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ACTION DE L\ TEMPERATURE SUR L'ACCROISSEMENT

que le côté opposé. Sur ce côté est collé un papier lisse (/>/?), noirci après sa fixation au-dessus d'une flamme de térébenthine.

Gela fait, si Taiguille est convenablement disposée, sa pointe touche le papier et y trace une ligne blanche en glissant à sa surface par suite du mouvement de rotation du cylindre (5,5'). La rotation continuant, Taiguille arrive, à cause de la situation excentrique de l'axe, à ne plus toucher la surface du cylindre et elle demeure libre jusqu'à ce que, la rotation ramenant le cylindre en contact avec elle, elle y décrive une nouvelle ligne blanche, qui est située au-dessous de la première si la plante s'est accrue dans l'intervalle. Il est évident que les écartements des lignes ainsi successivement tracées par l'aiguille sont dans un certain rapport avec les allongements horaires de la plante (1). Quand, après 24 heures par exemple, l'accroissement de la plante a amené l'aiguille au bord inférieur du papier p/7, on arrête le mouvement d'horlogerie, on enlève le'papier que l'on remplace par une nouvelle feuille, puis, en faisant glisser la poulie, on ramène l'aiguille au haut de sa course pour continuer l'expérience. On fixe les raies tracées sur le papier noirci en y étendant une couche de coUodion que l'on fait sécher. Après quoi l'on mesure Técartement des traits successifs et l'on obtient ainsi des valeurs qui sont proportionnelles aux accroissements horaires de l'entre-nœud.

11 est clair que cet appareil, non-seulement agrandit les accroissements, mais les inscrit en l'absence de l'observateur, ce qui ne laisse pas que d'être fort commode, surtout pour les accroissements nocturnes. Toutefois l'estimation des températures et des différences psychrométriques, qu'il est nécessaire de connaître dans ce genre d'expériences, nécessite, au moins du matin au soir, toute l'attention de l'observateur.

Notre figure montre en outre en B un récipient de tôle que l'on peut employer pour couvrir la plante et la mettre à robscurité, même après qu'elle est fixée à l'appareil ; il se compose, à cet effet, de deux moitiés longitudinales reliées par une charnière. En E, on voit le thermomètre t installé à côté de la plante dans un récipient semblable.

Action de la température sur raccroissement en longaenr (2).

Relation «al lie la Tltesie d'aeerotosement à la températare. — On a

montré déjà au précédent chapitre, § 7, que la vie des plantes en général et leur accroissement en particulier ne peuvent se maintenir et s'opérer qu'entre certaines limites de température, d'une façon générale entre 0"* et 50** ; que dans chaque espèce végétale chaque fonction présente, pour sa limite

(1) Sar ce point consulter : Arbeiten des bot. Instituts in WQrzburg, 1872. Heft II.

(2) Fr. Borkharot : Verhandl. der natorforsch. Gesellscb. Basel, 1858, II, 1, p. 47. — J. Sachs : Jahrb. f. viss. Botanik, 1860, p. 338. — Alph. db Candollb : Bibliothèque universeile et Revue suisse, 1866. — Hcgo de Vries : Archives Néerlandaises, 1870, V. — W. KOppbn : W&rme und Pflanzenwachsthum. Dissertation, Moscou, 1870.

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inférieure et pour sa limile supérieure, une valeur particulière, de telles que la température la plus basse à laquelle un plant d'Orge s'accroît eDcore différente de la température la plus basse à laquelle un plant de Courge s& éé- Teloppe» etc. En outre, nous ayons déjà dit que, comme d'autres fonctLcxirl'accroissement est d'autant plus énergique que la température acthe t^: l constante à laquelle il s'opère est plus élevée, mais qu'il y a toutefois une ces- 1 taine température élevée à laquelle il atteint son maximum de vitesse, el sedessus de laquelle toute augmentation nouvelle de température détersiixr une diminution de plus en plus grande de la vitesse d'accroissement.

Il ne saurait donc y avoir de proportionnalité, au sens mathématique daoM^ entre la vitesse d'accroissement et l'élévation de température, et plus on a recherché avec précision le rapport de la fonction avec la variable dont elle c^ pend, plus il est devenu difficile de l'exprimer par une formule mathéniauqce quelconque. Hais, d'un autre côté, il est indubitable que pour rétablîsseme&. futur d'une bonne théorie mécanique de Taccroissement, il y a un intérêt lœ particulier à connaître exactement, au moins dans quelques cas, le lies et dépendance qui unit l'accroissement en longueur à la température.

Les difficultés de cette recherche sont cependant bien plus grandes encore qu'on ne le croit communément, et les résultats acquis jusqu'à présent, s grande qu'en soit la valeur, ne nous en apprennent pas beaucoup plus quecr que nous avons déjà rappelé plus haut. Ils ne nous permettent pas une Tie •' plus profonde des choses et ne nous révèlent pas de quelle manière les mouvements de molécules que nous nommons chaleur dépendent de cet autre mmvement des molécules qui provoque l'accroissement.

Tenons-nous-en donc aux résultats actuellement acquis et que nous aTC25 énoncés plus haut, et remarquons qu'outre leur signification théorique, m ont aussi une grande valeur pratique. La connaissance des points cardinaux de température, notamment, c'est-à-dire des «limites extrêmes et de la température optima où a lieu le maximum d'accroissement, est indispensable dans des recherches de plus d'une sorte, si l'on veut se faire une idée exacte des phénomènes. C'est pourquoi nous allons citer ici, comme complément au § 7, quelques-unes des observations les plus exactes qui aient été faites sur ce sojeL

Détcratinmilon préclie des poi«ts cardinavs de température. — Pour déterminer les points cardinaux de température dont nous venons de parler, ks seules observations dont il faille tenir compte sont évidemment celles où la température a été maintenue à peu près constante, car les nombres moyens déduits de températures très-variables peuvent conduire à de trop grosses erreurs, comme je Tai montré dans mon mémoire {loc. cit.), Mais il n'est pas do tout facile, même par échauffement ou refroidissement artificiel, de maintenir suffisamment constante et des jours durant la température de la chambre d'observation. La chose est particulièrement difficile quand il s'agit de déte^ miner la limite inférieure, c'est-à-dire la température minima ou le zéro spécifique, parce qu'ici il faut souvent attendre longtemps, plusieurs semaines quelquefois, s'il s'agit de graines mises à germer, pour voir si l'accroîssemeot, c'est-à-dire dans ce cas la germination, ne se produira pas. Il est vrai qu'à Taide de l'appareil enregistreur décrit au paragraphe précédent il serait pos-

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