‹ Traité de balistique expérimentale (volume 2)Chapitre 73 sur 141 · NV · texte numérisé non relu

NV

d'après laquelle la valeur de'N converge bien vers zéro lorsque la vitesse augmente indéfiniment.

Le Tableau suivant permet la comparaison des valeurs de NV, déduites des expériences et de la formule (B'') :

Vitesse (mètres )

Valeurs de NV ( des expériences

déduites i de la formule ( B" ) .

Différences

6582000 6452000 — i3oooo

Les formules (B), (B'), (B'') permettent de calculer les valeurs de K qui correspondent à un projectile et à une vitesse initiale donnés. On pourra, dans les applications, s'aider de la Table suivante :

Table des valeurs de NX et de ^ -

Vitesses.

VALEURS DE NV

4o84ooo

27000 4IOIOOO „1 , 36ooo

43o5ooo

4384000 ™ooo

OIIQOOO

j33iooo

2IQOOO

ooooooo ;,

4io

oïdJooo

lOlOOO

6356000 f;"" 56ooo

; , i3ooo

JOOO

5oo

§ 18. — Application numérique.

Obus ogival de 24*""".

/?ir=I20'^g, Y = 41*42'.

Diamètre du cercle équivalent à la section de Tâme et des rayures du canon de 24^"*, o™, 242, nombre que l'on adoptera pour valeur de a. Vitesse initiale, V=: 470™-

En supposant le poids du mètre cube d'air A =r l'^s, 208, la formule (B), savoir

— -— . - = — M(i — cosa) 4- N seca, Aa' sm Y

devient

lo^^K X 2675 =1: — M(i — cosa) + Nséca. .

D'ailleurs, pour la vitesse de 470"*, la Table des valeurs de

NV et de ^ donne

NV — 644iooo, ^ — 1 ,943,

d'où

et

lO^'^Kz^ — 10,341 (i — cosa) 4- 5,322 séca.

L'angle %, auquel correspond le minimum de K, est, d'après cette formule, égal à 44°7 6> de sorte que l'angle de plus grande portée est compris entre 44"^' ^t 45".

On obtient alors facilement les valeurs de K qui correspondent aux diverses valeurs de a :

Angle a 3o° , 4^* 1 60°

Valeurs correspondantes de 10'" K 4)7^' 4>49^ ^j^l^

Enfin, les portées se calculent au moyen de la formule

donnée P® Partie, Ghap. IV, § 13, à l'aide de laquelle on obtient :

Angle a

Portée correspondante (mètres).

La différence entre les portées qui correspondent aux angles de 3o** et de 60*^ serait ainsi égale à 448"".

§ 19. — Examen dn cas où l'angle de départ est très faible.

Dans le § 3, on a trouvé que, lorsque l'angle a se rapproche de zéro, la valeur de K se rapproche de la limite ^ :^î

6V2 représentant l'accélération qui correspond à la résistance de l'air, de sorte que l'on a

Or, lorsque, dans la formule (B), on fait converger a vers zéro, on trouve pour cette limite

NAa-siny io*V

Si donc, à cette limite extrême, les formules étaient encore applicables, on devrait avoir

2 Aay(Y) NAa- sin^

3 pT' ~

ou

lo^V

6 v-siriY

Or le Tableau suivant montre qu'il n'en est pas ainsi :

VITBSSB.

VALECft UE N.

VALBUft DE 10 '0 - •{ , • 2 V« 8lnY

3oo

4oo

ii58o

• 5oo

La valeur de 10*® tc ttt-^ — est d'abord supérieure à celle

3 V* siny *^

de N; mais la différence diminue à mesure que la vitesse augmente ; régalité s'établit pour une vitesse voisine de 200°*.

2 /*(V) De 200™ jusqu'à 3oo™ environ, la quantité io*<*^ ' ^ . ^ est

inférieure à N; l'égalité s'établit de nouveau pour une vitesse

2 f(V) voisine de 3oo"*, puis la valeur de io*<*7r ttt-ï — devient su- ^ 3 Y* sm Y

périeure à N. Les différences sont très grandes dans le voisinage de 360"*; mais elles ne tardent pas à diminuer, et l'égalité se rétablit pour une vitesse peu inférieure à 4^0". Enfin, pour toutes les vitesses supérieures à 420™, la valeur

de I o* <* 77 TTT—' — est supérieure à N, et la différence au^rmente

3 Y^ sinY

indéfiniment avec la vitesse.

