ENROULEMENT DES VRILLES
iiamètre; la face interne d'un tour presque circulaire aurait alors une longueur le i"*"",6, la face convexe une longueur de 20"",4; les deux côtés seraient donc dans le rapport d« i à 13. Or il ne parait pas possible qu'il puisse y avoir une idifTérence aussi considérable dans l'accroissement des deux faces d'une vrille. (Supposons au contraire que la vrille qui s'enroule presque en cercle autour de rce support de ü"",5 de diamètre, n'ait elle-même que 0"*",5 d'épaisseur, les longueurs des deux côtés d'un tour seraient 1"",6 et 4"'",7, et leur rapport celui de I à 3.
Pour qu'une vrille s'attache solidement à son support, il-ne suffit pas que ses
r tours se posent simplement à sa surface ; il faut qu'ils s'y appliquent fortement
el qu'ils le compriment. On démontre qu'une pareille compression a effecti-
vement lieu, en faisant enrouler une vrille autour d'un support lisse que Ton
enlève ensuite ; on voit alors les tours de spire se rétrécir et leur nombre aug-
, menter (M. de Yries). Ce fait prouve en môme temps, que par le contact du
. support la vrille est excitée à contracter une courbure dont le rayon est plus
. petit que celui du support, pourvu toutefois que le support ne soit pas trop
, mince, ni la vrille trop épaisse.
Sous le rapport de la pression que les tours d'une vrille exercent sur le support qu'ils embrassent, un intérêt particulier s'attache aux cas où des feuilles sont enveloppées par des vrilles puissantes ; leur limbe est alors comprimé et plissé.
Tout ce qui précède est destiné seulement à attirer l'attention de Télève sur les principaux problèmes mécaniques qui s'offrent à l'esprit quand on étudie la volubilité des vrilles. Il nous est impossible de traiter ici en détail la biologie des tiges volubiles et des vrilles, si riche en remarquables adaptations. Le lecteur trouvera sous ce rapport, dans le mémoire de M. Darwin, une foule de belles observations ingénieusement exposées.
C'est le mouTemeat révolu ttf ««1 »même 1« Trille à toucher son support.
— Le rôle biologique des vrilles étant d'embrasser des supports, c'est-à-dire en général d'autres végétaux, et de permettre ainsi à la plante d'élever peu à peu sa tige grêle, le premier point est d'amener la vrille au contact direct du support. Ce résultat est atteint avec une étonnante perfection par cette circonstance, qu'au temps de leur sensibilité, non-seulement les vrilles elles-mêmes mais aussi le sommet de la pousse qui les porle jouissent d'une nutation révolutive ; d'où résulte que tout objet pouvant servir de support, qui se trouve quelque part compris dans l'espace ainsi parcouru par la vrille, se trouve presque à coup sûr atteint et touché par elle. Le sommet de la pousse qui porte les vrilles décrit le plus souvent une ellipse, ou plutôt une hélice ascendante dont un tour s'accomplit dans un intervalle de i à 5 heures. .
Comme pour les plantes volubiles, un fort héliotropisme positif serait nuisible aux vrilles, qu'il écarterait souvent de leurs supports. Dans le fait, certaines vrilles ne paraissent pas héliotropiques du tout {Pisunif d'après M. Darwin); d'autres jouissent d'un faible héliotropisme positif, car la nutation révolutive s'y opère plus rapidement vers la source lumineuse qu'en sens contraire.
Trilles pourrues de disques d'adhéslou. — Certaines vrilles, et au plus haut degré celles de V Ampélopsis hederacea et du Bignonia capreolatay ont la
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singulière faculté de développer aux extrémités de leurs branches^ qua&d&î sont longtemps en contact avec des corps durs, de larges coussinets quîs»: pliquent comme des suçoirs sur les surfaces rugueuses et permettent âî à la plante de s'élever en grimpant le long de parois yeriicales où elksu trouvent pas de minces supports à embrasser. Dans ce cas, il faut éink ment que les vrilles se dirigent d'abord vers la paroi qui leur sert de sapiec et ce résultat est atteint par un héliotropisme négatif, qui pousse lesni^^ vers la paroi ombragée par le feuillage. Là, grâce à leur nutation révolau^c elles se livrent à des mouvements en divers sens, à des tâtonnements f« ainsi dire, et, glissant à la surface de la paroi, elles s'enfoncent de préférer dans les creux et les fentes pour y développer leurs pelotes ou disqu&ù dhésion.