LES FAISCEAUX VASCULA1RES
feuilles ne consistent souTent qu'en un filet de cellules étroites, à paroi mince, et séveuses (fig. 16 F).
Si le faisceau vasculaire est, dans le jeune âge, situé dansun organe qni plus tard s'allonge fortement, les éléments déjà formés avantl'accroissemeat en longueur, c'est-à-dire les vaisseaux les plus internes, et les cellules libériennes les plus estérieures, sont aussi les plus longs, car ils ont eu h suivre l'allonge-
ng. t3. — Srdlon longiludiulc du Itit«ta lucnlun du Rlcia doBl U coup« InDiicnilt f>l rtfTétialét Se- Bi : r, pucackT"!* cor>>''>l \ 9'i u^x pn(tctricc d«> tiiuHii ; m, ^naeit^iat médulUire j — b, fibrci lîMritaa« ; p, parcncb)iH liUricn ; <. cimbiniii ; U ttt'n de ullulct tiXat» cuire e et j> K Iruibnic plie Urd ïn DD tube cribL«. Dtat le boit du laitceui, Ici tUiotatt le dértluppenl prsgreiiiieinial d« i en I' : >, premier Tanaan ipfnk Irâ-tiroil el trèt-long; ■', large nliieau ipifalë, tnui deui oui leur rubu (piralé dtraulabte ; /, Taîueau tuteriTiini* M en partie rtiiculC ; A et A', fibna ligneuac« ; i, iiiueau poDclii« (en 7 OD >aîl la triée de i* eloiiOB tramveras r<urbM] ; h', h" , äbtti ti|iieiiiei; e, kUkiu poaeluj lueors jtune; lei pnncluiitioni Ainnenl d'abord leur ar«ole eilernr, plui tard Huleistiil apparaît le pcie iolenie; <m lenarqDc (Or la paroi da laitHaD ei /, (, f ', lei ar^lei de eoutael do cellul« loiiinn enteiéti.
ment de l'organe pendant toute sa durée. Les éléments qui se conslîluent plus lard, pendant l'allongement, sont plus courts, et enlln les plus courts de tous sont ceux qui naissent quand l'allongement total de l'organe est terminé; ce dernier cas se présente particulièrement dans les faisceaux ouverts des Dicotylédones et des Conifères,
Le développement des éléments d'un faisceau commence toujours en des points isolés sur la section transversale, à partir desquels il progresse ensuite de plus en plus loin ; il en résulte que les cellules définitives, qui se forment successivement, ont un développement diflérent. Dans les faisceaux ouverts de la lige des Dicotylédones et des Gymnospermes, le développement commence le plus souvent sur la face externe du faisceau par l'épaississement de quelques fibres libériennes isolées; un peu plus tard on voit apparallre au milieu de la. lace opposée, du c6té de la moelle, quelques vaisseaux isolés, spirales ou nnne-
SiCM. — Traité de fiofonif M. 9
lés. Ensuite, tandis que le développement du liber progresse vers le centre enr produisant successivement des fibres et cellules libériennes, des cellules grillagées, du parenchyme libérien, qui alternent et se répètent souvent, le bois de son côté progresse vers la périphérie en formant successivement des vaisseaux annelés ou spirales (I), ou les deux à la fois, des vaisseaux réticulés, puis desvaisseaux ponctués, vaisseaux qui alleriient souvent avec des fibres ou cellules ligneuses (voir fig. 83).
