CF BO
d'où M^ = ^^ . Or, dans les limites où Ton peut
pointer ainsi , BQ ne diffère pas d'une manière appréciable de OM ou de a, et tHg représente la distance du point visé au but ; en rappelant Q , CF étant la hausse H, on aura
Si à la hausse H on substitue sa valeur en fonction de la distance qui est H = /. ^4 (a , V) — (R — r^^r^- ^ on aura
260. Hofisses négatives et quantités dont il faut pointer au-dessous du but pour l'atteindre. Si la distance du point à battre tel que m, était moindre que celle du but en blanc, le rayon visuel qui passerait par le sommet du bourrelet viendrait rencontrer le cercle de la culasse au-dessous de la plate-bande ; dans ce cas la hausse serait négative et l'on ne pourrait pas s^en servir pour pointer. II faut alors viser au^essous du but d'une certaine quantité pour Tatteindre.
Le sens de la hausse est indiqué par le signe moins, et sa grandeur est donnée par la même formule que précédemment ; en faisant Q, = — Q , elle aura pour expression
elle conservera avec les hausses négatives la même relation que précédemment , en faisant H^ = — H , on aura
Q. = H.j; aux distances de la première et de la seconde intersection
de la ligne de mire et de la trajectoire , on aura Q, = 0 , et on pointera directement- Ces dernières considérations s^appliqaent partiodiérement au tir des armes à feu portatives.
261 . Observations relatives au relèvement duprqjectile et à la position du point de chute sur le terrain. Dans le calcul des hausses , on devra tenir compte du relèvement moyen des projectiles au-dessus de l'axe de Tàme (212 à 214). Il a pour résultat d^augmenter d^autant Tangle de projection «t Tangle de mire, ou, ce qui revient au même, tant que les angles restent petits , la tangente trigonométrique de l'angle de mire est augmentée de la tangente f de cet angle de relèvement; par suite, on doit diminuer la hausse H de r. /, ou regarder R comme augmenté de cette même quantité , comparativement à ce qui aurait lieu sans ce relèvement.
' Lorsque le point que frappe le projectile est sur le terrain , Tangle 9 — t doit être compté par rapport à ce point, et il y a lieu de tenir compte de sa position au-dessous de l'horizontale qui passe par le centre de la bouche à feu , et qui rend alors i négatif sur un terrain horizontal.
262. Cas où la ligne sur laquelle on compte les hausses est inclinée* — Arrondissement du bourrelet. -^ Crans de mire. Nous avons supposé que la hausse était comptée à partir du derrière de la plate-bande de culasse, et perpendiculairement à Taxe de la bouche à feu. Lorsqu'on applique la hausse sur la génératrice de la surface ironc-coiiique du cul-de-lampe , celle-ci étant un peu inclinée , les hausses se trouvent par cela même réduites ; pour les ramener à la grandeur qu'elles doivent avoir, il Caut les multiplier par la sécante de l'inclinaison.
A mesure que l'on prend des hausses plus grandes et que la ligne de mire s'incUne davantage, le rayon visuel ne passe plus par le même point du bourrelet, il s^élève au-dessus ; rinclinaison du canon est donc un peu trop faible, mais la
différence est extrêmement petite et peut être négligée, surtout quand Târrondissement est &it avec un petit rayon.
On compte ordinairement la distance l des demi-diamétres , à partir du derrière de la plate-bande de culasse \ on doit remarquer qu^alors la présence d^un cran de mire pratiqué dans cette plate-bande , permet de faire passer le rayon yisuel par la circonférence supposée continue du bord postérieur de cette plate-bande ; autrement , le rayon visuel partirait de l'extrémité antérieure de la plate -bande, et, dans le tir de but en blanc , il faudrait tenir compte de la diminution de la valeur de /.
Les crans de mire servent essentiellement à donner la direction ; l'inclinaison se donne comme si les surfaces des plates-bandes du bourrelet n^étaient pas interrompues.
