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LfiS THALLOPHYTES.

[Cl.i.

plus haut, et j'arrive de suite k l'élude d'un autre Pyrénomycèle dont le déieloppeinent et la structure sont beaucoup plus compliqués. Il s'a(;itduChainpipion qui produit ce qu'on appelle Vet-got , c'est-à-dire du Clavieept purpum(l). Développement de* divers organes reproducteurs du Clsvlccpa. — Le dÉTeLoppementdu Clavieept purpurea commence par la formitltou d'un mycéliam filamenteux, quis'élabliUUiurlueilc l'ovaire des Graminées, du Seigle»

particulier, pendant qu'il est eacott enrermé dans les glum«, qui Ickcouvre d'un feutrage épais et qui pénètre en partie dans son Ussu en en respectant cependant le soumet et souvent aussi d'autres porlions. L'ovaire est donc ainsi renpla<;é peu & peu par un tissu mycilien mou et blanc, qui en consene sensiblement la forme et qui portt souvent encore le stigmate à soi extrémité supérieure. Lasurracede ce tissu est creusée de silloas profonds (i, dans A et B, ttg. 480), et forme, sur des basides rajoiUMnles, une grande quantité de conidits (C, p), plongées dans une subslaoce mucilagineuse qui vient suinter entre les glumes. Dans cet étal, le Cbampignon était regardé autreCû comme un genre autonome et appelé Sphacelta. Les conidies peutenl germer de suite en reproduisant aussitôt de nouvelles eooidies [0, r\ qui ä leur tour, parvenues sur d'wtres (leurs de Graminées, produit"" aussUm, d'après M. Kdbn, une noovelle sphacéiie. Le mycélium de la lune, D diipréi M. Kahn. sphacélle forme à la base de i'o-

vaire, quand la production des to* nidies a atteint son apogée, un feutrage dense de fllaments solides qui est tout d'abord entouré par le Lissu plus lAche de la sphacéiie; c'est le début d'un sciérote qu'on appelle l'ergot. Sa surface devient bieolét 'i*'

rat étouffée, des lorte» de périthècei ou pluldt dea nodules iscophores. Pu l> Knidiini <> Imme et te nombre de nés Mcoipores, le Paiieilliam ressemble beiucoup sul EirJ'^ tandis que d'autre part 1> structure et le mode de déieloppemeiit du tubercule qui nubs^ Inssqiies le rapprochent des Efaphomjfcei. (TViarf).

(1) Tvus^E : Ann. des se. nsl., XX, p. 5. - KOin : Hittlieilungen des Undir. InUilDoi' Hslle, I, 1863.

Cl... 3.] .LES CHAMPIGNONS. 3H9

sombre et il s'accroU en un corps en forma de corne ou d'ergot qui atteint souvent un pouce de longueur. En môme temps, la sphacêlie cesse de croître ; déchirée en bas par le développement du sclérote et soutevee par lui, elle recouvre son sommet comme d'une coiffe,puis enfin se détache et meurt (4 et B, sspfaacélie, c sclérote). Le sclérote mûri et durci demeure sans changement jusqu'à l'anlomne et même le plus souvent jusqu'au printemps suivant ; alors commence, sur le sol humide ou glt ce sclérote, la formation des réceptacles fructifères. En certains points de la région centrale ou médullaire du sclérote, les filaments forment de nombreuses branches étroitement serrées;

UDbiul, f«r(cni«Dl groni : ta ep, fA via uuvfrtuK ; hy, filanwnlt du chipesu ; th. couche superficielle du cbspou. — A, un uque dtchiré lBi»nnt «glupper Ira iporcsi/'. D'après V. Tulasnc.

ce faj.-ceau de branches soulève la membrane externe, la perce et se développe au dehors en un réceptacle ft-uctifëre ou stroma formé d'un long pédicelle et d'une tfite sphërique. Dans cette tête naissent de très-nombreux péfilhèces {cp dans B et C, ßg. 181), dépourvus ici de paroi nettement limitée. Chaque périthèce se remplit, à partir de sa base, de nombreux tubes sporifëres dans chacun desquels sont produites plusieurs spores grêles et filiformes. Dans un milieu humide, cesspores se gonfient en certains points et y émeltenl autant de tubes germinatifs. Parviennent elles dans les jeunes fleurs du Seigle ou de Cniminées très- vois! nés, elles j produisent un mycélium qui, d'après M. Kühn, développe la spbacélie, et le cycle du développement se trouve ainsi fermé. niwfmjmktmm (1). — C'est à cetle famille qu'appartiennent, ä côté d'un

