MERISTEME PRIMITIF ET CELLULE TERMIN ALE
divise d'abord, par une cloison parallèle à la surface de la racine, en une cellule interne el une cellule externe ; on compte donc à celte phase du développement, sur la section transversale de la racine, douze cellules dont les six externes forment une couche périphérique et les six internes un corps central. Notre section longitudinale d02 A montre en ce cette cloison langentielle et fait voir comment le corps de la racine se trouve par elle divisé en une couche externe oc et un faisceau central épais cccc. La première donne, par des divisions ultérieures, naissance à un tissu qui se diflTérencie plus loin vers, le bas en épiderme 0 el écorce (entre oeXc). Le faisceau axile, au contraire, qui procède des divisions longitudinales ultérieures des moitiés internes des sextants, constitue le cylindre de procambium de la racine, dans lequel naissent les faisceaux vascuJaires. Ici aussi, se manifeste donc, dès les premières divisions des plus jeunes segments, la séparation fondamentale du tissu en deux masses distinctes; mais la comparaison avec les phénomènes correspondants de la lige des Equùetum atteste cependant que la région centrale, issue des moitiés internes des sextants, a ici une tout autre signiflcation que là, et qu'il'en est de môme de la couche périphérique. Une étude plus approfondie de la genèse des diverses formes de tissu de la racine au moyen de ces différentes parties du méristème primitif, trouvera sa place quand nous traiterons spécialement des Fougères et des Équisétacées.
Pour finir, remarquons encore que les segments de la cellule terminale, quand ils sont disposés en deux ou trois rangées, ont à l'origine une direction oblique par rapport à l'axe idéal de Torgane, et forment avec lui un angle aigu du côté de la cellule terminale. Mais dans la suite du développement les segments se déplacent d'ordinaire peu à peu, de manière à devenir de plus en plus transversaux, et finalement, à une certaine distance de la cellule terminale, les parois principales sont perpendiculaires à Taxe de l'organe. Dans les figures 401 et 402, ce phénomène est à peine sensible, mais nous le verrons se manifester nettement et à plusieurs reprises dans les exemples que nous aurons encore à citer plus tard (par exemple, figure 142).
Feints Té^étAtifs d^pourTus d'vne cellule ter mia aie.— Les points végétatifs des Phanérogames sont, d'une façod générale, dépourvus d'une cellule terminale. Le sommet végétatif des branches, des feuilles et des racines de ces plantes consiste en un méristème primitif dont les cellules sont très-petites , par rapport à la dimension du point végétatif, et très-nombreuses. On n est pas encore parvenu, jusqu'à présent, à démontrer qu'ici aussi les cellules les plus voisines du sommet ne dérivent que d'une cellule mère unique, bien qu'il soit parfois incontestable que la cellule qui occupe exactement le sommet se distingue des autres par une dimension plus grande et par un contour différent. De plus, sur la surface terminale de certaines branches vue d'en haut, on distingue une disposition des cellules superficielles qui se ratUche à cette cellule centrale comme si elle était leur cellule mère commune. Mais quand môme il en serait ainsi, ce qui n'est en aucune façon prouvé, il n'en resterait pas moins absolument impossible de rattacher aussi avec évidence les assises cellulaires les plus internes à cette cellule terminale par un lien de dérivation. Or, c'est précisément en ceci que consiste la signification particulière de la cellule terminale des
Cryptogames, que toutes les cellules du mÈrisIème primitif s'y laissent nllacha avec évidence, comme en étant des dérivés de divers ordres.
Mais de mSoie que, dans les Cryplogames, il se forme déjà, par les premitret divisions des segments, certaines couches distinctes dans le mérislème piiLnilif, couches qui se traustorment, à mesure qu'on s'éloigne du sommet, daiulei divers système» de tissus difTérenciés, de même on aperçoit déja de trisbonne heure dans le méristëme primitif du point vêgélatif des Phaoérogun« une certaine séparation des cellules en couches distinctes, et telles que, si u les suit ert s'écarlant du sommet, on les voit se prolonger par le système tégumenlaire, l'écorce et les Eai^ « ceaux flbrovasculaires, monlmt
ainsi qu'elles ne sont que les premiers commencements de c« trois systèmes. Les assises eIl<^ nés s'étendent ici sans intirmption sur le sommet dupointrégétatif, eo recouvrant la misse interne du méiistème primilit; celle-ci de son c6té se i^duilqutlquefois au-dessous du soromeU une cellule unique, dans l'Bippuris et dans YUdora canaâem, par exemple, d'après M. Sanio; „. mais le plus souvent elle se ter-
Fip. 103. - Sfciien longiiudîn^f i ir.i^r. 1c loioiDct d« mine par uu groupe de cellules
1» titre d'un cmhrjra de Phaifolta mu'ti/fofui .— u. mœ- aSSCZ SubordoOné.
t^utJn^^Ti.Tl»"J"^^' tc»iiio.i *,*, bour- jj^^^ lesCryptogames ponm« d'une cellule terminale, quand ü doit se former dans le point végétatif une nouvelle production latérale, ramei«, feuille ou racine, il se consLilue d'abord nettement une cellule terminale nouvelle. Dans les P&aiiérogames, au contraire, c'est, dans les mêmes circonstances, tout un groupe de cellules qui proémine au dehors à l'endroil en question, groupe qui comprend des assises internes et externes , de telle sorlt qu'ici encore on ne reconnaît, au début de la formation des organes, aucBoe cellule terminale dominante (fig. 103, Ä, A). Après qun M. Sanio (I) eut inîUguré l'étude de ces phénomènes dans Icà Phanérogames, M. J. Hansteinp} en a fait une analyse plus approfondie et plus générale, et il a montré notamment, dans un travail tout récent, que, mËme dans l'embryon des Phinérogames, les premières divisions ont lieu d'une façon qui exclut tout d'abord U présence d'une cellule terminale, et qui détermine au contraire de très-bonne heure une différenciation en une assise cellulaire extérieure et en un nop" interne de tissu (3).
[0 Sanio iBotsniMbe Zeitung, IS65, p. 181 et suir.
(i) J, Hanstein : Die Sclieileliellgruppe im Vega talion spuiikt der Phanerogmineii. Bonn, (3) J. BinsTEis : Monatsbericlile der niederrliein. Gesellsch. h juillet IBBS. Ou iroiuer» P«" de deuil» sur ce point k la caractéristique generale des PliaDérogames, livre U.
IIB.