcée commencent à prendre les Tonnes qu elles auront plus lard. On a écarté les divisions externes, a', aa, a3, du périantht et les divisions internes, p, y', p*. Des deux mamelons androcéens, cl, l'un a grossi considérablement et se transforme en une anthère uniloculaire, tandis que l'autro deviendra pélaloïde et adhérent à cette anthère. Le mamelon, cl", s est divisé à son sommet et forme deux staminodes ; enfin, le mamelon et\ qui est ici encore simple, se partagera aussi h son tour.
ORDRE DES CANNÉES
Fig. 14 et <5. C'esl le bouton de la Og. 13 que l'on a coupé dans sa longueur en deux moitiés représentées l’uno par la fig. <4 et l'aulro par la fig. 15: a2, a3, divisions
externes du périanOie; p, p', p”, divisions internes ; et, et', et ”, androcée.
Fig. 16. Bouton au moment où trois mamelons carpcllaires superposés aux divisions externes, a', a2, s3, du périantho apparaissent : p, p', p", divisions internes : H, éta* mine; et', et", Staminodes.
Fig. 17 et 18. C’est un bouton un peu plus âgé que I on a coupé dans sa longueur en deux moitiés, représentées l'uno par la fig. 17, l’aulro par la fig. 18 : s*, s3, divisions
externes du périantho; p, p', p", divisions internes; et, étamine: al\ et", staminodes ;
cp, mamelons carpellaires ; pl, placentas.
Fig. 19. Bouton plus âgé ; i2, s3, divisions externes du périanlhc; p, divisions internes , et, étaminos.
Fig. 20. Le mémo bouton dont on a coupé les divisions externes, s2, *3, du périantiie : p, p', p", divisions internes ; et, étamines; et1, et", staminodes.
Fig. 2 1 . C'ost le même bouton vu d’un autre côté. On a coupé outre les divisions externes. a', s2, a3, du périantiie, les divisions internes, p, p', p"; rF, staminodes; et , étamine
Fig. 22. Androcée d'un bouton encore plus âgé : et, étamine ; cl', et”, slaminodus.
Fig. 23. Lo même androcée vu d'un autre côté : et, étamine ;'#f, style; et', et”, staminodes.
Fig. 24. Bouton dont on a déchiré uno logo de l'ovaire sur lo dos pour montrer les ovules, o/ : p ", périantho: st, style; et, étamine: et', et”, staminodes.
Fig. 25 ol 26. C’est lo boulon de la fig 24 que l'on a coupé dans sa longueur en dèu\ moitiés, représentées l'une par la fig. 25 et l'autre par la fig. 26 : *2, **, divisions
externes du périantiie; p, p', p", divisions inlornes; et, étamine; et', et", staminodes ; cp , mamelons carpellaires formant le style ; ol, ovules.
Fig. 27, 28, 29 et 30. Style à divers ôges, pour montrer que les bords de la coupe réceptaculaire sur lequel il s'insère sont plus relevés d'un côté que de l’autre.
Fig. 31. Jeune ovaire déchiré sur le dos d’une loge pour montrer que les ovules, ol, sont plus jeunes en bas qu’en haut, et qu’ils sont sur deux séries dont l'uno est à droite et l'autre à gauche de la fente, f, résultant du rapprochement des placentas
Fig. 32. Jeuno ovule : m, micropyle.
ORDRE DES DIOSCOREES.
Le Tanins commuais, que j’ai pris pour type de cel ordre, est une [liante dont les fleurs, bien qu'unisexuées, sont cependant construites sur le même plan et présentent A l'origine les mêmes phases de développement. On retrouve dans les fleurs mâles et dans les fleurs femelles tous les divers organes, périanlhc, androcée et [lislil, et ils apparaissent dans le même ordre. I.a seule diflërenee, c’est que dans les fleurs mâles, le pistil s'atrophie et laisse à peine quelques traces de son exislenee, tandis que dans les fleurs femelles, ce sont les étamines dont on n’aperçoit que les vestiges lors de l'épanouissement.
Périanthe. Le périanlhc du Tamiis commuais se compose de six divisions libres jusqu’à la hase et disposées sur deux rangs; il y a donc un périanthe externe et un périanlhc interne. Le périanlhc externe apparaît le premier; des trois divisions qui le constituent, deux sont postérieures, et une est antérieure; elles se montrent successivement sur Je réceptacle de façon que la division antérieure naît en dernier lieu ; le périanthe interne apparaît ensuite, et ses trois divisions si' montrent toutes à la fois.