{\)Dt BiHT : Ueber dia Frucbtonlwickelung der Ascomyceten. Leipiig, 1863, p. II. — 0' Buv.el Woioniüi : BeitrSge zur Morph, und Physiol. der Pitia. Francfart, isee,. 3' tint, p. 1

3«0 LES THALLOPHYTES. [Ü.I.

grand nombre de fornies peu apparentes, les types imposanU des Udielle!,

des Morilles et surtoul le genre Pézise, si extraordinaireinent riche en espèce». Dans les premiers, la couche hymMe ^ * revêt la surface extérieure du cbiptiu

plissé, dans les Pézizes elle tapisse U concavité d'une coupe étalée et sei'ilc (flK- 1S3) ou pédicellée. — L'hyinénium consiste en parapbyses et en aaques dui lesquels se forment d'ordinaire buit spores simultanées; les paraphas» ipparyissent d'abord, mais sont plus lanl supplantées par les asques. La fonnilioti des spores ü l'intérieur des asquesi lieu lanlût avec production de nonui, lantAt sans noyaus (lig. 182). Outre us ascospores, et les précédant surlenjcélium, on renconire encore, dans cette famille, des spermogonies, des pytcides et des appareils conidifères, par oà les Discomycètes ressemblent complélement aux Pyrénomycèles dont ils dillèrent principalement par leurs réeeptades gymnocarpes. On a même ob«n* sur le Piriiza DurUeana deux espèces de réceptacles fructifères, les uns arec des :isrospores plus grosses germant en tubes, les autres avec des ascospoK qui ne donnent qu'un promycéliuml«mant immédiatement des sporidies.

Enfin, cette richesse de formes esl encore augmentée par cette circoosUw« que beaucoup d'espèces de cettu Faniillt

KiK. I8Î. - Fezita coaoïxvia. — A. •Kiiun -.t- produisent des sclérotcs. Le /*«!« ^'" l'l'b\t^i*™""rl^« [r™cr."r™r™^ f**/nino nous en offre un exemple ptfiniubniporißrti;t, igtiHaducorpsduchini- liculièrement intéressant. Son scléiote

pigwHiqui,9Brlclwrdf,f<>rnit cupuicauloiirile gg dévelOppC, d'aprèS M, étBaT^,^*^

lVCm^L'.^!Tü"ir^^^-' "l'i"".': le tissu des feuilles mortes de la Vig«

leaduBi. ~s, DiiepdiicpoHioiiiJirbinitniuiii en automne et en hiver. Placé de suif.

gnwùc sso foi. : ,h. ™ehe »iu.hi>iéiiiii« de ^y gp^^g quelque temps de dessiccalio».

™'™un!!l^fT'"W™i»r'î"'"^'^'X ^ '^ surface du sol humide, il »">-

iMnpiiTK>, qui rtDrfrnwui dn gnoDiM rongri. mcnce déjà, 2< heures aprës, i d^"'

lopper des lllaments conidifères quelw

reconnaît pour être le Bolrytis cinerea ; l'enfonce-t-on au coniraire à enti»"

1 centimètre au-dessous de la surface du sol, il ne développe pas cette sorte de

ut p. gt. — TuLASM : Ann. d«5 sc. Dit., S< série, VI, p. tIT, tSGG. — ImciEWSii : iowà^ Zeitung, IS7I.

Cl. ?.] LES CHAUPIGiNÙ^S. 361

fîlamenls conidißres, mais, dans l'été qui suit sa naissairce, il produit au dehors de peliles coupes pédicellées aplitties en forme d'assielte, qui sout les réceptacles fruolifëres asco^porés. Les tubes germinatifs issus des ascospores produisent parfois de nouveaux scléroles sans former deconidies; d'autres fois le mycélium qui végète dans les feuilles de Vigne euf^endre, en même temps que des scléroles, des filamenls conidifËres de Botrytis. Des tubes germinatifs issus de conidieg, c'est-à-dire de spores de Botrytis cinerea, M. de Bary a toujours vu provenir lout d'abord de nouveaux lilaments cnnidifères de Botrytis, mais il est probable que ce mycélium forme aussi des sclérotes (I).

