LE GYNÉCÉE
Parties consiltiatives da ^n^ehe s ovaire^ style, stigmate. — Le ^^^
de la fleur des Angiospermes consiste en une ou plusieurs capsules closes dans l'intérieur desquelles les ovules se forment. La partie inférieure, creuse e renflée de chaque capsule, celle qui renferme les ovules, s'appelle Twa»«, l'endroit où la masse de tissu sur laquelle les ovules s'insèrent directement l'intérieur de l'ovaire s'appelle un placenta. Au-dessus de l'ovaire, la capsule se
(1) D'après M. Rosanoff, dans beaucoup de Miroosées l'anthère est k huit ^^8?^' .P^JJ^J,. chaque moitié d'anthère contient deux paires de logettcs ; dans chaque logette les grains de rent soudés en une masse unique. «n td«!»
(2) Voir sur ce sujet les opinions de Payer, qui, en quelques points essentiels, diaewn nôtre. (Organogénie de la fleur, p. 725.)
Gr. 3.] LES ANGIOSPERMES. 637
rétrécît et se prolonge en un ou plusieurs filaments appelés styles qui se terminenl chacun par un stigmate; le stigmate est un renflement ou une expansion de forme diverse, qui retient les grains de pollen transportés à sa surface et leur pernaet, gr&ce à l'humeur visqueuse qu'il sécrÈte, de développer leurs tubes polliniques.
Poaitioa rclaliTC im ^aécie. fijmteie ■■pire t lear Hjjfogjm^ mt pérlflH«. Qjmittm lafire i Icvr épIfjBe. — Le gynécée est toujours
la dernière formation de la fleur. Si donc Taxe floral s'allonge suffisamment, le gynécée en couvre la partie la plus élevée; si l'axe est aplati
Fig. -iH. — ritar d'BIeagiHi fuiea. A, Kction lonpludinile; d.
«laminei; m-, stjls; A, dliqiic on ncctsirc; U, nncslle desDiulrt; i, Mgument.
et étalé en forme d'assiette, le gynécée est situé au centre de la fleur; si l'axe est creusé en coupe, le gynécée occupe le fond de l'excavation, au centre duquel est situé le sommet végétatif de l'axe floral. Dans le diagramme de la fleur (fig. 352 / et 354 B), où tout cercle plus externe représente un cycle plus Agé et tout cercle plus interne un cycle plus jeune, le gynécée apparaît donc toujours comme la formation la plus interne et centrale de la fleur, puisque les déplacements longitudinaux le long de l'axe floral sont mis de c&tô dans la construction du diagramme.
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Si le réceptacle s'allonge assez au centre de la fleur pour que la base da gynécée soit située nelteo^ent au-dessus des étaniines, ou tout au moins aa milieu de Tandrocée, le périanlhe et i'androcée, et aussi la fleur tout entière, sont dits hypogynes (fig. 352). Si au contraire le réceptacle est creusé en forme de coupe plus ou moins profonde et s'il porte, sur le bord annulaire de cette coupe, le périanthe et I'androcée, pendant que le gynécée s'insère aa fond de l'excavation (fîg. 354 A), on dit que le périanthe et I'androcée, et aussi la fleur tout entière, sont pén'gynes. Il est clair qu'entre les fleurs nettement hypogynes et les fleurs décidément périgynes, il peut exister des formes intermédiaires et, dans le fait, ces transitions se présentent fréquemment, notamment parmi les Rosiflores .
Dans les deux cas que nous venons de distinguer, le gynécée est liöreeisupère, et le réceptacle ne prend aucune part à la formation de la paroi de i'oTaire. Il est vrai que dans certaines fleurs périgynes, par exemple dans les Ptfrui, Rosa, etc., la coupe réceptaculaire parait entrer dans la composition de l'ovaire ; mais ce n'est là qu'une apparence extérieure.
Enfin, la fleur est dite épigyne^ quand elle possède un ovaire réellement tn/ff«. L'ovaire infère se distingue de l'ovaire enfoncé dans la coupe réceptaculaire de la fleur périgyne, en ce que sa paroi est formée par le réceptacle lui-même creusé en coupe ou môme en long tube. Les carpelles qui, dans le gynécée libre et supère des fleurs hypogyne et périgyne, constituent toute la paroi de l'ovaire, s'insèrent ici comme le périanthe et I'androcée sur le bord de la coupe réceptaculaire et ne servent qu'à en fermer la cavité, pour se prolonger ensuite dans le style et porter les stigmates (Og. 353). Entre l'ovaire supère des fleurs hypogynes ou périgynes et l'ovaire infère des fleurs épigynes, il n'est pas rare de rencontrer aussi des formes de passage. L'ovaire peut, par exemple, être formé dans sa moitié inférieure par le réceptacle et dans sa moitié supérieure par les carpelles soudés ; des transitions de celte sorte se voient notamment dans les Saxifrages.
Fleur monocarplenae I fleur polycarplenne. — Si le gynécée d'uoe fleur ne forme qu'un seul ovaire, il ne produit aussi plus tard qu'un seul fruit et U fleur peut être dite tnonocarpientie (fig. 353 et fig. 334), par opposition afW les fleurs polycarpiennes, dont le gynécée forme plusieurs ovaires isolés cid où procèdent, par conséquent^ des fruits en nombre égal ou moins considérable (fig. 332).
Principaux types de strueture du i^ynécée. — L'intelligence des diverses
formes qu'affecte le gynécée des Angiospermes sera rendue plus facile, si nous considérons séparément les principaux types qui peuvent se présenter. Je distingue dans ce but les types de structure suivants : l. Gynécée supère : fleur hypogyne ou périgyne.
A. Les ovules s'insèrent sur les carpelles eux-mêmes.
a. Les ovaires sont monomères.