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MARCHE DE L'ACCROISSEMENT EN LONGUEUR

Numéros d'ordre des disques

transversaux

AlloDgement

comptés à partir du sommet.

en 24 heures.

0,1 millim.

• vil

Le maximam de croissance est donc situé ici dans le troisième disque transversal, éloigné de la pointe de 2 X 1 =2 millimètres seulement.

CiraBde période de ebaqne cellule eonsldérée iBolémeat. — Il est clair

que lorsqu'on divise un organe à partir de son point végétatif en zones transversales de faible longueur, chacune de ces zones contient en général un nombre de cellules d'autant plus grand qu'elle se trouve plus rappro» chée du point végétatif; au moment oîi l'on marque les traits de division^ les cellules sont en effet d'autant plus longues qu'elles sont plus éloignées du sommet. Mais à partir du point où l'accroissement vient de cesser, chacune des zones successives comprend désormais le même nombre de cellules, si toute* fois Torgane a une structure uniforme. Soient donc encore 1, II, III, les disques transversaux successifs et n^, n,, n,..., n^ le nombre des cellules qu'ils contiennent respectivement/ on a :

I II III IV V VI VII VIII IX "i > "î > nj > n4 > n, > ne > % = ng = ng

Seulement, ce n'est en aucune façon le nombre différent des cellules constitutives des disques successifs, qui est la cause de l'inégale vitesse d'accroisse* ment qu'on y observe. Pour en avoir la preuve, il suffit de remarquer qu'à partir de la pointe, le nombre des cellules de chaque disque va continuellement en diminuant dans toute la région en voie d'accroissement, pendant que la vitesse d'allongement augmente d'abord, pour diminuer ensuite. Dans la notation déjà employée ce contraste s'exprime ainsi :

I II m IV v VI VIL vm ix

"i > nj > n, > n* > n, > ne > n, == Dg = n, A, <A,< A8<A4>A5> Ae> A7> 0=0

Crrande période d'mne portion de cellule. — S'il était possible de partager de la môme façon, par des traits équidistants, un tube de Vaucherm^ un poil de Marchantia ou quelque autre organe unicellulaire en petites zones transversales, nul doute qu'on ne retrouvât sur cette cellule isolée et pourvue d'accroissement terminal la même loi de répartition des vitesses d'allongement. Qu'il s'agisse, en effet, d'une tige ou d'une racine, la loi demeure la même soit que les tranches mesurent 1 milIim. ou 2 millim. de longueur, soit

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même qu'on leur donne dans certaines tiges 1 à 2 centim. de hauteur. On doit donc s'attendre à voir la formule se vérifier encore, si l'on réduisait la hauteur du disque à 0"",i, ou ä 0~,01, ou à 0",00!. En d'autres termes, on trouverait que la loi de la grande période s'applique à toute portion de surface, si petite qu'elle soit, de la membrane d'une jeune cellule.

Iméf^le énergie d'alloagesteai dee dlTeraee rén^oas d*iui ovgaite et d« diTen orgAsee latéimuz ««»il porte. — Ceci posé, si l'on appelle énergie d'accroissement d'une zone transversale quelconque, la faculté que possède cette zone d'atteindre en définitive une longueur déterminée, on dira qu'une zone transversale qui, au moment où l'élongation y prend fin, a atteint une longueur de 10 millim., possède une énergie d'allongement dix fois moindre qu'une zone qui ne cesse de s'accroître qu'après avoir acquis une longueur de 100 millim.

Ainsi, par exemple, dans la- plupart des tiges, les divers entre-nœuds superposés, bien qu'ayant eu tous à un certain moment une longueur de 1 mil* lim., arrivent néanmoins à posséder finalement des longueurs très-différentes ; les premiers entre-nœuds formés sont courts, les suivants plus longs, puis vient un entre-nœud qui est le. plus long de tous, à partir duquel on rencontre, à mesure qu'on s'avance vers le sommet, des entre-nœuds de pins en plus courts. Soient respectivement e^, e,, e,... les énergies d'accroissement des entre-nœuds I, II, III, nous avons donc la relation :

I II III IV V VI VII VIII «1 < e, < e, < e* > es > e« > e, > es

Corrélativement à cette augmentation, puis à celte diminution dans l'énergie d'accroissement des divers entre-nœuds d'une longue tige, on observe dans les feuilles qu'elle porte des variations de grandeur de même sens. Les feuilles inférieures, en effet, sont petites et sont suivies de feuilles de plus en plus grandes; puis vient une feuille la plus grande de toutes (ou un verticilie de pareilles feuilles) après laquelle on retrouve de nouveau, à mesure qu'on s'approche du sommet, des feuilles de plus en plus petites (1). Les radicelles qui s'échappent d'une même racine principale dans une plante en voie de ger^ mination se comportent d'une manière analogue; les premières radicelles atteignent, en effet, une longueur plus petite que les suivantes, puis vient une radicelle la plus grande de toutes, suivie, à mesure qu'on se dirige vers la pointe, de radicelles qui demeurent de plus en plus courtes. 11 en est de même encore dans la succession des branches latérales qui se développent non-seulement sur les tiges annuelles, mais aussi sur les arbres, et en général dans les diverse ramifications de tout système rameux nettement monopodique.

11 est vraisemblable que si l'on étudie à ce point de vue les divers disques

(1 ) Ce sujet d'étades a été trop négligé Jusqu'ici. Il est certain que dans certaines tiges, notamment dans les tiges rampantes, une fois qu'une certaine grandeur de feuilles a été atteinte, cette grandeur se maintient constante à travers un longue série de feuiUes, avant qu'apparaisse la diminution de grandeur.

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