Androcée. Les étamines sont au nombre de six et disposées sur deux verlicilles ; elles sont superposées, trois aux divisions du périanthe externe, et trois aux divisions du périanthe interne. Les étamines superposées aux divisions du périanthe externe apparaissent avant les autres. Dans la fleur mâle ces six étamines grandissent et deviennent fertiles; dans la fleur femelle, au contraire, elles s’atrophient, et l’on en trouve à peine quelques vestiges dans la fleur épanouie.
Pistil. Lorsque toutes les étamines sont nées dans la fleur mâle comme dans la fleur femelle, on voit poindre trois bonrrclcls carpellaircs superposés aux divisions du périanthe externe; ees trois bourrelets ont chacun la forme d’un fer à cheval. Dans la fleur mâle, ils grandissent peu, cl l’on
ORDRE DES tllOSCORKKS.
en aperçoit à peine quelques traces dans la fleur épanouie. Dans la fleur femelle, au contraire, ils s'allongent beaucoup et forment trois styles qui se recourbent ensuite en dehors et sont dits révohilés.
Tandis que ees bourrelets earpcllaires s’accroissent, le fond du réceptacle se creuse et se transforme en une coupe de plus en plus profonde. Sur les parois de celle coupe, trois placentas se montrent; simples à leur base, ils so dédoublent à leur partie supérieure en deux branches qui vont s’épandre à la surface de deux styles voisins. Chacun de ces placentas porte deux ovules, l’un à sa droite et l'autre à sa gauche. Il en résulte que, quand ccs placentas, en grandissant, se sont avancés à l’intérieur de la coupe réceptaculairc et ont partagé , en se soudant , la cavité primitivement unique de cette coupe en trois compartiments ou loges, on observe dans chaque loge deux ovules qui appartiennent chacun à l’un des deux placentas qui, par leur réunion, ont formé celle loge. Dans la fleur male où les styles s’atrophient, on n’aperçoit aucune trace de placenta et, par suite, de loges.
Les ovules sc revêtent de deux envelopjies et sont anah'opns; dans chaque, loge l’un est toujours inséré plus liant que l'autre.
EXPLICATION DES FIGURES
Timoi commun!*.
Fig. 13. Position do la (leur, fl, par rapport à la bractée mûre, fi : divisions citernes
du périnnlhe.
Fig. IC. Fleur dans laquelle les divisions externes. •*, t2, *\ du périanlhe sont seules nées.
Fig. 17. Apparition simultanée des divisions internes, p, du périanthe. Files sont alternes avec les divisions externes, j\
Fig. 18. Apparition simultanée des trois étamines, etn, superposées aux divisions externe*, s1, s2, du périanlhe : p, divisions internes.
Fig. 19. Apparition simultanée des trois étamines, et°, superposées aux divisions internes, p, du périanlhe : *«, r*, a1, divisions externes.
Fig. 20. Apparition du pistil Ce sont trois bourrelets earpcllaires, r p, en forme de fer à cheval et superposés aux divisions externes, ** , s2, *2, du périanlhe: p, divisions internes ; r/", r/n, étamines.
Fig. 21 . Bouton plus âgé : or, ovaire infère ; *, p, périanlhe.
Fig. 22 Sommet du même boulon dont on a coupé le périanlhe, *, p, pour montrer les étamines, et, et le pistil, cp.
Fig. 23. Fleur mâle : les loges des étamines, etm, et", se dessinent : cp, pistil ; *. P, périanthe.
EXPLICATION DES FI61KES
Fig. 24. Ovaire d’une fleur fcmelio déchiré et étalé pour montrer !a forme des placentas, pl.
Fig. 25. Ovaire au moment où les ovules, ol} apparaissent; il est déchiré cl étalé commo dans la ligure précédente : pl. placentas.
Fig. 26. Pistil j»cu de temps avant l'anthèse : une des loges a été déchirée sur le dos pour montrer les ovules, ol : sg, stigmates; cl , étamines avortées; p, cicatrices du périanlhe.
Fig. 27. Un placenta, p/, isolé et portant deux ovules, ol.
Fig. 28, 29, 30. Ovules à divers figes : h, hile.
