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LES FAISCEAUX VASCULAIRES

étroites et longues, des cellules grillagées, et enfin des vaisseaux criblés. Le bois, la parlie ligneuse du faisceau, a le plus souvent une tendance à épaissir fortement les parois de ses cellules, à les lignifier et à les durcir. Les vaisseaux et les cellules ligneuses munies de ponctuations aréolées perdent leur contenu et ne conduisent désormais que de Tair. On y rencontre aussi fréquemment du parenchyme lignifié. Cependant, dans bien des cas, cette lignification peut ne pas se produire, le faisceau tout entier est alors mou et séveux; ou n'avoir lieu que par places, et alors le faisceau n'est traversé que par quelques minces filets isolés de vaisseaux ou de cellules lignifiées (racines deRaphctnussativuSf tubercules de Pomme de terre, etc.).

Qu'ils appartiennent au liber ou au bois, tous les éléments du faisceau, tous ceux du moins qui sont directement issus du procambium, sont prosenchymateux, c'est-à-dire fortement allongés dans le sens de l'axe d'accroissement du faisceau. Ce n'est que plus tard, dans les faisceaux qui sont ouverts, et pendant leur accroissement en épaisseur, qu'il se forme, dans le cambium, des cellules étendues horizontalement, disposées en séries ou en bandes radiales qui partagent en fragments le liber et le bois que le cambium du faisceau produit en môme temps. Ces séries radiales d'élémenls étendus horizontalement et qui prennent le plus souvent le caractère de cellules parenchymateuses, sont désignées d'une façon générale sous le nom de rayons; à l'intérieur du liber elles forment les rayons libériens, à l'intérieur du bois les rayons ligneux.

La disposition de la partie libérienne et de la partie ligneuse sur la section d'un faisceau est différente suivant la classe à laquelle appartient la plante et suivant l'organe que l'on y considère. Dans le faisceau ouvert de la tige des Dicotylédones et des Conifères, le liber est tourné vers la périphérie (i), le bois vers l'axe de l'organe; entre les deux se trouve l'arc cambial (fig. 82). Cependant il y a aussi des cas où, sur la face interne du bois, on rencontre de nouveau une parlie libérienne, de sorte que le faisceau possède deux régions libériennes, une en dehors et une en dedans (Cucurbitacées, Nicoiiann).

Daié les faisceaux fermés, là position relative du bois et du liber, telle qu'on la renèontre dans les faisceaux des Dicotylédones, subit de notables déviations. Chez les Monocotylédones, ces déviations sont plus apparentes que réelles, surtout si l'on fait abstraction de lagatne de prosenchyme lignifié qui s'y présente souvent (fîg.81). Mais dans les Fougères, les Lycopodiacées à faisceaux réunis (2) et les Marsiléacées, le bois occupe le milieu de la section transverse du faisceau, tandis que le liber forme autour de lui une gaine molle et séveuse (fig. 67 et 84).

(1] Les Dicotylédones peuvent présenter aussi, exceptionnellement, à l'intérieur du cercle formé par les faisceaux vasculaires ordinaires^ dans ce qu'on appelle la moelle, des faisceaux surnuméraires, dans lesquels la région libérienne est enveloppée de toutes parts par le bois comme par un étui (axe d'inflorescence du Ricin). D'après M. Sanio, dans VHeterocentron roseum^ les faisceaux médullaires ont au contraire leur bois au centre entouré complètement par un anneau de liber, tandis que dans le Campanula latifoUa ils se comportent comme dans le Ricin. (Voir Bot. Zeitung, 1865, p. i79.)

(?) Le faisceau unique de 'la tige du Lycopodium Chamœcyparisnff etc.^'n'est évidemment <iu'une réunion de plusieurs fAsceaux vasculaires.

128 SOKPHOLOGIi: DBS TISSUS. [§ :6.

Chacune des diverses formes de cellules tib^riennesou ligneuses qui enlrent dans la compo&ilion du faisceau vasculaire peut y manquer isolément. Aiosi il y a des faisceaux sans Obres ligneuses, d'autres, très-rares, il est vrai, sansvaiiseauxjd'autressans fibres libériennes, etc.; maisce qui ne manque jamais, c'estle liber mou, c'est*à-dire les cellules séveuses et à paroi mince du liber. Toutes ces différences peuvent se présenter sur un seul et même faisceau considéré

en diverses régions de son parcours longitudinal, quand celui-ci est appréciable. Les faisceaux des véritables racines sont souvent, pas toujours, dépourvus de toutes nbres libériennes. Les faisceaux qui parcourent la lige des Pbarénogames, vont se terminer dans les feuilles ; la ils perdent progressivement, à mesure qu'ils s'amincissent, tous les éléments de leur bois, excepté un ou deux vaisseaux spirales ; enßn ces derniers cessent à leur tour et les dernières extrémités des faisceaux qui serpentent dans le mésophylle des

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