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ENROULEMENT DES VRILLES

- Ces phénomènes doivent cependant 6tre considérés comme anormaux, puisne les vrilles ont par là manqué leur but, qui consiste, tandis qu'elles sont ncore en voie d'accroissement et de sensibilité, à s'établir en contact avec n support par le moyen de leur nutation révolutive. Si ce contact a lieu sur .ne race sensible, il s'opère une courbure en ce point, la vrille s'applique auour de bon support et par là de nouveaux points sensibles sont incessamment imeoés en contact avec lui, de façon que 'extrémité libre de la vrille s'enroule solilement autour du support en y formant un nombre plus ou moins grand de tours [ßg. 45S). Plus le premier point de conlactesl rapproché de la base de la vrille, plus sont nombreux les tours dont elle enveloppe !e support, plus solidement elle s'y llxe; cependant il sufEt déjad'un petit nombre de tours accomplis par l'extrémité seule de la vrille pour attacher celle-ci avec une force considérable.

La région de la vrille située entre sa base et son point d'attache ne peut naturellement pas s'enrouler autour du support.

L'excitation causée par le contact, et qui se propage aussi dans les parties non touchées, y détermine donc une autre forme de courbure, et l'on voit cette portion de la vrille s'enrouler en tire-boucbon (flg. 45S u, w, w'). Cet enroulement ressemble à l'enroulement spoutané que nous avons signalé plus haut chez beaucoup de vrilles non amenées au contact d'un support, notamment par cette circonstance, que c'est toujours la face infi^rieure de la vrille qui y occupe la concavité de la courbure. 11 se distingue cependant de cet ^g- * enroulement spontané , parce qu'il se ^| produit non pas seulement chez certaines, lùr mais chez toutes les vrilles attachées à un '"' support. U en diffère encore parce qu'il \^ s'opère peu de temps, 12 à 24 heures après i>«ii laGiaüoD,änn moment où la vrille est d«^««^»; ""' i« !»'■"» »i-héiiccchanK« encore complètement sensible et en voie

de rapide allongement, tandis que l'enroulement spontané ne se manifeste, nous le savons, qu'après l'extinction totale de l'accroissement et de la sensibilité. Enfin, il s'accomplit beaucoup plus rapidement que l'enroulement spontané. On acquiert facilement la preuve de ces deux dernières asser-. lions quand on trouve, sur la même branche, des vrilles Agées non attachées et

-ftuelie. La longue

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encore droites^ et d'autres vrilles plus jeanes attachées et déjà enroulées en deçà du point d'attache.

L'enroulement de la partie libre des vrilles attachées est donc, tout aussi bien que celui de la partie qui embrasse le support, le résultat d'une excitation, et c'est seulement l'impossibilité mécanique d'embrasser le support qui force cette partie à s'enrouler en tire-bouchon. Tout aussi bien que la courbure d'une longue portion de vrille à la suite du contact d'un seul de ses points. Tenroulement de la région située entre la base et le support est une preuve que Tezcitation locale se propage le long de la vrille. Toutefois ces phénomènes n'épuisent .pas encore l'action secondaire de l'excitation , car les vrilles ainsi fixées à un support s'accrois^nt plus tard aussi en épaisseur, parfois même beaucoup comme dans les pétioles du Solanum jasminoides; elles se lignifient, deviennent solides et ont une plus longue durée que les vrilles non fixées, que celles-ci soient d'ailleurs ou non spontanément enroulées.

Points de rebro^Mement de« vrilles fixées. — L'enroulement des vrilles

attachées diffère par une autre propriété encore de l'enroulement spontané des vrilles libres. Dans ces dernières, en eff^et, tous les tours de l'hélice ont lieu dans une seule et même direction; les hélices des vrilles fixées présentent au contraire des points de rebroussement {w uf) (fig. 455). Les tours de spire qui séparent deux de ces points sont de sens contraire à ceux qui régnent en deçà et au delà. Les vrilles longues et étroitement enroulées ont souvent 5 à 6 points de rebroussement.

. M. Darwin a déjà fait voir que ce n'est là ni une propriété particulière des vrilles, ni encore moins une conséquence spécifique de l'excitation ; Inexistence des points de rebroussement est bien plulôt une nécessité mécanique. Quand un corps qui tend à s'enrouler est assujetti à ses deux bouts, de façon qu'une de ses extrémités au moins ne puisse pas tourner, il est nécessaire, en effets qu'il y ait des changements de sens pendant l'enroulement, afin que les torsions nécessairement liées aux tours puissent se neutraliser. On peut imiter cette manière d'être des vrilles fixées, en collant sur une mince bande de caoutchouc préalablement étirée une autre bande non étirée ; laissée à elle-même^ la première se contracte et forme la face interne d'une spirale dont la face externe est occupée par la bande non étirée. Si maintenant, prenant par les deux bouts ce double ruban, on l'étiré d'abord en ligne droite, puis qu'on rapproche les extrémités, on voit se former des tours d'hélice, les uns vers la droite, les autres vers la gauche comme dans une vrille fixée ; lâche-t-on une des extrémités, le ruban se tord de nouveau et s'enroule en spirale.

li^enroalement des vrilles est indépendant de la lumière. — Tous ies

mouvements des vrilles dont il vient d'être question ici, étant des conséquences de l'accroissement, ne s'opèrent que lorsque les conditions extérieures sont favorables à l'accroissement, et leur énergie est d'autant plus grande que ces conditions sont plus propices. Us sont donc activés par une riche nutrition, par une haute température, et par une abondante turgescence due à une forte absorption d'eau et à une faible transpiration. Ces conditions une fois réalisées, les vrilles peuvent, comme je l 'ai montré, accomplir dans l'obscurité complète leur nutation, leurs mouvements de sensibilité, embras-

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