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DÊVELOPPEMEINT DES MEMBRES D'UN SYSTÈME RAMIFIÉ

diacées naissent près du sommet et elles prennent si promptement le carac* tère de dichotomies bifurquées que l'on peut bien, jusqu'à nouvel ordre, les considérer comme issues de vraie dichotomie. Enfin il est à peine nécessaire

f. IS9. — TbaJle aplati dichotome du Metzger ia fureata, grossi eBTiron 1 5 fois ; m, m, nenrure médiane à plosieurs assises cellnlaires, btforquée en g, g ; «,«, sommets des branches ; f,f, eipansions ailées du tballe composées d'une seule assise cellulaire -^ f ei f'^ les ailes soudées entre les ncrrures médianes des jeunes branches. La figure de gauche est vue par-dessous, celle de droite pardeasos.

Fig. 130. — Dichotomie de la racine de V/soete» laetatrii d'après H. Hofmeister (400). ^ t% les cellules terminales des branches de la fourche ; loA, Tancienne coiffe formée avant la bifurcation ; wh*, les deux coiffes particulières des jeunes branches, encore recouvertes par la coiffe ancienne ; e, épiderme, p, parenchyme, vf, faisceau fibrovaftculaire delà racine.

d'ajouter que les deux branches d'une racine dichotome sont, à l'origine, recouvertes par la coiffe du pied de la dichotomie, comme le montre la figure 130.

BamiMcatlon des feaiiles. -» Dichotomies foliaires, — Les feuilles d'une Fougère, le Platycerium alcicome (i), présentent des bifurcations répétées qui paraissent provenir d'une vraie dichotomie; il semble même, d'après un ancien travail de M. Hofmeister, que la ramification des feuilles de toutes les Fougères soit dichotome au début, bien qu'elle affecte ordinairement plus tard l'aspect d'une monopodie où la nervure médiane, qui prolonge le pétiole, porte de nombreux segments alternes ou bien de nombreuses nervures médianes secondaires qui portent à leur tour des segments secondaires. Gomme ces ramifications sont toujours alternes, jamais opposées^ et qu'il n'est pas rare de voir le segment terminal de la feuille se diviser en deux branches d'égale force,. on peut, admettant l'hypothèse de M. Hofmeister, regarder ces sortes

(1) Le pétiole de VAdiantum pedaium se divise en haut en deux branches également fortes, dont chacune produit ensuite, par dichotomie évidente, un système scorpioîde de ramifications : les branches les plus faibles de la cyme se dressent ensuite et forment chacune une nervure médiane avec de nombreuses folioles pennées^ en constituant ainsi par nno série de dichotomies Qltérieares un système héliçoide. C'est une des plus belles formes de feuilles, et Tétude de son développement aurait un intérêt tout particulier.

tu MOUPHOLOGIE DES MEMBRES. [% î;.

de feuilles comme des dichotomies développées sjmpodiquement et le plm souveot béUQoIdes, dans lesquelles la nervure médiane serait le sympode, el les segments latéraux apparents les branches les plus faibles rejetées de cAté, comme dans la figure 136 C;ce procédé se répéterait ensuite sur lesfuliob successives quand la feuille est doublement ou triplement composée-peoDtt. Les feuilles simplement composées>penaées des Gycadées se prêtent peat-tlit à une semblable explication.

La ramiâcatiOQ répétée des étamines de la fleur mAle du Ricin paraît ifeulter, d'après Payer (1), d'une dichotomie ou même d'une polytomie tris-pricoce. Des étamines apparaissent d'abord sur l'axe floral comme autant de pnh

l, région (Ennbiile de It Uge principale ;,, »n eùne rtgdMif; 4 «. ptai jtiw 1«*, ler H> »):r«nl> littriiu. Duu U reuille éMtt C, btttl It poiuU dt 1* ^"^^ It 1 1 1 j'^* iviiuici uc |>reinier ürdre, f cellei de teeond ordre.

tubérances arrondies qui forment chacune deux ou plusieurs mamelonsàM surface, el ces mamelons à leur tour en produisent de nouveaux. Quand ie développement est achevé, les étamines sont situées sur de longs filets plusi««* fois dichotomes ou tricholomes et dont les branches sont assez irréguliÈ«!"^' développées (Qg. 131).

Monopodies foliaires. — C'est au contraire à la ramification monopàUI* que se rattachent les feuilles composées-pennées, les feuilles séquées, parties. lobées, dentées des Monoljlédones et des Dicotylédones (3). La feuille yapP"*

(1) P(]rer: Orgaitogânjs comparée de la fleur. PI. 108<

[î) Ce point s été établi d'abord «tsc détaiJa par II. NngeU (PftanxeDphjaiol. Valert\xl'^gen von Nfigeli und Cramer, Heft tl sur les feuilles de VAralia ipinosa.

s 25.] DËVt^LOPPEHEM DES MEMBRES D'UN SYSTÈME RAMIFIE. ä2S

ralt sur le cône végétatif comme une protubérance arrondie qui s'élargit ra> pidement en forme de cornet (b dans A, flg. 133) ; elle s'accroît ensuite activement par son sommet, au-dessous duquel elle développe à droite et k gauche et en direction acropëtc des protubérances latérales, qui croissent également par leur sommet {/) en produisant à leur tour de nouvelles protubérances de second ordre (ip). Plus tard, suivant ta manière dont s'opère l'accroissement superficiel delà feuille, ces prolubérauces deviendront, soit les divers lobes d'un seulet même limbe, soit autant de folioles distinctes et séparées.

