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S.] ENROULEMENT DES VRILLES

ces, de contracter aussitôt des courbures par le moyen desquelles elles s'enroulent autour du support et y fixent ainsi la plante. Les ?nlles se distinguent doQC tout d'abord des entre-nœuds volubiles par leur sensibilité pour la pression.

■klTcave ■■tura Hvrvholvrlqn« dca ttIUm. — Des oignes de nature morphologique aussi différente que possible peuvent revêtir cette propriété physiologique. Parfois, ce sont des rameaux métamorphosés, comme dans les Vitia, Ampélopsis, Passiflora, Cardiospermum HaHcacabum, où les vrilles peuvent plus exactement encore être considérées comme des axes d'inflorescence ou des pédoncules floraus métamorphosés. Dans la Cuscute, la tige tout entière doit plutôt fitre regardée comme une vrille que comme une tige volubile. Dans d'autres cas, comme dans les Clemalis, Tropaolum (flg. 434), Maurandia, Lopkospermum, Solanum jasminoides, c'est le pétiole qui est capable de jouer le rôle de vrille. Dans les Fumaria officinalis, Corydalis elavîculata, la feuille très-divisée est tout entière sensible au toucher et capable d'enrouler ses diverses parties autour de corps minces. Dans le Gloriosa PiantU et le Flagellaria indica, c'est la nervure médiane prolongée au delà du limbe qui sert de vrille. Beaucoup de Bignonia, le Cobœa scandens, les Pisutn, etc., transforment la partie supérieure de leurs feuilles composées pennées en vrilles «çrÊleS, filiformes et flexi- *''•«■*'*■— Tropmottan nàna. Ia \imt pé6ah Oies, tandis que la partie basilaire de la cDni-ei proionrt c» s'est «nroni« «itour d'un feuille est rigide et pourvue de folioles; .iippoHEi«iioBrdeMpropreUg««,d«f»çoD parfoisla feuille toutentière est remplacée fl"e«t'«tig'i»«i"oii'i™"fi'«ii**i"»'P-

... port ; I eit la pouue uilUlrc d« cette feuille,

par une vrille filiforme, comme dans le

Latkyrus apfiaca. La signification morphologique des vrilles des Cucurbitacées est encore douteuse; il semble cependant qu'elles doivent être' regardées comme des branches métamorphosées (1).

Les propriétés distinclives des vrilles sont d'autant plus complètement développées, qu'elles servent plus exclusivement d'organes d'attache, qu'elles conservent moins en elles, par conséquent, de la nature originelle de la feuille ou de la tige, en un mot, que leur métamorphose a été poussée plus loin. Il en est surtout ainsi dans les vrilles simples ou ramifiées des Cucurbitacées, Ampélidées et Passiflorées. La figure 455 montre une vrille de cette sorte, typiquement développée, après qu'elle a embrassé un support par son sommet et qu'elle s'est enroulée autour de lui. Tout ce que nous allons dire maintenant se rapportera à res sortes de vrilles véritables.

(1) SuiTWit nous, les Trilles des Cuciirhitïcëea sont des feuilles métsmorpliosées. L'une des pnuTei ïnittomiqoei que l'on peut en donner, c'est qae ces organsi n'ont dins lear aystème tisuiUrequ'un seul plan de s^dtrie. ce qui est le an,aire des teuilles, non des tiges. {Trad.)

1018 MÉCANISME DE L'ACCROISSEMENT. [§ îo.

MouTement réTolntif et scnaiblllté de« TrUles. — Les propriétés caractéristiques des vrilles se développent quand elles sont déjà complètement sorties du bourgeon et qu'elles ont acquis environ les trois quarts de leur dimension définitive. A cet état, elles sont étendues en ligne droite; le sommet du rameau qui les porte accomplit le plus souvent des nutations révolutives» et la vrille elle-même présente ce phénomène, car à part sa base rigide et sa pointe en hameçon elle s'infléchit de façon que tour à tour la face d*en haut, de droi|e, d'en bas et de gauche, devienne convexe ; de torsions, il ne s'en fait pas. Pendant cette nutaüon circulaire, la vrille est en voie de rapide allongement et sensible au toucher ; c'est-à-dire que tout contact plus ou moins fort exercé sur sa face sensible détermine d'abord au point touché une courbure concave, qui se propage ensuite vers le haut et vers le bas. Si le contact n'est que passager, la vrille se replace plus tard en ligne droite.

Le degré de sensibilité des vrilles (1) est très-différent suivant les espèces. Dans le Passiflora gracilis, il suffit d'une pression d'un milligramme pendant quelques instants (25 secondes) pour déterminer la courbure ; dans d'autres plantes, il faut une pression de 3 à 4 milligrammes, et c'est plus tard seulement (après 30 secondes dans le Sicyos) que la courbure se manifeste. Enfin les vrilles d'autres espèces se courbent, après un léger frottement en un point, dans l'intervalle de quelques minutes; dans le Dicentra thalicirifoliay c'est après une demi-heure, dans les Smilax, c'est seulement après plus d'une heure, dans VAmpelopsùy c'est plus lentement encore.

La courbure de la face touchée augmente pendant quelque temps, puis s'arrête et après un certain intervalle, souvent de plusieurs heures, la vrille redevient droite, position dans laquelle elle est de nouveau sensible. Des vrilles dont le sommet se courbe facilement ne sont sensibles que sur leur face inférieure concave; d'autres, celles du Cobœa et du Ctssus discolor, par exemple, le sont de tous les côtés; dans le Mutesia Clematisy la face inférieure et les Ûancs de la vrille sont sensibles, sa face supérieure ne l'est pas.

Ce qae deTleanent les Trilles non fixées. — Pendant que dure cet état de

nutation révolutive et de sensibilité, la vrille atteint dans l'espace de quelques jours sa dimension définitive. Ses révolutions cessent alors de s'opérer, sa sensibilité s'éteint et, suivant les espèces, on y observe des modifications ultérieures. Dans certaines plantes, les vrilles, complètement développées et devenues immobiles, demeurent droites, s'atrophient et tombent; il en est ainsi par exemple dans les Bignonia^ Vùts, Ampélopsis. Il est plus fréquent de voir les vrilles, après l'extinction de leur accroissement, s'enrouler progressivement et lentement du sommet à la bas3, en tournant leur concavité vers leur face inférieure, de façon à représenter finalement soit une spirale {Cardiospermum^ MiUesia), soit plus ordinairement une hélice qui va se rétrécissant vers le haut en forme de tire-bouchon ; dans cet état, elles se lignifient ou se dessèchent (Cucurbitacées, Passiflorées, elQ.).

Mode d'enroulement des Trilles fixées autour et en dehors du support.

« (1) Ceci et ce qui »uit, d'après H. Darwin, loc. cit,^ p. 100

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