DÉVELOPPEMENT DES MEMBRES D'UN SYSTÈBIE RAMIFIÉ
mioale. Ces quatres lobes demearent, dans le développement ultérieur, étroits à leur base, mais ils s'élargissent beaucoup sur toute leur partie libre et, comme la partie centrale de la feuille où ils sont nés demeure aussi courte et étroite, ils forment dans la feuille acbevée quatre folioles insérées au même point, qui est le sommet du pétiole.
BaBUMcailoB aie 1» tige et des bmneliM. — Dickotinnies eauhnoires. — C'est par dichotomie, que se ramifie la tige des Lycopodiacées. Le Psilotum trique^ irumy dans lequel toutes les branches des bifurcations successives sont également vigoureuses, présente la dichotomie la plus régulièrement développée qui se puisse voir dans les plantes vasculaires. Le développement est beaucoup plus irrégulier dans les Lycopodium^ quoique la bifurcation ne cesse cependant jamais d'y être nettement caractérisée. Dans les Selaginella^ au contraire, elle n'est le plus souvent reconnaissable qu'aux extrémités des plus jeunes rameaux, parce que les branches, alternativement plus et moins vigoureuses, forment un sympode sous sa forme héliçolde ; et cet effet se produit souvent, par exemple dans le S.flabellatayde manière à donnera l'ensemble du système, composé de nombreuses dichotomies successives, la forme d'une feuille de Fougère composée-pennée à plusieurs degrés. Le commençant qui veut se faire une idée nette des différents modes de développement d'un système de ramifications produit par dichotomie, notamment de la production d'une forme sympodique au moyen d'une succession de dichotomies, ne saurait trouver un sujet d'études plus approprié que les Selaginella^ qui sont cultivées dans toutes les serres. Pour le mode de ramification de la tige des Foug>res et des Rhizocarpées, il faut se reporter aux classes correspondantes^ livre II.
Monopodies caulinaires. — La ramification des tiges des Gharacées, £quisétacées. Conifères, est toujours monopodique et même toujours développée en grappe. Les systèmes de branches des Mousses ont aussi une origine mono* podique, mais ils se développent parfois en sympodes (innovations des Mousses acrocarpes sous les fleurs) ; ils sont souvent très-irrégu tiers, mais quelquefois aussi les nombreux rameaux disposés en grappe qui les constituent leur donnent un contour analogue à celui d'une feuille plusieurs fois composée-pennée {Hylocomiuniy Thuidiunij etc.).
La ramification des tiges des Monocotylédones et des Dicotylédones est toujours monopodique à l'origine, mais le développement ultérieur du système y est extraordinairement varié ; la môme plante, le môme système de ramifications peut y présenter plusieurs formes différentes, par exemple la cyme et la grappe. C'est surtout dans les inflorescences, que les particularités de ces divers modes de développement ultérieur se manifestent d'une manière frappante et variée, et, comme elles y ont depuis longtemps attiré l'attention des botanistes, non-seulement elles sont souvent employées dans la description des plantes, mais encore on leur a donné des noms auxquels nous avons emprunté quelques-uns des termes employés ici dans un sens plus général. Une caraetérisation plus spéciale des divers systèmes de ramification que l'on nomme inflorescences dans les Phanérogames, trouvera sa place dans l'étude générale dc^ Angiospermes, livre IL Qu'il nous suffise pour le moment de dire ici que les formes désignées sous les noms d'épi, de grappe, de panicoie sont des
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exemples particulièrement nels du développement racémeux, tandis que celles qu'on nomme cy mes bipares ou dichases, cymes multipares ou corymbironoes (chez les Euphorbes), cymes unipares scorpioldes ou bélîçoldes, sont autant d'exemples du dävcloppement cymeux.
Mais le même mode de raisonnement s'applique aussi à la ramiflcalioD de toute la partie végélalive des plantes Phanérogames. Ici la formation de srmpodes est due assez souvent h ce que le sommet, ou bourgeon terminal de li branche, avorte, tandis que le bourgeon latéral le plus rapproché se développe d'autant plus vigoureusement, de manière ä paraître le prolongemcot de la branche mère ; c'est ce qui a lieu dans les Hobinia, Corylas, Cerni el beaucoup d'autres. Dans le Tilleul, la Uge principale elle-même n'est autre chose qu'un sympode ainsi constitué. Quand les branches aériennes qui portent les fleurs périssent chaque année et que les parties souterraines persistent, il se développe ainsi des sympodes souterrains, composés des pièces basilaires relativement courtes et grosses des nombreuses branches successives qui se dressaient dans l'air et qui sont mortes depuis longtemps. Il en est ainsi, par exemple, dans le Polygonatum mulliflorum, dont la tige souterraine est connue sous le nom de Sceau de Salomon,
La Ggure 435 représente la portion antérieure d'une pareille tige dont (hii
Fi(. 13$. — Potysoaalum mulliflorum, portim »nWrleuK, emnprtm fltakmg:A, 'ue de preBI.B; de tiw.Toule» 1« tacinci advenl aui pclitcE marqucl (rrDDdin. Ln ch[ITrc> ia»i, )86J, i»6t d«>ig
enlevé les articles produits pendant les huit années précédentes. Le trooçoD ^~ marqué du millésime 1866, est la partie inférieure de la branche dressée aérienne, portant les feuilles et les fleurs, qui s'est développée pendant cetifi même année. Mais celte branche dressée n'est que la partie supérieure de lu branche totale, dont la partie basilaire, beaucoup plus épaisse, est désignée par n -|- 2 dans la figure vue de face B; cette partie supérieure grêle meurt i l'au-