Quand il se forme progressivement sur la région médiane deux rangées de segments latéraux , ces deiniers demeurent ordinairement plus faibles que la région médiane qui les porte, et leurs propres segments latéraux sont aussi moins nombreux et plus faibles; le développement du système monopodique se fait alors en grappe. Mais ce développement peut aussi se faire en cjme, et même conduire à la formation de sympodes, ce qui a lieu notamment quand il ne se fait à droite et à gauche de la feuille qu'un seul segment latéral. C'est le cas, par exemple, dans les feuilles i'Helleborus, de Rubut, et de certaines A roî dé es comme les Sauromalum eiAmorphophal- /lu.La figure 133 montre en^ un petite feuille de cette dernière plante, qui n'a qu'un ^,^ ,33 p^,,,^, ^.^„,^^^^1,^ j,,»^. ^,„„ ,^i„.

SeullobedeuhaqUeCOté;mais »^cunliiBbeiineKuletoîi ramifié, B un« tcuiUe »ce un limb«

si la feuille est plus vigou- >"« fu'u ™nifl*. reuse compae en B, chaque

lobe latéral (2,2) forme sur son bord externe un lobe de troisième ordre (3,3), qui à son tour produit un lobe de quatrième ordre (4,4), et ainsi de suite. D'après les définitions générales données plus haut dans ce même paragraphe, la première ramification de 1 avec 2,2 est un dichase; mais chaque branche du dichase se développe ultérieurement d'un seul côté, en ne formant de nouvelles branches que toujours adroite ou toujours à gauche, 3 de 2, 4 de 3; chaque branche latérale 2 engendre ainsi un système sympodique qui, dans ce cas particulier, est une cyme scorpiolde.

Raccourcissons maintenant par la pensée les troncs communs 2,3,4 qui forment le sympode des deux branches latérales, de manière que les bases des lobes 2,3, 4, viennent se réunir à la base du limbe 1 ; tous les lobes de la feuille paraîtront alors issus du même point et la feuille sera dite palmée ou digitée.

Sun>. — TraiU dt Botanique. t ^

S2C MORPBOLOGIE DES HEUBHES. [| ».

Cependant tt semble que de pareilles feuilles peuvent provenir aussi de a qat l'extrémité élargie de la jeune feuille se termine d'abord par un lobe laédiaa, puis forme h droite et à gauche et de haut en bas de nouveaux lobes lalénn, comme dans le Luptnus d'après les figures de Payer (Organogénie de U hor, pi. 104); ai les lobes demeurent alors réunis entre«ux,ou s'ils se préseDlentle suite comme une lame continue, la feuille est dite peltée. Entrer dans plu dt détails sur ce sujet exigerait de nombreuses figures qui ne peuvent trmmt

1 de 11 feuille du Vartflta BrmmioaU d'tprèi H. IIuKeln.

bec inlemei B icclion

ongiludinale perpendiculaire d. A ; ftJ.loiDael de l> fegUle ; q-

cdlulïlenniMltjXi, i

1 lob» Ulrinui du Umbe, diu leur premier ige.

place ici(l). Cependant, pour terminer, décrivons encore, d'aprËs lesrecberches de M. Hanstein, le mode de formation de la feuille quadrifolioléeduidi''siliaI>rummondii{Gg. 134) (3).

Développement de la feuille du Marsilia. — La feuille de cette plante naît jui dépens d'une seule cellule du cAue végétatif de la tige. Cette cellule, quideTienl la celluleterminalede la feuille, produildeux séries de segments, dootl'une totme la moitié droite, l'autre la moitié gauche de la feuille. Ainsi oall d'abord un large cône arqué vers la tige et s'accroissant au sommet, c'est le pétiole futur {A,B). Parvenu à une certaine hauteur, ce dernier s'élargit ä droite et àgaucbe; sous son sommet (65,ZJ}, qui continue encore à s'accroître, naît de chaque cÈi^ une protubérance 5'ä,'puis, pendant que ces dernières, dépourvues decellu'^ terminales, proéminent davantage (C,s?è), l 'accroissement terminal delà teuül' cesse{C,bt), la cellule terminale disparaît et bientôt s'élèvent au voisinage Jn sommet deux excroissances égales qui grandissent ensuite comme les deui excroissances latérales, et se développent comme elles en deux larges loi«' Il natt ainsi, ä l'extrémité du pétiole, une lame quadrifide dont les deux ^<^ latéraux sont issus de poussée latérale, et les deux médians de dicbolomi^ ''^

(1) Voir, sur ce sujet :Heiu;iun: Entwickelung der Blatt gesltlten. leiis, ISIS- — T'"^''' FormUion dei feuillea (Ann. d«s ae. nu. ISM. XX). — Ptiin i hc, eU., p. tOl. (1) JahrbOcb. tOr wiss. Bottnik, IV.

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