Développement (Ut réceptaclet fruciißres des w»tlM^ et AmtmbmlmM. — Comme les péri- Ibèces des Pyrénomycëtes , les réceptacles fructifères des Discomycbtes doivent leur production à un acte sexuel particulier qui s'opère sur le mycélium, de sorte que le mycélium est la première génération sexuée, et le réceptacle fructifère la seconde génération asexuée. Jusqu'ici cet acte n'a élé. il est vrai, observé directement que sur quelques petites espèces de Peziza et d'Aicobolus, mais ou csl en droit de supposer qu'il en est de m£me pour tous les autres Discomycètes.

Dans le Peziza confluent, chez qui la sexualité des Ascomycètes en général a été toutd'abord découverte par M. de Bary en 1863, les choses se passest de la manière suivante, d'après les recherches de M. de Bary et les

observations de M. Tulasne qui sont venues i . -i p .■

les confirmer et les compléter. Le mycélium "«„/i^., düpraa^r^UMie' (irt^fortpde ce Champignon se développe sur la terre; mraigrMji)- ai» juii»de ii »cundanun de ses filaments s'élèvent à de certains en- mÛI a^Iu înoïm'd ''^rii'ï'i"« «nst!droits des brandies dressées, plusieurs fois mer ic rtccpiûie rruciiren. ramifiées, et qui portent au sommet de leurs

rameaux les organes de copulation ou de fécoadation, étroitement rapprocbtJï en grand nombre et formant rosette. Les articles terminaux des rameaux les plus grosse renflent en vésicules ovoïdes (flg. 183 a), qui de leur côté portent un prolongement recourbé {(). L'un des articles du même rameau situés au-

(I) Semées »ur ane Uroe do verre dans une gootU! de Jus d'orange, les »pores du BolrytU cinerea prodaJeent dei fllimenti myçélieni dont cerUines bnnclies «e divisent d'abord h leur eitréinitâ en une sorte de pince copulatrico. Puis, sens qu'il paraisse y avoir de copulation réelle, les deux branches ds la pince se dichotomisent successive ment un grand nombre de rois, en aemnt cAte à cAte les fllamenls divergents de plut en plus nombruux ainsi constituéi<, de manière k former des misses compactes, coniques, de couleur sombre, qui sont autant de petits Bctérotei. Pendant plus de deui mois, cea sctérotea continuent k s'accroître par leur surface termiRtle ; ils forment alors sur la lame de verre des corpi aplatis, noirtires, ayant b ï 8 m illi m êtres de diamètre et! Ï3 millimètres de hauteur. {jr<id)

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dessous de celte vésicule développe un ramuscule ciavîferme, le poilinode, dont , le sommet vient s'appliquer contre celui du prolongement en question eU'onir entièrement à lui (t). Cette union opérée, il s'échappe du filament principal» qui porte les organes sexuels, de nombreux rameaux (A) qui entourent la rosette de branches sexuelles et l'enveloppent complètement d'un feutrage épais. €e feutrage constitue le corps du réceptacle fructifère, à la surface duquel des filaments étroitement serrés se dressent aussitôt, pour former la coqcIk hyméniale. Finalement, le réceptacle devient une coupe de Pézize, qai a sensiblement l'aspect représenté par la figure 182 et qui produit les ascosporesdans son byménium.

Des phénomènes analogues ont été observés par H. Woronhie sur les Peziyi granuhsa et scutellata. Ici, il s'élève sur les articles du mycélium des rameaui à trois cellules ou davantage, rameaux dont l'article terminal se renfle en sphère ou en ellipsoïde, mais sans produire de prolongement. De la cellule sonsjacente naissent ensuite deux ou plusieurs ramuscules grêles qui s'appliqoeot étroitement contre ce renflement; après quoi, cet appareil copulateur est eoT^ loppé par de nombreux filaments insérés au-dessous de lui et qui doDoeiil naissance à la coupe fructifère.