ORDRE DES BUTOMEES.
On désigne dans tous les ouvrages descriptifs l'inflorescence du Jonc fleuri Butomus umbellatus comme une ombelle. C’est une erreur sur laquelle mes études orgauogéniques ne laissent aucun doute. Les fleurs de celte plante sont en ovines nnipures seorpioïdes; seulement, comme elles arrivent toutes successivement à la même hauteur, elles simulent une ombelle. Pour cire exact, il faut doue dire que c’est une ombelle de ovines uniparcs seorpioïdes, ou, en d’autres termes, des cymcs unipares scorpioïdes disposées en ombelle. En un mot, c’est ce que l'on appelle une inflorescence mixte.
Périanthe. Le périanllie se compose de six divisions disposées sur deux vcrtieillcs. Les trois divisions du vertieille extérieur sont vertes comme des sépales et apparaissent successivement ; l'une d’elles est antérieure, les deux autres sont postérieures. A quelque âge qu’on les examine, on les trouve toujours libres jusqu’à la base. Les trois divisions du verlicillc intérieur sont colorées comme des pétales et apparaissent toutes à la fois ; elles alternent avec les divisions du vertieille extérieur et restent également toujours libres jusqu’à la base.
Androeée. Les étamines sont au nombre de neuf et disposées sur deux vcrtieillcs qui sont superposés , l’un au périanthe externe , l’autre au périanthe interne. Le vertieille superposé au périanthe externe se montre d’abord ; il se compose de six étamines groupées par paires. Le vertieille superposé au périanthe interne n’apparaît qu'ensuite et ne se compose que de trois étamines. Une fois nées, ees neuf étamines grandissent rapidement et ont chacune un filet et une anthère hiloculairc, inlrorse, dont la déhiscence s’opère par deux fentes longitudinales.
Pistil. Lorsque les étamines sont nées, on voit poindre sur le réceptacle d'abord trois mamelons carpellaircs superposés aux divisions du [lérianthe externe, puis trois autres superposés aux divisions du périanthe interne. Les mamelons carpellaircs qui constituent le pistil apparaissent donc en deux
EXPLICATION DES FICURES. 685
fois et sont disposés sur deux vcrtieillcs alternes. Ils se développent assez vite, et forment ce que les botanistes appellent des carpelles.
|.es ovules sont très nombreux et prennent naissance sur les parois de ces carpelles, c'est-à-dire sur deux placentas «pii sont nés presque en même temps que les mamelons earpcllaircs ; ils se revêtent chacun de deux enveloppes cl deviennent analropcs.
EXPLICATION DES FIGURES
BalomtiN umbfllatu*.
Fig. I . Position de la (leur par rapport à la bractéo mère. D : s', *J, t'épate*.
Fig 2. Fleur dans laquelle le calice seul est né : s2, a3, sépales.
Fig. 3. Apparition simultanée des trois pétales, p : *, sépales.
Fig. I. Apparition des six étamines, ri", superposées par paires aux sépales, s : p, pétales. Fig. 5. Apparition des trois étamines, cl°, superposées aux pétales, p : ci", étamines superposées aux sépales, s.
Fig. 6. Apparition d'un premier verlicitle de mamelons carpellaircs, cp, superposés aux sépales, s : cl", étamines superposées aux sépales; ct°, étamines superposées aux pétales, p.
Fig. 7. Apparition d’un second verticillc de mamelons carpellaircs, cp1, superposés aux pétales, p : cp, mamelons carpellaircs superposés aux sépales, s; c/", cl°, étamines.
Fig. 8. Pistil du boulon do la fig. 7, isolé et grossi.
Fig. D, 10, 1 1, 4 2. Pistils de plus en plus âgés.
Fig. 13. Un des carpelles du pistil représenté dans la Gg. II.
Fig. 4 1. Coupe longitudinale de ce carpelle.
Fig. 4 5. Un des carpelles du pistil représenté dans la fig. 12.
Fig. 1 0 . Un carpelle au moment où apparaissent les ovules, ol.
Fig. 17. Coupe longitudinale d un carpelle au moment où les ovules, ol, so revêtent do leurs enveloppes.
Fig. 18. Un ovule isolé.
ORDRE DES AMSMACEES.
