rP
h est égal kb' —\ mais, vu l'incertitude qui règne sur la valeur
qu'il faut attribuer à 6', on a déterminé les coefficients des trois termes d'après les données de l'expérience. On a été conduit à adopter la formule suivante, dans laquelle on a remplacé, suivant l'usage, y par q et x par X :
La vitesse initiale V, la portée X, la déviation latérale q et le diamètre a du projectile sont exprimés en mètres, le poids p en kilogrammes.
Cette équation reproduit avec une approximation suffisante les résultats moyens des expériences exécutées à Gâvre sur des bouches à feu de tous les calibres et même sur l'obusier de montagne. Elle ne convient d'ailleurs qu'à partir de la distance à laquelle l'influejice des forces déviatrices devient tout à fait prédominante. Cette distance peut être évaluée à 5oo" pour les canons de 3o*^™ tirant à fortes charges; pour l'obusier de montagne, elle est au-dessous de 3oo°*. A des distances moindres, la formule cesse de représenter les résultats du tir : elle donne des valeurs trop faibles.
Il est à observer que, dans les expériences qiii ont servi de base à l'établissement de la formule, Tinclinaison des canons n'a jamais surpassé io°.
Googk
Si les écarts initiauic devenaient supérieurs à ceux qui se produisent dans un tir exécuté avec soin, l'expression précédente cesserait d'être applicable; du moins elle ne le serait qu'à de plus grandes distances.
Au reste, les déviations sont, par leur nature même, assez , variables, et il ne faut pas s'attendre à ce que des tirs de 4<> ou 5o coups reproduisent exactement les résultats indiqués parla formule. Les coefficients qui entrent dans cette dernière devraient, d'ailleurs, subir une réduction, si des perfectionnements étaient introduits dans la fabrication des projectiles.
En général, dans un tir prolongé, les déviations extrêmes sont à peu près triples des déviations moyennes.
§ 3. — Influence du vent du projectile sur les déviations.
Le vent du projectile fait perdre une partie de l'action des gaz et entraîne, par suite, une diiîiinution de la vitesse initiale, à laquelle on remédie ordinairement par une augmentation de la charge; il permet, en outre, au boulet de prendre une direction qui s'écarte de l'axe de la bouche à feu, et cette circonstance a été considérée de tout temps comme très nuisible à la justesse du tir.
C'est pour cette raison qu'on a si souvent cherché à réduire le vent. Ainsi, pour mieux assurer le tir des boulets creux, toujours plus incertain que celui des boulets massifs, on leur a donné un diamètre supérieur à celui de ces derniers, bien que, par suite de leur ensabotage, ils soient enveloppés de bandelettes en fer-blanc qui peuvent quelquefois entraver le chargement du canon.
Mais ce n'est qu'à une assez faible distance de la bouche à feu qu^une petite diminution des écarts angulaires initiaux, telle que celle qui résulterait d'une légère réduction du- vent, peut avoir des effets sensibles ; plus loin, les écarts initiaux disparaissent de l'expression de la déviation moyenne.
Le i" juin i858, un tir de 5o coups a été exécuté à Gâvre, avec une caronade de 36 et en se servant de boulets
Googk
de 3o :
Calibre de la caronade 1 73"", o
Diamètre des boulets iSg"»", 6
Le vent était donc égal à i3""», 4
Charge de la caronade 2^e ,o
Poids des boulets i5*^^,i
Inclinaison de la caronade 5»
Angle de départ moyen 5*» i5' 40"
Angle additionnel 20' 10"
Angle total 5« 35' 5o"
Portée moyenne 107 1" .
La vitesse initiale, calculée au moyen des formules du Chapitre I, § 13, devait être égale à 267"". On peut encore la déduire de la portée et de Tangle total, en se servant des formules du Chapitre VII, § 13. On trouve alors une valeur peu différente de la précédente, savoir 270°^.
D'après cela, la formule du § 2 assigne à la déviation latérale moyenne une valeur à peu près égale à 7"*, 8 ; l'expérience n'a donné que 4"S8. De là, il est du moins permis de conclure que les écarts initiaux provenant de l'exagération du vent n'ont pas augmenté la grandeur de la déviation latérale moyenne.
La déviation longitudinale moyenne a été de 5^™.
Il est donc inutile de s'imposer, relativement au vent, des conditions qui peuvent devenir gênantes dans le service, et l'avantage que l'on prétend obtenir en donnant aux boulets creux un diamètre supérieur à celui des boulets massifs est tout à fait illusoire.
Mais ces considérations ne concernent que les canons à âme lisse, et il faut se garder de les étendre aux canons rayés.
§ 4. — Tables des déviations latérales moyennes des projectiles
sphériqnes.
Les Tables suivantes ont été déduites de la formule donnée dans le § 2.
Googk
ri
„v3-oo r^ Cl v^io r». o>
S-------«-aR
co
« eNv3-oovcr05to
« w t-i es
vo "
k ^co to « to v?r c» r* CN
cS J
Is
*- « v^cc) C5CO r^ci^ i-« « d
^ Is
<r» *^ «^ -00 «o 1^ o OiCO
«coloqo -îocq ooo a>
co
*■* « es CO PO vy