MARCHE DE L'ACCROISSEMENT EN LONGUEUR
J 'ai étudié de même le premier entre-nœud de la tige du Phaseolus multiflorusj par une température oscillant journellement entre 12^»7 et 13*^,7 ; une zoue transversale allongée, marquée au-dessous des deux premières feuilles végétatives, et longue de 3^^,^ au début, a présenté par 24 heures les allongements suivants :
Le !•'
Jour.
1,2 millim. d'allongement
Grande période d'un entre-ncead om d'une raelne« — Ceci posé, comme
tout organe en voie d'accroissement se compose de tranches d*âge différent, qui sortent progressivement du méristème primitif du point végétatif ou d'une zone végétative intercalaire, il en résulte que les diverses tranches superposées que l'on a marquées par des traits dans un entre-nœud ou une racine présentent dans des temps égaux des accroissements différents. En effet, au moment où la zone la plus rapprochée du point végétatif commence seulement à s'allonger, la zone suivante est déjà parvenue à une phase plus avancée de sa grande période, une zone plus éloignée présente à ce moment même sa vitesse d'accroissement maximum, une zone un peu plus écartée commence déjà à ralentir son développement, enfin une zone plus éloignée encore cesse à ce moment même de s'accrottre. En d'autres termes, il y a en arrière du point végétatif, lieu de formation des cellules nouvelles, un certain nombre de zones qui se trouvent dans la phase ascendante de leurs grandes périodes, tandis qu'un autre nombre de zones situées plus loin sont au contraire dans la phase descendante ; toute tranche se trouve dans une phase d'autant plus tardive de sa période d'accroissement qu'elle est plus éloignée du point végétatif. Si donc l'on désigne par I, II, III, etc., les disques égaux successifs dont la superposition constitue un organe en voie d'accroissement et par A^, A,, À„ les allongements que chacun d'eux subit pendant le même temps, on a pour
I u m IV V VI VII VIII les accroissements
Al < A, < Ai < Av> A, > A« > A7 > 0
Il y a donc dans l'organe considéré un endroit où la vitesse d'albngement atteint un maximum. Ainsi, par exemple, dans le premier entre-nœud du Phaseolus muliiflorus^ partagé en Î2 tranches de 3"'"',5. de longueur chacune, j*ai trouvé pour les quarante premières heures :
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ooapté de haut en
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en 40 tieorea.
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La vitesse maximum d'accroissement se trouvait donc ici dans la zone transversale n^ IV, zone éloignée de Textrémité supérieure de l'entre-nœad i^ane longueur de 3 X 3"",5 = 10™,5.
CInuid« pérl«dle d'nae tige eomplète. DUréreace dams le a&oAe d*aII»Kfement de 1» Uge et de 1« raelae. — Dans une tige^ il arrive ordinairement que plusieurs entre-nœuds superposés s'accroissent en même temps et, suÎFant les circonstances, c'est dans le second, le troisième, le quatrième ou le cinquième entre-nœudàpartirdubourgeon^queraccroissementatteintsa vitesse maximam. Il en résulte que le lieu du plus rapide accroissement est fort éloigne da sommet de la tige, surtout quand les entre-nœuds acquièrent une grande longueur et que plusieurs d'entre eux s'accroissent à la fois.
Dans les racines, au contraire, c'est beaucoup plus près du point végétatif, souvent à quelques millimètres du sommet, que la vitesse d'accroissement atteint son maximum. 11 en résulte que dans la racine la région en voie d'accroissement située en arrière du point végétatif ne mesure aussi que quelques millimètres de longueur, tandis que dans la tige cette môme région atteint habituellement un grand nombre de centimètres d'étendue. Si donc on imagine une racine et une tige à longs entre-nœuds, divisées à partir du cône végétatif en zones transversales égales, ayant par exemple 1 millim. de longueur, on voit bien, il est vrai, que la loi d'accroissement, dans les fermes généraux où nous Tavons formulée plus haut, est la même dans les deux organes, mais avec cette différence cependant que le nombre des zones transversales en voie d'accroissement simultané est beaucoup plus grand dans la tige que dans la racine. Cette différence provient de ce que dans la racine chaque zone transversale accomplit beaucoup plus vite sa période d'accroissement (Oi ^ d'autres termes présente une courbe d'accroissement beaucoup plus courte et plus abrupte.
Ainsi, par exemple, sur une racine principale de Vicia Faba^ qui se développait dans Tair humide et qui se trouvait, à partir du point végétatif, divisée en disques transversaux de i millim. de longueur, j'ai constaté, pour les premières 24 heures et par une température de 20^,5, les allongements suivants :
(1) D'où il ne faut nullement conclure, cependant, que la racine s'accroît plus rapidemeot qa^ la tige, et acquiert dans le même temps une longueur plus grande.