Les A lisma ressemblent beaucoup aux Butomus , et étaient rangés autrefois dans iiii seul et même groupe. Leurs principales différences consistent dans la nature de leur pistil dont les loges sont uniovulées dans les A lisma, tandis qu'elles sont pluriovulées dans les Butomus , et dans la position de leurs placentas qui sont pariétaux dans les Butomus el axiles dans les A lisma .
J'ai pris pour sujet d’étude VAIisma planUigo qui lleuril en si grande abondance sur le bord des rivières el des étangs, el dont l'inflorescence en cymc uniparc scorpioïde porte pendant tout l'automne des fleurs de tout âge.
Périanthe. Le périanthe de l'.l Usina plantago se eonqiose de six folioles disposées sur deux rangs comme dans le Butomus umbellatus. Les trois folioles du rang externe apparaissent d'abord, mais l’une après l’autre. Il y en a deux postérieures et une antérieure. Les trois folioles du rang interne apparaissent ensuite et toutes trois en même temps. Elles alternent avec les trois premières.
Androcée. Les étamines sont au nombre de six seulement et rangées sur un seul et même vertieille. Elles naissent par groupes de deux, et chaque groupe de deux est superposé à une des folioles du périanthe externe. Chacune de ces étamines se compose d’un filet el d’une anthère biloculairc, extrorse, et s’ouvrant par deux fentes longitudinales. C’est, comme on le voit, l'androcéc du Butomus umbellatus dans lequel lei'aug interne d’étamines superposé au périanthe interne ne s’est pas développé.
Pistil. Lorsque les étamines sont nées, on voit poindre sur un cercle un peu plus élevé sur le réceptacle un grand nombre de mamelons carpellaires, seize le plus ordinairement. Quelque soin que j'aie mis à suivre leur développement, je n’ai pu saisir entre eux aucune différence d’âge ; ou je ne voyais aucun d’eux, ou je les voyais tous. Chacun de ces mamelons, en croissant, prend la forme d’une petite feuille dont la base s’écartant de
EXPLICATION DES KIGCRF.S. GS7
plus ca plus do l’axe réeeplaeulaire sur lequel elle est née, laisse cuire elle et cet axe réeeplaeulaire un espace, rudiment d’une loge.
C'est dans l’angle interne de eetle loge sur l’axe réeeplaeulaire que naît un ovule qui grandit, se revêt de ses enveloppes, et devient analrope et suspendu avec mieropylc su père et interne.
KXPI.ICATION DES FIGURES.
AIIcomi plantago.
Fig. 19. Position de la fleur, fl, par rapport à la bradée mère, //, dans VAlima pianlago . b, bractée secondaire à l'aisselle do laquelle naît une fleur de deuxième génération.
Fig. 20. Fleur dans laquelle los trois folioles externes, s, du périanthe sont nées.
Fig. 21. Apparition des trois folioles internes, p, du périanthe. Elles alternent avec les folioles externes, s.
Fig. 22. Apparition des six étamines, et, superposées par paires aux folioles externes, *, du périanthe . p, folioles internes.
Fig. 23. Apparition du verticille des mamelons carpellaires, cp : *, p, folioles externes et internes du périanthe; et, étamines.
Fig. 24. Boulon plus âgé : t, p, folioles externes et internes du périanthe; et, étaminos , cp, pistil.
Fig. 23. Portion grossie du pistil de la flg. 24.
Fig. 26. Boulon encoro plus Agé que dans la fig. 24. Les folioles externes, s, du périanthe sont coupées : p, folioles internes ; et, étamines.
Fig. 27. Pistil, cp, du bouton do la fig. 26 : et, étamines; p, foliole interne du périanthe : *' cicatrices des folioles externes; et', cicatrices d'étamines.
Fig. 28. Coupe longitudinale du boulon de la fig. 27 : p, foliole interne du périanthe ; et, étamines: cp, pistil; /</, loge.
Fig. 29. État du pistil lorsque les ovules revêtent leur secondine : et, étamines.
Fig. 30. Coupe longitudinale d'une portion de ce pistil ; op, parois do l’ovaire; ol, ovule alla hé sur l'axe réeeplaeulaire
Fig. 31. Pistil peu de temps avant l'anthèse. Une dos loges de l'ovaire, ov, est déchirée sur le dos pour montrer l'ovulo, ol ; si, style.
Fig. 32. Coupe longitudinale de ce pistil ; ov, parois de l'ovaire ; ol, ovule; »t, style.