DEFINITION ET ORIGINE DES TISSUS
meti^ se soudent ensfiinble et avec la paroi iuèine du sac embryonnaire, pour s'accroître ensuite comme un tissu fermé et se mulliplier par voie de division. Dans les Champignons et les Lichens, 1« tissu naît par la juxtaposition de filainents minces formés de cellules rangées bout à bout et de leurs branches de divers ordres, et par l'accroissement terminal de tous ces filaments juxtaposés. Chaque filament s'accroît pour son compte, multiplie le nombre de sea cellules par division et se ramifie fréquemment ; mais en des places déter-
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rainées du Champignon et dn Lichen, ce développement individuel de tous les filaments juxtaposés s'harmonise de manière à former des surfaces planes, des faisceaux, des corps creux, etc., qui, doués d'un accroissement commun, consistent pourtant en éléments isolés qui se développent individuellement (fig. 53).
Tla«K pra4»l* par U Up«rUtiaa répété« d'໫ eellsle mtee primUl««. — A l'exception des cas que nous venons de citer et de quelques autres cas
analogues, la formation de corps multicellulaires régis par un accroissemeot commun provient toujours dans les plantes de ce que des cellules, nées par bipartition répétée de cellules mères communes, demeurent unies dès rorigiDe, et le sont déjà par la manière même dont se forme la cloison de séparalioa. Ces cellules sont alors, au moins au début, réunies de façon à paraître plutôt comme des compartiments creusés dans une masse unique douée d'un accroissement d'ensemble (fig. 56).
übsence de limite tmachée entre les denx eepèeee de tlMOfl. — Les tissus
formés d'après les deux premiers types pourraient 6tre appelés /auj; /îtm, et distingués des derniers qui sont les vrais tissus; mais il n'y a pas de limita tranchée. Ainsi par exemple, dans beaucoup de cas, l'albumen n'est qa'à ses premiers débuts un faux tissu, né de la soudure de cellules primitivement isolées; son développement ultérieur par bipartition le convertit bientôt en un vrai tissu {Ricinus, etc.). L'écorce des Chara et de beaucoup d'Algues est produite par des filaments isolés, mais de telle sorte que les combinaisons qui en naissent ne peuvent plus être distinguées des vrais tissus. On consallera encore MM. Nägeli et Schwendener (Das Mikroskop, H, p. 563 et suiv.)» ^°r ^^ développement des Acrochaeticum pulvereum, Stypopodxum atomarium, Delesseria Hypoglossum et des feuilles des Mousses. Pour la formation de l'écorce des Géramiacées, voir : Nägeli : Die neueren Algensysteme, Neuenburg, 1847, et NÄGELI ET Gramer : Pflanzenphysiologische Untersuchungen.
Développement de la paroi commune des cellules unies en tissu (!)• liamelle simple primitive et lamelle moyemne. — Tant que la membrane
qui sépare deux cellules voisines est mince, elle ne paraît, môme aux plus forts grossissements, que comme une lamelle simple, et elle conserve quelque' fois cet aspect quand elle a déjà acquis une notable épaisseur, comme dans les cellules séveuses du parenchyme. Ce n'est d'ordinaire que lorsque lacloisoua atteint une plus grande épaisseur, qu'il devient visible que l'une de ses faces appartient à l'une des cellules et l'autre à la cellule voisine. Si celte cloison suffisamment épaissie présente des couches et se différencie en enveloppes» on y reconnaît toujours une lamelle moyenne (m, fig. 57) contre laquelle s'appuie symétriquement, à droite et à gauche, le reste de la substance cellulaire divisée en couches et enveloppes ; de sorte que les couches de droile paraissent appartenir exclusivement à Tune des cellules, et celles de gauche à la cellule voisine (i, flg. 57). L'impression de l'observateur est la même que si les
(I) H. V. Mohl: Vermischte Schriften boUnischen Inhalts. Tübingen, 18i5, p. 314 et »uiv- -" H. V. MoiiL: Die vegeubilische Zelle, p. 196. — Wigand : Iniercellularsubstani und Cuticul»- Brunswick^ 1850.— Schacht : Lehrbuch der Anatomie und Physiologie der Gewftcbse. 18^^'^' p. 108. -^ MoELLER : Jahrbücher für vissens. Botanik, 1867, V, p. .387. — Hophbistb» : U*»'® ^^° der Pflanzenzelle. Leipzig, 1867, § 31.