263. Pointage par rabaissement de la culasse. On détermine aussi l'inclinaison de la bouche à feu , par le mouvement d^un point de la plate-bande de culasse, ou mieux de Pextrémité du bouton de culasse, au-dessous de la position du but en blanc.
On doit remarquer qu^aprés avoir pointé de but en blanc, c''est-à-4ire qu'après avoir dirigé la ligne de mire CB (Fig. 55) sur le point à battre M, H étant la hausse CF qu'on aurait dû employer, on doit encore faire tourner la bouche à feu autour de ses tourillons jusqu^à ce que la ligne FB vienne en CB dans le ptolongement de BM \ par suite , on verra que Tangle que doit décrire la bouche â feu autour de ses tourillons est égal à FBC ^ dont la tangente est sensiblement
égale à y*
Soit T le centre des tourillons, C l'extrémité du bouton ,^ et T6 = T leur distance ; si TK est la position que doit prendre la ligne T6 , l'angle ÛTK devra être égal â l'angle
FBC , et on aura sensiblement GK = 7 '•
56k SECTION TL.
Poar obtenir cette position , on place une régie divisée assez longue suivant GL , perpendiculairement à GT ; le point L étant fixe , la longueur de la régie sera diminuée
HT de — ; et, après Tavoir remise en place , on fera tourner
la bouche à feu jusqu^à ce que le point G soit arrivé ea K, sur le nouveau point de division de la régie. Les petites erreurs qui proviennent de la manière dont oa compte les angles , peuvent être négligées y parce que les inclinaisons sont fort petites. C'est un procédé commode, qui permet de continuer à pointer la bouche à feu en la remettant à chaque coup dans la même position , et sans viser de nouveau ; il s^applique aussi bien en-deçà qu^audelà de la distance du but en blanc. Il présente un grand avantage la nuit, par exemple, avec des bouches à feu placées sur des plates-formes solides.
264. Inclinaison des tourillons; erreur et correction dans le pointage. Dans le pointage au moyen de la hausse , on a supposé que les tourillons étaient horizontaux ; s^ils ne le sont pas , on commet une erreur qa^on peut calculer, et dont on doit corriger le pointage.
On suppose que dans la bouche à feu (Fig. 54) dont Taxe DO est prolongé suivant OD', (a) représente la projection sur un plan parallèle à la fois à l'axe des tourillons et à celui de la bouche à feu , (b) une projection perpendiculaire à Taxe des tourillons , et par conséquent parallèle à l'axe de la bouche à feu , (c) une projection sur un plan perpendiculaire à Taxe de la bouche à feu ; soit OB le rayon à la bouche, et D à la culasse; on mène, par le cran de mire B du bourrelet, une ligne parallèle à l'axe ; elle coupera le plan de la culasse en un point G ; G étant le sommet de la culasse , GF sera égal à la hausse H qui convient à la distance a. En prenant sur la ligne de mire BM = a , on aura un point de la
trajectoire. Soit toujours R et r les rayons DC à la culasse et OB au bourrelet , et 9 — c Taugle de projection relatif.
Si on imagine que la bouche à feu tourne autour de Taxe de Pâme, et que le tourillon de gauche s'élève de telle sorte que son axe fasse un angle et avec la position primitive et horizontale (c) ; la trajectoire ne sera pas changée, ni le point d'intersection I, ni le point touché M ; mais , la ligne de mire le sera ; le point G sera en 6' {a) , {c) , le point F en F, le point B en B', le point M à l'extrémité de la ligne de mire aura décrit un arc de cercle MBF {c) , Tangle MDBF {c) sera égal à dL\ de sorte que pour que le point frappé soit encore M , le point visé doit être M'. Par conséquent , le point qu^on doit viser, sur un plan perpendiculaire à Taxe , doit être sur la gauche d'une quantité égale à la perpendiculaire HT, et plus haut, d'une quantité égale â MP.
Si l'on nomme b la distance 01 de la bouche à Tintersection de la ligne de mire avec Taxe, et que l'on remarque que OB et DC étant parallèles, on aura 01
: BG : : OB ; gf, d'où oi = 2%^, ou b=^2'J^+^^