Dans VAscobolus pulcherrimus, l'organe qui correspond au corps afde lafig. 183 est un corps vermiforme que M. Tulasne nomme snolécite. C'est une branche mycélienne, composée d'une rangée de cellules courtes et beaucoup plas larges que celles du mycélium lui-même. Les filaments voisins de celle branche poussent de petits rameaux, qui sont autant de poUinodes dont les cellules terminales viennent s'appliquer fortement contre la partie antérieure da scolécite. Plus tard le scolécite et les organes fécondateurs sont tous ensemhle enveloppés par des filaments rameux issus des branches voisines du mycélium. et il se forme ainsi une pelote au centre de laquelle se trouve le scolécite et qui finalement se développe en une coupe fructifère.

Aux observations de M. Woronine, M. Janczewski a ajouté récemment on fait important. Il a vu que dans VAscobolus furfuraceus^ où les choses sepassent d'ailleurs comme dans VA. pulcherrimus^ le tissu de la coupe fructifère, ainsi que les paraphyses, proviennent des filaments qui enveloppent l'appareil sexuel tandis qu'au contraire les asques dérivent directement d'une cellule moyenne du scolécite. A cet efiet, celle-ci pousse latéralement un grand nombre de rameaux qui s'insinuent entre les mailles du tissu du réceptacle, se ramifient à plusieurs reprises au-dessous de la base des paraphyses et viennent y former la couche sous- hyméniale, de laquelle procèdent ensuite les asques qui se dressent entre les paraphyses. Il est démontré par là que le scolécite correspond à l'ascogone des Eurotium et en général des Pyrénomycètes ; on doit donc s'attendre à voir établir bientôt, pour le Peziza confluensy une pareille relatioB entre les asques et l'appareil reproducteur femelle (a/* dans la figure 183).

L'analogie de ces phénomènes avec la fécondation et la formation du froit chez les Floridées, analogie que j'indiquais déjà dans les précédentes éditions de ce Traité, est maintenant aussi reconnue par M. de Bary. La principale différence est que, dans les Floridées, les pollinodes sont remplacés par des cellules libres, qui se détachent de la plante et qui, mues passivement augr^

Cl.. 2.] LES CHAMPIGNONS. 363

des courants exlérieurs, viennent se conjoguer avec Tappareil femelle. L'ascogone au contraire, ou le scolécite, ressemble au trinhophore dans tous les points essentiels, dans lous les points précisément où tous deux diffèrent des oogones des autres Algues et, Champignons.

LiCHExs(l). — Les recherches récentes de M Schwendenernepermettentplus de douter que les Lichens ne soient de vrais Champignons de l'ordre des Âscomycètes, qui se distinguent de tous les autres par un remarquable parasitisme. liCfl lilchcMS sbiii de« Champli^oiiii ptnmuliem d'Alf^uMi. — Leurs plantes nourricières sont des Algues qui croissent normalement, non dans l'eau même, mais dans les lieux humides, et qui appartiennent d'ailleurs à des groupes trèsdifférents. Ce sont rarement des Conferves, souvent des Chroococcai;ées et Nostochinées, plus fréquemment encore des Palmellacées, parfois des Chrookpu». Les Champignons en question, ou Champignons-Lichens, ne se présentent jamais autrement qu'en parasites sur de certains types d'Algues, tandis que les types d'Algues qui sont attaqués par eux, et qui en réunion avec le Champignon prennent le nom de gonidies, sont parfaitement connus à l'état libre et en dehors de tout Champignon.

