‹ Traité de botanique conforme à l'état présent de la scienceChapitre 166 sur 202 · mllUm · texte numérisé non relu

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M. Harting a trouvé que sur une tige de Houblon composée d'un grand nombre d*enlre-nœuds, longue le 15 mai de C,492 et ayant atteint à la fin d'août une longueur de T^'jâGS, rallongement se répartit de la façon suÎTante sur les divers mois :

0"*,492 pour avril.

2 ,230 poar mai.

2 ,722 pour juin.

1 ,767 pour juillet. 0 ,052 pour août.

Ces observations et un grand nombre d'autres montrent que la grande période d'allongement se manifeste encore quand la marche des cbaDgemenls de température agit contre elle, c'est-à-dire quand la température s'élève alors que l'accroissement diminue par suite des causes internes, ou inversement. De grands changemenls de température peuvent toutefois modifier la marche de l'accroissement à tel point, que la mesure des allongements ne permette plus de reconnaître immédiatement la course de la grande période.

Cirande période d'une tnuiehe Isolée. — Pour apprendre à connaître la grande période d'une tranche transversale prise dans la région en cours d'allongement d'une racine, d'un entre-nœud de lige ou d'un pétiole, il suffît de limiter par deux traits fins à l'encre de chine un disque transversal de l'organe dans la région où l'élongation va commencer, et de mesurer toutes les 24 heures, ou toutes les 12 heures, la longueur de ce disque jusqu'à ce que son accroissement ait pris fin.

J'ai appliqué ce procédé à la racine principale du Vïcta Faba se développant dans l'air humide à une température qui oscillait chaqfue jour entre 48® et Sl^'.S. Un disque transversal de 1 millim. de longueur situé immédiatement au-dessus du point végétatif de celte racine a présenté par 24 heures les allongements suivants :

Le 1*' jour.

1,8 millim. d'alion gémeau

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