‹ Traité de botanique conforme à l'état présent de la scienceChapitre 62 sur 202 · HÉRISTËUE PRIMITIF ET CELLULE TERMINALE · texte numérisé non relu

HÉRISTËUE PRIMITIF ET CELLULE TERMINALE

Dlf !■!•■ dH MérUt^H« priMiUttlM Pk»Bf ros>vca mi «tena«!*««*«-, pérlblïm« «t pUrmae. — L'assise exleme du mérislëme primitif, qui recouvre tout le poinl v£gélaUr des Phanérogames, y compris son sommet, est le prolongement îromédiat de l'épiderme de la rêgiou plus âgée située plus bas ; on pourrait donc simplement désigner celte assise sous le nom d'épiderme primordial. M. Hansteiu lui a toutefois donné déjà le nom de dermatagène (Ug. 104, bb). Elle est caractérisée par ce fait, qu'il ne s'f opère que des divisions perpendiculaires à la surlàce; ce n'est que plus tard qu'il s'y fait parfois eacore des divisions tangentieltes, quand l'épiderme acquiert plusieurs assises. Sous l'épiderme primordial, on trouve ordinairement une ou plusieurs assises qui enveloppent

Fig- IDt. — ScclisB toDgiludimle du lominct de la neiDe äe l'embrioii i-Htliialhia ounu, d'apiii H. Hcjnlw :

plus »ilfrne teinWe ie noir, m, fenn* le p4ricuubi(iiii; tain % et *, lilend lénu« primurdiile ou péHblèmc ; i, i, \n ctltulct mirct primiliiet, on isilialei du périblnic cl ilu plérOD«.

aussi complétemenl le sommet, et d'oft procède l'écorce, à mesure qu'on s'écarte de ce sommet (flg. 104, entre A ein); cette couchedu méristème primitif représente par conséquent l'écorce primordiale : M. Hanstein la nomme pêribtèmt, Enlln, entouré et recouvert par l'écorce primordiale, se voit un noyau central de tissu, qui est le prolongement direct des faisceaux librovasculaires, et de la moelle qu'ils circonscrivent. M. Hanstein appelle ce noyau plérome. C'est ce que montre la ligure 104, où ce qui devient plus tard le tissu ligneux el la moelle se prolonge en un groupe de méristème primitif, ■K,pp, t, qui sous te sommet se trouve recouvert par l'épiderme primordial et par l'écorce primitive. L'anneau d'épaississemeut de M. Sanio, dont nous avons parlé dans un ■ paragraphe précédent, et dans lequel naissent les premiers faisceaux Qbrovasculaires, correspond ainsi à la couche externe de ce noyau central, quand il se forme une moelle. S'il ne se produit pas de moelle, comme dans beaucoup de racines et dans certaines tiges [I/ippuris, C'dora, etc.), tout le plérome se transforme en procambium , et ce dernier en un cylindre flbrovasculaire

axile, dans lequel cheminent ensuite deux ou un plus grand nombre de faisceaux yasculaires et de faisceaux lil^ériens.

La formation de la coiffe de la racine des Phanérogames se manifeste simplement^ d'après les nouvelles recherches de MM. Hanstein et Reioke, comme un renflement de Tépiderme primordial localisé au sommet de l'organe. La partie du dermatogène qui recouvre le sommet de la racine se divise périodiquement par des cloisons tangentielles, de manière à former deux assises superposées dont l'extérieure se transforme en une calotte de la coiffe, tandis que l'assise interne fonctionne d'abord de nouveau comme dermatogène; pais une nouvelle division de ce dermatogène produit une nouvelle calotte et ainsi de suite. Chacune de ces calottes subit, de son côté, comme dans les Cryptogames, de nouvelles divisions tangentielles et acquiert plusieurs assises, comme on le voit sur la figure i04. Pour la formation des radicelles dans le péricambium inr (fig. 104), il faut se reporter au §23.

D'après l'exposition que nous Venons de faire, et qui est seulement destinée ä préparer l'élève, par quelques exemples, à bien comprendre ce qui va suivre, on pourrait croire, peut-être, que les phénomènes qui se passent dans le point végétatif des Phanérogames sont en réalité fondamentalement difi*érents de ceux qui ont lieu dans le point végétatif des Cryptogames; je ne saurais cependant partager cette opinion. D'un côté, les soigneuses recherches de MM. Nägeliet Leitgebsur les Lycopodiacées montrent déjà que, dans ce groupe, la cellule terminale qui engendre le méristème primitif a une autre signification que dans les autres Cryptogames, et se rapproche de celle des Phanérogames; d'autre part, la cellule terminale unique des Cryptogames est tout aussi bien le point de départ pour la première différenciation des diverses couches du tissu que le groupe de cellules terminales des Phanérogames.

Page 1