Quand l'Algue attaquée par le Champignon-Lichen est une Algue filamenteuse et que le mycélium de ce dernier ne s'y développe qu'en petite quantité, comme dans les Ephebeel Cœnogonium^ les vrais rapports des deux êtres apparaissent, d'eux-mêmes et sans démonstration, avec la plus grande clarté ; aussi, depuis que des Lichens de ce genre sont connus avec quelque précision, la pensée vint-elle qu'ils ne sont que des Algues habitées par des Champignons. Il y a bien longtemps aussi que, chez les Collémacées, on a fait remarquer à diverses reprises l'identité des gonidies avec les chapelets de cellules arrondies des Nostochinées; mais ici l'Algue nourricière subit déjà le plus souvent, sous l'influence de son parasite, de notables changements d'aspect, tout au moins dans son contour extérieur, à peu près comme V Euphorbia Cyparissias 2X\^(\w(i par son jUcidtum, Cependant la majorité des Champignons-Lichens recherchent comme plantes nourricières les Chroococcacées et Palmellacées qui croissent en efflorescences et pulvinules sur la terre humide, sur l'écorce des arbres et sur les. pierres, et dont les cellules isolées et les familles de cellules sont tellement enveloppées et traversées par le iissu filamenteux, qu'elles y paraissent finalement disséminées, ou réparties en une couche spéciale appelée couche gonidienne. Ainsi totalement enveloppées parleur parasite, ces Algues ne sont pas, il est vrai, arrêtées dans leur végétation et leur multiplication, mais leur développement est cependant troublé à d'autres égards. Sont-elles délivrées du Champignon qui les enferme, elles reprennent aussitôt et poursuivent leur développement normal, et dans quelques cas elles produisent même des zoospores, fait constaté tout d'abord par MM. Faminlzine et Baranetzky, mais inexactement interprété par eux. C'est aux recherches poursuivies pendant de longues années par M. Schwendener, que nous devons l'exacte intelligence des

(1) ToLAsni : Mémoire poar servir & l'histoire organographiquo et physiologique des Lichens (Ann. des se. nat., 3* série, XYII, 18â3). — Schwendeneb : Untersuchungen ttber den Flechtenthallus (Nflgeirs Beiträge zur wissenschaftl. Botanik, 1800 et 18G2!. — Schwendbnbr : Laub und GaUerCflechten (Nägeli's Beiti'ftge zur wiss. Bot. 186k)« * Schwendkner:: Flora, 1873, n* 1|-1-'».

36» LES THALLOPHYTES. (Cu !.

rapports qui exislenl, dans tous tes cas, eotre le Cbampignon-LichcD et l'Ai* gue attaquée par lui (1).

Après ces remarques préliminaires, l'exposition qui va suivre sera [adlemtnl comprise, même des commençants; à de léfjers changements prës, e'.leeslemprunlée à la première édition de ce Traité. Nous considérons d'abord, poot rinslant, le thalle du Lichen, tel qu'il se présente directement i l'obsemtion, c'est-à-dire comme un tout dans lequel la plante nourricière sera dÉcrilt, sous le nom de gonidies, comme étant un simple élément conslilutil dcl'usemble; nous examinerons ensuite de plus près la nature de cette plante et» caractères d'Algue.

Wrm» 4« ihalla. — Le thalle des Lichens revei fréquemment la fonnedt croûtes qui recouvrent les pierres et les ëcorces, ou qui s'insinuent entrelei lamelles du péridenne des plantes ligneuses pour ne faire apparallre alors i la surface que les réceptacles fructifères; on les appelle dans ce casLicheis

Fig. IBS. - Fr.pKDl dm Ih^t Uaa fc Prhigrra kon'ianlalw .- s, 1s ipglU^.

■l B, Graphit tlffiui: Uebta

eruslacëi. Ces Lichens crustacés adhèrent si fortement à leur support,ell' pénètrent si intimement, tout au moins par leur face inférieure, qu'ils ne peuvent en être totalement séparés sans diSchirure (Rg, 181 A, B, C).

De ces thalles crustacés on passe, grice à diverses formes inlermédiaires,iu thalles foliacés. Ces derniers sont des expansions membraneuses souvent plif sées, qui se laissent détacher facilement et sans lésion d'avec leur suppw'^ terre, pierre, mousse, écorce, etc., auquel elles ne tiennent queçiï etlip» quelques crampons appelés rhiiinet. Le thalle foliacé atteint asseï souttot« grandes dimensions; dans les grandes espèces de Peltigera et de 5f««.''

(1) Ou trooTert, à U Bn de ne ptrtgnpbe, quelquei iadlntloni liUtoriqaei plo« MlûSéa

Cl. s.] les aiAMPlGNONS. 3(15

acquiert jusqu'à un pied de diamètre avec une épaisseur de I /2 à 1 milUmitre ; il prend volontiers un contour généralement circulaire ; à sa périphérie, par oii se faiU'accroissement, il forme des lobes arrondis (Bg. JK5 et llg. 187 Â).

