CHAPITRE I
DISPOSITIONS GÉNÉRALES. — BOUCHES A FEUX ET PROJECTILES EMPLOYÉS DANS LES EXPÉRIENCES.
Les premières bouches à feu de la nouvelle artillerie n'étaient autres que les anciens canons lisses dans Tàme desquels on avait pratiqué des rayures. C'est ainsi que, dans la marine, les canons lisses de i8 et de 3o ont donné les canons rayés de i4^"* et de lô'^™. De même Tobusier de 22"^™ est devenu l'obusier rayé de 22. Ces canons étaient en fonte de fer.
Les ruptures étaient d'abord très fréquentes 5 mais, depuis 1860, on est parvenu, sinon à les éviter complètement, du moins à les rendre beaucoup plus rares, en enveloppant de frettes en acier la partie postérieure des canons. On donne à cette partie une forme cylindrique, et le diamètre inférieur des frettes, avant leur mise en place, est un peu inférieur à celui du cylindre. On chauffe les frettes pour les placer; en se refroidissant, elles acquièrent une certaine tension, attendu qu'elles ne peuvent reprendre leurs dimensions primitives.
Le développement des rayures est une parabole du second degré. Leur inclinaison finale est de 6*\ Leur section trans-^ versale a la forme d'une anse de panier, représentée, dans le cas du canon de 16*^™, par \dijig» 8.
Les centres des tenons sont placés sur le contour de la section circulaire qui passe par le centre de gravité. Leur configuration est telle qu'ils n'opposent d'abord qu'une très faible
Fig. 8.
saillie aux flancs directeurs dont alors l'action ne s'exerce que dans le voisinage de la partie cylindrique de l'âme, suivant une direction à peu près tangente à cette dernière. (La^^. 9
Fig- 9-
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représente le profil du tenon du boulet de 16^™). Il résulte de cette disposition que les composantes de l'action des rayures sur les tenons, dirigées normalement à la surface du