LES PERTURBATIONS ORGANIQUES OU FONCTIONNELLES
Les tares nerveuses héréditaires sont le fait d’une dégénérescence congénitale ; lorsque ces tares s’établissent de bonne heure, à la suite d’une maladie ou bien d’un accident, elles agissent comme les premières, parce qu’elles détruisent ce qui a été fait auparavant, et que les unes et les autres viennent souvent entraver la fonction du langage. Toutefois, on s’exposerait à des mécomptes si l’on tentait une classification de ces infirmes du système nerveux en se basant uniquement sur les troubles de la parole. D’autre part, le diagnostic apporté par l’homme de l’art, aprèsl’examen des stigmates de dégénérescence, a besoin, pour être complet, d’être fortifié par les renseignements de l’observation pédagogique.
Les anormalités cérébrales résultant d’une lésion pathologique ou de troubles circulatoires ne se démasquent pas sans peine, nous disent les médecins, parce que les formes typiques de la morbidité se succèdent en clinique avec des caractères plus ou moins accusés. Les désastres qu’elles entraînent, suivant la gravité dés cas, vont s’échelonnant depuis le mutisme complet jusqu’à la simple gêne dans les modalités motrices ; les organes d’exécution restent rebelles et plus ou moins incapables de déterminer les contractions musculaires, de même que les effets physiques de l’appareil phonétique.
La misère physiologique chez les procréateurs, agissant au moment de la conception, ou provoquant chez la mère des accidents pendant la grossesse, est le point de départ de l’hérédité ; il en résulte que les révélations synergiques, troublées ou amoindries, sont impuissantes à influencerjes faisceaux de fibres conductrices.
Un traumatisme crânien, lorsqu’il a une répercussion sur les centres encéphaliques moteurs, est suivi d’une incapacité de parler, laquelle est en rapport avec lë degré de gravité que présente la lésion bulbaire.
Une frayeur très vive, dont les effets se manifestent par des troubles de circulation, agit à la façon d’un choc traumatique, et ses conséquences sont identiques.
La débilité organique, quelle qu’en soit l’origine, cause une apathie générale qui s’étend à la fonction du langage, comme à la faculté de penser.
La conformation défectueuse des organes vocaux fait obstacle