FÉCONDATION
CSermlnatlom du polies »vr le silicate. Marehe des tmheu pvUUliM'
— Les grains de pollen germent sur le stigmate (2). Us poussent lears tabès à travers le canal stylaire, quand il existe un pareil canal, ou plus babilaelie* ment à travers le tissu conducteur lâche qui occupe l'intérieur du style pleio; en s'allongeant progressivement, ces tubes descendent jusque dans la carilé ovarienne.
Il arrive assez souvent, et cela aussi bien dans les ovules orthotropes dressés (fig. 361) que dans les ovules analropes pendants^ que le micropyle est appliqué assez étroitement contre la base du style pour que le tube pollinigoe descendant y pénètre immédiatement. Plus fréquemment toutefois, les tai^ polliniques doivent, après leur entrée dans la cavité ovarienne, s'accrolii« «ûcore pour aller chercher les ostioles des ovules où, par des combiflâisons diverses, ils sont toujours amenés par le plus droit chemin. Ainsi c'est sourent
(1) Outro les travaux cités plus haut de M. Hofmeister, voir l'exposition histonqo«^'^ »èoe auteur dans Flora, 1857, p. US.
(2) Le phénomène par lequel le grain de pollen émet son tube poUinique est, en effet, qM véritable germination, exigeant, pour s'opérer, les trois conditions nécessaires àjtonte g*'^"^ tion, savoir : l'eau, la chaleur et l'oxygène de l'air. L'absorption d'oxygène est aocomptgi^^ P" un dégagement correspondant d'acide carbonique. Par contre, il suffit de réunir ces trois c«r ditions autour d'un grain de pollen pour qu*U produise son tube pollinique, et quand <*" 7 en outre dans un milieu artificiel suffisamment nutritif, le développement de ce tube 'P^f"^ petit être poussé très-loin. Si l'on vient à placer alors, parmi les tubes poliioiquesenTOi«o accroissement dans le milieu artificiel, les ovules de la même plante détachés du placent» > d'avoir été fécondés, la fécondation s'opère au moins sur quelques-uns de ces ovules et observe, peu de temps après, les premiers états du développement de Tembryod, ^^'^'^^ÇtT qui ne tarde pas à s'arrêter faute de nourriture. Pour plus de détails, voir : Recherches j^ logiques sur la végétation libre du pollen et de l'ovule, et sur la fécondation directe <te*l""^ {Ann. des se. nat. , &• série, Bot., XII, 1870). [Tr^^'^
Gr. 5.] LES ANGIOSPERMES« 663
sur répithélium papilleux des placentas ou d'autres régions de la surface interne de ToTaire, que les tubes polliniques s'accroissent en rampant; dans nos Euphorbes indigènes, un pinceau de poils les conduit depuis la base du style jusqu'au micropyle voisin ; dans les Plombaginées, le tissu conducteur du style forme une excroissance conique descendante qui introduit le tube poUinique jusqu'à l'intérieur du micropyle» etc., etc.
Gomme chaque ovule s'approprie pour sa fécondation un tube pollinique^ le nombre de ces tubes qui pénètrent dans un ovaire donné se règle, d'une façon générale, sur le nombre des ovules que cet ovaire renferme. Cependant le nombre des tubes polliniques introduits est habituellement plus grand que celui des ovules ; oii ces derniers sont très-nombreux, le nombre des tubes est donc trèsconsidérable, comme dans l'ovaire des Orchidées, par exemple, où Ton peut les apercevoir môme à l'œil nu comme un faisceau soyeux d'un blanc brillant.
lettrée de l'allongeateitt da inbe polliaiqne. -* Le temps qui s'écouIe
entre la pollinisation du stigmate et la pénétration du tube poUinique dans le micropyle, ne dépend pas seulement de la longueur souvent très-considérable du chemin à parcourir (par ex. dans les Zea, Crocus^ etc.), mais aussi des propriétés spécifiquesde la plante considérée. Ainsi, d'après M. Hofmeister, les tijbes polliniques du Crocus vemus n'exigent, pour traverser un style long de 5 à 10 centimètres, que 24 à 72 heures, tandis que ceux de l'Arum maculatum qui ont à peine à fournir une course de 2 à 3 millimètres, exigent au moins 5 jours. Il faut aux tubes polliniques des Orchidées 10 jours, ou même des semaines et des mois entiers pour arriver à Tovaire : temps pendant lequel les ovules ou bien achèvent de se développer dans l'ovaire, ou souvent môme y font leur première apparition.
Forme du tube polUnlqae. — Aussi lon^emps qu'il s'allonge rapidement, le tube poUinique est ordinairement très-étroit et à paroi mince. Une fois parvenu dans le micropyle, il épaissit sa membrane le plus souvent très-vite et trèsfortement, de manière que sa cavité ne forme plus qu'un étroit canal. En cet état, M. Hofmeister le compare à un tube thermométrique; il en est ainsi par exemple dans les Lilium^ Cactus^ Malva, Mais parfois aussi la cavité du tube se dilate, au contraire, à son extrémité {OEriothera^ Cucurbitacées). Le contenu du tube est un protoplasma granuleux, le plus souvent mélangé de nambreux petits grains d'amidon (1).
Parvenu à l'intérieur du micropyle, le tube poUinique vient quelquefois toucher directement soit le sommet dénudé du sac embryonnaire, soit môme, comme dans les Watsonia et Santalum^ les appareils filamenteux des oosphères qui se sont prolongés au dehors à sa rencontre. Mais très-fréquemment il subsiste encore à ce moment une partie du tissu terminal du nucelle, et c'est à travers ce tissu que le tube doit maintenant se frayer un chemin jusqu'au sac embryonnaire. A son sommet, la membrane de ce dernier est souvent ramollie et se trouve refoulée à l'intérieur par l'extrémité pénétrante du tube ; elle est môme percée par lui dans les Canna.
(1) Ce protoplasma manifeste une rotation très-active dans les tubes en voie d'allongement, comme le montrent les caltures sur porte-objet. {Jrad,)
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