Une troisième forme de thalle, unie également à la précérlente par des (raositions, se présente dans les Lichens dits fruticuleux. Ces derniers ne sont fixés à leur support qu'en un seul endroit et par une étroite base, sur laquelle ils se

ul.), TD >iir H ru» iDriritiire : i lécon» don trhn,

dressent dans l'air en s'y ramifiant fréquemment en forme de buisson. Les branches du thalle sont, ou aplaties en ruban et analogues aux lobes de certains Lichens foliacés, ou étroitement cylindriques (llg. 187 A). Les Cladoma et Stereocaubm offrent, non pas seulement une transition entre le thalle foliacé et le fruticuleux, mais piutât la réunion des deux formes, car il s'y développe d'abord une expansion foliacée de faible étendue, sur laquelle se dresse ensuite le thalle cupuliforme, ou ramenx et frutescent.

Le thalle des Lichens peut se dessécher jusqu'à pouvoir élre pulvérisé, sans perdre sa faculté végétative. Imbibé d'eau, il a généralement une consistance coriace, il est tenace, flexible et élastique. Cependant un grand nombre de genres, d'ailleurs bien caractérisés, ont, quand ils sont imtiibés d'eau, leur thalle visqueux et gélatineux. Ces Lichens gélatineux, comme on les nomme, forment de« masses pulvinéesà surface ondulée et, parleur mode d'accroissement, ils se rapprochent tanlAL plus des Lichens Truliculeux, tantôt davantage des Lichens foliacés ; une des formes typiques de celte catégorie est le genre Collema (flg. 186).

StraetHre 4m tfckil«. — La disposition des gonidies et des filaments à l'intérieur du thalle peut élre telle que ces deux espèces d'éléments paraissent mélangés en proportion à peu près égale, comme dans la figure 189; le thalle

3«6. LES THALLOPHYTES. [Cl.!.

eil dit alors homaomère. Ou bien les ^nidies sont loilles rassemblées duu noe mâme couche, comme dans la Û^ure 191, et en môme temps le lissu BluneD* teux est divisé, suivant les circonslances, en une couche externe et unecoocbe interne, ou en une couche supérieure et une couche inférieureiletissudu Ihulle est alors stratifié et ces Lichens sont appelés hétéromèret (Dg. 188 et 191). Le mode d'accroiAsenient du thalle des Lichens, aa ramiflcation etsifUnsion extérieure en parties distinctes, peuventélre déterminés par les gonidles, deltUc sorte quelesfllamenis ne coalribaenl que d'une façon secondaire ï i'édillcalion de l'ensemble. Nais il pnl arriver aussi que ce soient les Btiments qui déterminent la forme du thalle et son mode d'accroissenicDl, tandis que les gonidies ne prennent <tu'une part accessoire 1 l> formation du tissu. Le premières n'est réalisé que dans un pelil nombre de Lichens ; le second est ie plus ordinaire et se rencontre dans I« formes typiques, notamment dans les hétéromëres. Dans certains Lirhens ^élatineu; homcnomëres, comme dans la figure 169, il est incertain si le cbangement du contour eilérleur dépend davantage des gonidies ou davantage des filaments. Cette considération, qui n'a pas jusqu'ici saffisamment fixé l'attention des Licl)f nologues, maïs qui est morpliologîquement et physiologiquemeat „ uv. i™..., .«, importante, se trouvera fortécliirni aperfiu puiie cic parl'étude des figures fOO et 19Î- . .. .„ ^^ ^^ VAlyae prédomine »w ''

Champignon. — La figure (W ^ présente en coupe longitudiult une branche de VEp/iebe pubaerM:

les grandes gonidles sont marquées ni[,™epiu.icurs(»iiidi«LBuoduii««™i.|>«di.iwQa. j.yj,g ,gj„^g sombrc ct Ics fllameols très-fins sont désignés par la lettre i< La branche s'accroît ä son sommet par l'allongement et la segmenuli» transveisale d'une gonidie sg, qui représente ici ta cellule terminale de « branche. Les articles produits par la gonidie terminale se divisent plus üri parHlIèlement k l'axe iongiludinal. et plus lard encore il s'y forme de nouTeil« cloisons dans diverses directions, li naît aussi de nouveaux groupes de gom^ ù un assez notable éloignementdu sommet de la branche. Les minces filameuts atleigneiit,dans notre ligure, jusqu'à la cellule terminale, mais dans d'aulrescis

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