J DÉVELOPPEMENT DES MEMBRES D'UN SYSTÈME RAMIFIÉ
pement et dont les parues basilaires constituent le sympode naissent toujours sur le même côté du système ou tour à tour sur des côtés différents.
Si la ramification a toujours lieu du môme côté, par exemple toujours à
Fig. 127. — Figure théorique d'une fanise dichotomie; les chiffres roniaiju désignent l'ordre de sucocssion^des
branches du système.
droite, comme dans la figure 128 />, ou toujours à gauche, le système total s'appelle une cyme unipare scorpioîde* Si au contraire les branches successives
Fig. 138. — Figures théoriques de cjmes. A, Bf cyme unipare héliçoîde ; C, cyme bipare ou dichase ; D, cyme unipare seorpioîde. Les chiffres indiquent l'ordre de génération des branches successÏTes.
naissent alternativement à droite ou à gauche, comme dans la figure ii8 A, B, le système est une cyme unipare héliçoîde. Dans Tun ou l'autre cas, s'il s'agit de branches feuillées à feuilles spiralées^ il est nécessaire de déflnir avec plus de précision les expressions f à droite » et a à gauche ». Appelons alors plan mé* dian le plan qui passe par l'axe d'un rameau et par celui de la branche mère ; dans la cyme héliço!de un plan médian quelconque se trouve situé, ou toujours
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à droite, ou toujours à gauche du plan médian qui précède, suivant le sens de la spirale des feuilles ; dans la cyme scorpioïde au contraire, les plans médians consécutifs sont alternativement à droite et à gauche.
Bamlflcatioii des thaiiet. — Dans les plantes à thalle et dans les Hépatiques dépourvues de thalle, la dichotomie est très-répandue, mais on y rencoatie aussi des monopodies, avec le mode de développement le plus varié. La dichotomie est extrêmement nette et le plus souvent développée en bifurcatioD parmi les Algues, par exemple chez les Dictyota, Fucus (notamment fuctts serratus). Certaines de ces plantes offrent bien, il est vrai, une tendance au développement sympodique des dichotomies, mais ce n'est le plus souvent qu'assez tard, de sorte que les extrémités des branches conservent nettement^ mèmei Tœil nu, leur caractère dichotome. Il en est de même parmi les Hépatiques, chez les Anthoceros, Riccia^ et Metzgeria (Gg. 129), où le thalle aplati forme au début entre les jeunes branches de la fourche une protubérance (/^, f") qui ne peut pas toutefois- être considérée comme le prolongement du thalle, puisqu'elle ejst dépourvue de cellule terminale et de nervure médiane; plus tard cette protubérance s'efface, comme en/^(l).
La ramification monopodique se rencontre nettement dans les Algues filamenteuses, en particulier quand la cellule terminale ne se ramifie pas et que les rameaux latéraux ne sont produits que par Iqs articles sous-jacents du filament, comme dans les Cladoplwra, Lejolisia, etc. Cependant il arrive aussi que la cellule terminale elle-même émet directement des rameaux latéraux, et c'est le cas notamment pour le Stypocaulon (§ 19, fig. 98). Ailleurs la cellule terminale se dichotomise, comme dans le Coleochœte soluta (voir livre II, Algues).
Bamlficatlon des racine«. — Monopodies radicales, — C'est toujours en monopodies que se ramifient les racines des Fougères, des Prêles et des Bhizocarpées (d'après MM. Naegeli et Leitgeb), ainsi que celles des Conifères, Monocotylédones et Dicotylédones, pour autant du moins qu'elle sont conDues. Et comme, dans le développement ultérieur, la racine mère y demeure en général plus vigoureuse que ses radicelles, le système radical de ces plantes constitue uue grappe (fig. 113). Ce caractère s'observe très-bien sur le système de racines qui s'échappe de la racine principale des Dicotylédones que Ton fait germer dan> l'eau.
Dichotomies radicales. — C'est seulement chez les Lycopodiacées, et probablement chez lesCycadées, que la racine se dichotomise et qu'elle constitue, parle développement ultérieur, un système de bifurcations. Les recherches récentes de MM. Naegeli et Leitgeb laissent encore indécise, il est vrai, la question de savoir si, môme chez les Lycopodiacées, la ramification de la racine s'opère par vraie dichotomie (2). Mais, en tout cas, les branches de la racine des Lycopo*
(1) Pour les motifs exposés plus haut, J'admets, avec M. Kny, que la ramification est dans ce cas dichotomique. Voir Hofmeister: Allgemeine Morphologie, p. 433.
(2) Voir: Beiträge zur wiss. Botanik von Kägeli, IV Heft, 1867. J'attacherais ici moins d'importance au rapport de la dichotomie avec la cellule terminale, parce que cette dernière possède à peine encore chez les Lycopodiacées la même signification que chez les Fougères, les Equ'' sétacées et les autres Cryptogames; l'accroissement terminal semble s'y rapprocher danattgo de celui de Phanérogames.