Chez les Conifères il ne se produit plus tard, et désormais indéfiniment, tant que vit la tige ou la racine, que des fibres ligneuses munies de ponctuations aréolées, et, bien entendu, des rayons ligneux. Dans les Dicotylédones, an contraire, une fois la première année écoulée, il se fait chaque année un mélange de vaisseaux et de fibres ligneuses, souvent entremêlé de parenchyme ligneux. En outre, dans les arbres qui présentent des anneaux annuels daos leur corps ligneux, on remarque une périodicité dans la formation des cellules ligneuses, périodicité qui est la cause prochaine de la division apparente du bois en couches annulaires annuelles. Il n*esl pas rare de voir la parLie libérienne des faisceaux présenter aussi une pareille périodicité et de pareilles couches. Dans le faisceau fermé des Monocotylédones, la série des développements est la même que chez les plantes précédentes la première année; daos la figure 81, par exemple, il se forme d'abord dans la partie ligneuse le vaisseau annelé r, puis le vaisseau spirale 5, puis, en progressant à droite et à gauche, les larges vaisseaux ponctués 9,^, et au milieu, en marchant dans la direction du rayon, les vaisseaux ponctués plus étroits. Il arrive parfois, par exemple dans le Calodracon d'après M. Nägeli, que la formation des vaisseaux, continuant à gauche et à droite, ferme l'arc en avant et entoure par conséquent d'une gaine vasculaire la partie du procambium qui se changera plus tard en cellules grillagées.
Dans le pétiole du Pieris aquilina^ où les faisceaux de procambium ont une section elliptique, on voit la formation du bois commencer par le développement de quelques étroits vaisseaux spirales aux deux foyers de l'ellipse; puis il se forme progressivement, le long du grand axe, d'abord en direction centra fuge, puis en direction centripète, des vaisseaux scalariformes . Il se constitue ainsi un corps ligneux lamelliforme, autour duquel le reste du procambium se convertit en cellules grillagées, en vaisseaux criblés, en cellules cambiformes^ et partiellement, à la périphérie, en fibres libériennes (flg. 84, 87 A).
Les faisceaux vasculaires des racines naissent dans un tissu capable d'un développement ultérieur, lequel se sépare du méristème primitif du sommet de la racine, sous la forme d'un cylindre solide, plus rarement creux. Dans ce cylindre, la formation des vaisseaux commence en deux, trois, quatre points périphériques ou davantage, et progresse ensuite vers l'intérieur dans la diree* tion du rayon. Si le procambium est un cylindre solide, il se produit ainsi, sur la section transverse, une bande diamétrale de vaisseaux ou bien une étoile à 3, 4, 5 rayons ou davantage, dans laquelle les vaisseaux les plus larges et les-
(1) Ceux-là seuls sont formés avant rachèvement de raccroissemeot en longueur de l'organeauquel le faisceau appartient.
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plus jeunes occupent le centre. Entre les points de départ de ces lames vasculai res rayonnantes, se forment ordinairement des faisceaux libériens, et plus tard, dans les racines qui s'épaississent, un tissu cambial, lequel à son tour développe en direction centrifuge, comme dans la tige, des vaisseauz et des cellules ligneuses (I).
DlTcracB far^M dei eellale* «al eoB*UlB«atle*faliec*nx YatCMiaIr««. — Dans ce qui précède, je n'ai fait qu'esquisser dans leurs traits essentiels les rapports de position des diverses espèces de tissu qui composent le faisceau
a qwrt de li MCIwn Imuicrulc d'un itt gr« pij. gj. rrigiseiit du trti-jrnnc Uitetu
ipliqu« du biKuu ; IL til tstlaH Je ccUala II' ^ >ii|KrpowiiI m liOtt ; pu iBilt it l'il
An>l niinMelpl»i«iduiiidoii;(.j, lenùuMoi longm«! dg pëliolï, 1« loin du rubu ipi
ICI dont 1> ilnicluR Hl cipllqu«e par U fi(. I« ; „)«, nainleugt «a caslut inmMitt, Hrun
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de cellule* qui e«B(itB**il de l'uidoB enhiier; rubu wdtleebeFtde li uiBce pvoi qui ei
uilogvci à dei Gbnt liMrlcwt, dont li piroL eos^une au Tiiiieui et aui teJ'iUe« voiii
Vasculaire. Il est nécessaire maintenant que je présente quelques remarques sur la forme des cellules elles mémea qui constiluenl chacun de ces tissus ; mais ici encore, en raison des nombreuses parlicularilés de détail, je dois ren-
(IJ Voir Pb. ViK TuGBEK : Recherches »or 1> sjméirie do ilruclure d«i piMlei t«cu' lûres. lalroduclioa et premier mémoire : La Racine (Ann. de» w. nat., 5" »érie. M". IBTI).
