Calcul des hausses. Comme ordinairement les
angles 9 et e sont trés-petits , on peut remplacer les arcs par leurs tangentes, et on aura
ou , en désignant par 9, Tangle de projection relatif et égal à ^ — e , on aura plus simplement
laogiTi = tang^i -f- langt.
Si Ton nomme r le demi-diaraétre OB du bourrelet, R le demi-diamétre DC de la culasse , H la hausse CF, / la distance des deux cercles, a la distance du but, oi> aura
tangm = — -— , et sans erreur appréciable , tang? = - . d'où Ton tirera
~ = lang<p, + -,
et
H = aang<f., — (R — r) + r-.
Quand la distance a du but sera grande , et qu'en conséquence on pourra négliger r-, on aura simplement H = /iang<^, — (R — r).
Les dimensions / et R — r sont données par les tables de construction des bouches à feu , et sont observées rigoureusement dans Texécution. On pourra donc, pour chaque bouche à feu , dresser une table de la relation des hausses H , aux angles relatifs de tir <^, = 9 — e , elle sera ainsi indépendante des distances.
En y joignant , comme petite table de correction , les
valeurs de r- , calculées pour quelques distances , on aura a
la valeur exacte de la hausse.
En parlant de la valeur de 9, ou 9 — - « , déjà donnée
(93, éq. 20), et qui est tang(? — «) = ~\{a, V), la formule des hausses sera
H = /. ^4(a, V) - (R - r) + ri, OU plus simplement, pour les grandes distances ,
H = /.£4(«,V)-{ll~r).
258. But en blanc. Lorsque pour les dimensions R , r et l de la bouche à feu, la charge que Ton emploie, et la distance a du but, Tangle ^. ou ^ — e est égal à m, alors H est égal à zéro , et le pointage s^exécute en visant par les sommets des cercles de la plate-bande de culasse et du bourrelet. Ainsi (Fig. 52), le rayon visuel qui passe par les points C et B va rencontrer la trajectoire en m ; la distance Bm = a est celle qui satisfait à . cette condition. Dans ce cas, on dit qu'on pointe de ùut en blanc; Om est la distance du but en blanc relative à la bouche à feu, à la charge et aux autres conditions du chargement , Fangle CBG que fait CB avec Taxe est \ angle de mire naturel, et la ligne CBw est la ligne de mire naturelle; par opposition, les autres lignes de mire sont dites lignes de mire artificielles.
La ligne CB et la trajectoire ont un premier point d^intersection en n , très-prés de la bouche à feu , et qui se confond presque avec le point I , sur Taxe OA. Ce point est à considérer dans le cas du tir des canons à trèspetite distance. La seconde intersection m seule détermine la position du but en blanc.
259. Quantité dont on doit viser au-dessous du but , pour l'atteindre. On peut apprécier Tinclinaison de la bouche à feu , en déterminant la quantité dont il faut viser au-dessous du but pour l'atteindre.
Si , pour trouver cette quantité , on abaisse du point M
une perpendiculaire MQ sur le prolongement BQ de GB parallèle à Taxe, cette ligne sera parallèle à DF, et elle coupera la ligne de mire naturelle CB en ^ ; la similitude des triangles M^B et BFC donnera M^ : CF ! ! BQ : BG ,