DISPOSITIONS GÉNÉRALE^. — BOUCHES A FEU, ETC
projectile, et que Ton a désignées par Y (P^ Section, § 5), sont sensiblement nulles.
Les tenons sont en zinc, métal mou qui est entamé par les flancs 5 la portion ainsi rabée, et dont l'épaisseur est devenue à peu près égale à la moitié dû vent du boulet, passe sous les parois de l'âme ^ par suite, le projectile se trouve maintenu (^ ).
A mesure que le mouvement se prolonge, les flancs directeurs, rencontrant une saillie plus considérable, agissent par une plus grande portion de leur surface. A raison de la concavité de cette dernière, les forces Y ne peuvent plus être considérées comme nulles 5 mais alors la grandeur des pressions est beaucoup moins à craindre, et la présence de ces forces peut élre avantageuse. En eflet, si l'axe du mobile se trouve momentanément écarté de l'axe de l'âme, il importe qu'il se manifeste quelque action qui tende à l'en rapprocher. Or cette action ne manquera pas de se produire si les forces Y existent, les pressions devenant nécessairement plus fortes du côté où l'axe du projectile a été porté.
Au commencement du mouvement, les projectiles dont les tenons n'ont pas encore subi l'action des flancs directeurs éprouvent des battements qui dégradent les rayures. On en atténue les effets au moyen de petites plaques en métal mou convenablement disposées sur l'arrière.
Dans les bouches à feu en fonte de fer, le tir produit dans les rayures des fentes longitudinales qui finissent par amener leur destruction; ces fentes seraient évidemment plus dangereuses si elles se trouvaient deux à deux diamétralement opposées ] il convient donc que les rayures soient en nombre impair. Les canons employés dans les expériences antérieures à 1864 n'en avaient que trois.
Il est bien clair que si le fond de la rayure faisait avec les flancs des angles un peu prononcés, cette circonstance favoriserait Ja formation des fentes.
( ' ) Les tenons, disposés de manière à être en partie rasés, sont employés dans la marine depuis i858; mais le profil des rayures a varié et ce n'est qu'en 1860 que la forme en anse de panier a été adoptée.
Le canal de lumière donne aussi naissance à une fissure longitudinale; il faut donc que l'on adopte une disposition telle que ce canal soit compris dans l'intervalle de deux rayures.
La tension des gaz ne varie pas lorsqu'on augmente le nombre des rayures, si l'ensemble des vides qu'elles présentent reste constamment le même ; mais la réaction que chaque flanc directeur a à supporter par suite de la réaction du tenon sur lequel il agit éprouve nécessairement une diminution. La multiplicité des rayures est donc favorable à la conservation de la pièce ; toutefois il est à remarquer que, lorsqu'on adopte les rayures paraboliques, l'action des flancs directeurs se trouve à peu près insensible au commencement du mouvement.
Les frettes n'empêchent pas la formation des fentes longitudinales; mais elles opposent un obstacle à leur agrandissement, par suite de la pression qu'elles exercent sur le cylindre; de plus, elles rendent les éclatements beaucoup moins dangereux, en ce qu'elles s'opposent à la dispersion latérale des fragments.
La poudre employée dans la marine jusqu'en 1870 était l'ancienne poudre à canon fabriquée par le procédé des pilons. Elle provenait généralement de la poudrerie duRipault. Les effets brisants de cette poudre étaient atténués par l'interposition d'un valet en algue marine entre le projectile et la charge.
Les gargousses étaient en papier parchemin et le diamètre du mandrin était égal aux 0,916 du calibre de l'âme.
RÉSISTANCE DE l'àIR AU MOUVEMENT DES PROJECTILES. 87