Toyer au livre II où se trouve exposée la morphologie spéciale des diverses classes de végétaux. C'est chez les Dicotylédones que les cellules consliluliTes des faisceaux présentent les formes les plus achevées et les plus diverses; en les étudiant dans cette classe, nous aurons donc un type auquel nous pourroos ensuite comparer toutes celles qui s'offriront à nous dans les plantes des autres classes.
CcUulf ■ coBstUatlTAS d« boU du tmîmtemm ▼•■cvlalre des DIcotylMtiii.
Le bois du faisceau flbro-vasculaire des Dicotylédones est composé de nombreuses espèces de cellules qui, d'après les recherches de M. Sanio,se ratlachcol à trois types, ou formes distinctes : iMes vaisseaux ligneux; î« les fibres ligneuses; 3» le parenchyme ligneux.
Forme vasculaire. — A la forme vasculaire se rattachent à la fois les vaisseam ligneux proprement dits et les cellules ligneuses vasculaires (ou Irachéides). Elle est caractérisée parce fait que là où deux cellules de môme espèce se touchent, leurs parois forment des trous ouverts, tandis que leur contenu disparaît de bonne heure et est remplacé par de i'air; les épaississemenls deces cellules vasculaires ont une tendance à former des rubans spirales, des réseaai ou des ponctuations aréolées. Les vaisseaux proprement dits se produisent toales les fois que, dans des cellules de même développement superposées en séries longitudinales, les cloisons transverses sont résorbées en totalité ou en partie; il en résulte de longs tubes aérifères, composés chacun de cellules nombreuses, et qui se distinguent le plus souvent par leur large ouverture au milieu des cellules ligneuses qui les entourent. Ces cloisons transverses peuvent ôlrt horizontales ou plus ou moins obliques, et cette circonstance détermine d'uoe façon générale leur mode de perforation. Ainsi les cloisons horizontales sool souvent résorbées entièrement, ou du moins sont percées de grands trous ronds; plus la cloison devient oblique, plus les perforations prennent la forme de fentes étroites, larges et parallèles, tandis que les bandes épaissies qui suIk sistent enlre elles ressemblent plus ou moins aux échelons d'une échelle; il n'est pas rare de voir ces bandes s'anastomoser en réseau. La cloison transverse scalariforme se trouve, d'après M. Sanio, non-seulement dans les vaisscaui ponctués-aréoles et réticulés, comme on l'admettait autrefois, mais aussi dans des vaisseaux spirales (par exemple dsitislesCasuarina, Olea, FiVw), dans lesquels chaque tour de spire se continue directement par un échelon. L'isolement du ruban hélicoïde des premiers vaisseaux spirales qui se constituent dans les liges et les pétioles doués d'un fort allongement, est dû tout simpIemcnU ce que ce ruban se détache de la paroi très-mince et en voie d'accroissement rapide, commune au vaisseau et aux cellules voisines. Si le ruban était devenu déroulable par la destruction de cette paroi, les cellules voisines seraient ouvertes.
Quand les cloisons transverses par lesquelles s'ajustent bout à bout les cellules vasculaires sont très-obliques, ces cellules prennent un aspect prosencbjmateux (fig. 85), et plus ce caractère est prononcé, plus le vaisseau total paraii discontinu. Le bois des Fougères présente souvent ce caractère à un si hao* degré, qu'après avoir isolé par la macération les cellules constitutives des vaisseaux, on croirait avoir affaire non à des articles vasculaires, mais à des fibres fusiforracs (fig. 29). Mais on peut cependant, ici aussi, voir toutes les Iransilions