Dans les limites où varient d'ordinaire les vitesses initiales des projectiles de l'artillerie, qui ne deviennent guère infé-

2 /"(Y) rieures à 3oo", on peut dire que la quantité lo***^ ^^ . ^ -

est supérieure à N lorsque la vitesse initiale est très grande, tandis que le contraire a lieu quand la vitesse initiale est inférieure à 420".

De là il faut conclure que les formules obtenues au § 17 ne donnent pas exactement les valeurs de K qui correspondent aux petits angles.

Il est donc intéressant de rechercher la manière dont varie le coefficient R lorsque l'angle de départ a est très petit.

Lorsque, dans toute l'étendue de la trajectoire, la vitesse du projectile reste supérieure à 4oo™î on sait, d'après le Chapitre IIT, que la résistance de l'air est à peu près proportionnelle aii carré de cette vitesse.

L'accélération correspondant à la résistance de l'air a été

représentée, en général, par 6(^^ ; et, dans le cas actuel, b est

une constante. Comme il ne s'agit ici que de très faibles

ds . .

valeurs de a, le rapport -j- diffère toujours extrêmement peu

de l'unité : on n'altère donc pas sensiblement l'a valeur de

l'accélération bi^^ en la multipliant par ce rapport; elle de-

*ds vient bv'^-r-y et l'on sait que, dans ce cas, la formule qui

donne la portée est

sin2azz. ^-^f^^^ (e^^^^2^^X-i)

(F« Partie, Chap. VI, § 6).

Développant é^^^ et négligeant les puissances de b supérieures à la quatrième, on obtient

smsa I

gx -\^

f ib b^X \ V3V2 + 3Y2J'

Le coefficient de X, dans le second membre, est la valeur de K; on a donc

b{2-hbX)

2 b La valeur de K, égale à ^ ^^^ lorsque la portée X est nulle,

va nécessairement en augmentant avec celte portée, du moins tant que la valeur de b peut être regardée comme constante.

L'analyse précédente, cesse d'être exacte lorsque la vitesse devient inférieure à 4oo™; en effet, la valeur de b ne peut plus être considérée comme constante dans toute l'étendue de la trajectoire. On aurait sans doute une approximation suffisante si l'on attribuait à cette quantité une valeur moyenne parmi toutes celles qu'elle peut affecter. Pour calculer cette moyenne, on pourra calculer la vitesse finale v en négligeant l'action de la pesanteur et faisant usage de la Table du Chapitre III, § 12.

La valeur de {^ étant connue, on en déduira celle de b au moyen de la formule

et cette valeur de 6, introduite dans la formule (C), déterminera la valeur de K.

Il est bien clair que les résultats que l'on obtient dans ce dernier cas ne peuvent être considérés que comme purement approximatifs ; cependant on peut s'en servir pour apprécier l'influence que les variations du coefficient K exercent sur les petites portées. On va en donner quelques exemples.

i** Obus ogival de 2 4'^"*.

Résultats des calculs.

PORTÉE X

ANGLB DB DÉPART a.

▼ALBUR DE 10'*>K.

r II

5oo

i5oo * i

La valeur de io^<*K se montre croissante jusqu'à 3°, où elle devient peu inférieure à la valeur donnée par les formules (B), (B'), (B"), savoir 5,3i2.

2^ Même projectile, V zzz 36o°*.

Résultats des calculs.

PORTÉE X

A5GLB DE DÉPABT «.

VALEUR DE lO'OR.

5oo

i5oo

25oo

3ooo

La valeur de K diminue d'abord très rapidement, puis plus lentement; pour l'angle de 6**, elle devient sensiblement égale à celle qui est donnée parles formules (B), (B'), (B''), savoir 5,128.

On voit, par ce qui précède, que les valeurs de K données par les formules (B), (B'), (B") peuvent s'écarter de la vérité lorsque l'angle a est inférieur à 5°. Il reste à examiner à quelle erreur on s'exposerait en continuant à s'en servir, même lorsque l'angle de départ est très petit.

Dans le Tableau suivant, on a mis en regard les portées obtenues en employant tour à tour la valeur de K fournie par les formules (B), (B') et (B'') et celle qui résulte delà formule (C).

Obusde24°"'- /

VALB0BDBIO«>K

PORTÉE

donnée par

corres-

ia formule (C).

pondante.

Ul

i5oo

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